
martinemdh
Les rois mages
Ils perdirent l’Étoile, un soir ; pourquoi perd-on
L’Étoile? Pour l’avoir parfois trop regardée
Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton
Ils firent des calculs, grattèrent leur menton
Mais l’étoile avait fui, comme fuit une idée
Et ces hommes dont l’âme eut soif d’être guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton
Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres
Se dit « pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,
Il faut donner quand même à boire aux animaux »
Et, tandis qu’il tenait son seau d’eau par son anse
Dans l’humble rond de ciel ou buvaient les chameaux
Il vit l’Étoile d’or, qui dansait en silence.
Edmond Rostand
martinemdh
Quand arrive le Nouvel An
Il faut avoir le cœur espérant
Quand arrive le Jour de l’An
Il faut cultiver l’espoir en tout temps
L’avenir appartient à ceux qui espèrent
La vie est un chemin fait de mystères
Chaque jour est une page à remplir de lumière
Chaque journée est une occasion de se réinventer
Tel est l’enseignement de ce poème de bonne année
Soyez heureux et pleins de bonne volonté Croyez-en vous, en votre destinée
Votre bonheur se trouve entre vos mains
A vous d’y croire et d’avancer sur votre chemin
Chemin de paix, de bonne santé et d’amour serein
Marcher vers soi et respecter autrui
Telle est la recette d’une année réussie
Meilleurs vœux de bonheur à toi qui me lit
Que cette année nouvelle soit des plus jolies
Josephine22
La soie du ciel semble épouser la terre..communier avec elle
S y fondre tout en tendresse
Pour fonder un monde harmonieux et fort
Des poussées de vent réveillent les mystères enfouis
Une façon pour la terre de dialoguer avec le ciel..
Et pour les humains d interpréter les messages des Dieux
Le temps paraît figé..mais pas de leurre
Il ne se laisse pas prendre au collet...
Il détale des qu on l attrape...
Seul le présent compte
Il est pesant
Rien n' est totalement mort ou vivant
La vie transforme seulement les Choses.
De Tout quelque chose peut Naître...
Une Certitude..comme une lumière mauve d Aurore
(Carnet voyage Islande 96)
martinemdh
Titre : Une tempête
Poète : Victor Hugo (1802-1885)
Une tempête
Approchait, et je vis, en relevant la tête,
Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ;
Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon
Frissonnait près de moi ; les branches tremblaient toutes,
Et des passants lointains se hâtaient sur les routes.
Cependant le nuage au flanc vitreux et roux
Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous.
On voyait dans des prés s'effarer les cavales,
Et les troupeaux bêlants fuyaient. Par intervalles,
Terreur des bois profonds, des champs silencieux,
Emplissant tout à coup tout un côté des cieux,
Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ;
D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue,
Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu,
De grands poissons de flamme aux écailles de feu,
Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées,
En ce sombre océan de brume et de nuées
Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir
Se laissaient par instants vaguement entrevoir !
Victor Hugo
Les plus beaux poèmes
martinemdh
Douce nuit, blanche nuit,
C'est Noël aujourd'hui
Et pendant que tes clochers joyeux
Carillonnent à la voûte des cieux,
Sous le toit des chaumières
On a le cœur bien heureux.
C'est si joli un sapin vert
Qui sourit les bras couverts
De lumières et de cheveux d'argent,
Près du feu qui s'éteint doucement,
Il apporta tant de joies, Lui,
Le soir où il descendit.
Douce nuit, blanche nuit,
C'est Noël aujourd'hui,
Lui, dans le froid et le vent,
Attendu depuis la nuit des temps,
Pour nous donner en rêve
Un peu de son paradis.
À Noël.
Josephine22
O. Dernier feu de l année..le dernier le plus beau
Ta pivoine rose échevelée .
Emplit l atre d une gerbe
Incessamment refleurie
Inclinons nous vers lui
Tendons lui nos mains
Que sa lueur traverse et ensanglante
Il n y a pas dans notre jardin
Une fleur plus belle que Lui...
Le Dernier Feu
Vrilles de la Vigne
COLETTE
martinemdh
Le petit endroit
Vous qui venez ici
dans une humble posture
De vos flancs alourdis
décharger le fardeau
Veuillez quand vous aurez
Soulagé la nature
Et déposé dans l'urne
un modeste cadeau
Épancher dans l'amphore
un courant d'onde pure Et sur l'autel fumant
placer pour chapiteau
Le couvercle arrondi
dont l'auguste jointure
Aux parfums indiscrets
doit servir de tombeau
