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đŸ˜â€ïžđŸ˜˜ POESIES, HAÏKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đŸ˜â€ïžđŸ˜˜

chantoon - 16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
En un mot, disons trois....VENEZ NOUS RÉGALER...
Si vous vous intéressez aux haïkus, venez nous les faire partagez, si vous en avez envie.
Cordialement.

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chantoon16 janvier 2014 05:47

Si comme moi vous aimez la magie des mots, la beauté des phrases, si vous lisez avec plaisir les auteurs anciens, nouveaux , poésie de tout pays, si vous trouvez réconfort, apaisement et ressort en les dévorant :
Vous ĂȘtes a la bonne adresse, venez nous offrir en toute amitiĂ© vos poĂšmes prĂ©fĂ©rĂ©s ou pourquoi pas venez nous faire dĂ©couvrir vos propres Ă©crits...
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Cordialement.

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chantoon

26 juin 2019 11:29

Bonjour...

Ouh LA LA ....!!!! On s'y croirait, je sens l'air chaud.....😃😎

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Clown

26 juin 2019 10:20




Canicule

Comme de la gueule d’un four sort un souffle brĂ»lant
ChauffĂ©es par les rayons d’un soleil accablant
Comme des fourmis lions qui courent sur l’herbe rase
Des bouffĂ©es de chaleur montent jusqu’aux terrasses

AsphyxiĂ©s par l’air chaud Ă©tranglĂ©s Ă©touffĂ©s
Les membres las pesants plongĂ©s dans l’inaction
Les hommes comme assommés aspirent par bouffées
Leur bouche muette large ouverte baille l’Ɠil est hagard

Ayant pris sur la tĂȘte un furieux coup de barre
Au dessus des épis qui dressent leurs lourdes tresses
L’air brĂ»lant rendu flou tremble de commotion
Et à la canicule s’ajoute la pollution

Alain Hannecart

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martinemdh

25 juin 2019 19:16

Chaleur

Tout luit, tout bleuit, tout bruit,
Le jour est brûlant comme un fruit
Que le soleil fendille et cuit.

Chaque petite feuille est chaude
Et miroite dans l’air oĂč rĂŽde
Comme un parfum de reine-claude.

Du soleil comme de l’eau pleut
Sur tout le pays jaune et bleu
Qui grésille et oscille un peu.

Un infini plaisir de vivre
S’élance de la forĂȘt ivre,
Des blés roses comme du cuivre.

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Clown

25 juin 2019 10:22

La digitale


D’un gradin d’or,
- parmi les cordons de soie,
les gazes grises, les velours verts et les disques de cristal
qui noircissent comme du bronze au soleil,
- je vois la digitale s’ouvrir
sur un tapis de filigranes d’argent,
d’yeux et de chevelures.
Des piĂšces d’or jaune semĂ©es sur l’agate,
des piliers d’acajou supportant un dĂŽme d’émeraudes,
des bouquets de satin blanc
et de fines verges de rubis
entourent la rose d’eau.
Tels qu’un dieu aux Ă©normes yeux bleus et aux formes de neige,
la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre
la foule des jeunes et fortes roses.

Arthur Rimbaud

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martinemdh

24 juin 2019 17:01

Toi

Toi c’est un mot
Toi c’est une voix
Toi c’est tes yeux et c’est ma joie

Toi c’est si beau
Toi c’est pour moi
Toi c’est bien là et je n’y crois

Toi c’est soleil
Toi c’est printemps
Toi c’est merveille de chaque instant

Toi c’est prĂ©sent
Toi c’est bonheur
Toi c’est arc-en-ciel dans mon coeur

Toi c’est distant

Toi c’est changeant

Toi c’est rĂȘvant et esquivant


Toi c’est pensant

Toi c’est taisant

Toi c’est tristesse qui me prend


Toi c’est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c’est le vide dans mes bras

Toi c’est mon soleil qui s’en va

Et moi, je reste, pleurant tout bas

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Clown

24 juin 2019 10:30


"Pour les enfants de juin"

Juin coiffé,
De bleuets et de foin
Te voilĂ  dans nos jardins
Accompagné de l'hirondelle
De l'abeille et de la coccinelle.


Tu te promĂšnes dans les vergers
OĂč nous attendent des surprises
Comme au temps des cerises
Tu rempliras tous nos paniers.

Juin tu chantes de bon matin
Tu accompagnes le soleil
Tu pose l'arc-en- ciel
Sur la cime du sapin.

Juin , messager des vacances
De la musique et de la danse
Tu fermeras les portes des écoles
Pour deux mois de fariboles.

Carmen Montet

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baobab

22 juin 2019 21:20

Que la nuit soit douce
pour toutes pour tous
Et vos rĂȘves plein de miel

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baobab

22 juin 2019 21:18

Sur la terrasse
Sous le figuier
Nous avons mangé

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martinemdh

21 juin 2019 21:18


De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfÚre l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pĂšse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
OĂč l'IndĂ©cis au PrĂ©cis se joint.

C'est des beaux yeux derriĂšre des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rĂȘve au rĂȘve et la flĂ»te au cor !

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !

Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'oĂč ?

O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nĂšgre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une ùme en allée
Vers d'autres cieux Ă  d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littératur

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chantoon

21 juin 2019 07:56

Bonjour....

PLUIE D'ÉTÉ

Il a fait chaud! Trop chaud!
Je suis Ă  plat! Tout raplapla!
Et puis voilĂ !
Tout d’un coup
La pluie d’étĂ©
Elle a commencé à tomber
A danser, Ă  chanter.
Bras nus, on est sortis sous la douche!
On a ouvert grand la bouche
Pour avaler toute l’eau
Sans en perdre une goutte.
Mes chaussures sont des bateaux
Dans l’air, il y a un parfum nouveau
Bonjour les escargots.
Je sui plein d’énergie.
La pluis d’étĂ©
Ca rafraĂźchit !

Anonyme

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chantoon

20 juin 2019 17:16

Bonsoir...

En chanson, " ce cancre" est magnifique. J'aime tant ã le relire. 😍

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martinemdh

19 juin 2019 16:24

Les cinq sens
LA VUE, affirme sans réticence
Être le plus distinguĂ© des cinq sens
Sans moi, dit-elle, nul n’est heureux
Je suis la lumiĂšre de vos yeux

L’OUIE, qui tendait l’oreille
Affirme ĂȘtre unique et sans pareille
Je suis celle qui vous conte la vie
Une vie terne et sans histoire,
N’est-elle pas triste et dĂ©risoire ?

LE TOUCHER affecté
Riposte comme pour se rassurer
Le simple contact de mes mains
Peut mesurer tous vos besoins

LE GOUT, l’eau à la bouche
Vient vers nous Ă  la rescousse
On me courtise et on m’envie
Pour cette saveur qui me suit

L’ODORAT calme et rĂ©flĂ©chi
Coupe la parole Ă  ses amis
Comment imaginez-vous le bonheur
S’il vient à lui manquer les senteurs ?

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Avatar martinemdh

martinemdh

18 juin 2019 14:39

L'homme et la mer
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton Ăąme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais Ă  plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous ĂȘtes tous les deux tĂ©nĂ©breux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abßmes ;
Ô mer, nul ne connaüt tes richesses intimes,
Tant vous ĂȘtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilĂ  des siĂšcles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs Ă©ternels, ĂŽ frĂšres implacables !

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Clown

18 juin 2019 08:53

Lorsque j'aurai cent ans, je te prendrai la main
Pour te dire : « tu vois, on est déjà demain ,
Les saisons ont passé, je suis en fin d'hiver,
Je voudrais avec toi boire le dernier verre » .

Je te raconterai nos rires endiablés,
Nos silences d'amour par nos souffles troublés,
Je te raconterai mes rides au coin des yeux,
Plissements d'émotions et vestiges précieux.

Lorsque j'aurai cent ans, je chanterai pour toi
Les souvenirs grisants des folies d'autrefois,
Les journĂ©es hors du temps que nous avons fĂȘtĂ©es
Dans les brumes d'automne et les feux de l'été.

Je te dirai aussi que j'ai beaucoup appris
Sur tes sentiers de vie empreints du bel esprit,
Que seule une ñme sƓur transmet à demi-mot,
Avec complicité, à son frÚre jumeau.

Lorsque j'aurai cent ans, je replierai les draps
Qui ont vu ta jeunesse embellir d'une aura
Mes années d'homme mûr. J'éteindrai les chandelles
De la chambre aux soupirs gravés dans l'éternel.

Puis, je m'allongerai dans le creux de ton cƓur,
OĂč je n'aurai plus froid, oĂč je n'aurai plus peur.
PrĂȘt pour le long sommeil, dans un filet de voix,
Je te murmurerai que je n'aime que toi.

ZA

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Avatar chantoon

chantoon

18 juin 2019 08:08

Bonjour...Je trouve trĂšs joli aussi cette poĂ©sie , Clown, merci beaucoup....😘

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