
Capusa
Affaire du col Dyatlov
Dans la nuit du 1er au 2 février 1959, neuf skieurs et randonneurs expérimentés ont perdu la vie dans d’étranges circonstances dans la chaîne de montagnes de l'Oural, située en Russie. Le but de l'expédition était d'atteindre Otorten, une montagne à dix kilomètres au nord du lieu où allait se produire le drame.
L'absence de témoins oculaires a donné naissance à de nombreuses spéculations. Des enquêteurs soviétiques déterminèrent uniquement qu'«une force irrésistible inconnue» causa la mort de ces personnes.
REDDIT
Les enquêteurs supposèrent que les randonneurs sortirent de leur tente nu-pieds dans la neige. Leurs corps ne présentaient pas de signes de lutte, mais deux victimes présentaient des crânes fracturés, deux des côtes cassées, et il manquait la langue de l'une d'entre elles. Selon certaines sources, les habits de quatre des victimes présentaient des niveaux élevés de radiations. Toutefois, ce dernier fait n'est pas mentionné dans les documents contemporains du drame et cela n'apparaît que dans ceux postérieurs.
Après les funérailles, les parents des morts affirmèrent que la peau des victimes était d'une étrange couleur brune.
Un autre groupe de randonneurs se trouvant à environ 50 kilomètres au sud de la montagne ont affirmé avoir vu d'étranges sphères orange dans le ciel au nord la nuit du drame; des «sphères» similaires ont été continuellement observées à Ivdel et dans ses environs de février à mars 1959, par plusieurs témoins indépendants, y compris par le service météorologique et les forces armées.
chocolatte
L'Origine du café
Le caféier est historiquement originaire d'Éthiopie, dans la province de Kaffa, mais la question n'est pas absolument tranchée. Il est vraissemblable que les tous premiers caféiers sauvages soient originaires du Yémen, de l'autre côté du golf d'Aden. Les cafés qui y sont aujourd'hui toujours cultivés sont parmi les plus prestigieux de la région.
La légende veut qu'un berger d'Abyssinie (actuelle Éthiopie) ait remarqué l'effet tonifiant de cet arbuste sur les chèvres qui en avaient consommé. Sa culture se répandit d'abord dans l'Arabie voisine, où sa popularité a très certainement profité de la prohibition de l'alcool par l'Islam.
Il est alors appelé K'hawah, qui signifie revigorant en Arabe. Ses effets sont tels qu'il est interdit à l'appel d'imams orthodoxes et conservateurs à la Mecque en 1511 et au Caire en 1532, mais la popularité du produit, en particulier auprès des intellectuels, pousse les autorités à annuler le décret.
En 1583, un médecin allemand de retour d'un voyage de dix ans au Moyen-Orient, Léonard Rauwolf, est le premier occidental à décrire le breuvage : « une boisson aussi noire que l'encre, utile contre de nombreux maux, en particulier les maux d'estomac. Ses consommateurs en prennent le matin, sans se dissimuler, dans une coupe en porcelaine qui passe de l'un a l'autre et où chacun prend une rasade sonore. Elle est composée d'eau et du fruit d'un arbuste appelé bunnu ». Ces commentaires attirent l'attention de marchands, que l'expérience du commerce des épices a rendu sensibles à ce genre d'informations.
Au XVe siècle, les musulmans introduisent le café en Perse, Égypte, Afrique du Nord et en Turquie, où le premier café, Kiva Han, ouvre en 1475 à Constantinople. L'engouement est tel qu'une loi turque de l'époque sur le divorce précise qu'une femme peut divorcer de son époux si celui-ci ne parvient pas à lui fournir une dose quotidienne de café.
En 1511, l'émir Khair Bey fait fermer tous les cafés et mène une campagne de désinformation contre les méfaits du café lorsqu'il apprend que les critiques contre son pouvoir émaneraient toutes de buveurs de café. La fermeture des cafés provoque des révoltes, ce qui incite le gouverneur d'Égypte à annuler l'interdiction. La consommation de café peut alors poursuivre son essor. On dénombre un millier de cafés au Caire en 1630. Une telle interdiction sera rencontrée à nouveau en Europe après l'ouverture des cafés et, étrangement, pour les mêmes raisons, à croire que la prise de café développe l'esprit critique, probablement en favorisant les échanges intellectuels entre consommateurs.
Le café arrive en Europe aux alentours de 1600 par les marchands vénitiens. On conseille au pape Clément VIII d'interdire le café car il représente une menace d'infidèles. Après l'avoir goûté, ce dernier baptise au contraire la nouvelle boisson, déclarant que laisser aux seuls infidèles le plaisir de cette boisson serait dommage. Le café est très vite prisé des moines pour les mêmes raisons qu'il l'est des imams : il permet de veiller longtemps et de garder l'esprit clair. Les musulmans, jaloux de leurs plants de Coffea arabica, interdisent leur exportation. En 1650, un pèlerin musulman, Baba Budan parvient à ramener sept plants en Inde, qu'il plante à Mysore et dont les descendants subsistent encore aujourd'hui.
Capusa
L'écriture
L’invention de l’écriture s’appuie sur trois innovations qui sont apparues successivement. La première remonte aux origines de l’homme moderne il y a 100.000 ans, il s’agit de la capacité de tracer sur un support quelconque des signes graphiques plus ou moins ordonnés qui peuvent être simplement décoratifs. La seconde est en relation avec l’émergence d’une pensée symbolique, c’est à dire de la capacité d’évoquer une idée abstraite à l’aide d’une autre idée pouvant présenter une forme très concrète et prendre une forme graphique, ainsi la liberté représentée par un oiseau. Les premières traces décelables de cette capacité remontent au Paléolithique supérieur il y a 35.000 ans. Elle est le fait de notre espèce, l’Homo sapiens, et est notamment à l’origine de l’art des cavernes. Enfin la dernière est en relation directe avec l’écriture. Il s’agit de l’invention d’un système codifié et organisé de signes en nombre limités, distincts des représentations naturalistes, et aptes à rendre compte de n’importe quel énoncé de la langue avec laquelle il entretient des rapports plus ou moins étroits. On identifie pratiquement la présence d’une écriture sur un document archéologique lorsque l’on observe des séries signes plus ou moins abstraits organisés linéairement, verticalement ou horizontalement, distincts de représentations plus naturalistes et immédiatement identifiables, représentations auxquelles ces signes peuvent être associés, souvent sous le forme de commentaires à la façon des bandes dessinées.
Les écritures les plus anciennes se rencontrent sur des supports extrêmement variés étudiés par les archéologues. Il peut s’agir de monuments de pierre où elles apparaissent sous formes gravées ou peintes sur des enduits de chaux. Les autres documents proviennent des fouilles archéologiques. Il peut s’agir de tablettes d’argile, de plaques de métal ou d’objets usuels de pierre, de terres cuite ou de métal. D’autres supports sont plus fragiles, mais peuvent se conserver dans des conditions particulières, papyrus en Egypte, lamelles de bambou et tissus de soie en Chine, papier à base de fibres végétales chez les Mayas, etc.
Ces divers supports influencent directement le graphisme de l’écriture. En Mésopotamie le fait de tracer des signes avec un stylet de bois sur de petits blocs d’argile humide a été à l’origine de l’écriture cunéiforme. Il était plus facile d’imprimer verticalement la pointe ou le tranchant du stylet sur la pâte molle que de l’inciser obliquement. En Egypte l’écriture hiéroglyphique gravée sur pierre s’est transformée successivement en deux écritures aux formes simplifiées adaptées au papyrus et tracées avec des calames ou des pinceaux faits de tiges de jonc, le hiératique puis le démotique. En Chine, le graphisme s’est stabilisé avec l’introduction des tracés au pinceau et le développement de l’art de la calligraphie.
L’écriture a été inventée en divers points du monde de façon indépendante et tardivement dans l’histoire de l’homme. Quatre centres géographiques sont reconnues : la Mésopotamie, l’Egypte, la Chine et l’Amérique centrale avec le Mexique et le Guatémala. L’origine des écritures méditerranéennes comme le hittite ou le linéaire A et B en Crète reste par contre floue. Toutes ces inventions ont eu lieu dans des contextes historiques proches. Nous sommes à des périodes de développement de l’urbanisme et de cités-états présentant une organisation plus ou moins centralisée à la tête desquelles se trouvent des rois d’essence divine. L’écriture permet de gérer une administration plus ou moins complexe et une économie centralisée ; elle permet également d’asseoir le pouvoir politique sur des bases plus stables. On notera néanmoins que de grandes civilisations urbaines ont pu se développer sans l’aide de l’écriture comme c’est le cas pour les Andes, notamment pour l’empire inca.
Les domaines où intervient l’écrit restent néanmoins variables selon les cas. Mentionnons pêle-mêle, la gestion des stocks et les systèmes comptables, les généalogies royales, le calendrier et l’astronomie en relation avec la religion, la géométrie et l’arpentage, le système juridique, les mythes.
Sur le plan technique le message destiné à être enregistré sous forme écrite peut être découpé en unités de sens (objets ou êtres vivant, idées) ou en unités de sons dépourvues de sens (consonnes, voyelles, syllabes). Nous pouvons ainsi distinguer dans une écriture :
- une composante idéographique (ou logographique) qui fait correspondre des signes (pictogrammes) avec des choses, des être ou des idées. Les écritures où ce principe domine présentent un grand nombre de signes distincts pour qualifier toutes les composantes de l’univers. Ce nombre atteint plus de 45.000 signes distincts en Chine.
- une composante syllabique dans laquelle les signes de l’écriture correspondent à des syllabes. Ce système à l’état pur n’exige qu’entre 80 et 120 signes selon la langue.
- une composantes alphabétique dans laquelle les signes correspondent aux sons élémentaires, consonnes et voyelles. Une trentaine de signes au maximum suffisent dans ce cas. Il peut encore être plus limité dans l’écriture des langues sémitiques où l’on a l’habitude de ne noter que les consonnes.
- enfin des signes fonctionnant comme déterminant permettant de préciser le sens des mots (classes d’objets, genres, pluriels, signes grammaticaux divers etc.).
Toutes les écritures archaïques avant l’invention de l’alphabet sont mixtes. Chaque écriture utilise conjointement ces diverses composantes en proportions variables ce qui rend le déchiffrement des écritures anciennes particulièrement difficile. Même notre système de notation moderne, pourtant strictement alphabétique, utilise encore certains déterminants au niveau de la ponctuation et de certaines graphies particulières comme les italiques ou les chiffres romains pour désigner les siècles.
1. La plus ancienne écriture a été identifiée en Mésopotamie (l’actuel Irak) dans la civilisation sumérienne. Les textes proviennent essentiellement des palais et des entrepôts qui leur sont associés. Le support privilégié de l’écriture est l’argile. Les premiers signes d’écriture apparaissent vers 3300 av. J.-C. Le lot le plus important de tablettes d’argile gravées provient de la ville d’Uruk. Les signes proprement cunéiformes apparaissent vers 2800 av. J.-C.
Ces textes répondent aux besoins administratifs des premières cités-états gouvernées par un roi qui avait aussi un rôle sacerdotal. On y observe la volonté de cataloguer le monde. La grande littérature épique et des textes magiques apparaissent vers ☀-2550 av. J.-C. La langue enregistrée est le sumérien mais les notations cunéiformes vont s’étendre rapidement au domaine akadien divisé en deux dialectes, l’assyrien au nord et le babylonien au sud.
Au 13ème siècle avant notre ère un système alphabétique simple de 30 caractères cunéiformes permettra de noter la langue locale à Ougarit dans le nord du Liban, un système qui sera utilisé jusqu’à la disparition de la ville et du royaume lors des invasions des Peuples de la mer vers 1180 av. J.-C. Trente signes cunéiformes simples permettant de noter la langue locale.
Beaucoup plus tard en Iran des signes cunéïformes composeront un système de notation syllabique pour le vieux perse, une langue indo-européenne (6ème – 4ème siècle avant notre ère).
2. L’écriture apparaît en Egypte pratiquement à la même époque. Elle est déjà utilisée deux siècles avant les premiers pharaons régnant vers 3150 av. J.-C. A Abydos en effet des étiquettes en ivoire portant des signes sont datées entre 3250 et 3150 av. J.-C. Au début les hiéroglyphes ne désignent que des noms, des titres et des quantités. Le premier long texte – administratif – date de ☀ av. J.-C. L’écriture hiéroglyphique disparaîtra au 5ème siècle de notre ère, remplacée par l’alphabet grec.
Des textes sont gravés et peints sur les parois des temples et sur celles des tombes souterraines. Beaucoup de documents écrits proviennent des tombes. On trouve également des inscriptions sur les statues et les sarcophages.
3. La vallée de l’Indus au Pakistan présente, vers ☀ av. J.-C, un troisième centre d’apparition de l’écriture peut être en relation avec le développement mésopotamien. La plupart des découvertes proviennent de la ville de Moenjodaro. L’écriture de l’Indus n’a pas encore été déchiffrée. Les inscriptions, essentiellement des textes courts figurant sur des sceaux, sont en effet très peu nombreuses, environ 1500, et on ignore quelle était la langue parlée à l’époque. On identifie environ 400 signes différents dont certains semblent composés. Il doit y avoir environ 200 signes de base ce qui exclut une écriture syllabique et parle en faveur d’une écriture où dominent des idéogrammes. Les premiers écrits déchiffrés du sous-continent indien ne datent que du 3ème siècle avant notre ère. Les écritures de l’Inde seront essentiellement des écritures syllabiques.
4. En Chine les plus anciens témoignages d’écriture se situent entre le 14ème et le 11ème siècle avant notre ère. Il s’agit de courts textes gravés sur des omoplates de bovins ou des plastrons de tortues provenant du site de Xiaotun près d’Anyang dans la province du Henan. Ils ont été mis en relation avec des procédures de divination au cours desquelles on interprétait les fissures produites sur les os par une exposition à la chaleur. Ces textes couvrent environ 150 ans des règnes des neufs derniers souverains des Shang (16ème-11ème siècles av. J.-C.). On rencontre également des inscriptions sur des vases de bronze dès les 11ème siècle. Le plus ancien texte calligraphié au pinceau sur soie se situe vers 300 av. J.-C. Le système idéographique chinois est la seule écriture archaïque qui ait persisté jusqu’à nos jours. Il inspirera les écritures de nombreux pays d’Asie, notamment celles du Japon et de la Corée.
5. L’Amérique centrale précolombienne constitue un autre centre important de développement de l’écriture. Cette dernière semble apparaître dans la région olmèque au sud du Mexique. On a ainsi découvert à Cascajal un bloc de serpentine avec des signes d’écriture datés de 900 av. J.-C. ce qui en ferait le plus ancien témoignage d’écriture en Amérique. On voit néanmoins apparaître des écrits en même temps chez les Mayas, en zone olmèque et chez les Zapotèques au tournant des 5ème et 4ème siècles av. J.-C. Le plus ancien texte maya provient de San Bartolo au Guatemala où une série de hiéroglyphes est datée entre 300 et 200 av. J.-C. Au 16ème siècle, les écritures indigènes méso-américaines ne survivront pas à la conquête espagnole et aux destructions systématiques voulues par les missionnaires.
L’écriture maya présente la forme la plus aboutie des écritures méso-américaines. On la rencontre notamment sur des stèles ou sur les murs des palais en relation avec des fresques. Certaines poteries portent également des dédicaces peintes. Si les notations en relation avec un calendrier extrêmement complexe sont comprises depuis longtemps ce n’est que récemment que l’on peut lire les autres textes qui apparaissent notamment sur les stèles dédiées aux grands personnages de la noblesse guerrière et qui racontent leur vie et leurs exploits. L’écriture est en effet utilisée par les rois pour raconter les faits de leurs règnes. Les scribes appartenaient à la noblesse et jouissaient d’un statut privilégié dans la société.
Les textes sont composés de hiéroglyphes particulièrement complexes se présentant sous forme de rébus associant des idéogrammes à des signes ayant valeur syllabique et des déterminants divers. Une difficulté de lecture supplémentaire vient du fait que, pour se distinguer, les scribes s’ingéniaient à réaliser plusieurs formes d’un même signe. Ces derniers peuvent notamment apparaître sous la forme de visages personnifiés ou de signes abstraits, plus courants dans les très rares livres qui ont échappé aux destructions voulues par les espagnols et qui ont été emportés en Europe comme trophées.
La langue est notée à l’aide d’un syllabaire complet complétant les idéogrammes, ce qui permet d’enregistrer de véritables phrases. Elle s’apparente au cholti aujourd’hui disparu.
6. On a longtemps écrit que notre alphabet avait été inventé par les Phéniciens. De récentes inscriptions gravées sur des céramiques et sur le rocher, découvertes dans le Sinaï, remettent en question aujourd’hui ce scénario trop simpliste. Ces découvertes proviennent notamment des anciennes mines de turquoises de Sérabit el Khadim exploitées par les Egyptiens. Ces textes protosinaïtiques notent à l’aide de seules consonnes, au nombre de 24, une langue sémitique apparentée à l’hébreu ou au phénicien du 1er millénaire. Chaque lettre est représentée par la figure très schématique d’un mot dont elle marque l’initiale, comme si on dessinait aujourd’hui un poisson pour noter la lettre P. Les formes graphiques se rapprochent de signes égyptiens.
Il est donc possible que l’alphabet ait été inventé sur sol égyptien par des gens qui parlaient une langue sémitique et pouvaient voir des inscriptions égyptiennes. La date des inscriptions, 1600 av. J.-C., correspond à la deuxième période dite intermédiaire qui marque une interruption dans les dynasties pharaoniques. On peut donc se demander si l’alphabet n’aurait pas été inventé sur sol égyptien par les Hyksos qui ont régné sur la vallée du Nil entre 1630 et 1521 av. J.-C. On sait que l’écriture égyptienne connaissaient des signes consonantiques au nombre de 24, qui n’étaient utilisés que pour noter les noms étrangers.
Ce système de notation, qui semble avoir diffusé de façon indépendante en Arabie, a néanmoins bien été vulgarisé et largement propagé en Méditerranée par les Phéniciens. Les premiers témoignages de l’alphabet phénicien sont des noms gravés sur des pointes de flèche en bronze remontant au 13ème siècle avant notre ère. Ce n’est qu’à partir de ce moment que l’on peut tracer une filiation ininterrompue menant à tous les alphabets actuels : araméen, nabatéen, arabe et hébreu au Proche Orient, punique, lybico-berbère et touareg en Afrique, grec, étrusque et latin en Europe.
7. Pour être complet, signalons pour terminer un cas totalement marginal qui ne s’inscrit pas dans la logique d’une relation entre écriture et développement des premières civilisations urbaines. Il s’agit des tablettes de bois appelées rongorongo, soigneusement polies et couvertes de signes d’écriture. Elles ont été découvertes au 18ème siècle par les premiers explorateurs européens chez les populations polynésiennes occupant l’île de Pâques. On ignore la date d’apparition de cette écriture qu’on ne sait plus aujourd’hui déchiffrer. On ignore également s’il s’agit d’une invention réellement originale, indépendante de l’influence des écrits européens.
chocolatte
Pont du Golden Gate
Le pont du Golden Gate de San Francisco est un ouvrage mythique des États-Unis. Comment ce pont suspendu considéré comme l'une des sept merveilles du monde moderne a-t-il vu le jour ?
En 1872, un entrepreneur, Charles Crocker, envisage de créer un pont entre San Francisco et la ville de Sausalito. À compter de 1906, lors de la reconstruction de la ville touchée par un séisme, il est question de développer de nouveaux axes routiers dans cette partie des États-Unis. Les bacs et les ferries, qui sillonnent le détroit, sont surchargés. En 1916, l'idée d'un pont refait surface dans le New York Times. Mais l'édification de ce dernier semble compromise : les courants sont forts dans le détroit du Golden Gate, le brouillard est épais, et le sel entraîne une corrosion rapide.
En 1919, l'ingénieur Michael O'Shaughnessy est le premier à appeler le futur édifice le « pont du Golden Gate », littéralement « le pont de la porte d'or ». Il approche l'architecte Joseph Strauss pour lui demander de présenter le plan de construction d'un pont suspendu, alors spécialisé dans la réalisation de ponts à bascule. En 1933, les travaux démarrent. Les défis sont nombreux : faire accepter le montant des travaux aux habitants, convaincre les sociétés de ferries que le pont ne leur fera pas perdre d'activité, poser les fondations alors que les eaux sont agitées, notamment à marée haute quand l'eau salée de l'océan Pacifique rencontre l'eau douce de la baie de San Francisco...
Pour Irving Morrow, l’éclairage était particulièrement important, non seulement pour mettre en valeur la structure, mais également pour offrir un confort de conduite aux automobilistes.
Pour Irving Morrow, l’éclairage était particulièrement important, non seulement pour mettre en valeur la structure, mais également pour offrir un confort de conduite aux automobilistes.
Des équipes de plongeurs sondent le détroit pour consolider les bases de l'ouvrage. À plusieurs reprises, la jetée construite pour permettre le transport des matériaux et le passage des ouvriers entre la berge et la première tour est détruite puis reconstruite. Au final, deux tours de 227 mètres sont édifiées : le Golden Gate de San Francisco est inauguré le 27 mai 1937. Il enjambe le détroit sur une longueur de 2.737 mètres ! Au total, ce sont 75.000 tonnes d’acier qui ont été utilisées, en plus du béton.
Le choix de la couleur orange, plus précisément « orange international », du Golden Gate de San Francisco est dû à Irving Morrow. Cet architecte faisait partie de l'équipe de Strauss. Il a gardé le cap en dépit des vives critiques qui se sont élevées aux États-Unis. Il a également conçu les sculptures qui décorent le pont.
chocolatte
Les pommes de supermarché peuvent avoir été cueillies un an auparavant
Les pommes dites fraîches ne le sont pas toujours. Elles sont habituellement cueillies entre août et novembre, recouvertes de cire, séchées à l’air chaud et entreposées au froid. C’est après une période de 6 à 12 mois qu’elles se retrouvent parfois sur les présentoirs de l’épicerie.
Capusa
Le triangle des Bermudes :
Si les scientifiques évoquent des perturbations magnétiques ou des émissions sous-marines de méthane qui diminueraient la densité de l’eau à certains endroits, cette thèse n’a pas pu être créditée à 100%. Les hypothèses les plus loufoques parlent de présence extraterrestre, distorsion spatio-temporelle ou champs magnétiques surnaturels. Toutefois, la zone reste largement contournée et les disparitions qui s’y sont déroulées n’ont jamais pu être expliquées.
martinemdh
Origine du mot couvre feu
Le couvre-feu est une expression qui vient du Moyen Âge. L'usage était d'éteindre le feu dans les cheminées avant d'aller se coucher afin d'éviter que des incendies se propagent dans les villages faits de maisons de bois. Au son de la cloche, les habitants recouvraient alors d'un couvercle les flammes du foyer.
Capusa
Qui a inventé la pizza ?
Connue dans de nombreuses cultures .
Lorsqu'on dit «pizza», c'est à l'Italie qu'on pense aussitôt. Mais les pâtes garnies sont connues depuis longtemps dans de nombreuses cultures: 2000 ans av. J.-C. déjà, les Assyriens garnissaient une fine pâte de viande, cette spécialité était appelée «lahmacun» («viande sur pâte»). On la connaît aujourd'hui encore sous le nom de «pizza turque». Le «pide» est un pain plat turc, connu en Grèce sous le nom de «pita», que l'on mange pour accompagner un repas. C'est peut-être de là que vient le nom «pizza».
Une notoriété mondiale grâce aux Italiens
Vraisemblablement c'était à l'origine le repas du pauvre: on garnissait de la pâte à pain, avant ou après sa cuisson, avec ce qu'on avait sous la main.
La pizza actuelle, telle que nous l'aimons, est née à Naples. La légende veut que la reine Marguerite ait particulièrement apprécié la pizza garnie de tomates, de mozzarella et de basilic (rouge-blanc-vert, les couleurs du drapeau italien). Même si elle n'est pas forcément véridique, cette histoire a aidé la pizza à se tailler une notoriété mondiale.
Version fast-food grâce aux Américains
Les immigrés italiens ont apporté la pizza en Amérique. C'est là que sont nées les premières chaînes de fast-food ainsi que les pizzas surgelées. Ce repas rapide tant apprécié se trouve – pour ainsi dire – à tous les coins de rue, en une multitude de variantes.
Capusa
La coloration
L’invention de la coloration remonte à aussi loin que l’invention des premiers savons en Mésopotamie, c’est-à-dire au moins 5 000 ans. Les coiffeurs de l’Antiquité connaissaient aussi la technique des colorations. Quand leurs cheveux grisonnaient, Grecs et Romains utilisaient du nitrate d’argent, et les Egyptiens, des mélanges d’indigo (bleu) et de henné (jaune à rouge) afin d’obtenir du brun foncé.
Des fientes d’oiseaux pour décolorer les cheveux
Ils savaient aussi blondir avec du carbonate de sodium extrait de mine de natron (un minéral) ou de plantes comme la salicorne. Ils recouraient aussi au guano (fiente des oiseaux de mer), qui possède un pouvoir décolorant grâce à l’ammoniac et à l’acide oxalique dont il est composé. Les Gaulois, eux, privilégiaient plutôt la chaux pour blondir leur chevelure.
chocolatte
Les glaces sur bâtonnet (popsicles) ont été inventées par accident par un gamin de 11 ans
C’est en 1905 qu’un garçon de 11 ans, Frank Epperson, a laissé son verre d’eau rempli de poudre de soda à l’extérieur, incluant le bâton de bois servant à mélanger le tout. Le tout s’est solidifié au cours de la nuit froide, et ainsi est né l’Epsicle.
Il s’est alors mis à vendre son invention aux gens du quartier, et un parc d’attractions local s’est empressé de breveter la recette. Le nom fut changé pour Popsicle quelques années plus tard, étant ainsi appelé par les enfants qui les adoraient.
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Soldat inconnu
sans nom ,sans visage ,ce soldat inhumé par la Patrie est un symbole des vies brisées de la première guerre mondiale .L'hommage reconnu par tous a été source de conflits au moment de sa création
en 1916,François Simon président du souvenir français évoque l'idée de recueillir au Panthéon les restes d'un soldat mort pour la France .La proposition n' est adoptée par l'Assemblé qu'un an après la fin des combats le 12 novembre 1919.Mais l'histoire joue les troubles fêtes,les partis de gauche et de droite s'écharpent à propos du lieu de la sépulture .Les premiers souhaitent la grandeur patriotique de l'Arc de Triomphe,les seconds honnissent ce monument voulu par l'Empereur Napoléon premier .Le gouvernement propose finalement que l'on Fête le 11 Novembre 1920,le 50°anniversaire de la troisième République et que l'on porte au Panthéon le cœur de Léon Gambetta ,membre du gouvernement de le défense nationale en 1870.On commémorerait à cette occasion la victoire de 1918,en rappelant la lutte menée durant le conflit contre la Prusse .La Grande Bretagne a annoncé le 24 octobre qu'elle allait inhumer en grande pompe le 11 novembre ,un soldat britannique inconnu dans la cathédrale de Westminster :le projet à coté de fait pâle figure à coté de cet honneur quand tant de familles meurtries ,pleurent encore leurs morts .un mouvement d'indignation secoue la presse ,allant jusqu'à menacer de saboter la cérémonie officielle .les députés votent en hâte le 8 novembre la loi qui entérine la translation des restes d'un soldat inconnu .Son corps sera déposé sous l'Arc de Triomphe ...ce sera le sixième cercueil ,encore faut il le désigner !Huit corps se soldats français non identifiés ,choisis sur les différents secteurs du front ,Artois ,Champagne ,Aisne ,Ile de France ?Lorraine ,Somme et Verdun
le 10 novembre ,Auguste Thin,21 ans poilu du 132°régiment d'infanterie ,dont le père a été tué au combat ,a la lourde tâche de choisir solennellement "l'élu .Grave ,il s'avance dans la chapelle ardente avec le général gouverneur Boichut et André Maginot ,ministre des Pensions ,ancien combattant expliquera plus tard :"il me vint une pensée simple :j'appartiens au 6°corps .En additionnant les chiffres de mon régiment le 132 ,c'est également le chiffre 6 que je retiens .la décision est prise /ce sera le 6°cercueil que je rencontrerai "Il longe les cercueils recouverts du drapeau tricolore sur le 6°un bouquet d’œillets blancs et rouge
Le soldat inconnu est mené à l'Arc de Triomphe le 11 novembre 1920et inhumé définitivement au début de l'année 1921
en 1923 une flamme éternelle est ajoutée ,ravivée tous les soirs à 18h30.Apresle seconde guerre mondiale est installé au pied de la tombe un bouclier chargé d'un glaive enflammé ,offert par les Alliés à la gloire des armées françaises .Une tombe du soldat inconnu britannique est inaugurée à Londres le même jour qu'en France ,28 autres pays possèdent leur tombe du soldat inconnu
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La laine d’Alpaga, le nouvel or du Pérou
Le Pérou est un des rares pays où l’artisanat est un art d’exception. L’expertise ancestrale des artisans péruviens rend unique leurs créations tant par leur savoir-faire que par leurs motifs. La créativité y règne.
Plus légère, plus douce, plus résistante et de meilleure qualité que la laine de mouton, la laine d’alpaga est une matière première utilisée depuis des siècles au Pérou. Aujourd’hui, elle est devenue une matière composante de produits de luxe dans les pays occidentaux.
Voyage au Pérou vous en dit plus sur ce joyau d’exception dans le monde du textile qui commence à faire sacrément de l’ombre à l’indétrônable cachemir
Qu’est-ce que la laine d’Alpaga
La laine d’Alpaga provient de l’animal du même nom. Cousin germain du fameux lama, l’alpaga se trouve le long de la cordillère des Andes. Nous retrouvons ces camélidés également dans certains élevages en Amérique du Nord, en Australie et en Europe.
On en recense plus de 4 millions en Amérique du Sud, dont 90% se trouvent dans le Sud du Pérou.
Il existe deux types d’alpaga : l’alpaga Suri et l’alpaga Huacaya. Ces deux types de laines varient sensiblement sur plusieurs aspects :
L’alpaga Suri : cet alpaga a une toison de dreadlocks. Il sera plus sensible aux variations des températures hostiles de l’environnement dans lequel il vit. La laine d’alpaga Suri est plus longue, plus fine et soyeuse, couvrant ainsi l’intégralité de son corps et touchant quasiment le sol. L’alpaga Huacaya (ou Alpaga Fleece): cet alpaga supporte mieux les conditions difficiles et hostiles de la Cordillère des Andes. Son pelage est plus moelleux, dense et bouclé. Sa toison est également brillante et fine. Elle ressemble plus à celui du mouton.
Autrefois considérée comme la laine des dieux, la laine d’alpaga était seulement réservée aux vêtements et aux parures décoratives de l’empereur. Animal sacré au temps des Incas, sa fibre textile est apparue dans les créations andines aux alentours de 1200 ans après J-C.
Les troupeaux d’alpagas, de la famille des camélidés, au même titre que la vigogne ou le lama, ont arpenté les Andes pendant des millénaires avant d’être domestiqués par les civilisations pré-incaïques
La laine d’alpaga séduit chaque fois plus un grand nombre de personnes. Sa laine particulière est le résultat d’une adaptation à l’environnement de l’habitat de l’animal. Il peut élire résidence jusqu’à plus de 4500 mètres d’altitude dans la Cordillère des Andes.
Sa robe est donc robuste, chaude et imperméable car ce caméléidé doit faire face à une atmosphère extrême. Dans ces hauts plateaux andins, les variations de températures font le grand écart, allant de 20 degrés en dessous de zéro à 20 degrés au dessus de 0, et ce en 24 heures ! L’animal fait face alors à des rayons de soleil intenses, des gelés et du vent glacial.
Le grand avantage pour les peaux sensibles est que cette laine ne vous donnera pas un effet de piqûre sur la peau comme cela peut être le cas avec d’autres types de laines. En effet, l’alpaga a un seul type de fibre, ce qui permet une utilisation immédiate sans besoin d’épilation.
Enfin, l’élevage de troupeaux d’alpaga n’endommage pas l’environnement, au contraire, il respecte les règles d’un développement durable.
La laine d’Alpaga mieux que l’or au Pérou ?
La laine d’alpaga attise toutes les convoitises, d’autant plus que c’est une ressource rare. En effet, un alpaga ne produit que 2 à 3 kg de poils par an, la production mondiale s’élevant à 5000 tonnes par an.
A la dernière foire internationale dédiée à la laine d’alpaga “AlpagaFiesta”, ce sont 15 millions de dollars de négociations qui se sont réalisées par 70 acheteurs venus du monde entier. Et ce n’est qu’un avant goût de l’engouement pour ce trésor insoupçonné.
Le commerce extérieur péruvien proclame une augmentation considérable de 58% dans les exportations de laine d’alpaga entre 2009 et 2013. Ces flux de matières premières vont surtout vers l’Asie, la Chine et le Japon principalement, mais aussi vers l’Italie, capitale mondiale de la mode. Au total, cette fuite de laine a généré plus de 130 millions de dollars.
Et cette ascension s’accélère puisque en neuf mois (entre janvier et septembre 2014), l’exportation a bondi de près de 67%.
La laine d’alpaga offre naturellement une gamme de couleurs de plus de 22 teintes différentes. Nous retrouvons particulièrement des tons noirs, gris, marrons et blancs.
La laine d’alpage est comme toutes les laines, une matière fragile et délicate. Comme la laine de mouton, il faut la laver à froid soit à la main soit en machine. Le séchage doit se faire à l’ombre et loin de toute source de chaleur. Enfin, pour éviter que le vêtement ne se déforme, il vaut éviter de le suspendre. Préférez plutôt un séchage à plat à l’horizontale
En conclusion
Nous l’avons bien compris la laine d’alpaga est un trésor qui reste à exploiter. Même les plus grandes marques de luxes commencent à s’y mettre. Les marques Cacharel, Kenzo et Max Mara ont d’ailleurs intégré la laine d’alpaga pour leurs collections.
Cependant, il faut encore changer les habitudes de consommation qui font de cette précieuse matière encore un objet de souvenir et de folklore pour la plupart des touristes.
Aux péruviens de s’approprier ce nouvel eldorado et de maîtriser son développement car l’alpaga est avant tout un trésor national qui est partagé avec le reste du monde. Au même titre que le “Made in France”, le Pérou doit développer et étendre son “Made In Peru”, gage de qualité.
