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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Clown
Offrons le globe aux enfants
Offronsle globe aux enfants, au moins pour une journée
.Donnons-leur afin quâils en jouent comme dâun ballon multicolore,
Pour quâils jouent en chantant parmi les Ă©toiles.
Offrons le globe aux enfants,
Donnons-leur comme une pomme énorme,
Comme une boule de pain toute chaude,
Quâune journĂ©e au moins ils puissent manger Ă leur faim.
Offrons le globe aux enfants
Quâune journĂ©e au moins le globe apprenne la camaraderie,
Les enfants prendront de nos mains le globe
Ils y planteront des arbres immortels.
NĂązim Hikmet
martinemdh
Un soir dâhiver, il Ă©tait un oiseau.
La nuit tombĂ©e, et ma fenĂȘtre, ouverte.
Il entra.
Dans la chambre, il faisait bon et doux, et la lampe éclairait, comme il convient
quâĂ©claire une lampe, quand vient la nuit, et quâil fait froid dehors.
Il faisait nuit, il faisait froid.
Dehors.
Lâoiseau parlait oiseau et moi humain ; point nâest besoin de se comprendre pour parler,
ni de parler pour se comprendre. Au fil des jours, sâapprivoisant.
Le plus souvent lors dâune promenade, chacun heureux dâune prĂ©sence.
Chacun pensant Ă lâautre, moi dans ma tĂȘte humaine, lui dans la sienne.
Un jour, lâoiseau me parla de sa vie ; moi de la mienne.
Je sus quâil avait des enfants, et un mari.
Alors lâappelai « Elle ». Et elle « Lui ».
Ainsi sommes-nous devenus. « Elle » et « Lui ».
Nous retrouvant Ă heure fixe.
Tous les jours.
Puis nous quittant à heure fixe ; cela facilite grandement les échanges.
Je nâai pas eu Ă apprendre lâheure en langue oiseau, ni Elle, en humain.
Ainsi tissant nos relations ; comme en un nid ; sans doute
aime-t-elle un compagnon humain, moi une oiseau. Le plus souvent, nous suffit le silence.
Au fil des ans, ma relation est devenue profonde et douce en sa présence, profonde et douloureuse,
elle partie. Nâayant ni lâun ni lâautre appris : elle, le langage des hommes, moi le sien.
De ce fait, ne sachant pas vraiment si elle ressent de mĂȘme. Cependant, je la vois sourire.
Pour Elle, qui se contente de mâaccompagner sur les sentiers, cela suffit.
Je crois.
Nous apprenons. Un peu de mon passé pour Elle, un peu du sien, pour moi.
Jâignore quelles conclusions elle en tire, ni mĂȘme sâil y a lieu dâen tirer des conclusions.
Pour moi, jâen ai dĂ©duit que je lâaimais.
Cet oiseau qui entra dans ma vie, un jour.
Cet humain qui entra dans la sienne. Le mĂȘme.
Et la fenĂȘtre que je ferme, quand il fait froid dehors,
que la nuit tombe.
martinemdh
ce soir pas de poésie,un témoignage perso : ,j'ai regardé à la télé vers 18h 30 une émission sur le débarquement et des tristes souvenirs sont revenus qui m'ont beaucoup marquée
Notre famille habitait Caen ...le 6 juin j'avais 5 ans mais je m'en souviens ,depuis le matin on entendait au loin des bruits d'avions ...Ă midi nous Ă©tions Ă table et dans un grand fracas des bombes ont Ă©tĂ© lĂąchĂ©es...une voix disait de nous rendre dans les caves pour nous mettre Ă l'abri ,mais pas de cave dans l'immeuble ou nous habitions ...mon pĂšre a dit on va sortir et trouver un abri ,ma mĂšre avait prĂ©parĂ© pour le dessert des fruits avec une crĂšme chantilly ,autoritaire elle nous a forcĂ© Ă en manger avant de partir ...on l'a vomi dans la rue avec mon frĂšre et ma soeur, et nous avons Ă©tĂ© chez des amis qui avaient une cave ....on y est restĂ© plus 1 mois ,mon pĂšre sortait pendant les moments de trĂȘve pour aller chercher de quoi se nourrir,il y avait une organisation qui nous donnait de quoi manger Ma mĂšre disait :on va mourir ,on avait des poux ,pas dâhygiĂšne,on dormait plus ou moins assis ...a 5ans je ne savais pas trop bien ce que cela voulais dire !!!,mais j'en ai des restes dans ma tĂȘte ...je ne veux pas vous faire pleurer mais ça fait du bien de parler ..merci
de plus les bombes ne venaient pas des allemands mais des alliés
delphinium29
Des mots sur les maux
Il y a les mal aimés, les mal-logés,
Les mal lunés, les mal intentionnés,
Les malfaisants, les mal partis,
Ou les mal barrés, et les mal venus,
Mais également : les mal-en-point,
Les malgré nous, les malgré moi,
Les fleurs du mal, ce mal nécessaire,
Un grand mal-ĂȘtre, le mal du pays,
Jâai mal au cĆur, sans malentendu,
Je ne veux pas que ça finisse mal.
sTEPHEN moisan
martinemdh
).
Il est deux Amitiés comme il est deux Amours.
L'une ressemble Ă l'imprudence ;
Faite pour l'Ăąge heureux dont elle a l'ignorance,
C'est une enfant qui rit toujours.
Bruyante, naïve, légÚre,
Elle éclate en transports joyeux.
Aux préjugés du monde indocile, étrangÚre,
Elle confond les rangs et folĂątre avec eux.
L'instinct du cĆur est sa science,
Et son guide est la confiance.
L'enfance ne sait point haĂŻr ;
Elle ignore qu'on peut trahir.
Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout ùge)
Fait rouler quelques pleurs,
L'AmitiĂ© les arrĂȘte, et couvre ce nuage
D'un nuage de fleurs.
On la voit s'élancer prÚs de l'enfant qu'elle aime,
Caresser la douleur sans la comprendre encor,
Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-mĂȘme,
L'obliger Ă la fuite et reprendre l'essor.
C'est elle, ĂŽ ma premiĂšre amie !
Dont la chaßne s'étend pour nous unir toujours.
Elle embellit par toi l'aurore de ma vie
Elle en doit embellir encor les derniers jours.
Oh ! que son empire est aimable !
Qu'il répand un charme ineffable
Sur la jeunesse et l'avenir,
Ce doux reflet du souvenir !
Ce rĂȘve pur de notre enfance
En a prolongé l'innocence ;
L'Amour, le temps, l'absence, le malheur,
Semblent le respecter dans le fond de mon cĆur.
Il traverse avec nous la saison des orages,Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit :
C'est, ma chĂšre, un jour sans nuages
Qui prépare une douce nuit.
L'autre Amitié, plus grave, plus austÚre,
Se donne avec lenteur, choisit avec mystĂšre ;
Elle observe en silence et craint de s'avancer ;
Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser.
Choisissant la raison pour conseil et pour guide,
Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas :
Son abord est craintif, son regard est timide ;
Elle attend, et ne prévient pas.
martinemdh
Bonsoir ,ce soir je suis un peu hors sujet ,j'écris le texte d'une chanson interprété par Serge Régiani ,j'aime sa voix chaude et authentique
Le temps qui reste
Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien?
Quand j'y pense, mon coeur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien?
Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, pleurer, parler,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste
Je ne sais plus oĂč je suis nĂ©, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon pĂšre disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes-en pour demain...
J'ai encore du pain
Encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'Ă la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens Ă voir, tant d'images...
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des trĂšs intelligents et des cons,
C'est drÎle, les cons ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...
Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrĂȘtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrĂȘtera...
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas oĂč, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord ?
Clown
La mésange et le pinson
Un pinson au cĆur tendre aimait une mĂ©sange.
Quand la belle dansait, il chantait en échange,
Leurs caresses mĂȘlaient la danse et le ramage
Et noyaient de douceur l'éclat de leur plumage.
Le printemps a béni cet instant de leur vie
Et remis le couvert de l'amour desservi,
Le désir, inondé de songes romantiques,
A distillé son feu aux étreintes idylliques.
Le mystÚre des sens a pénétré les chairs
Et a fait frissonner le calme de la terre
Sous le ciel libéré des sanglots de la pluie,
Sur les monts esseulés des étendues sans bruit.
Il conserve en sa peau le goût de ses baisers
Et sur son corps le poids de sa tĂȘte apaisĂ©e,
Les recoins du passé, dans l'ombre du silence,
Ne peuvent taire hélas les douleurs de l'absence.
Un pinson au cĆur tendre aimait une mĂ©sange,
Mais elle a préféré la musique des anges.
Elle est partie danser au pays des nuages,
Laissant l'amoureux las, transi dans son plumage.
Parfois, quand le sommeil se dérobe à ses nuits,
Il refait le chemin, pour chahuter l'ennui
Et dépose son souffle au velours de son cou,
LĂ oĂč dort l'Ă©motion, source des rĂȘves fous.
zyablik
***
Allez Chantoon, Allez Chantoon, allez Chantoon :cligne: :bisous:
martinemdh
DâaprĂšs le sage
DâaprĂšs le Sage,
Ainsi évolue le jeu de la vie :
Les enfants jouent Ă cache-cache,
Les adultes se cachent en eux mĂȘme !
- Essayons de nous trouver.
Quand tout est Ă vendre
Qui pense Ă sâacheter une conscience ?
Ă faire don de soi, il y a tant Ă gagner !
Un vrai trésor ne perd pas de sa valeur,
Sâil est partagĂ©.
martinemdh
[Citation de Mic-pierre215865]Il est quelques fois des termes qui choquent!!
Exemple dans le poĂšme de V.Hugo mis sur ce forum par Martine....
Vieux Aigle.... Cela me choque de la part V.Hug. J'aurai préféré Vieil Aigle.
[Fin de citation]Bonjour ,oui tu as raison vieil aigle sonne mieux ,j'ai pensĂ© que peut ĂȘtre c'Ă©tait une erreur d'impression mais apparemment Ă©tĂ© vĂ©rifier sur google :c'est bien vieux aigle
martinemdh
[Citation de Mic-pierre215865]Aujourdâhui jâai envie de pleurer
Je ne sais pas comment assumer
Ce que jâai fait
Et je sais que je tâai blessĂ©. Etc........
Toute faute a loisir d'ĂȘtre pardonnĂ©e..... Sauf les impardonnables!![Fin de citation]"c'est quand une faute est inexcusable
qu'elle est pardonnable "
pardonner ce n'est pas oublier
cela demande du courage
c'est difficile et prends du temps
il n'y a pas d'acte plus humain
que de celui de pardonner
le pardon vient du cĆur
et le cĆur n'a aucune limite
