
chocolatte
LE CŒUR D'UNE BALEINE BLEUE EST SI GRAND QU'UN HOMME PEUT NAGER DANS SES ARTÈRES
Son cœur pèse 600 kg et permet la circulation de 10 000 litres de sang. Son rythme est de seulement 8 pulsations par minute en surface et 4 en plongée. La baleine bleue possède aussi le record du plus gros pénis du règne animal avec 2,4 mètres de long.
Capusa
Le tramway
Le tramway, véhicule de transport collectif à traction électrique circulant sur des rails, est une invention américaine. C'est le New-Yorkais John Stephenson qui, en 1832, construit la première ligne tirée à cheval, entre Manhattan et Harlem. Après avoir conquis de nombreuses villes dont la topographie était adaptée à son développement, la tramway a reculé face aux autres modes de transport avant de connaître un retour motivé par des considérations environnementales.
Le Tramway s'installe dans les grandes villes
L'ancêtre du tramway, dont la traction s'effectuait grâce à des chevaux, est né vraisemblablement aux États-Unis, où une ligne régulière fonctionna entre le centre de New York et Harlem, dès 1832. Bien vite, la plupart des autres grandes villes américaines en furent dotées. Entre 1850 et 1870, ce tramway hippomobile s'exporta en Europe, s'installant dans les grandes capitales, de Copenhague à Genève et de La Haye à Budapest, en passant par Bruxelles, Berlin et Vienne. En 1853, lors de l'Exposition universelle, une ligne d'essai est présentée à Paris.
tramway hippomobile
Après la guerre de 1870, le tramway - toujours hippomobile - s'implanta dans toutes les grandes villes, en France comme à l'étranger. Mais la traction animale se révéla très onéreuse car les compagnies devaient disposer d'une innombrable cavalerie. C'est pourquoi on mit en place des tramways tirés par une petite locomotive à vapeur, en particulier dans les zones suburbaines. À San Francisco, on installa en 1873 un système de traction par câble : ce sont les fameux cable-cars, encore en exploitation.
C'est à la fin du siècle que s'imposa le tramway électrique sous l'impulsion de l'ingénieur allemand Werner von Siemens, en Europe, et de l'industriel américain Frank Julian Sprague, en Amérique. Cette nouvelle technologie se répandit rapidement aux États-Unis, alors qu'en Europe deux décennies d'efforts furent nécessaires pour que les municipalités réticentes acceptent la prise de courant par ligne aérienne de contact. En France, les premières lignes de ce type fonctionnèrent à Clermont-Ferrand à partir de 1890, et à Marseille à partir de 1893. Dans les dernières années du siècle, l'électrification des réseaux de tramways s'opéra systématiquement dans toutes les villes concernées à l'exception de Paris, toujours hostile aux fils aériens.
Le retour du tramway en France
Alors que dans la plupart des pays, on s'efforce de faire circuler leurs tramways en dehors de la circulation automobile, c'est-à-dire sur plate-forme indépendante, la France, au contraire, adopta une politique de développement incontrôlé de l'automobile, ce qui aboutit, au cours des années cinquante et soixante, à la disparition de la plupart des réseaux de tramways au profit des autobus.
Dans les années soixante-dix, on nota un regain du tramway en Europe, s'inscrivant dans une politique de développement des transports en commun. Si certains réseaux se réduisirent ou disparurent au profit des métros, d'autres s'étendirent ou furent installés en raison de l'insuffisante capacité des autobus. Dans les centres des grandes villes, deux écoles s'opposèrent dans la recherche d'une symbiose avec l'automobile. Certaines municipalités, comme Bruxelles, Anvers ou San Diego, optèrent pour une solution respectueuse de la circulation automobile, en construisant leurs tramways en souterrain, afin de libérer l'espace urbain des fils aériens. D'autres villes, comme Zurich, choisirent une solution plus radicale et courageuse, en préférant exclure l'automobile au profit des seuls tramways. En France, ce transport « doux» équipe aujourd'hui tune trentaine de villes, et de nombreux autres projets sont en construction ou à l'étude...
martinemdh
LE PARAPLUIE
Le parapluie Le parapluie existe depuis depuis près de 4000 ans... et il vient de Mésopotamie. Enfin presque. En réalité le soleil, en ces temps reculés, représentait alors un ennemi bien plus redoutable que les averses. C’est donc l’ombrelle qui fit son apparition pour répondre à ce défi.
Les premières ombrelles étaient faites de feuilles de palmier, de papyrus et de plumes de paons et elles étaient réservées aux classes supérieures de la société en Egypte et plus généralement en Mésopotamie. Ce dispositif était tellement lourd qu’il exigeait souvent des porteurs. On le trouve aussi en Chine médiévale : ses branches étaient fabriquées généralement en bambou et il était recouvert de feuilles ou de plumes.
De l'ombrelle au parapluie
Le parapluie tient son nom de ''para'' qui est synonyme de protection. En anglais, le terme umbrella vient du latin umbra (ombre) et fait donc directement le lien son ancêtre l’ombrelle.
Il faudra attendre le XVIème siècle pour que le parapluie devienne une réalité. Une innovation décisive est mise en place : la toile cirée remplace désormais la soie des ombrelles. Elle permet enfin de se protéger spécifiquement du mauvais temps et de la pluie. Dès lors l’ombrelle et le parapluie auront des destins distincts.
Le parapluie devient populaire dans le monde occidental au XVIIème siècle, en particulier en Italie, en Fran
ce et en Angleterre. Au début, il était considéré exclusivement comme un accessoire féminin servant à se protéger des averses, mais les gentlemen anglais l’adoptèrent progressivement au XVIIIème siècle sous l’impulsion de Jonas Hanway qui avait montré la voie quelques décennies auparavant. L'ère des parapluies pour homme est lancée.
De plus en plus utilisé par la haute société du XVIIIème siècle à travers l’Europe, le parapluie devient même un accessoire de mode à l’époque de la Révolution Française. Les artisans travaillent particulièrement les poignées, et réalisent de véritables chef d’oeuvres de raffinement en sculptant des cannes dans des matières prestigieuses comme l’ébène.
Les matériaux sont souvent coûteux. Au XIXème siècle, les parapluies sont des objets qui attirent l’attention. De nombreuses inventions apparaissent pour éviter les vols : cadenas intégrés, sirènes et alarmes, voire armes dissimulées. Le parapluie devient également multifonctionnel pour répondre à une personnalisation croissante : éclairage, horlogerie, réservoirs de parfums, accessoires pour fumeurs... ou autres objets insolites viennent le complét
er.
Les premiers parapluies européens comportaient une structure en os de baleine. Depuis les matériaux utilisés ont largement évolué, mais la même forme de base demeure. Les os de baleine ont été remplacés par du bois, puis de l'acier, de l'aluminium et maintenant de la fibre de verre. La toile cirée a également évolué vers différents types de nylons de plus en plus résistants.
Le parapluie moderne
Ce n’est qu’au XXème siècle que naît le parapluie télescopique, grâce à Hans Haupt en 1928. Jean Marius avait bien inventé en France un parapluie compact, pliable en trois parties en 1705 mais il n’était pas télescopique. Enfin en 1969 Bradford Phillips déposa le premier brevet pour l’invention du parapluie pliant.
L’histoire ne s’arrête pas là, les matériaux continuent à évoluer pour plus de résistance et de confort... qui donnent naissance à de nouveaux modèles : parapluie transparent, parapluie de poche, parapluies inversés. parapluies cannes... Le parapluie est devenu à la fois un objet pratique et un accessoire de mode incontournable.
Capusa
Seconde Guerre mondiale : il retrouve trois enfants qu'il a failli tuer en 1944 .
Un ancien soldat américain, Martin Adler, est parvenu à s'entretenir, 76 ans après leur première rencontre, avec trois enfants italiens qu'il a failli tuer en 1944, lors de la Seconde Guerre mondiale.
Ce sont des retrouvailles qui n'ont pas manqué de susciter une vive émotion. Un soldat américain de 96 ans, Martin Adler, a assouvi son rêve de retrouver trois enfants italiens qu'il avait failli tuer en 1944, lors d'une opération militaire, après avoir posté sur un site d'anciens combattants un vieux cliché.
Dimanche 13 décembre 2020, 76 ans plus tard, l'ancien militaire américain, qui vit en Floride, a pu parler avec Bruno, Mafalda et Giuliana Naldi, qui avaient respectivement 7 ans, 6 ans et 3 ans lors de leur rencontre durant la Seconde Guerre mondiale, dans le village de Monterenzio, près de Bologne, au nord de l'Italie.
"C'est une belle histoire qui a suscité un énorme intérêt", raconte l'Italien Matteo Incerti, un passionné de la Seconde Guerre mondiale, qui a publié plusieurs livres racontant de telles retrouvailles. Il a posté l'avis de recherche de l'ancien soldat américain sur son compte Facebook le jeudi 10 décembre et trois jours plus tard, la fratrie s'entretenait avec l'ancien combattant au téléphone, depuis une petite ville non loin du village de leur enfance.
chocolatte
Il vient de ressusciter ..
Pif, le magazine jeunesse culte des années 1970-1980, fait son grand retour dans les kiosques, a annoncé Le JDD le 13 décembre 2020. Le premier numéro de la revue, rebaptisée Pif le Mag, sort ce mercredi 16 décembre 2020.
Il s’agit de la quatrième formule du magazine jeunesse, qui sera imprimé à 120 000 exemplaires et vendu au prix de 5,90 euros. Il se présente comme un trimestriel de 84 pages et se veut « durable et connecté » pour toucher les « super-jeunes de 6 à 120 ans ».
De quoi retomber en enfance .. 😂
chocolatte
LA BALEINE BLEUE, LE PLUS GRAND ANIMAL DU MONDE ! Avec ses 30 mètres de long et ses 170 tonnes, la baleine bleue est sans doute le plus grand animal ayant jamais vécu sur terre.
La baleine bleue est le plus grand animal du monde et sans doute le plus grand ayant jamais vécu sur terre. Egalement appelé rorqual bleu, ce mammifère marin affiche des mensurations vraiment hors du commun. En effet, une baleine bleue peut mesurer plus de 30 mètres de long. Son poids, lui, peut atteindre les 170 tonnes. Ces chiffres ont de quoi impressionner! Voici quelques chiffres en détail afin de bien se rendre compte du gigantisme de cet animal. Sa langue seule pèse environ 4 tonnes, ce qui correspond au poids du plus gros animal terrestre : l’éléphant !
Son coeur possède la même taille qu’une voiture et pèse à lui seul 500 kg. Son corps est de couleur gris-bleu sur le dessus tandis que sa face inférieure est blanche.
La plupart des mammifères marins sont carnivores. La baleine bleue ne fait pas exception à la règle. Cet animal ne possède pas de dents. Elle mange grâce à des fanons qui agissent à la manière d’un filtre. Elle se nourrit principalement de Krill. Il s’agit d’une sorte de petite crevette qui se trouve en pleine eau. Il est particulièrement prisé par certains oiseaux de mer et les baleines. La baleine bleue peut en manger 3 600 kg en une seule journée. Il lui arrive également de se nourrir de petits poissons et de calamars.
La baleine bleue préfère vivre dans la pleine mer et les eaux froides. On la rencontre dans tous les océans (Atlantique, Pacifique, Antarctique et Indien) sauf dans l’océan Arctique. Il y aurait aujourd’hui entre 1400 et 1900 individus dans le Pacifique Nord. Elles seraient quelques centaines dans l’Atlantique Nord. 203 baleines bleues avaient été recensées en 1988 dans le fleuve Saint-Laurent et sa région.
A l’état sauvage, la baleine possède une belle longévité avec une espérance de vie estimée à au moins 80 ans et pouvant aller jusqu’à 90 ans. Certains scientifiques avancent même le chiffre de 110 ans.
Un des avantages de la baleine bleue est de ne pas vraiment avoir de prédateurs naturels. Les animaux les plus jeunes qui n’ont pas encore atteint leur taille adulte peuvent cependant être attaqués par des requins. Le seul animal que la baleine bleue doit vraiment craindre est l’orque. En effet, il arrive que les orques attaquent en bande une même baleine. Elles peuvent alors lui infliger de dangereuses blessures qui peuvent entraîner sa mort.
La baleine bleue atteint sa maturité sexuelle entre 5 et 10 ans. Elle se reproduit pendant l’hiver. Sa gestation est longue. Il faut en effet compter 10 à 12 mois avant la naissance du petit baleineau. La baleine bleue ne porte en effet qu’un seul petit à la fois. Au moment de sa naissance, il mesure environ 7 mètres de long pour un poids de 3 tonnes.
La baleine bleue est considérée comme une espèce en danger selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Elle bénéficie donc d’une protection particulière. Il ne resterait en effet à ce jour que 15 000 baleines bleues dans le monde. Plus de 350 000 individus ont été tués par les hommes au 20ème siècle. Leur chasse est donc désormais formellement interdite. Leur communication est perturbée par les radars qu’utilisent les bateaux. De même, les baleines bleues sont menacées par l’augmentation de la pollution des océans et la raréfaction du krill. Force est de constater que le principal prédateur de la baleine bleue reste l’homme.
Capusa
Pif Gadget est un magazine français de bande dessinée pour la jeunesse créé en février 1969, dont la fréquence de parution était à l'origine hebdomadaire.
Successeur de Vaillant, le journal de Pif dont il reprend la ligne éditoriale à gauche, dès ses débuts Pif Gadget présentait la particularité d'inclure un gadget à chaque édition, mais également de proposer des récits complets, ce qui était novateur pour l'époque, la plupart des autres revues de bandes dessinées offrant toujours des histoires à suivre, forçant ainsi à la fidélisation du lecteur.
Alternant à chaque parution les styles « comiques » et « réalistes » ainsi que la couleur et le noir et blanc, le magazine a notamment lancé des séries culte de la bande dessinée française (telles Corto Maltese, Rahan, Docteur Justice, etc., dans le style « réaliste », mais également Placid et Muzo, Pifou, Supermatou, Horace, cheval de l'Ouest, La Jungle en folie, Gai-Luron ainsi que Léonard et bien d'autres, dans le genre « comique »), tout en continuant à publier les aventures de Pif le chien.
Pif Gadget a été un phénomène de presse majeur dans les années 1970-80. Après une interruption de 1993 à 2004, il paraît à nouveau sous forme de mensuel jusqu'en novembre 2008, puis sous forme de hors-série en juin 2015. À la suite du succès des hors-série, la publication du magazine reprend sous le nom Super Pif en juin 2015 puis cesse en octobre 2017 avec la parution du no 9 (la cessation définitive est annoncée fin mars 2018). Fin juin 2018, une opération de financement participatif est lancée avec l'objectif de faire paraître à partir de fin septembre 2018 un nouvel hebdomadaire intitulé Pif.
J'étais fan de pif gadget 😀
chocolatte
Cette fameuse gousse qu'est la Vanille..
Avec son goût unique et caractéristique, la vanille est idéale pour donner du relief à vos plats sucrées mais aussi salés. Découvrez d'où elle vient et surtout comme la cuisiner.
La vanille est une espèce d'orchidée originaire du Mexique, fleur du vanillier. Le vanillier se développe sous forme de lianes qui s'accrochent aux arbres ou aux supports environnants par leurs racines. Les lianes sont de couleur verte, elles sont charnues et cylindriques. Les feuilles vertes sont ovales et de grande dimension puisqu'elles peuvent atteindre 25 cm de long. Les fleurs, odorantes, sont de couleur blanche à jaune pâle.
Il existe de nombreuses espèces et sous-espèces de vanille, seules trois d'entre elles sont réellement exploitées :
la vanilla flagrans. Elle porte l'appellation « vanille Bourbon » lorsqu'elle est originaire de Madagascar, de la Réunion ou des Comores. Elle est également produite en Inde ou au Mexique.
la vanille de Tahiti, surtout utilisée en parfumerie car son arôme n'est pas très développé.
le vanillon, une variété de vanille cultivée dans les Antilles qui possède un faible rendement.
C'est la vanilla flagrans qui est aujourd'hui la plus produite et la plus commercialisée dans le monde.
La culture de la vanille nécessite l'intervention de l'homme pour féconder l'orchidée. Cette fécondation se fait fleur par fleur, la main de l'homme introduit un stylet dans la fleur et met en contact les organes génitaux femelle et mâle de la fleur. Cette pollinisation est effectuée tôt le matin par temps sec et ce durant environ 3 mois. De cette fécondation naîtra un fruit, la gousse. Notons que cette fécondation est à l'origine naturelle. En effet, au Mexique, d'où la vanille est originaire, c'est une abeille nommée mélipone, présent uniquement dans cette partie du monde, qui féconde la fleur.
La gousse de vanille fraîche est verte et de forme allongée. Elle atteint sa taille optimale au bout de 6 semaines et est ramassée plusieurs mois plus tard.
Un pied de vanillier produit entre une quarantaine et une centaine de gousses. Il faut plus de 4 kg de vanille verte pour obtenir 1 kg de gousses prêtes.
Entre le ramassage et la commercialisation, les gousses vont subir plusieurs étapes :
échaudage : cette étape consiste à plonger les gousses de vanille dans une eau à 65° pendant quelques minutes.
étuvage : les gousses encore chaudes sont conditionnées dans des caisses et étuvent ainsi durant environ 12 heures. La gousse change de couleur et prend sa couleur caractéristique.
séchage : cette étape dure environ 6 semaines. Le séchage s'effectue d'abord au soleil puis à l'ombre.
mise en malle : les gousses sont enfermées dans des malles pendant plusieurs semaines. Les gousses moisies sont ôtées régulièrement.
calibrage : les gousses sont triées selon leur taille, leur couleur et leur qualité.
conditionnement : les gousses sont regroupées en fonction de leur qualité en bottillons d'environ 80 à 100 gousses.
La gousse de vanille renferme des milliers de minuscules graines noires très aromatiques.
Utilisée dans la cuisine, la vanille est également utilisée dans l'industrie, elle rentre en effet dans la composition de nombreux parfums et autres senteurs de synthèse.
La vanille est une des épices les plus utilisées dans les recettes sucrées.
Elle s'entend bien avec les fruits, le chocolat et les oléagineux comme les amandes.
Elle parfume les crèmes, les gâteaux et les préparations à base de sucre comme les confitures.
La vanille fait aussi merveille avec le salé. Elle s'entend bien avec les poissons fins et les coquillages telle la coquille Saint-Jacques.
Elle se marie également aux viandes blanches, notamment le veau.
Fendez une gousse de vanille en deux et faites-la macérer dans l'huile pendant plusieurs semaines, vous obtiendrez une délicieuse huile parfumée à la vanille, un filet sur vos poissons fins ou sur une tranche de pain .
Capusa
Petite histoire du taxi Londonien
À Londres, l’histoire du taxi remonte au fiacre (voiture hippomobile) et plus avant encore aux chaises à porteurs et aux bateliers présents sur la Tamise.
Les origines
Au début du 17e siècle, un capitaine de marine en retraite a l’idée de placer quatre carrosses sur la route reliant Londres à Westminster, permettant ainsi à toute « personne de qualité » d’effectuer le trajet plus rapidement et plus confortablement que par bateau ou chaise à porteurs.
Pour réguler cette nouvelle activité (et en tirer profit), le roi Charles Ier accorde en 1637 au Duc d’Hamilton un monopole pour l’exploitation de 50 carrosses et interdit donc de fait à d’autres d’exercer un tel commerce.
Les fiacres
D'abord carrosse, le fiacre évolue au 18e siècle pour devenir calèche.
En 1822, un nouveau type d'attelage fait son apparition : le cabriolet. Celui-ci ne peut transporter qu’un ou deux passagers, mais il est rapide et ne nécessite qu’un seul cheval.
À partir du milieu du 19e siècle, deux types de fiacres dominent le marché londonien du transport de personnes : le deux roues Hansom (un cabriolet rapide et élégant, conduit par un cocher assis derrière le véhicule) et le quatre roues Growler (une calèche qui, avec sa capacité de transport des bagages, se trouvait la plupart du temps dans les gares). Certains fiacres continuent à exercer jusqu'aux années 1930. Le dernier rend sa licence le 3 avril 1947.
Les taxis à moteur
C’est en 1897 que Londres voit son premier taxi à moteur ... électrique ! Surnommé « le colibri » en raison de son bruit, le Bersey souffre de gros défauts : principalement son autonomie et ses coûts d'entretien.
Premier taxi à moteur à essence, le Prunel (de fabrication française) fait son apparition à Londres en 1903.
En 1906, la Compagnie Française des Automobiles de Place crée à Londres la General Motor Cab Company avec 500 véhicules Renault de couleur rouge, tous équipés de taximètre.
Un concessionnaire automobile (Mann & Overton) importe un taxi français de marque Unic qui rencontre un grand succès.
La fin de la Première Guerre Mondiale marque aussi la fin des grandes flottes de taxis. Les fabricants se retirent trouvant le marché trop petit. C’est dans ce contexte que la William Beardmore & Co Ltd lance un nouveau taxi. En raison de sa robustesse et de son confort, il est rapidement connu comme étant la « Rolls-Royce des cabs ». Beardmore proposera divers modèles de taxis jusqu'en 1967.
En 1929, Mann & Overton a l’idée de demander à Austin de modifier le chassis d’une voiture pour en faire un taxi. C'est le début d'une lignée à succès : High Lot (1929, Low Loader (1934), FX3 (1947), FX4 (1958), TXI (1997), TXII (2002), TX4 (2006).
Les bases des règlements actuels
Le 23 juin 1654, « constatant les désagréments quotidiens qui résulte de l’augmentation récente et illégale du nombre de fiacres », Lord Cromwell fait adopter au Parlement une loi jetant les bases de la profession avec la création de l’Association des Maîtres Cochers, le contingentement à 200 cochers, 300 fiacres, et 600 chevaux, sans oublier le mode d’attribution des licences et leur coût.
Le système d’immatriculation apparaît en 1662. D’abord peint sur les portières, le numéro d’identification figure sur une plaque métallique affichée à l’arrière à partir de 1714.
En 1679, quelques « normes » définissent les fiacres. D’une longueur minimale de 10 pieds, le « carrosse de place » doit pouvoir transporter quatre personnes au moins. Les chevaux doivent être « aptes et forts » et de taille réglementaire (14 mains). Ces premières lois n’oublient pas les cochers qui doivent « être propre et connaître Londres ».
1831 marque la fin du contingentement. Le nombre de taxis n'est donc plus limité. Conducteur et véhicule doivent chacun disposer d'une licence.
C'est à cette époque qu'est instauré le « Knowledge » pour les chauffeurs de taxi. Il s'agit pour eux de connaître les 25 000 rues de Londres, l’emplacement de lieux importants (hôpitaux, gares, hôtels, parcs, restaurants, gendarmeries, théâtres…). Il faut habituellement trois ans pour passer cet examen.
L'afflux soudain de taxis à moteur en 1906 pousse les autorités à imposer des règles sur leur conception. La plus célèbre de ces normes est un petit rayon de braquage de 25 pieds (soit 7,62 mètres) … indispensable pour déposer des clients devant l'entrée de l'hôtel Savoy !
Étymologie
L’expression « Hackney Carriage » fût logiquement utilisée pour désigner les premiers fiacres. « Hackney » est une version anglicisée de « Haquenée », une race de chevaux français, connu pour leur endurance et la capacité de trot au rythme modéré pendant de longues périodes.
Comme souvent, au fil du temps, les gens prirent l’habitude d’abréger « Hackney Carriage » qui devint « Hackney » puis « Hack ».
« Cab » est une forme raccourcie de « cabriolet ». Le cabriolet fût introduit à Londres en 1822. Ce fiacre à deux roues ne pouvait transporter qu’un ou deux passagers, mais il était plus rapide et ne nécessitait qu’un seul cheval. Son succès fût immédiat.
Durant de nombreuses décennies, le noir fût la couleur des taxis à Londres (par souci d'économie et non par obligation). Logiquement, ceux-ci furent surnommés « Black Cab ».
« Taxi » est une abréviation de taximètre. Le taximètre équipa les premiers « fiacres automobiles ». Pour les différencier des « fiacres hippomobiles », le public prit l’habitude de les nommer « taxi-cab », puis « taxi ».
Quelques mythes à détruire
L'espace libre à la gauche du chauffeur d'un « Black Cab » n'est pas destinée à accueillir une botte de foin.
Le taximètre n'a pas été inventé par le Baron von Thurn und Taxi. Par contre, ses ancêtres sont connus pour avoir, dès le 13e siècle, organisé le transport de correspondances.
Aucune loi n'impose aux taxis de Londres d'être de couleur noir. Jusqu'à la fin des années 1970, le FX3 puis le FX4 n'étaient proposés qu'en noir par souci d'économie. La commercialisation du FX4 par Carbodies sera l'occasion d'avoir un large éventail de couleurs à disposition. De plus, depuis de nombreuses années, la publicité recouvre tout ou partie de la carrosserie des taxis londoniens.
