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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
[Citation de Clown]
Et la Mer et L'Amour
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amĂšre, et l'amour est amer,
L'on s'abĂźme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas Ă l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mĂšre de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mĂšre sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf
***
Merci Chatoon
[Fin de citation]clown j'aime beaucoup cette poésie sur la mer et et l'amour
martinemdh
Le long du vieux faubourg, oĂč pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrĂštes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais mâexercer seul Ă ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rĂȘvĂ©s.
Ce pĂšre nourricier, ennemi des chloroses,
Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
Il fait sâĂ©vaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
Câest lui qui rajeunit les porteurs de bĂ©quilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croßtre et de mûrir
Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !
Quand, ainsi quâun poĂšte, il descend dans les villes,
Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et sâintroduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hĂŽpitaux et dans tous les palais.
Charles Baudelaire

chantoon
Bonjour...âïž
Paroles de la chanson La Mer par Charles Trenet
La mer
La mer
Qu'on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d'argent
La mer
Des reflets changeants
Sous la pluie
La mer
Au ciel d'été confond
Ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer bergĂšre d'azur
Infinie
Voyez
PrÚs des étangs
Ces grands roseaux mouillés
Voyez
Ces oiseaux blancs
Et ces maisons rouillées
La mer
Les a bercés
Le long des golfes clairs
Et d'une chanson d'amour
La mer
A bercĂ© mon cĆur pour la vie.
martinemdh
Ah ! le corps seulement, barque usée à la lame,
Vieillit et se déjoint, et sombre avec effroi ;
L'Ăąme, sa passagĂšre, au bord nage avec foi ;
L'ùme ne périt point, bien haut tout le proclame.
à ma mÚre, foyer dévoré par ta flamme,
Que je fus convaincu de l'éternelle loi
De notre humanité, quand je voyais en toi
La vieillesse du corps, la jeunesse de l'Ăąme !
Sous tes vieux ans mon Ćil trouvait sans s'Ă©tonner
Les jeunes sentiments, je sentais bouillonner
La sĂšve de ton cĆur sous ta chĂ©tive Ă©corce.
Au dehors, au dedans te regardant toujours,
Je pleurais, j'admirais le mystĂšre des jours :
Le corps dans sa faiblesse et l'Ăąme dans sa force !
Clown
Et la Mer et L'Amour
Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amĂšre, et l'amour est amer,
L'on s'abĂźme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage,
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,
Qu'il ne se laisse pas Ă l'amour enflammer,
Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.
La mĂšre de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mĂšre sort de l'eau,
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.
Pierre de Marbeuf
***
Merci Chatoon
martinemdh
Une barque
Didier Venturini
Une barque, une coquille
Dans la gueule de lâenfer
LâocĂ©an lâĂ©carquille
La prend dans ses revers
Une barque à la dérive
Qui fuit dâlĂ oĂč çà flotte
Lâespoir dâune autre rive
Lâespoir dâun antidote
Une barque sans matelot
Sans boussole, sans compas
Qui ronge un dernier flot
Une barque pleine de galĂšres
Qui rame comme un forçat
Pour un morceau de terre
Une manche avec son bras
Une barque, une brindille
Une bouteille Ă la mer
Du fil pour un exil
Quâil reprise la misĂšre
Une barque, une coquille
Dans la gueule de lâenfer

chantoon
Bonsoir....
Je me rappelle ce magnifique poéme, appris en classe. On n'avait pas envie de rire en le récitant , il nous avait drÎlement
marquĂš. Je pense que vous aussi si vous vous en souvenez....de VICTOR HUGO.
OCEANO NOX
Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous lâaveugle ocĂ©an Ă jamais enfoui ?
Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
Lâouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et dâun souffle il a tout dispersĂ© sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans lâabĂźme plongĂ©e,
Chaque vague en passant dâun butin sâest chargĂ©e ;
Lâune a saisi lâesquif, lâautre les matelots !
Nul ne sait votre sort, pauvres tĂȘtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui nâavaient plus quâun rĂȘve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grĂšve
Ceux qui ne sont pas revenus !
On demande » OĂč sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque Ăźle ?
Nous ontâ ils dĂ©laissĂ©s pour un bord plus fertile ? »
Puis, votre souvenir mĂȘme est enseveli.
Le corps se perd dans lâeau, le nom dans la mĂ©moire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli
On sâentretient de vous parfois dans les veillĂ©es,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
MĂȘle encore quelque temps vos noms dâombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux rĂ©cits dâaventures,
Aux baisers quâon dĂ©robe Ă vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !
BientĂŽt des yeux de tous votre ombre est disparue.
Lâun nâa-t-il pas sa barque et lâautre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits oĂč lâorage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !
Et quand la tombe enfin a fermé leur paupiÚre,
Rien ne sait plus vos noms, pas mĂȘme une humble pierre
Dans lâĂ©troit cimetiĂšre oĂč lâĂ©cho nous rĂ©pond,
Pas mĂȘme un saule vert qui sâeffeuille Ă lâautomne,
Pas mĂȘme la chanson naĂŻve et monotone
Que chante un mendiant Ă lâangle dâun vieux pont !
OĂč sont-ils, les marins sombrĂ©s dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mÚres à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et câest ce qui vous fait ces voix dĂ©sespĂ©rĂ©es
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nousâŠ

chantoon
Bonjour, bonjour....đđ
EMPATHIE
Ah, l'empathie....
quelle noble qualité,
quand un proche en pĂątit
mon coeur en est blessé.
J'empathie assurément
son tourment, je le fais mien
j'en pùti démesurément
et ne suis donc d'aucun soutien.
L'empathie ne me sied pas
j'empĂąte l'ĂȘtre chĂšr
il en pĂątit de ce poids lĂ
ma sensibilité éclaboussée me laisse amére.
Scribio
martinemdh
Jolis rayons d'aube, entrez dans mon Ăąme :
Elle a tant besoin de revoir le jour !
â Sait-on ce qui dort dans des yeux de femme,
Si c'est la colĂšre ou si c'est l'amour ?
Ă rayons jolis, sous votre caresse,
Mon Ăąme autrefois s'emplissait de chants.
â HĂ©las ! qu'avez-vous, ma chĂšre maĂźtresse,
Pour me regarder de ces yeux méchants ?
Ă rayons jolis, dissipez mes craintes ;
Apaisez mon mal, tant qu'il n'est pas sûr.
â Les yeux de ma mie ont toujours ces teintes,
Ces teintes d'or sombre et de sombre azur.
Charles Le Goffic.
martinemdh
Le silence du soir
ce n'est pas le silence ,écoute tout est noir
la nuit obscure fait toute chose pareille
le ciel verse un repos immense pour l'oreille
tout bruit a cessĂ©,lâĂąme entend en ce moment
une foule de voix sortir confusément
de cette ombre en disant de"s choses inconnues
il me semble que les eaux ,les plaines et les nues
sont plein de secrets de secrets quâelle s vont rĂ©vĂ©ler
et dit que tout se tait ,tout commence Ă parler
Victor Hugo