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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
On ira tous au paradis
Michel Polnareff
One, two, three, four
On ira tous au paradis mĂȘme moi
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit, on ira
Toutes les bonnes sĆurs et tous les voleurs
Toutes les brebis et tous les bandits
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mĂȘme moi
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit, on ira
Avec les saints et les assassins
Les femmes du monde et puis les putains
On ira tous au paradis
Ne crois pas ce que les gens disent
C'est ton cĆur qui est la seule Ă©glise
Laisse un peu de vague Ă ton Ăąme
N'aie pas peur de la couleur des flammes de l'enfer
On ira tous au paradis, mĂȘme moi
Qu'on croie en Dieu ou qu'on n'y croie pas, on ira
Qu'on ait fait le bien ou bien Ie mal
On sera tous invités au bal
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mĂȘme moi
Qu'on croie en Dieu ou qu'on n'y croie pas, on ira
Avec les chrétiens, avec les païens
Et mĂȘme les chiens et mĂȘme les requins
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mĂȘme moi
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit, on ira
Toutes les bonnes sĆurs et tous les voleurs
Toutes les brebis et tous les bandits
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mĂȘme moi (merci)
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit, on ira
Toutes les bonnes sĆurs et tous les voleurs
Toutes les brebis et tous les bandits
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mĂȘme moi
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit, on ira
Toutes les bonnes sĆurs et tous les voleurs
Toutes les brebis et tous les bandits
On ira tous au paradis
On ira tous au paradis, mĂȘme moi
Qu'on soit béni ou qu'on soit maudit, on ira
Toutes les bonnes sĆurs et tous les voleurs
Toutes les brebis et tous les bandits
On ira tous au paradis
scoubidou51
Câest la fin de lâhiver, et le talus pelĂ©
DerriĂšre la maison sâest mĂ©tamorphosĂ©
En une boule dâor sans une once de vert,
Un morceau du soleil égaré sur la terre.
Pressé par le printemps de fleurir en premier,
Le forsythia fougueux explose en février
De millions de fleurs en oubliant ses feuilles.
Elles viendront plus tard. Mais lĂ , en un clin dâoeil
Il a transfiguré la triste terre grise,
Et depuis lors ses fleurs emportées par la brise
Viennent joncher le sol, pétales envolés
Dâun jaune si aigu quâil semble exagĂ©rĂ©.
Ivres de forsythias, tous les jardins aixois
Ăclatent en bouquets Ă©clos tous Ă la fois
Pour célébrer en choeur le printemps revenu.
Et pourtant alentour le sol est encor nu.
Jean-Michel Farmy
martinemdh
Le chat et le miroir
Philosophes hardis, qui passez votre vie
A vouloir expliquer ce qu'on n'explique pas,
Daignez écouter, je vous prie,
Ce trait du plus sage des chats.
Sur une table de toilette
Ce chat aperçut un miroir ;
Il y saute, regarde, et d'abord pense voir
Un de ses frĂšres qui le guette.
Notre chat veut le joindre, il se trouve arrĂȘtĂ©.
Surpris, il juge alors la glace transparente,
Et passe de l'autre cÎté,
Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.
Il réfléchit un peu : de peur que l'animal,
Tandis qu'il fait le tour, ne sorte,
Sur le haut du miroir il se met Ă cheval,
Deux pattes par ici, deux par lĂ ; de la sorte
Partout il pourra le saisir.
Alors, croyant bien le tenir,
Doucement vers la glace il incline la tĂȘte,
Apperçoit une oreille, et puis deux... à l'instant,
A droite, Ă gauche il va jetant
Sa griffe qu'il tient toute prĂȘte :
Mais il perd l'équilibre, il tombe et n'a rien pris.
Alors, sans davantage attendre,
Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre,
Il laisse le miroir et retourne aux souris :
Que m'importe, dit-il, de percer ce mystĂšre ?
Une chose que notre esprit,
AprĂšs un long travail, n'entend ni ne saisit,
Ne nous est jamais nécessaire.
scoubidou51
Un amour de pĂąquerette,
Je connais un endroit, un petit coin de pré,
OĂč chaque annĂ©e, renaissent de jolies pĂąquerettes,
Toutes petites, humides, dans l'herbe fraĂźche,
Elles sont lĂ , toutes frĂȘles prĂšs d'un grand chĂȘne.
Mais il y en une, parmi ces petites fleurs,
Qui par mĂ©garde a laissĂ© accrocher son cĆur,
Ătre lĂ , prĂšs de son chĂȘne, tout prĂšs de son cĆur,
Et de le voir chaque jour, est tout son bonheur.
Du grand chĂȘne elle est amoureuse pĂąquerette,
Elle est toute timide, bien fragile,
La petite pĂąquerette a besoin de tendresse,
Et lui, le grand chĂȘne, Ă©tend ses bras sur elle.
Elle écoute le vent chanter dans ces branches,
Quelques gouttes de pluie de ses feuilles tombent,
Sur elle, sont autant de baisers reçus du géant,
Mais... c'est un amour sage, un amour autrement.
Elle est si petite, cachée dans l'herbe,
Mais rien... non rien... ne pourra jamais empĂȘcher,
A son petit cĆur de pĂąquerette,
D'aimer son grand gĂ©ant de chĂȘne...
André GUEVARA
martinemdh
A' quoi ça sert, un poÚme?
Ăa sert Ă jouer des mots
comme on joue de la guitare,
de la flûte ou du piano.
Ăa sert Ă faire savoir
qu'on est gai ou qu'on est triste,
ou bien d'humeur fantaisiste.
Ăa remplace quelques larmes,
ça fait rire ou ça désarme.
Ăa sert Ă parler de soi,
ou bien de n'importe quoi.
C'est un voyage intérieur,
un moyen d'ouvrir son cĆur.
A' quoi ça sert, un poÚme?
Au fond, ça ne sert à rien,
mais ça rend la vie plus belle,
comme un tour de magicien,
un sourire, un arc-en-ciel.
A' quoi ça sert, un poÚme?
Ăa sert Ă dire " Je t'aime
Martine
scoubidou51
Mon amour, tu te plains quâavec le coloris
Dont les camélias décorent leur pétale,
Ils nâoffrent nulle odeur Ă lâamateur surpris
Qui rĂȘvait un parfum dâessence orientale.Ayant de leur Ă©clat admirĂ© tout le prix,
Tu nâen gĂ©mis que plus de cette loi fatale
Qui sur le rossignol jette un plumage gris
Et qui veut que, plein dâor, le paon rauque sâĂ©tale.
Moi, je suis plus heureux. Depuis le soir si doux,
OĂč, dans lâoubli profond du monde autour de nous.
Jâai respirĂ© ces fleurs Ă tes cheveux unies,
Elles ont pour mon cĆur des douceurs infinies,
Et, réveillant en moi les souvenirs aimés,
Tous les camélias me semblent parfumés.
Armand RENAUD
martinemdh
A tous les jeunes qu'on a connus⊠avant
Et qui sont des vieillards... maintenant !
A toutes ces ïŹlles jadis si coquettes
Maintenant en maison de retraite.
Pour nous souvenir, prenons un instant
Tant qu'il en est vraiment encore temps !
A tous ces garçons, hier si charmants
Et qui, aujourd'hui, sont grisonnants,
A toutes ces ïŹlles en mini-jupettes
Ridées désormais comme des poires blettes,
J'envoie ce message important
Pour nous moquer un peu de nos tourments.
On vieillit, on vieillit,
On est de plus en plus raplati, raplati.
On a la mémoire comme une passette
On a du mal pour enïŹler nos chaussettes.
On est tout rabougri, déjà amorti,
On oublie mĂȘme parfois ses anciens amis.
A tous mes virtuels correspondants
Qui sont chaque jour devant leur écran
A tous mes amis qui, par internet,
M'envoient souvent des "blaguounettes",
Je souhaite qu'encore longtemps
Nos échanges soient récurrents.
Amitiés à tous !
Ceux qui se plaignent de vieillir doivent se rappeler
que c'est un privilÚge refusé à beaucoup !
martinemdh
Ah que Mars est un joli mois,
C'est le mois des surprises.
Du matin au soir dans les bois.
Tout change avec les brises.
Le ruisseau n'est plus engourdi
La terre n'est plus dure.
Le vent qui souffle du midi
Prépare la verdure.
Le signol n'est pas venu
Rempli de douces notes.
Mais dĂ©jĂ sur le hĂȘtre nu
Résonnent les linottes.
Par dessus la haie en éveil
Fier des ses feuilles écloses
On voit le pĂȘcher au soleil
Ouvrir ses bourgeons roses.
Gelée et vent, pluie et soleil
Alors tout a des charmes.
Mars a le visage vermeil
Et sourit dans ses larmes.
Alfred de Musset
(1810 - 1857)
martinemdh
C'est le mois des surprises.
Du matin au soir dans les bois,
Tout change avec les brises.
Le ruisseau n'est plus engourdi ;
La terre n'est plus dure :
Le vent qui souffle du midi
Prépare la verdure.
Le rossignol n'est pas venu,
Rempli de douces notes,
Mais dĂ©jĂ sur le hĂȘtre nu
Résonnent les linottes.
Par dessus la haie en éveil,
Fier de ses fleurs écloses
On voit le pĂȘcher au soleil
Ouvrir ses bourgeons roses.
Gelée et vent, pluie et soleil,
Alors tout a des charmes ;
Mars a le visage vermeil
Et sourit dans ses larmes
scoubidou51
Mars arrive
Mars arrive ! Mars arrive !
Lâhiver est Ă la dĂ©rive
Il sâen retourne au placard.
Mars est là , et ça repart !
Mars arrive ! Câest la fĂȘte !
Presque on change de planĂšte.
Le printemps est pour bientĂŽt
Presque on oublie le manteau.
Mars arrive ! Mars attaque !
Mars arrive, bientĂŽt PĂąques
On est sur Mars, bienvenus !
Câest gentil dâĂȘtre venus !
Michel Astre
martinemdh
LA PIERRE
Le distrait a trébuché à cause d'elle
Le violent l'a utilisé comme projectile
L'entrepreneur Ă construit grĂące Ă elle
Le paysan s'est reposé sur elle
Pour les enfants c 'un jouet
David a tué Goliath avec
Michel Ange en a fait des sculptures
Dans tous les cas
La différence ne se trouve pas dans la pierre
Mais chez l'homme
Il n 'y a pas de pierre sur votre chemin
Qui n 'est rien Ă vous offrir
