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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Les rois mages
Ils perdirent lâĂtoile, un soir ; pourquoi perd-on
LâĂtoile? Pour lâavoir parfois trop regardĂ©e
Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée
TracĂšrent sur le sol des cercles au bĂąton
Ils firent des calculs, grattĂšrent leur menton
Mais lâĂ©toile avait fui, comme fuit une idĂ©e
Et ces hommes dont lâĂąme eut soif dâĂȘtre guidĂ©e
PleurĂšrent, en dressant des tentes de coton
Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres
Se dit « pensons aux soifs qui ne sont pas les nÎtres,
Il faut donner quand mĂȘme Ă boire aux animaux »
Et, tandis quâil tenait son seau dâeau par son anse
Dans lâhumble rond de ciel ou buvaient les chameaux
Il vit lâĂtoile dâor, qui dansait en silence.
Edmond Rostand
martinemdh
Quand arrive le Nouvel An
Il faut avoir le cĆur espĂ©rant
Quand arrive le Jour de lâAn
Il faut cultiver lâespoir en tout temps
Lâavenir appartient Ă ceux qui espĂšrent
La vie est un chemin fait de mystĂšres
Chaque jour est une page Ă remplir de lumiĂšre
Chaque journée est une occasion de se réinventer
Tel est lâenseignement de ce poĂšme de bonne annĂ©e
Soyez heureux et pleins de bonne volonté Croyez-en vous, en votre destinée
Votre bonheur se trouve entre vos mains
A vous dây croire et dâavancer sur votre chemin
Chemin de paix, de bonne santĂ© et dâamour serein
Marcher vers soi et respecter autrui
Telle est la recette dâune annĂ©e rĂ©ussie
Meilleurs vĆux de bonheur Ă toi qui me lit
Que cette année nouvelle soit des plus jolies
Josephine22
La soie du ciel semble épouser la terre..communier avec elle
S y fondre tout en tendresse
Pour fonder un monde harmonieux et fort
Des poussées de vent réveillent les mystÚres enfouis
Une façon pour la terre de dialoguer avec le ciel..
Et pour les humains d interpréter les messages des Dieux
Le temps paraßt figé..mais pas de leurre
Il ne se laisse pas prendre au collet...
Il détale des qu on l attrape...
Seul le présent compte
Il est pesant
Rien n' est totalement mort ou vivant
La vie transforme seulement les Choses.
De Tout quelque chose peut NaĂźtre...
Une Certitude..comme une lumiĂšre mauve d Aurore
(Carnet voyage Islande 96)
martinemdh
Titre : Une tempĂȘte
PoĂšte : Victor Hugo (1802-1885)
Une tempĂȘte
Approchait, et je vis, en relevant la tĂȘte,
Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ;
Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon
Frissonnait prĂšs de moi ; les branches tremblaient toutes,
Et des passants lointains se hĂątaient sur les routes.
Cependant le nuage au flanc vitreux et roux
Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous.
On voyait dans des prés s'effarer les cavales,
Et les troupeaux bĂȘlants fuyaient. Par intervalles,
Terreur des bois profonds, des champs silencieux,
Emplissant tout à coup tout un cÎté des cieux,
Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ;
D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue,
Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu,
De grands poissons de flamme aux écailles de feu,
Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées,
En ce sombre océan de brume et de nuées
Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir
Se laissaient par instants vaguement entrevoir !
Victor Hugo
Les plus beaux poĂšmes
martinemdh
Douce nuit, blanche nuit,
C'est Noël aujourd'hui
Et pendant que tes clochers joyeux
Carillonnent à la voûte des cieux,
Sous le toit des chaumiĂšres
On a le cĆur bien heureux.
C'est si joli un sapin vert
Qui sourit les bras couverts
De lumiĂšres et de cheveux d'argent,
PrÚs du feu qui s'éteint doucement,
Il apporta tant de joies, Lui,
Le soir oĂč il descendit.
Douce nuit, blanche nuit,
C'est Noël aujourd'hui,
Lui, dans le froid et le vent,
Attendu depuis la nuit des temps,
Pour nous donner en rĂȘve
Un peu de son paradis.
à Noël.
Josephine22
O. Dernier feu de l année..le dernier le plus beau
Ta pivoine rose échevelée .
Emplit l atre d une gerbe
Incessamment refleurie
Inclinons nous vers lui
Tendons lui nos mains
Que sa lueur traverse et ensanglante
Il n y a pas dans notre jardin
Une fleur plus belle que Lui...
Le Dernier Feu
Vrilles de la Vigne
COLETTE
martinemdh
Le petit endroit
Vous qui venez ici
dans une humble posture
De vos flancs alourdis
décharger le fardeau
Veuillez quand vous aurez
Soulagé la nature
Et déposé dans l'urne
un modeste cadeau
Ăpancher dans l'amphore
un courant d'onde pure Et sur l'autel fumant
placer pour chapiteau
Le couvercle arrondi
dont l'auguste jointure
Aux parfums indiscrets
doit servir de tombeau
