đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

scoubidou51
Le Perce-Neige
TrĂšs , trĂšs bienvenue
Petite fée-fleur de Février
Maintenant comme autrefois
Surgissant seule en tĂȘte ,
Arrivant dans le froid ,
ProphĂšte des jours heureux ,
ProphĂšte du temps de Mai ,
ProphĂšte des roses ,
TrĂšs , trĂšs bienvenue ,
Petite fée-fleur de Février !...
Tennyson
martinemdh
A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit quâils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, Ă une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyageâŠ
Au fur et Ă mesure que le temps passe,
dâautres personnes montent dans le train.Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants,
mĂȘme lâamour de notre vie.
Beaucoup dĂ©missionneront (mĂȘme lâamour de notre vie)
et laisseront un vide plus ou moins grand.
Dâautres seront si discrets
quâon ne rĂ©alisera pas quâils ont quittĂ© leurs siĂšges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, dâattentes,
de bonjours, dâau-revoir et dâadieux.
Le succĂšs est dâavoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu quâon donne le meilleur de nous-mĂȘmes.
On ne sait pas Ă quelle station nous descendrons.
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons !
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs a ceux qui continuent leur voyageâŠ
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci dâĂȘtre un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre Ă la prochaine station,
je suis content dâavoir fait un bout de chemin avec vous !
Je veux dire Ă chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie dâĂȘtre dans ma vie et de voyager dans mon train. »
Jean DâOrmesson
scoubidou51
TrĂšs chĂšre libertĂ© â
OĂč es tu ma bonne vieille amie
oĂč te caches tu depuis des siĂšcles
quâas tu fais de nos vies
rĂ©duites Ă lâĂ©tat de presque rien
Tu es partie un jour sur les routes
car personne ne croyait en toi
on a préféré écouter les sataniques paroles
ces mĂȘmes paroles non tenues depuis
Triste et bĂȘte est le genre humain
en cherchant le mieux, y court Ă sa perte
amour, amitié il ne connaßt point
sauf pour son profit
Alors pour tromper lâennui y crĂ©e des guerres
plutĂŽt que le soulager dans lâeffort
il invente des machines pour le nuire
depuis que je suis né je ne vois que des conflits
partout sur la terre de toutes sortes
OĂč es tu ma bonne vieille amie
oĂč te caches tu depuis des siĂšcles
ma vie étant limitée sur le temps
Jâaimerais ressentir vraiment
ce quâest la sensation de libertĂ©
qui tâaccompagne sur les routes
parce que je crois encore en toi
25 octobre 2020 par Gilles Baychelier
scoubidou51
PoĂšte du dimanche
Il trouve le merveilleux au cĆur de lâordinaire
Dans cette fleur de givre dans ce dessin dâenfant
Dans ce sourire en coin de la belle étrangÚre
Quâil croise par hasard entre mer et brisants
On le lira peut-ĂȘtre
Un jour ou bien jamais
PoĂšte du dimanche
Il remonte le temps jusquâĂ prime jeunesse
OĂč sont-ils ses amis quâil nâa jamais revus
Dans ce méli-mélo de joies et de tristesses
De rires et de pleurs que sont-ils devenus
On le lira peut-ĂȘtre
Un jour ou bien jamais
PoĂšte du dimanche
Est un sentimental il tutoie la tendresse
Il aime la couleur du ciel de votre lit
Il aime vos yeux turquoise Le dire est sa faiblesse
Dans son jardin dâhiver une rose a fleuri
On le lira peut-ĂȘtre
Un jour ou bien jamais
PoĂšte du dimanche
Est triste rien nâa changĂ© Regardez ces galĂšres
Regardez ces rameurs du siĂšcle vingt et un
Qui sont pauvres-misĂšre qui sont crĂšve-la-faim
Câest faute Ă la maldonne aujourdâhui comme hier
On le lira peut-ĂȘtre
Un jour ou bien jamais
PoĂšte du dimanche
Vient de prendre la fuite. Cap sur le grand lointain !
Cap sur lâimaginaire ! Le voici au jardin
Celui des HespĂ©rides oĂč il cueille un beau fruit.
Câest une pomme en or ! Croyez-vous ce quâil dit ?
On le lira peut-ĂȘtre
Un jour ou bien jamais
PoĂšte du dimanche
Projette son passé à la lanterne magique
Cette photo est celle de la Dame de Pique
Elle nâa plus vingt ans elle est du temps jadis
Dans ses rides se glisse un peu un peu dâoubli
Les poĂštes du dimanche
On les lira peut-ĂȘtre
On les lira peut-ĂȘtre
Un jour ou bien jamais
Gaston LIGNY
martinemdh
En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pĂąle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.
Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, oĂč donc sont tes roses ?
- Astre, oĂč donc sont tes rayons ?
Il prend un prĂ©texte, grĂȘle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s'en allant ;
Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S'en va le plus tĂŽt qu'il peut.
martinemdh
Trois allumettes une à une allumées dans la nuit,
la premiĂšre pour voir ton visage tout entier
, le seconde pour voir tes yeux,
la derniĂšre pour voir ta bouche
et l'obscurité toute entiÚre pour me rappeler de tout cela en te serrant dans mes bras.
Jacques Prévert
martinemdh
Dehors, le mistral devient fou,
Cogne Ă la porte et la secoue,
Mais chez nous lâon est vraiment bien
A célébrer un rite ancien !
Car lâon est Ă la Chandeleur,
Jour familial haut en couleurs.
Dans la cuisine il fait si bonâŠ
La crĂȘpe dâAnna fait un bond
Et retombe bien dans la poĂȘle.
Il faut voir le regard des mĂąles
DĂ©jĂ prĂȘts Ă la dĂ©vorer !
Mais halte ! Il faut continuerâŠ
A la crĂȘpe du vieil Arthur !
Elle sâaplatit sur le mur ;
Celle de grand-pĂšre Raymond
Est restée collée au plafond ;
Quand Ă celle dâoncle Lucien,
Elle est retombée sur le chien :
Stupéfait, il reste coiffé
Dâun chaud et odorant bonnetâŠ
Tout le monde est tordu de rire.
Le bon vieux Bob pousse un soupir,
Puis fataliste et résigné,
Il se permet de la manger !
Lâon rit tellement quâon en pleure :
Vive, vive, la Chandeleur !
Et lâon fait tellement de bruit
Que la voisine et son mari
Viennent sans y ĂȘtre invitĂ©s
Nous aider et nous assister
A faire bruyamment la fĂȘte,
Gorge dĂ©ployĂ©e, Ă tue-tĂȘte.
Et lâon est tellement heureux
Quâon en boit un doigt de mousseux !
martinemdh
Le vent est un coiffeur qui a bonne renommée
Son salon de coiffure jamais ne désempli
Les feuilles aux couleurs ternes aux pointes abßmées
Y viennent pour un brushing ou une mise en plis
Pour changer de couleurs ou pour un coup de peigne
Les feuilles colorées plébiscitent son enseigne
Cheveux courts cheveux longs cheveux raides ou bouclés
Brunes, blondes ou rousses le vent les fait voler
martinemdh
Aux premiers jours de la création il n'y avait que deux rejetons.
Adam, beau mĂąle mais naĂŻf et Ăve, magnifique femme fatale...
Or, il advint qu'un beau matin de printemps,
Notre radieuse Ăve eut la dent !
Mais au paradis trouver un resto ? Que nenni !
Juste un arbre avec de rouges fruits !
Du plus beau elle ne fit que quelques bouchées !
Mais son créateur, voyant ce sacrilÚge,
De colĂšre lui envoya un sortilĂšge !
AussitÎt la belle se sentit embarrassée,
De pectine, sa belle dentition s'était entachée !
Alors, voulant se nettoyer les dents,
Elle courut voir le brave Adam !
Ce dernier, nu comme un ver,
Faisait sur l'herbe une sieste légÚre.
Mais voyant arriver sa meuf bien foutue...
Il lui proposa naĂŻvement son bel attribut !
Dans sa bouche, notre Ăve mit le doux objet,
Et se mit à frotter, heureuse, voire transportée...
Tant et si bien que de son viril nectar
Adam fut soulagé sans retard...
Ăve finit par retrouver ses blanches dents...
Et c'est ainsi que naquit la brosse Adam ! ! !
Nom d'une Pipe....!
