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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

scoubidou51
LES "SAINTS DE GLACE" â (petit rappel quant Ă leur origine, leur nombre et les dictons)
Beaucoup se posent question,
« Vais-je semer, ou bien attendre » ?
Pourquoi tant dâobservation,
Pour aller cultures reprendre.
Printemps nâest donc pas suffisant,
Pour les inciter Ă planter
Ou les rendrait-il fainéants,
Au point dâun travail repousser ?
A cela, mains vertes répondent,
Quâil y a trois saints dangereux,
Quelle est cette idée moribonde,
Etre canonisé rend pieux...
Jâapprends alors quâau mois de Mai,
Sur le calendrier ancien,
"Saints Mamert, Pancrace, Servais",
IntriguĂšrent les physiciens.
Ce sont donc eux les « saints de glace »,
Qui font la pluie et le beau temps,
Trois jours de printemps, bien fugaces,
Du onze au treize Mai durant.
Trois dictons les suivent aussi,
Mais ils sont quatre, dit la légende,
Car « Urbain » intervient ici,
Vingt-cinq Mai, sa main il va tendre.
Quatre, comme les Mousquetaires,
Mais quels sont donc tous ces dictons ?
Je ne puis plus longtemps les taire,
Ils visent aussi vignerons.
Ces dictons sont écrits en vers,
Je commence donc par Mamert,
« Du premier de ces saints de glace,
Souvent, tu en gardes la trace ».
Vient ensuite la Saint Pancrace,
« Qui apporte souvent la glace »,
« Avant Saint Servais point dâĂ©tĂ©,
Mais aprÚs lui, plus de gelée ».
Cela devrait ici finir,
Mais le vigneron doit venirâŠ
« Quand la Saint Urbain est passée,
Le vigneron est rassuré ».
Car « Mamert, Servais et Pancrace,
Sont de la glace les trois saints,
Que Saint Urbain tient dans sa main ».
C'est lui qui clĂŽt les Saints de glace.
Cathy, Mai 2010 ©
martinemdh
Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard ;
La nuit tombait ; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse ;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.
Moi, je parlais tout bas. C'est l'heure solennelle
OĂč l'Ăąme aime Ă chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure et vous voyant si belle,
J'ai dit aux astres d'or : Versez le ciel sur elle !
Et j'ai dit Ă vos yeux : Versez l'amour sur nous .....Victor Hugo
scoubidou51
Le dormeur du val đ«đ·
Câest un trou de verdure oĂč chante une riviĂšre
Accrochant follement aux herbes des haillons
Dâargent ; oĂč le soleil, de la montagne fiĂšre,
Luit : câest un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tĂȘte nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est Ă©tendu dans lâherbe, sous la nue,
PĂąle dans son lit vert ou la lumiĂšre pleut.
Les pieds dans les glaĂŻeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au cÎté droit.
Arthur Rimbaud, Octobre 1870.
martinemdh
Beaucoup se posent question,
« Vais-je semer, ou bien attendre » ?
Pourquoi tant dâobservation,
Pour aller cultures reprendre.
Printemps nâest donc pas suffisant,
Pour les inciter Ă planter,
Ou les rendrait-il fainéants,
Au point dâun travail repousser ?
A cela, mains vertes répondent,
Quâil y a trois saints dangereux,
Quelle est cette idée moribonde,
Etre canonisé rend pieux...
Jâapprends alors quâau mois de Mai,
Sur le calendrier ancien,
"Saints Mamert, Pancrace, Servais",
IntriguĂšrent les physiciens.
Ce sont donc eux les « saints de glace »,
Qui font la pluie et le beau temps,
Trois jours de printemps, bien fugaces,
Du onze au treize Mai durant.
Trois dictons les suivent aussi,
Mais ils sont quatre, dit la légende,
Car « Urbain » intervient ici,
Vingt-cinq Mai, sa main il va tendre.
Quatre, comme les Mousquetaires,
Mais quels sont donc tous ces dictons ?
Je ne puis plus longtemps les taire,
Ils visent aussi vignerons.
Ces dictons sont écrits en vers,
Je commence donc par Mamert,
« Du premier de ces saints de glace,
Souvent, tu en gardes la trace ».
Vient ensuite la Saint Pancrace,
« Qui apporte souvent la glace »,
« Avant Saint Servais point dâĂ©tĂ©,
Mais aprÚs lui, plus de gelée ».
Cela devrait ici finir,
Mais le vigneron doit venir
Quand la Saint Urbain est passée,
Le vigneron est rassuré ».
Car « Mamert, Servais et Pancrace,
Sont de la glace les trois saints,
Que Saint Urbain tient dans sa main »...
C'est lui qui clĂŽt les Saints de glace
scoubidou51
Cerisiers en fleurs
J'aime voir la neige rose des cerisiers
Qui poudre, délicatement tous les vergers.
LĂ bas, se mirent les clochettes du muguet,đ±
Dans l'eau limpide du ruisseau tout guilleret.
J'écoute, couchée dans l'herbe de la prairie,
Vibrer, le solfĂšge đŒ d'un rossignol Ă©pris.
Sur l'azur, un loriot au plumage jauni,
Emprunte l'habit d'Or du soleil đ
de midi.
Qu'il est doux le vibrato des ailes d' abeilles,đ
FrĂŽlant la soierie du coquelicot vermeil.
J'entends le vent solfier dans les épis de blés.
La vague du vent, courbe les tiges germées.
Je hume l'odeur des foins coupés, bel été.
Les cerises rougissent đ , vient le temps d'Aimer đ
Maryjo CLAUS-RAUCH
martinemdh
Muguet, muguet , jolie fleur
Née en odorant parterre
Dans le jardin de grand-mĂšre
Et cueillies avec douceur!
Les clochettes frémissaient
Et l'on croyait les entendre
Chanter une chanson tendre
La chanson du joli Mai Nous choisissions patiemment
Les tiges Ă l'odeur frĂȘle
Grand-mĂšre riait ,quand elle
Recevait ces beaux présents!
Quand refleurit le muguet
Je revois le beau parterre
Au jardin du presbytĂšre
Qui a gardé ses secrets!
Clochettes du blanc muguet
Neigez Ă loisir
Dans le parterre si frais
De mes souvenirs !
scoubidou51
đ Un Sonnet Ă Saveur de Fraise đ
Une petite fraise, au matin du printemps
Rouge et rayonnante comme lâĂ©clat du soleil
Belle et charmante comme la magie du ciel
De sa chair a laissé une offrande aux gourmands
Et je fus le premier, qui les yeux grand ouverts
Contempla cette enfant de la verte contrée
La cueillant gentiment de mes doits envoûtés
Je futs vite charmĂ© par son parfum dâhier
Je ne puis que penser à ces chaudes journées
De ma courte jeunesse oĂč la beautĂ© dâun fruit
Me faisait rĂȘvasser aux couleurs infinis
Câest alors que je vis, que ce fruit nâĂ©tait seul
Puisque Dame Nature, Ă laissĂ© en mon Ćil
Les reflets de cents fraises en la ferveur de mai
Eric VAILLANCOURT đ
scoubidou51
ODE AU MAGNOLIA
[âŠ]
Une fleur de magnolia
pure
ronde comme un cercle
de neige
monta jusquâĂ ma fenĂȘtre,
me réconciliant avec la beauté.
Entre ses feuilles lisses
â ocre et vert â
fermée,
elle était parfaite
comme un oeuf
céleste,
ouverte
elle était la pierre
de la lune,
Aphrodite embaumée,
planĂšte de platine.
Ses grands pétales me rappelÚrent
les draps
de la premiĂšre lune
amoureuse,
et son pistil
érigé
était tour nuptiale
des abeilles.
Ă blancheur
entre
toutes les blancheurs,
fleur immaculée,
amour resplendissant,
odeur de neige blanche
et de citrons,
secrÚte secrétaire
de lâaurore,
coupole
des cygnes,
rayonnante apparition!
Comment
te chanter sans
toucher
ta
peau trĂšs pure,
tâaimer
seulement
aux pieds
de ta beauté,
et tâemporter
dormante
dans lâarbre de mon Ăąme,
resplendissante, ouverte,
aveuglante,
sur la forĂȘt obscure
des songes !
Pablo Neruda
martinemdh
- 1 -
Que tu sois vieux comme la terre
Quelle importance dans la vie
Que tu aies l'Ăąge de pierre
Ton cĆur est nĂ© aujourd'hui
Puisque c'est ton anniversaire
On va rire et on va chanter :
Bon anniversaire
Mes vĆux les plus chers
Et on aime la vie, oui
Bon anniversaire
Mes vĆux les plus chers
Et on aime la vie.
Bon anniversaire !
- 2 -
C'est bon de s'aimer, de le dire
C'est bon de fĂȘter nos amours
On n'apprend pas ça dans les livres
Mais dans les pages de chaque jour
On est venus quelques amis
Pour rire et pour te le chanter
bon anniversaire
scoubidou51
J'aime le souci.
J'aime la belle violette,
L'Ćillet et la pensĂ©e aussi,
J'aime la rose vermeillette,
Mais, surtout, j'aime le souci.
Belle fleur, jadis amoureuse,
Du Dieu qui nous donne le jour,
Te dois-je nommer malheureuse,
Ou trop constante en ton amour ?
Ce Dieu qui en fleur t'a changée
N'a point changé ta volonté ;
Encor, belle fleur orangée,
Sens-tu l'effort de sa beauté.
Toujours ta face languissante
Aux raiz de son Ćil s'Ă©panit,
Et lorsque sa clairté s'absente,
Soudain ta beauté se fanit.
Je t'aime, souci misérable,
Je t'aime, malheureuse fleur,
D'autant plus que tu m'es semblable
Et en constance et en malheur.
J'aime la belle violette,
L'Ćillet et la pensĂ©e aussi,
J'aime la rose vermeillette,
Mais surtout j'aime le souci.
Gilles Durant
martinemdh
Boire un petit coup c'est agréable
Boire un petit coup c'est doux
Mais il ne faut pas rouler dessous la table
Boire un petit coup c'est agréable
Boire un petit coup c'est doux.
Un petit coup la la la, la un petit coup,
La la la, la, un petit coup, c'est doux.
Allons dans les bois ma mignonnette
Allons dans les bois du Roi
Nous y cueillerons la fraĂźche violette
Allons dans les bois ma mignonnette
Allons dans les bois du Roi
...lons dans les bois, la la la,
La, ...lons dans les bois, la la la,
La oui dans les bois du Roi
J'aime le jambon et la saucisseEt le bon vin de chez nous
Mais j'aime encor mieux le lait de ma nourrice
J'aime le jambon et la saucisse
Et le bon vin de chez nous.
J'aime le vin, la la la, la j'aime le vin, la la la,
La, le bon vin de chez nous.
Non Lucien tu n'auras pas ma rose
Non Lucien tu n'auras rien
Monsieur le curé a défendu la chose
Non Lucien tu n'auras pas ma rose
Non Lucien tu n'auras rien.
Non non Lucien, la la la,
La, non non Lucien, la la la,
La, tu n'auras rien, rien, rien.
martinemdh
Savoir vieillir dans la tendresse
te souvenir de ta jeunesse
te redresser maintenant
savoir vieillir l'air malicieux
lâĆil, pĂ©tillant ,le cĆur heureux
offrir du temps Ă ses amis
et apprécier toujours la vie
savoir vieillir avec courage et sans dérive
savoir vivre sans renoncer
de faire enfin ce qu'il te plait
