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Taj Mahal
Joyau de l'art musulman en Inde, le grandiose mausolée du Taj Mahal suscite l'admiration de plus de 6 millions de visiteurs chaque année. Victime du tourisme de masse et de la pollution, son accès a dû être restreint. Près d'Agra, dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, à 200 km au sud de New Delhi, l'imposant monument de marbre blanc incrusté de pierres précieuses apparaît comme le décor rêvé pour consacrer une histoire d'amour. En écho à la volonté de son constructeur, l'empereur Shâh Jahân : honorer la mémoire de sa troisième épouse, sa favorite, Mumtâz Mahal. Mais ce temple de l'amour, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, a aussi déclenché les foudres ces dernières années de nationalistes hindous et de féministes indiens. Ils y voient avant tout le symbole d'une domination musulmane et d'une histoire très loin d'être romantique. Sans parler de la marque d'autorité suprême de celui dont le nom signifie "roi du monde", son hypothétique volonté despotique, et, qui sait, la folie des grandeurs d'un esthète, très peu de temps avant le Versailles de Louis XIV.
L'amour éternel d'un empereur couvert de marbre blanc
Le "Palais de la couronne" (en persan) naît en 1631, après la mort d'Arjumand Banu Begam, surnommée Mumtâz Mahal, la "Merveille du Palais". A 39 ans, l'épouse favorite de l'empereur moghol Shâh Jahân n'a pas survécu à un quatorzième accouchement, alors que sept de leurs enfants étaient déjà morts en bas âge. Il décide d'ériger un mausolée à la hauteur de ses sentiments. Effondré, il se serait enfermé dans une pièce pendant une semaine, avant d'en sortir tous ses cheveux devenus gris. Il a alors tant pleuré qu'il doit porter des lunettes, selon l'historienne à l’université de Delhi et spécialiste de l’Empire moghol Amita Paliwal.
"L’affection mutuelle et l’harmonie entre les deux avaient atteint un niveau inégalé entre mari et femme parmi les sultans et les chefs d’Etat, et même parmi les gens ordinaires", a écrit l’historien officiel de l’empereur, Muhammad Amin Qazwini. Mais la vie matrimoniale du célèbre couple est très peu documenté, tout comme d'ailleurs la construction du Taj. Et pour certains, c'est Mumtâz Mahal qui aurait demandé à son mari, dans un dernier souffle, un monument capable de défier le temps et de montrer au monde entier leur amour éternel.
Le mausolée principal et son dôme parfait sont achevés en 1648, reposant sur une plateforme en marbre de 10 000 m2. Les bâtiments et les jardins périphériques complètent le chef d'oeuvre cinq ans plus tard, avec le Perse Ustad Ahmad Lahaur pour architecte en chef. La légende dit que l'empereur aurait fait tuer la femme de l'architecte pour qu'il comprenne sa douleur. Plus de 20 000 ouvriers et artisans venus de l’ensemble de l’empire, ainsi que d’Asie centrale et d’Iran sont réquisitionnés, aidés par plus de 1 000 éléphants. Un chantier à prix d'or, estimé à un milliard d'euros actuels, pour un édifice en grès rouge recouvert de marbre blanc et de pierres précieuses - comme du lapis-lazuli d'Afghanistan - et semi-précieuses. Ce blanc, changeant selon les heures de la journée, est la couleur du deuil, de la paix et de la pureté en Inde. Mais par le choix du marbre, Shâh Jahân afficherait aussi à la face du monde sa puissance, sa richesse et son originalité, les monuments d'empereur moghols étant classiquement en grès rouge. Et à l'époque, les prêtres hindous vivaient souvent dans des maisons de marbre blanc .
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L'histoire du chewing-gum
L’homme a toujours mâché. Retour sur la genèse du chewing-gum tel que nous le connaissons.
En effet, les premières gommes mâchées étaient des morceaux de résine d’arbre, mais on mastiquait aussi des herbes douces, des céréales et de la cire. Par exemple en Grèce antique, les grecs mâchaient du mastic, , une résine tirée du pistachier lentisque (l’arbre au mastic). Les mayas, eux, raffolaient de la sève de Sapotillier (un arbre fruitier endémique à l’Amérique du Sud). Les indiens d’Amérique mastiquaient pour leurs parts de la sève de sapin. Autant dire que tous les peuples ayant traversé l’histoire ont eu une gomme dans la bouche.
Le premier chewing-gum commercial a été fabriqué et vendu en 1848 par John Bacon Curtis. Ce chewing-gum répondait au doux nom de « the State of Maine Pure Spruce Gum » (pure gomme d’épicéa de l’état du Maine). C’est le premier chewing-gum produit de façon industrielle dans la « Curtis Chewing Gum Factory ».
En 1869, un général mexicain (Antonio Lopez de Santa Anna) parle de son idée d’utilisation du chiclé (une gomme provenant du latex blanc du Sapotillier) à Thomas Adams. Adams ajouta à la gomme une saveur et ce fut là le premier chewing-gum dans la forme que nous connaissons. Plusieurs saveurs provenant de sa fabrique virent le jours dans les années 1870 comme la gomme saveur réglisse (Black Jack) ou celle aromatisée à l’orange (Sour orange). Mais la saveur de ces gommes ne tenaient que quelques instants.
Ce problème de saveur fut réglé par William White, lorsqu’il mélangea du sucre, du sirop de maïs à la gomme. Il s’est aussi apperçu que la saveur menthe poivrée est celle qui restait le plus longtemps en bouche. Son premier chewing-gum répondait au nom Yucatan Gum.
chewing gum
La Yucatan gum
En 1888, Thomas Adams sort le premier chewing-gum qui a été vendu à partir d’un distributeur automatique, le Tutti Frutti. C’est en 1891 que William Wrigley Jr fonde Wrigley Chewing-Gum, une des marques les plus emblématiques de l’industrie encore aujourd’hui. Mais ce fut surtout en 19714 lorsque Wrigley sortit leur Doublemint que la marque s’affirma à l’échelle internationale.
Chewing-gum
Le célèbre Doublemint
En 1951 la Topps company redonne un souffle nouveau à l’industrie en ajoutant des cartes de baseball dans chaque paquet. En ciblant les enfants, ils ont réussi un coup de maitre et relancé les ventes de gommes qui connaissaient un certain essoufflement.
Dans les années 1950, les consommateurs sont devenus plus soucieux de leur santé. C’est dans cette optique que la gomme sans sucre a alors été introduite. L’idée originale derrière la gomme sans sucre appartient à un dentiste, le Dr Petrulis. Dr Petrulis a vendu son entreprise à la William Wrigley Co. Dans la fin des années 1960, ils ont introduit le premier chewing-gum sans sucre appelé Blammo.
Blammo, le chewing-gum sans sucre
Blammo, le chewing-gum sans sucre
Aujourd’hui, l’industrie du chewing-gum est encore loin de connaitre une sorte d’érosion. Bien au contraire la consommation de gomme ne fait qu’augmenter au fil des années. Aujourd’hui il a près de 3 millions de tonnes de chewing-gum consommés dans le monde en un an.
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Embargo cubain : Kennedy et sa requête particulière …
Difficile d’ignorer cette période de l’histoire contemporaine. La friction entre l’île communiste de Cuba et la puissance occidentale des Etats-Unis a des répercutions dont on peut encore ressentir les ondes de chocs aujourd’hui. Le fameux embargo instauré au début des années 60 par l’iconique président américain John Kennedy demeure à ce jour le seul d’une telle envergure dans l’histoire de l’humanité. Cependant, si vous connaissez le pourquoi du comment de cette décision, vous ne connaissez certainement pas la fourberie de Kennedy quelques heures seulement avant la signature du décret poussant Cuba dans ses retranchements…
Ce que le président veut, le président a
Nous sommes le 6 février 1962. Le président américain – mèche impeccable et sourire ultra bright – s’apprête à entrer dans l’histoire d’une façon fracassante. Dans quelques heures à peine, il apposera sa signature en bas du décret instaurant l’embargo de l’île de Cuba. En pleine guerre froide, la sécurité des Etats-Unis et de tous ses alliés se trouve menacée par la nouvelle coalition formée par le leader cubain, Fidel Castro, et l’Union Soviétique Russe. Aux grands maux les grands remèdes : Kennedy décide alors d’interrompre tout commerce avec Cuba et d’interdire l’exportation des produits américains sur le sol cubain.
Mais avant de s’installer à son bureau et de changer le cours de l’histoire, Kennedy convoque discrètement son responsable de presse Pierre Salinger à qui il confie une mission bien particulière : lui ramener 1000 cigares cubains le plus rapidement possible et pas n’importe lesquels, des Petit Upmanns, ses préférés. S’il existe au moins un avantage à la fonction présidentielle, c’est bien le fait d’exiger une chose et de l’obtenir dans les meilleurs délais. Le lendemain à 8h, Pierre Salinger se présente donc à la Maison Blanche avec une cargaison de 1200 cigares.
Satisfait, Kennedy ne manque pas de remercier chaleureusement son responsable de presse avant de prendre place dans le bureau ovale pour y signer l’embargo … et donc l’interdiction d’importer des cigares cubains sur le sol américain !
Autre version...
Les cigares de la paix envoyés à Kennedy
Le livre de deux universitaires américains, Back Channel to Cuba, paru en 2015, a révélé une page de diplomatie méconnue. En mai 1961, John Kennedy, président des États- Unis depuis moins de six mois, reçoit une boîte de cigares. Il s’agit d’un cadeau secret de Che Guevara, qui dirige Cuba avec Fidel Castro, ennemi juré des Américains. Kennedy est friand de cigares, mais il goûte sans doute encore davantage la note manuscrite jointe : Guevara y fait plusieurs propositions d’ordre diplomatique (comme l’indemnisation des biens nationalisés depuis la révolution de 1959…). Cela ne suffira cependant pas à infléchir les relations entre les deux
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Le stylo
L' ancêtre du stylo a été créé en Égypte antique, mais il y a eu, depuis, de belles évolutions. L’invention du stylo à bille révolutionne l’écriture, en épargnant à ses utilisateurs les inconvénients de la plume et des crayons à papier. Ainsi, le stylo à bille est notamment adopté par la Royal Air Force, car il ne bave pas sous les effets de l’altitude, contrairement à la plume. Ce qu’on appellera plus tard le Bic© est autorisé à l’école par l’Éducation nationale à la rentrée 1965. Au grand ravissement des écoliers qui immédiatement transforme le tube du stylo en sarbacane. Aujourd’hui, le stylo à bille est adopté par tous, dans tous les pays.
Invention du stylo à bille : la genèse de l’idée
La première forme de ce qui peut s’apparenter à un stylo à bille revient à l’invention d’un tanneur américain, John Loud, brevetée en 1888. Il s’agit d’un stylo à bille destiné à écrire sur des pièces de cuir brut. Mais l’encre sèche rapidement, bloquant le roulement de la bille. C’est trente ans plus tard qu’un journaliste hongrois et inventeur à ses heures, du nom de László Biró, épaulé par son frère György, chimiste de métier, va faire avancer l’idée du stylo à bille. László observe un jour des enfants en train de jouer aux billes. Un constat marque son esprit : lorsqu’un enfant fait traverser une flaque à sa bille, celle-ci imprime sur son passage une traînée d’eau sur le sol. Les frères se mettent au travail et développent une pointe de stylo à bille ainsi qu’une encre adaptée. En 1938, ils déposent le brevet de leur invention : le stylo à bille est né.
L’inventeur du stylo à bille actuel
C’est donc aux frères Biró que l’on doit l’invention du stylo à bille sous sa forme actuelle. Ils baptisent leur société « Stylos Biró ». Leur produit, le premier stylo à bille destiné à une écriture manuelle quotidienne, prend pour nom commercial le « Birome », appellation toujours utilisée en Hongrie. Mais c’est grâce à un homme d’affaires français, le baron Marcel Bich, que le stylo à bille connait un essor commercial dans le monde entier. Bich rachète le brevet des frères Biró, et modifie la cartouche d’encre, qui passe à une autonomie de 2 km d’écriture. La section ronde du tube devient hexagonale, pour empêcher le stylo de rouler sur une table. Le tube devient transparent, pour bien visualiser le niveau d’encre du stylo. Bich simplifie son propre nom pour créer la marque Bic©. Il nomme son premier stylo le Bic Cristal© qu’il commercialise en France à 50 centimes d’anciens francs. Nous sommes en 1950. C’est le début d’un succès planétaire qui n’a pas fini de faire couler de l’encre.
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Hermaphrodite c'est quoi ?
Qui présente un hermaphrodisme, qui possède les organes reproducteurs des deux sexes, qu'il s'agisse d'un animal ou d'une plante.
Exemple : L'escargot est un animal hermaphrodite.
Synonyme : bisexué
Origine : d' Hermaphrodite
Son nom provient de celui de ses parents : fils d’Hermès et d’Aphrodite. Son lieu de naissance est incertain, mais celui où il passa ses premières années nous est connu : les forêts du mont Ida, en Phrygie, où il fut élevé par les Nymphes. Une vie normale, comme celle de tous les enfants, jusqu’au jour où, parvenu à l’âge de quinze ans, il décide de partir à la découverte du monde, sillonnant l’Asie mineure au cours d’un voyage qui le conduira jusqu’en Carie, sur les rives d’un lac magnifique. Là, dans ce lac, habite Salmacis, une nymphe plutôt entreprenante qui en voyant Hermaphrodite – devenu, en grandissant, d’une beauté extraordinaire – en tombe éperdument amoureuse et cherche par tous les moyens à le séduire. En vain : Hermaphrodite repousse ses avances, mais Salmacis ne renonce pas. Plus que jamais décidée à atteindre son objectif, elle feint de se résigner et attend l’occasion propice, qui se présentera finalement le jour où Hermaphrodite, après s’être déshabillé, s’élance dans les eaux du lac. La nymphe, qui n’attendait que cela, se jette sur lui, l’enlace de toutes ses forces en une étreinte dont Hermaphrodite ne parvient pas à se libérer. Mais une étreinte momentanée ne suffit pas à la nymphe amoureuse ; elle désire que son corps ne puisse plus jamais se séparer de celui du jeune homme. Ce qu’elle demandera aux dieux, qui le lui accorderont. Les deux êtres resteront unis pour toujours en un être nouveau, à la fois homme et femme.
Le mythe s’arrête là, dont le récit semble se présenter comme celui d’une histoire d’amour, exaltant la force invincible du désir (en ce cas, d’ailleurs, tout à fait singulièrement, du désir d’une femme).
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Les sablés de Noël : un peu d’histoire…
Rares sont les personnes qui n’apprécient pas ces traditionnelles petites pâtisseries dégustées à l’occasion des fêtes de Noël. Mais peu connaissent leur origine…
Pour la petite histoire, il faut remonter jusqu’au 14ème siècle pour retrouver la trace des premiers sablés… En effet, c’est en Suisse que les premiers moules en bois ont été fabriqués avec des décors religieux. Les biscuits appelés alors « Springerle » servaient à donner une éducation religieuse aux personnes ne sachant ni lire, ni écrire. Le plus ancien de ces moules est d’ailleurs exposé au Musée National de Zurich.
Vinrent ensuite au 17ème siècle les biscuits allemands en pain d’épices, les Lebkuchen », très réputés pour l’originalité de leurs formes. C’est ensuite logiquement dans les pays germaniques que la tradition des biscuits de Noël s’est développée pour s’étendre à l’ensemble des pays d’Europe de l’Ouest. C’est également à cette période que sont apparus les premiers emporte-pièces.
En 1812, le fameux conte des frères Grimm “Hansel et Gretel » a beaucoup inspiré les boulangers pour créer de nouveaux décors ainsi que les maisons en pain d’épices.
Il faudra attendre la fin du 19ème siècle, pour que cette tradition traverse l’atlantique avec le développement par les allemands du commerce des ustensiles de cuisine, les moules décoratifs ainsi que les incontournables emporte-pièces. Les bonhommes en pain d’épices ont d’ailleurs certainement été les premiers biscuits de Noël outre-atlantique !
Aujourd’hui, la tradition se perpétue pour le plus grand plaisir des grands gourmands ! A cela s’ajoute l’aspect ludique de leur fabrication. L’occasion par exemple d’occuper les enfants un après-midi pendant les vacances de Noël.
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C'était en 'Une' hier
7 décembre 1996 : La navette spatiale Columbia se pose à Cap Canaveral, en Floride, à l'issue d'une mission record de 17 jours, 15 heures et 54 minutes dans l'espace, après avoir parcouru 11,2 millions de kilomètres.
7 décembre 1993 : Le Pentagone admet que deux cent quatre essais de bombe atomique ont été menés au Nevada, sans être annoncés.
7 décembre 1936 : Jean Mermoz décolle de Dakar en direction de Natal, au Brésil, sur un hydravion Laté 300 baptisé Croix-du-Sud. On ne reverra jamais ni lui ni son équipage : Alexandre Pichodou, Henri Hezan, Jean Lavidalie et Edgar Cruveilher. Le 30 décembre, ces pilotes de légende auront droit à des funérailles nationales.
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Pourquoi le kangourou a t-il une poche ?
La poche ventrale du kangourou, appelée marsupium est une sorte de couveuse naturelle. Après une gestation d'à peine 35 jours, le nouveau-né expulsé du ventre de sa mère avec sa poche de liquide amniotique, n'est encore qu'une sorte d'embryon rose et aveugle, gros comme un haricot et pesant environ 1 gramme.
Il doit cependant se hisser jusqu'à la poche dans laquelle il retrouve la chaleur utérine et une mamelle nourricière contre laquelle il reste agrippé pendant 2 mois. A six mois, il sort s'alimenter de quelques herbes mais ne devient autonome qu'entre 8 et 9 mois, sans pour autant cesser de téter jusqu'à un an. Il est fréquent de voir un petit de l'année précédente cohabiter dans la poche avec un nouveau-né.
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Curiosité de la nature..
Un diamant creux comportant en son cœur un second diamant a été extrait du gisement de Nakyn, situé en Iakoutie, dans l'Extrême-Orient russe, a annoncé le 4 octobre la compagnie Alrosa, leader mondial de l'extraction diamantaire. « À notre connaissance, de tels diamants n'ont encore jamais été rencontrés dans l'histoire », a déclaré Oleg Kovaltchouk, directeur adjoint d'Alrosa en charge des travaux d'innovation.
Le diamant Matrioshka vu aux rayons X : le petit diamant de 4 mg se déplace librement à l’intérieur d’une cavité d’un autre diamant de 124 mg.
Ce diamant « Matrioshka » (du nom des poupées russes s'emboîtant les unes dans les autres), qui serait âgé de 800 millions d'années, est formé d'un diamant de 0,62 carat (124 mg pour 4,8 x 4,9 x 2,8 mm) renfermant une cavité à l'intérieur de laquelle se déplace librement un autre minuscule diamant de 0,02 carat (4 mg pour 9×2,1×0,6 mm).
« Le plus étonnant est le creux à l'intérieur du diamant, explique Oleg Kovalchuk. Nous avons deux hypothèses sur sa formation. Un minéral du manteau a pu être capturé par le diamant durant sa croissance, puis dissous à la surface de la Terre. Selon une deuxième version, une couche de diamant polycristallin s'est formée à l'intérieur du diamant en raison d'une croissance ultra-rapide, et des processus plus agressifs du manteau l'ont ensuite dissoute. C'est vraiment une création unique de la nature, d'autant plus que la nature n'aime pas le vide, insiste le spécialiste. D'habitude, les minéraux sont remplacés par d'autres sans formation de cavité ».
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L'invention des lunettes
On ne sait exactement qui a inventé les lunettes. Le moine anglais Bacon en 1290 ? L'italien Alessandro en 1300 ? Son compatriote Degli Armati ? En tout cas, un homme d'Eglise, car ces deux lentilles convexes en cristal de roche montées sur un pince-nez servent alors aux érudits pour se plonger dans leurs manuscrits. Plus tard, les lunettes auront aussi un rôle protecteur : les verres colorés, ou lunettes de soleil, permettent de protéger les yeux contre le rayonnement solaire, ou les lunettes de travail qui préservent leurs yeux des projections de particules.
Les lunettes : une invention au service du savoir
En 1268, le philosophe anglais Roger Bacon fit pour la première fois mention de l'utilisation de lunettes. Les Chinois ont probablement utilisé des verres grossissants enchâssés dans une monture dès le Xe siècle. En Europe, les Italiens ont été les premiers à découvrir par hasard le puvoir de correction des verres à surface convexe pour le vision de près. En menant d'autres recherches sur ce sujet inédit, ils mettent en évidence la correction de la myopie grâce à des verres à surface concave. A la même époque, le physicien Salvino Degli Armati est le premier européen à concevoir une monture supportant les verres et tenant sur le nez.
lunette moyen age
De nombreux portraits datant du Moyen Âge représentent des personnes portant des lunettes. Avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, la demande augmenta et, en 1629, elle était suffisamment importante pour que, en Angleterre, une charte soit accordée à une guilde de fabricants de lunettes. Les premières lunettes bifocales furent fabriquées pour Benjamin Franklin, sur sa demande, vers 1760. Au départ, les lunettes étaient élaborées uniquement pour corriger la myopie et la presbytie. Ce n'est que vers la fin du XIXe siècle que l'on commença à utiliser des lentilles cylindriques pour corriger l'astigmatisme.
Autrefois, il existait différents modèles : pince-nez ne reposant que sur l'arrête du nez; monocle servant à corriger la vue d'un seul œil et maintenu par l'arcade sourcilière; lorgnons équipés d'un manche et utilisés ponctuellement pour lire...
Cette invention va accroître la productivité des intellectuels (surtout après 45 ans) et donc favoriser le progrès du savoir et de la technologie. Au XVIIIe siècle, les seigneurs porteront à leur tour des lunettes, suivis plus tard par les comptables et les banquiers. Mais elles ne se démocratiseront qu'après 1945, avec l'apparition du plastique.
Lunettes pour tous
De nos jours, les lunettes ont de multiples usages. Elles peuvent servir à corriger une ou plusieurs anomalies de la vue. ainsi, les lunettes bifocales et les verres progressifs permettent d'améliorer la vision de près comme de loin. Les lunettes de soleil protègent les yeux du rayonnement solaire. Dans l'industrie, elles protègent les soudeurs ou les ouvriers des projections de métal. Les aviateurs et les coureurs automobiles sont également équipés de lunettes qui les protègent du vent. Les lunettes étanches permettent aux plongeurs et aux nageurs de voir sous l'eau sans aucun inconvénient.
Plus discrètes, les lentilles cornéennes de correction en matière plastique sont placées directement sur le globe oculaire, plus précisément sur la cornée. Plus récement, des lunettes filtrant la lumière bleue des écrans sont devenues à la mode, sans pour autant avoir prouvé leur éfficacité.
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Calendrier républicain [CALENDRIER]
Extrait du calendrier républicain français (d'usage en France entre le 22 septembre 1792 et le 31 décembre 1805.)
Ce mois était généralement le mois Frimaire (21 novembre ~ 20 décembre)
Période des froids
Mois d'automne (terminaison en aire)
Soit le 15e jour du mois Brumaire pour la journée : Chevreuil (5 décembre).
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Une « Chapelle Sixtine des anciens ."
Au cœur de la forêt amazonienne, loin de toute civilisation, des milliers de dessins peints durant la préhistoire sont parvenus jusqu'à nous. Découverte par une équipe d'archéologues britanno-colombienne, cette « Chapelle Sixtine des anciens » se dévoilera au monde dans un tout prochain documentaire.
C'est une véritable machine à remonter le temps qui se cachait dans la forêt amazonienne en Colombie. Sur les parois rocheuses de la Serranía de La Lindosa, des archéologues ont découvert plusieurs milliers de dessins, peints avec un pigment rouge vif, qui témoignent de la vie et de la vision du monde des premiers humains à s'établir dans la région. L'ensemble des parois rocheuses décorées a été surnommé « La Chapelle Sixtine des anciens ».
Certains dessins ont été faits en hauteur, ce qui suggère que leurs auteurs ont sûrement dû fabriquer des échelles avec du bois de la forêt.
Des dessins vieux de 12.000 ans
Les archéologues de l'Universidad Nacional de Colombia et de l'Université d'Exeter, à l'origine de cette découverte, estiment que ces peintures datent d'entre 12.600 et 11.800 ans. Ils se sont basés sur les animaux peints : des créatures qui ressemblent aux paresseux géants, aux mastodontes ou encore à des camélidés. Ces animaux maintenant éteints composaient la mégafaune du dernier épisode glaciaire. Les peintures décrivent aussi des scènes de chasse, des hommes interagissant avec des plantes ou des animaux, des figures humaines et l'empreinte de leur main.
L'étude du sol a permis aux archéologues d'en savoir un peu plus sur les Hommes qui ont vécu dans ces abris rocheux. Ces communautés ancestrales étaient composées de chasseurs-cueilleurs qui pêchaient dans la rivière située à proximité des abris. Des restes de piranhas, d'alligators, de serpents ou encore de capybaras ont été extraits du sol de l'abri.
Cette découverte a été faite dans le cadre du projet Last Journey qui cherche à savoir quand les premiers Hommes se sont installés en Amazonie et leur impact sur la biodiversité de la région. Elle est détaillée dans une publication parue dans Quartenary International, le 29 avril 2020.
