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La tour de Pise
Il a fallu trois phases et 177 ans pour construire la Tour de Pise. L’architecte Bonanno Pisano commence la construction en 1173 avec le premier étage qui était entouré de 15 colonnes en marbre blanc avec des chapiteaux classiques et arcs aveugles. Avec la construction du troisième étage en 1178, la tour s’inclina de 5 cm. au sud-est, en raison du sous-sol instable sur lequel elle avait été élevée, cessant ainsi sa construction. Cette période fut très importante car elle permit au terrain de se tasser, sinon la tour se serait effondrée.
Giovanni di Simone, 100 ans plus tard, reprend les travaux en essayant de compenser l'inclinaison de la tour en construisant verticalement quatre étages, mais les résultats n’ont pas été comme prévu, le clocher était encore incliné et les travaux s’arrêtaient à nouveau. En 1298, un écart pluviométrique de 1,43 mt a été mesuré et 60 ans plus tard, il atteignait 1,63 mt. Tommaso Pisano poursuivit la construction de la tour et la finit en 1372. Selon Vasari, Nicola Pisano et son fils Giovanni ont le mérite de ce travail.
L'inclinaison de la tour ralentit au cours des siècles successifs, son poids est considéré comme un facteur important qui permet une certaine stabilisation du bâtiment. L'architecte Alessandro Gherardesca fait la première restauration en 1835 en éliminant le sol boueux et le remplaçant par une base de marbre. Le résultat fut terrible et provoqua une nouvelle inclinaison et en 1918 la déviation de la ligne de plomb atteignit 5,1 mt. Jusqu'en 1990, l’inclinaison de la tour a continué d'augmenter de 1 à 1,2 mm chaque année.
Qu’est-ce qu’elle est aujourd’hui la Tour de Pise?
La Tour de Pise, également connue comme la « Tour Penchée de Pise », est située dans la ville de Pise, exactement sur la Place du Dôme connue sous le nom de « Place des Miracles. » Cette célèbre tour a commencé à se pencher à peine a débuté sa construction en 1173. La Tour de Pise mesure 55,86 mètres de haut avec un poids estimé de 14.700 tonnes et une inclinaison d'environ 4 ° qui s'étend à 3,9 mt de la verticale. En 1964, le gouvernement italien demandait de l'aide pour empêcher que la Tour de Pise s'effondre.
En 1987, l'UNESCO déclarait le complexe monumental de la Place des Miracles, patrimoine de l'humanité. En 1990, la Tour de Pise ferme ses portes au public comme mesure de sécurité et après plusieurs travaux de rénovation, le 16 Juin 2001 elle ouvre à nouveau.
Curiosité de la Tour de Pise
Saviez-vous qu'il existe une légende disant que Galileo Galilei laissa tomber deux boulets de canon de la Tour de Pise? Son intention était de prouver que la vitesse de la chute était indépendante de la masse.
Saviez-vous que la Tour de Pise n'est pas la tour la plus inclinée au monde? La Tour de Pise a 3,97 degrés de pente vers sud, mais la tour la plus inclinée au monde a une inclinaison de près de 5,7 degrés et se trouve en Basse-Saxe, en Allemagne, c’est le clocher de Suurhusen.
Pourquoi visiter la Tour de Pise?
La Tour de Pise est un véritable joyau de l'art roman. C'est aussi un monument qui a pris de l'importance au cours des siècles avec son inclination prononcée suscitant l'admiration et les inquiétudes des experts et touristes. La Tour de Pise a été proposée comme l'une des 7 merveilles du monde moderne!
Cette tour est le clocher de la Cathédrale de Sainte-Marie de l'Assomption sur la Place du Dôme et a 55,86 mètres de haut, 8 étages et environ 294 marches. Les huit étages sont entourés par une loggia avec des arcs qui reproduisent le motif de la façade de la Cathédrale et a 7 cloches au dernier étage de la Tour, ses noms sont: Assomption, la plus grande et plus lourde, Crucifix, San Ranieri, Dal Pozzo, Pasquereccia , Troisième et Vespruccio. Pour le moment elles continuent de sonner avant le début de la messe de la Cathédrale et à midi grâce à un système électronique.
Comment peut-on visiter la Tour Penchée de Pise?
Pour visiter cette attraction inimitable, nous vous conseillons de réserver une visite guidée de Pise et de la Tour Penchée afin de découvrir et d'approfondir l'histoire de ces lieux merveilleux grâce aux explications d'un guide expert.
Autres attractions dans les environs
Pise est surtout connue pour sa Tour Penchée, mais cette ville a beaucoup d'autres attractions telles que sa splendide « Place des Miracles » ou Place de la Cathédrale où l'on peut voir la Cathédrale et le Baptistère, en plus de la Tour Penchée. Le long du périmètre de la place, nous trouvons aussi le Camposanto ( Vieux Cimetière), le Musée de l'Opera et le Musée des Sinopie. Profitez d'une promenade le long du fleuve Arno jusqu'à rejoindre l'ancien Palais de l’Horloge et la Place des Cavaliers où se trouve la préstigieuse « Ecole Normale de Pise ».
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Parce que l’art culinaire fait partie du patrimoine français, j’ai aujourd’hui envie d’évoquer l’origine du Paris-Brest, spécialité pâtissière d’Ile de France, que la majorité d’entre vous connait, mais dont peu connait l’histoire.
Figurez-vous que cette spécialité culinaire, en forme de couronne, n’est pas née à Paris comme son nom semble l’indiquer.
Avant le gâteau, le vélo
A la fin du 19ème siècle, le vélo tend de plus en plus à remplacer le grand bi. Plus pratique, il est moins effrayant et peut se pratiquer sans aide. Un journaliste, le directeur du Petit journal, Pierre Giffard, perçoit son potentiel de développement dans toutes les couches sociales. Lui vient alors l’idée d’organiser une course de 1.200 km pour promouvoir l’usage de la bicyclette.
Charles Terront Le 6 septembre 1891, au petit jour, 206 coureurs prennent le départ avec tricycles, tandems et même un grand bi. Il s’agit d’amateurs comme de professionnels, avec des soigneurs, des mécaniciens et surtout des entraîneurs.
Les machines sont montées avec pneus en caoutchouc creux ou gonflables. Les fabricants des engins sont essentiellement français : Clément , Peugeot , Rochet…, ce dont se réjouit la revue La Nature.
Un seul coureur, Charles Terront, se présente sur un cycle anglais Humber, un deux roues de 21,5kg dotée de pneus démontables fournit par les frères Michelin de Clermont-Ferrand.
Terront remporte la course après avoir roulé 71h22 sans dormir, avec une moyenne de 17km/heure.
La course est un succès et chaque année voit de nouveaux participants s’y présenter.
Un gâteau à l’honneur d’une course
En 1910, Pierre Giffard, toujours aussi passionné par cette course, rencontre Louis Durand, pâtissier à Maisons-Laffitte depuis 1907. Il lui propose de réaliser un gâteau pour la course annuelle. Voici donc l’origine du Paris-Brest. Composé d’une pâte à choux fourrée d’une crème mousseline pralinée, puis garnie d’amandes effilées, le Paris-Brest voit le jour.
Le succès est tel que d’autres pâtissiers se mettent à copier son gâteau, ajoutant à la roue pâtissière des rayons en pâte à pain. Il faut dire qu’à l’époque, le gâteau peut atteindre 50 centimètre de diamètre, et il se vend à la coupe.
Une recette transmise de père en fils
Durand, créateur du Paris-Brest
Origine du Paris Brest
En 1935, Louis cède la pâtisserie à son fils unique Paul. Ce dernier, formé par son père, choisit de transmettre son savoir-faire à ses deux fils, Michel et Philippe dans les années 1950.
Depuis 1991, c’est Stéphane, unique petit fils de Paul Durand, qui reprend la pâtisserie, épaulé par ses oncles, Michel et Philippe. En 1993, son épouse Dorothy rejoint l’équipe et se forme également à la fabrication du célèbre gâteau.
Pour acheter la pâtisserie dans sa version originale : Pâtisserie Durand
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Oui , on s'occupait d'hygiène sous Louis XIV
C'est un lieu commun de penser que les gens à la cour du roi Louis XIV étaient sales, que les courtisans s’oubliaient derrière les tapisseries et les recoins du château de Versailles ou encore que l’on se parfumait à outrance pour cacher les mauvaises odeurs corporelles. Ce ne sont que des rumeurs, apparaissant au XIX è siècle avec la naissance de l’hygiène moderne. Mais bien sûr que oui, on s’occupait d’hygiène sous Louis XIV !
L’eau : les rumeurs et son usage au XVIIe siècle
Une rumeur raconte que le roi soleil ne prit qu’un bain au cours de sa vie ! Quelle ineptie !
A cette époque, le corps médical pensait que l’eau était mauvaise pour le corps lors des ablutions, car elle entrait dans les pores et corrompait les organes internes, comme le mentionne Théophraste Renaudot en 1655 « le bain extermine le corps et emplit la tête des vapeurs ». Une fois l’eau bien arrivée et installée à Versailles et à la Cour en 1682, des analyses furent établies par l’Académie royale des sciences, transmises à Colbert, déclarant l’eau bonne à boire. Varin, dans sa soutenance de thèse à l’école de médecine explique aussi en mars 1685 « l’argument le plus solide qui prouve que Versailles est une ville saine, c’est la florissante santé de ses habitants ; donc la ville de Versailles est salubre ».
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L’eau était déjà présente en 1629 dans le petit château de cartes de Louis XIII, provenant des sources de Bailly et Rocquencourt. Comme Louis XIV voulait ce qu’il y a de mieux pour son palais, il demandait à disposer des commodités nécessaires, à commencer par l’arrivée de l’eau et l’installation de l’eau courante. Pendant de nombreuses années, le roi a tout entrepris, les fontaines et jeux d’eau en témoignent. Et soucieux des habitants de la ville, il s’est également inquiété de la distribution de l’eau chez les riverains afin qu’ils puissent se livrer à leur ablution. C’est ainsi qu’en 1680, on dénombre onze fontaines dans la ville.
La propreté à la Cour de Versailles
Pour éviter d’utiliser l’eau pour ses ablutions, puisque la rumeur est tenace, beaucoup de courtisans étaient adeptes de la toilette sèche, c'est-à-dire se laver le visage et les mains avec un linge humide. A la cour, la propreté se manifeste surtout par le port de linge blanc, mais les parties visibles du corps devaient être nettes « avoir soin de se tenir la tête nette, les yeux et les dents dont la négligence gâte la bouche et infecte ceux à qui nous parlons, les pieds surtout en été pour ne pas faire mal au cœur à ceux avec qui nous conversons ». Ainsi les coffres des chambres, fermés à clé, étaient remplis de linge blanc en particulier de chemises et l’on se changeait régulièrement, au moins cinq fois par jour, pour paraitre net !
Quarante ans avant, sous Louis XIII, des traités de bienséance et de civilité existaient déjà, mentionnant la netteté et la propreté des courtisans, avec un chapitre sur la bonne haleine. On s’en souvient, Madame de Montespan était réputée pour sa saine et belle dentition, même si le roi eut beaucoup de problèmes de dents : abcès, suppression de la mâchoire supérieure, cautérisation par quatorze fois au bouton de feu.
Dans un souci de propreté, le roi qui dans sa jeunesse adorait prendre des bains de rivière, fit construire un appartement des bains entre 1671 et 1680. Les valets poussaient une baignoire sur roulette dans sa chambre, l’eau étant chauffée d’abord par les Officiers de Fourrière et versée par une foule de porteurs d’eau.
Les courtisans logeant au château disposaient d’un cabinet et parfois d’une garde robe « la petite chambre, à côté de l’endroit où l’on dort ». Dans ce cabinet, il y avait la chaise de commodité, une table recouverte d’une toile (d’où le nom toilette), avec tous les ustensiles nécessaires : crèmes, onguents, fards, pommades, essences, mouches, peignes, etc. ainsi que les bassins à laver les mains et la barbe, des miroirs, sans oublier la fontaine conservant l’eau nécessaire pour la journée. L’eau courante était quand même assez limitée, les porteurs d’eau se chargeaient de remplir les bains et fontaines.
Pour les non-résidents, ceux que l’on nommait les galopins, le roi autorisa la création de bains publics dans la ville dès 1671.
Les lieux d’aisance
C’est justement à cause des travaux entrepris par Louis Philippe qu’il n’y a plus trace de ces endroits et les Mémoires écrites n’insistaient pas sur ces endroits ! N’ayant pas de vestiges, on pense donc à un lieu sale, même si effectivement certains visiteurs donnent raison à la rumeur, comme l’évêque de Noyon, ayant une envie pressente, qui se mit à uriner à travers la balustrade, dans la vieille chapelle. Le Suisse de garde fut très surpris du bruit d’une chute d’eau dans cet endroit pieux et en averti immédiatement Bontemps, le premier valet de chambre du roi. D’autres personnages n’étaient pas en reste, comme le raconte la princesse Palatine au sujet du duc de La Rochefoucauld ou le duc de Vendôme réputé pour ses grossièretés, n’hésitant pas à mêler bassin à barbe et bassin d’aisance, recevant toujours sur sa chaise d’affaires.
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Alors même s’il est de notoriété publique que le roi recevait sur sa chaise percée, c’était pour être accessible à ses sujets. Mais pour être tranquille, il avait fait aménager dès 1672 un lieu à l’écart, pour ses besoins naturels, appelé cabinet de la chaise, avec le plus beau matériel « afin que cela ne fasse point un mauvais effet ». Soucieux du confort intime de son épouse, il fit aussi installer un coin d’intimité pour Mme de Maintenon ; il en est de même pour tous les invités que le roi recevait et avait prévu assez tôt ces endroits, qui existaient déjà du temps de Louis XIII, obligatoires d’ailleurs pour tout propriétaire de maisons. Mais le nombre de visiteurs étaient considérables, et malgré plusieurs endroits de commodités, c’était bien insuffisant : les visiteurs s’abandonnaient donc dans les couloirs.
Les chaises dites « à l’anglaise » apparaissent sous Louis XV, avec système de chasse d’eau dès 1727. Mais jusqu’à cette époque, l’évacuation des eaux usées se faisait par deux porte-chaises d’affaire au service du roi, s’occupant aussi des autres princes et courtisans qui transportaient le contenu dans une fosse d’aisance, créée pour que le château et les jardins ne reçoivent pas ces déjections.
D’après l’inventaire des Meubles de la Couronne, il y aurait eu plus de 350 chaises d’affaires entre 1664 et 1705 ainsi que plus de 34 fosses d’aisance, reliées à un système d’égout pour évacuer ces eaux usées, se déversant au sud dans l’étang des Marais et au nord dans celui de Clagny, finalement comblé en 1736 pour cause de mauvaises odeurs. Ainsi on ne déversait plus les seaux par la fenêtre, comme il était encore bien souvent d’usage dans Paris.
Ce n’est que sous Louis XV et Louis XVI que des endroits spécifiques furent installés pour la toilette : les salles de bain.
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Histoire de la petite carotte..
L'ancêtre sauvage de la carotte provient certainement de la région qui est aujourd’hui l'Afghanistan. Les colonies sauvages, à racine rouge ou pourpre, y abondent encore. À l'état sauvage, la plante a une racine mince et aigre. Ce n'est qu'en la cultivant dans un climat modéré et dans une terre fertile que la racine grossit et s'adoucit pour donner une denrée comestible. Il y a 9 à 10 000 ans, la carotte et le panais ne sont pas différenciés. Commence alors un long périple à travers les siècles qui amènera la carotte, au gré des explorations humaines, au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique, ainsi qu’en Europe. Des traces de graines de carottes découvertes sur des sites préhistoriques suisses laissent supposer que la carotte est connue de l'homme depuis des millénaires. Elle était probablement cultivée plus pour ses feuilles, qui dégageaient un arôme agréable.
Les Grecs et les Romains reconnaissaient à la carotte une valeur thérapeutique (notamment pour l'acuité visuelle), mais ne l'appréciaient guère comme légume. C’est qu’à l'Antiquité, leurs carottes devaient avoir une couleur blanchâtre, une peau assez coriace, et un cœur fort fibreux. Le naturaliste romain Pline l’ancien, dans son encyclopédie « l’Histoire naturelle » mentionne la carotte sous le nom de Pastinaca Galtica, appellation que l’on retrouve aujourd’hui encore dans certaines régions de France, ou la « pastenade » n’est autre que la carotte.
La carotte est domestiquée en Orient dès le 10e siècle. Encore présente aujourd'hui en Asie, elle est souvent violette (due à la présence d'anthocyanes) ou jaune et a parfois une racine branchée.
Au Moyen Age, la carotte sauvage a une couleur blanchâtre, une peau assez coriace et un coeur fibreux. Elle n'apparaît jamais, comme toutes les « raves » (plantes cultivées pour leurs racines charnues comestibles), parmi les aliments nobles. Cependant c'est un légume très consommé, comme le panais, car peu coûteux. La carotte se retrouve au XIIIe siècle dans un recueil culinaire, non pas en tant que légume mais comme plante aromatique. La carotte était en effet une épice avant d'être un légume. L’auteur du « Mesnagier de Paris », rédigé en 1393, décrit les carottes comme « des racines rouges que l’on vend aux halles par poignées ».
Au XVe siècle, les Français, les Allemands et les Hollandais commencent à cultiver les carottes. Ils délaissent peu à peu la variété mauve car elle perd de sa saveur dans les terres au climat tempéré d'Europe occidentale. En même temps, la variété jaune connaît la faveur populaire grâce à la facilité avec laquelle on la fait croître. Son goût devient de plus en plus prononcé. En Europe, au XVIe siècle on connaît des variétés à chair ou à peau blanche, jaune, rouge, verte, pourpre et noire, mais pas de carottes oranges. La carotte orange est le produit d'une intervention humaine. Des Hollandais désireux de montrer leur fidélité à la Maison d'Orange, une principauté protestante de France, croisent au XVIe siècle des variétés à chair rouge et à chair blanche et finissent par obtenir une racine d'un bel orange lumineux. C'est la première carotte charnue, dite la « Longue Orange ». Cette nouvelle venue ne tarde pas à supplanter toutes les autres et les sélectionneurs se concentrent exclusivement sur elle pour créer les nombreuses variétés modernes, à racine ronde ou conique, et plus ou moins large et longue selon leur usage.
Apparu dans la langue française en 1564, le terme « carotte » vient du latin carota qui fut emprunté au grec karôton. La carotte européenne a été importée en Amérique et en 1565, on sait qu'elle était cultivée au Venezuela. Les Amérindiens adoptent ce curieux légume-racine. Ainsi, lors de la construction du chemin de fer américain, des ouvriers se plaignaient que les amérindiens Flathead de l'Orégon les attaquaient pour leur voler leurs carottes, au goût irrésistible.
Au début du XXe siècle la découverte du carotène et de ses bienfaits, par les chercheurs contribue à populariser la carotte aux Etats-Unis. Avant cela, elle servait surtout de nourriture pour le bétail et de friandise pour les chevaux. Aujourd'hui c'est un légume très consommé dans les pays occidentaux : 1 légume sur 5 acheté est une carotte.
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L'automobile et la moto
Les principales et premières marques d'automobiles dans le monde sont allemandes. L'Allemagne est le deuxième producteur mondial de voiture (après le Japon). L'invention de l'automobile est l'un des événements majeurs de l'industrialisation.
La première voiture dotée d'un moteur à explosion a été créée par l'ingénieur allemand Carl Benz en 1885.
Gottlieb Daimler est quant à lui, l'inventeur de la moto. La première date également de 1885.
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BIC
Le stylo à bille fait partie de ces objets courants qui ont révolutionné notre quotidien. Aujourd'hui encore, cet objet pratique et peu coûteux permet d’écrire dans toutes les langues du monde et dans tous les alphabets connus.
Un concept révolutionnaire
Le stylo à bille, aussi appelé stylo bille ou bic, est doté d’une réserve d'encre visqueuse qui s’étale sur le papier grâce à une petite bille en rotation.
Contrairement à son prédécesseur le stylo plume, il permet d’écrire rapidement et sans faire de tâches car l'encre sèche presque immédiatement au contact du papier.
Plus pratique, plus fiable et moins cher, ce stylo a rapidement remplacé les stylos plume, sonnant le glas de l’écriture avec des pleins et des déliés.
L'idée du stylo à bille remonte à 1865, avec l’invention d’un outil qui servait à marquer le cuir. Ce concept a ensuite connu divers perfectionnements. Un stylo bille a ainsi été récompensé au concours Lépine dès 1919.
L’inventeur du stylo bille moderne est le journaliste hongrois José Ladislav Biro (1899 - 1985), qui a eu l’idée d’améliorer les stylographes de l'époque en employant de l'encre à séchage rapide utilisée pour l'impression des journaux.
Mais, dans un stylo à plume, la viscosité de cette encre l'empêche de s'écouler. Biro a alors eu l'idée de doter les stylos d’une bille, en voyant des enfants jouer aux billes dans une flaque d'eau. C’est ainsi que les stylos à bille ont vu le jour en 1938.
Réfugié en Argentine, José Ladislav Biro dépose un brevet en 1943 et crée avec son frère la société des stylos Biro. Il commercialise son invention sous le nom de Birome (resté en usage dans ce pays).
Tandis qu’aux Etats-Unis les premiers stylos billes ont été vendus par Reynold's à partir d’octobre 1945, en Europe Biro a cédé son brevet au français Marcel Bich.
Ce dernier améliore le stylo à bille en le dotant d’une bille d'un millimètre de diamètre en acier inoxydable qui tourne enfin rond et permet une écriture facile.
Il décide également de produire des stylos en grandes quantités pour réduire les coûts et proposer une pointe-bille jetable à 50 centimes.
En 1952, il lance le fameux modèle "Cristal" qui permet de suivre le niveau d’encre grâce au tube en plastique transparent. Ce modèle, dont la couleur du capuchon annonce la couleur de l'encre, a été vendu à plus de 100 milliards d'exemplaires à travers le monde.
En 1965, le Bic entre dans les écoles françaises.
Ce stylo, qui a inauguré l'ère du jetable et la société de consommation, a fait de Bic l’une des marques françaises les plus connues dans le monde.
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La momie qui n’en était pas une .
En 2000, le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan se sont battus pour la propriété de ce qu’ils croyaient être les restes momifiés d’une princesse persane de 2 600 ans. La momie a été retrouvée par la police lors d’une perquisition dans la maison d’un chef du Baloutchistan à Kharan, au Pakistan, et devait être vendue sur le marché noir pour des millions de dollars. Quand elle a été découverte, la tête de la momie était ornée d’une couronne dorée et il y avait des bijoux en or dans son cercueil, ce qui donnait vraiment l’impression qu’une merveille archéologique avait été découverte. Cependant, tout le monde n’était pas convaincu que de la véracité de la momie.
On découvrit bientôt, après une étude détaillée des restes, que le corps n’avait pas 2 600 ans et que ce n’était pas une princesse persane. Le cercueil dans lequel elle reposait n’était pas aussi vieux qu’on le croyait et que la natte sur laquelle elle reposait n’avait peut-être que cinq ans. On pensait alors à ce moment-là que la momie persane était le corps d’une victime de meurtre âgée de 21 ans ; son cou, sa mâchoire et son dos étaient brisés. Enfin, il a été confirmé, à l’aide de tests au radiocarbone, que la victime était décédée en 1996. La « momie » a été enterrée en 2005 sans que la victime ne soit jamais identifiée.
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UNE NOUVELLE ESPÈCE DE DAUPHIN DÉCOUVERTE
13 février 2014 , par Henri MichaudToutes les nouvelles
Les biologistes ont découvert une nouvelle espèce de dauphin d’eau douce. Presque semblables à leurs cousins, ces derniers nageaient tranquillement dans le fleuve Araguaia (Brésil) sans se douter qu’ils étaient uniques au monde.
Pourtant, le dauphin ressemblait à tous les autres, sauf aux yeux d’un biologiste, Tomas Hrbek de l'Université fédérale de l'Amazonas. Le scientifique remarqua leur couleur légèrement différente de celle des rares dauphins qui nagent dans les eaux douces d’Amérique du Sud.
Il n’en fallait pas plus pour aiguiser sa curiosité. Outre la couleur gris-rose de l’animal, ce dernier possédait une dentition différente — 24 dents contre 25 à 29 pour les autres espèces — et il était légèrement plus petit que ses congénères. Ils sont presque aveugles à force de nager en eaux troubles.
Des tests d’ADN s’imposaient. Le biologiste a donc analysé le code génétique de l’animal pour découvrir qu’il s’agissait d’une espèce différente, jamais identifiée. Voilà : Inia araguaiaensis ou boto-do-araguaia faisant maintenant partie de la faune aquatique d’Amérique du Sud.
Il y avait près de 100 ans qu’une telle découverte n’avait pas été effectuée chez ces mammifères. La dernière remontait à 1918.
Pourtant, la présence de l’animal dans les eaux brésiliennes n’est pas récente. Sa génétique a permis de déterminer qu’il est présent sur terre, incognito, depuis plus de 2 millions d’années.
Une théorie : les chercheurs croient que cette espèce serait apparentée au dauphin rose (le boto ou Inia geoffrensis) du bassin de l’Amazone, nettement plus connu. En fait, les deux espèces auraient été séparées par un réseau de chutes et de rapides infranchissables.
Et cette découverte arrive à point nommé. Le fleuve n’abrite qu’environ 600 individus. Ils seraient fortement menacés par l’activité humaine. Il faudrait penser rapidement à la protéger.
Les dauphins d’eau douce sont relativement rares sur terre. On compte trois superfamilles : les Platanistoidea, les Inioidea et les Lipotoidea (éteints) et six espèces modernes. Elles nagent dans le Gange et l’Indus, le bassin de l’Amazone et le fleuve Araguaia, de même qu’en Chine. Le genre Lipotes, dont les membres nageaient dans le fleuve Yang Tsé — celui découvert en 1918 — s’est éteint vers 2006.
Le temps presse donc pour sauver cette espèce rare… et toujours souriante.
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L'histoire du savon
L' histoire du savon commence il y a plus de 4000 ans. Les sumériens fabriquent la recette d'une pâte savonneuse à base de graisse et de carbonate de potassium, un détergent semblable à celui qu'utilisent les Égyptiens pour laver leur linge. Ils l'emploient également comme remède contre les maladies de la peau, mais pas pour la toilette quotidienne.
Malgré une tradition du bain très développée, c'est seulement à partir du IIème siècle après J.C. que les Romains l'utiliseront pour se laver. Les Arabes mélangent les cendres de plantes maritimes contenant de la soude - al-qali en arabe - aux corps gras ce qui permet d'obtenir des savons plus durs et plus fermes. C'est grâce à eux que l'industrie du savon gagne les côtes méditerranéennes en Espagne, A partir du VIIème siècle, ils utilisent de la chaux cuite pour la fabrication de la lessive, ce qui leur en Italie, et surtout à Marseille. Son port devient le principal centre de transit du savon ainsi que des matières premières et parfums utilisés pour sa fabrication.
En découle un savon particulièrement doux à base d'huile d'olive et non plus de graisse animale, vendu sous l'appellation " Savon de Marseille " qui devient bientôt sa marque de fabrique.
Au Moyen Age, alors que l'Espagne, l'Italie et la France dominent le marché, des corporations de savonniers commencent à se créer en Allemagne, en Autriche et en Pologne. Le savon reste un luxe coûteux auquel seuls les riches peuvent accéder dans un premier temps. Mais progressivement, un grand nombre de bains publics s'ouvrent dans les villes.
Au XIXème siècle la soude caustique obtenue à partir du sel de cuisine permet enfin la production industrielle du savon, il est surtout destiné à l'industrie textile, qui en fait une grande consommation.
L'apprentissage de l'hygiène corporelle commence à l'école et continue sous l'autorité de l'armée, qui impose la douche et le savon. La douche permet désormais de mettre la théorie en pratique.
Après l'effondrement du marché du savon au cours de ces dernières décennies, deux créneaux se dessinent aujourd'hui : les savons de luxe aux savantes effluves d'une part, les produits entièrement naturels d'autre part.
Le Savon de Marseille lui-même retrouve les faveurs des consommateurs. Malheureusement aujourd'hui,il est beaucoup plus rentable de délocaliser sa production en Asie. L'industrie du savon fait elle aussi les frais de la mondialisation !
Capusa
Qui a inventé le cinéma ?
Même si Auguste et Louis Lumière ont bien déposé le premier brevet du cinématographe le 13 février 1895, ils ne sont à l’origine ni du premier film ni de la première projection.
Une projection privée
En effet, l’année précédente, l’Américain Thomas Edison avait exploité son kinétoscope, mais à usage strictement individuel. En outre, avant la projection inaugurale des frères Lumière le 28 décembre 1895, Jean Le Roy avait projeté des images animées en public en février de la même année, à Clayton, aux États-Unis.
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LES ORIGINES DU TAPIS
C’est la Perse qui le premier connaît et pratique l’art de nouer et tisser.
A Pazyryk, Sibérie Méridionale, dans le tombeau d’un prince d’Altaï, on trouva un tapis qui s’était conservé grâce à l’eau qui avait inondé la sépulture et s’était ensuite congelés. Certainement de provenance Iranienne et d’époque Achéménides (400 ans avant Jésus Christ)
Ensuite en Asie mineure (Ville de Tyrat Fars) la fabrication des tapis est attesté juste avant l’époque Chrétienne ; Puis dans tout l’Orient à partir du III siècle.
C’est directement d’Orient que les tapis arrivent dans l’Europe Médiévale comme le Symbole du Faste et du Sacré.
On l’ installe que pour parer les lieux les plus importants. Cour et cathédrale.
Puis à la renaissance, les tapis évoquent la richesse des intérieurs Bourgeois, bien représenté dans les tableaux Européens. Tapis Lotto, tapis Holbein dénomination que l’on donne à ces tapis car ils étaient souvent représenté sur des tableaux d’artistes peintres de la renaissance du même Noms.
Ensuite en Asie mineure (Ville de Tyrat Fars) la fabrication des tapis est attesté juste avant l’époque Chrétienne ; Puis dans tout l’Orient à partir du III siècle.
C’est directement d’Orient que les tapis arrivent dans l’Europe Médiévale comme le Symbole du Faste et du Sacré.
Puis à la renaissance, les tapis évoquent la richesse des intérieurs Bourgeois, bien représenté dans les tableaux Européens. Tapis Lotto, tapis Holbein dénomination que l’on donne à ces tapis car ils étaient souvent représenté sur des tableaux d’artistes peintres de la renaissance du même Noms.
L’histoire de l’art européen nous enseigne que l’originalité avait autrefois un autre sens que de nos jours.
Tout comme les Madones gothiques répètent un schéma iconographique obligatoire, de même les tapis orientaux revenant toujours aux mêmes types fondamentaux de composition, n’étaient ni des plagiats, ni copies mais avaient tous pour base un schéma établie par la tradition avec un processus qui respectaient les coutumes régionales. Le travail du noueur est étroitement lié à la religion et ses impératifs.
Définition du terme Abrache Un défaut bien marqué dans le dessin ou avec un changement de couleur inapproprié n’est pas du à l’inadvertance du tisserand mais doit témoigner de son humilité, car seul le Tout Puissant peut atteindre la perfection.
Ces marques d’appartenance régionales ou tribale disparaissent au début du XXe siècle.
Avec le temps, les dessins se répètent de façon ‘mécanique’ sans aucune intervention artistique de la part du tisserand. Pour céder la place à la fabrication en série.
Les Nœuds utilisés par le tisserand est soit Senneh ou Giordes
Tapis de la Savonnerie ou tapis d’Aubusson.
En 1627 Louis XIII accordait un droit et privilège à des artistes Tisserands qui s’établirent dans une ancienne manufacture de savon désaffectée d’où le nom de Savonnerie qui devint le nom générique des tapis tissés ou noués dans ces ateliers.
Les tapis de la Savonnerie ont une aura d’opulente grandeur , comme l’exigent les rapports symbiotiques entretenus entre la manufacture et la Cour.
Par la suite, plusieurs grands peintres se trouvent associé aux productions réservé dans un premier temps à la cour Royal , puis à l’Aristocratie tels que Charles Le Brun et plus tard au XVIII siècle François Boucher.
Les dernières productions prestigieuses furent commander par Napoléon I pour ses palais, puis en 1825 la Savonnerie est annexé à la manufacture de Gobelins et son existence autonome prend fin.
Au début du XIX siècle des tapis d’Aubusson (Tissés) moins coûteux ont la faveur d’un public de plus en plus large. Inspiré des Savonneries, puis imprégnés du style de leur époque avec la Restauration et plus tard Louis Philippe et Napoléon III.
Aujourd'hui de belles copies sont exécutées en Chine par des marchands étrangers qui ont débauché dans les années 90 des maîtres lissiers à Aubusson pour apprendre à la main d’œuvre local l’art du tapis Français. Après quelques années de balbutiements les réalisations sont d’une aussi bonne qualité artistique que les productions d’Aubusson du début du XXe siècle.
Les tapis de tribus (Anatolie, Afghanistan, Iran)
Les nomades organisés en tribus ne se déplaçaient pas au gré de leur fantaisie, mais a dessein selon les saisons, à la recherche de pâturages pour leur troupeaux, ce sont eux qui dictaient les structures fondamentales de leur style de vie. Les animaux constituaient les biens les plus précieux ce qui explique leurs représentations nombreuses dans les tapis. L’art pour l’art n’existe pas chez les nomades et les tapis ont avant tout un rôle fonctionnel .( Sac, berceau, couverture , selle ) Les nomades ont inventé toute sorte de contenant, qui vont d’énormes sacoches doubles transportés à dos d’âne ou de chameau à des sacs minuscules contenant un bien précieux ( sel, bijoux) Les kilims tissage à plat les protègent de la poussière au sol ou servent de rideaux séparant le quartier des femmes de celui des hommes ou encore pour envelopper les Tente ou Yourte lors des transhumances.
Les femmes ont enrichi les mythologies tribales et ont interprété avec leurs doigts agiles et leur esprit créateur des œuvres d’art digne de nos plus grands artistes. Malheureusement, depuis le milieu du siècle dernier, cet art populaire vigoureux s’est réduit à de rares exceptions près à un artisanat commercial dépourvu d’inspiration. Lorsqu’une tradition artistique vivante perd son âme, commence le temps de la préservation, de l’étude et de la Collection.
Capusa
La brosse à dents
Pendant longtemps, pour se laver les dents, on se les frottait avec des végétaux ou on mâchouillait un bâton. En 1498, les Chinois inventent la brosse à dents. Problème : ses poils en sanglier, trop durs, irritent les gencives et, avec leur forme de mini-tuyaux, les bactéries y pullulent. Quand la brosse à dents débarque en France au XVIIIe siècle, sous Louis XV, elle ne séduit donc que peu de monde. C’est l’invention du Nylon, en 1937, par les laboratoires américains Du Pont de Nemours, qui démocratise l’ustensile, en rendant la brosse à dents plus agréable et hygiénique.
