
chocolatte
C'était hier ...
1493 : Christophe Colomb découvre Porto Rico.
1793 : La Convention inaugure le nouveau musée des arts. L'ancienne résidence des rois de France, de François Ier à jusqu'à Louis XIV, devient le plus beau musée de France. Sous l'Empire Le Louvre deviendra le musée Napoléon.
1963 : Fabriqué par l'entreprise américaine Western Electric Manufacturing, le premier téléphone à touches se compose de 10 boutons. Peu de temps après les touches dièse et étoile seront ajoutées. Le téléphone comptera désormais 12 touches.
1994 : Une tranсhe de 20 minutes d'un concert des Rolling Stones est diffusée en direсt sur Internet, une première sur cе média.
1997 : Une Américaine de 29 ans de l'Iowa donne naissance à des sextuplés, 4 garçons et 3 filles
2000 : Catherine Zeta Jones et Michael Douglas, acteurs, se marient
Capusa06
Le 18 novembre 1928, à New York, les spectateurs du Colony Theater découvrent et applaudissent Mickey Mouse dans un court-métrage de sept minutes, Steamboat Willie.
Ce dessin animé créé par le jeune Walt Disney (27 ans) est la parodie parlante d'un succès de Buster Keaton, un rival de Charlie Chaplin au cinéma.
La petite souris, qui devait initialement s'appeler Mortimer, a été rebaptisée Mickey sur les instances de Mme Disney, la femme de son créateur.
Ce dernier prête sa voix à Mickey mais le résultat est si affligeant que dans le film Fantasia, la souris deviendra muette !
Un conteur sans pareille
La statuaire de la cathédrale de Naumburg (1260) a inspiré les personnages de Blanche-NeigeLes premiers dessins animés, souvent à vocation publicitaire, étaient des courts métrages de quelques minutes (« cartoons » en anglais). Walt Disney va hisser cette technique au rang d'art à part entière.
Avec son frère Roy et son ami Ubi Werks, dessinateur beaucoup plus talentueux que lui, il monte à Chicago un studio, Hollywood Walt Disney Studio, et crée un nouveau personnage, Oswald le lapin. Mais celui-ci lui est volé par son distributeur.
Et c'est dans le train qui le ramène de New York, où il a discuté avec ce distributeur, qu'il aurait eu l'idée d'un nouveau héros, Mickey la souris.
Très vite, de nouveaux personnages viennent tenir compagnie à la sympathique souris : Donald Duck le canard, Minnie...
Le studio devient une fructueuse affaire commerciale. Mais Walt Disney n'en reste pas là. En 1937, il lance un incroyable pari en investissant toute sa fortune dans la fabrication d'un premier dessin animé long métrage.
Il choisit pour l'occasion de mettre en images un conte des frères Grimm. Ce sera Blanche-Neige et les sept nains. Pour sa réalisation (un million d'images colorisées), le studio mobilise pas moins de 700 personnes !
Ses dessinateurs vont puiser leur inspiration dans l'architecture et la sculpture gothique, comme ci-dessus la figure qui a inspiré le personnage de la redoutable marâtre.
Le triomphe de Blanche-Neige est suivi de plusieurs autres : Pinocchio, Fantasia, Peter Pan...
Les affaires avant tout
Mais avec le semi-échec de Fantasia en 1940, la magie s'affadit.
Après la Seconde Guerre mondiale, Walt Disney délaisse la création et se préoccupe par-dessus tout de valoriser les produits dérivés de ses films. Il ouvre en Californie, en 1955, le premier parc d'attractions, Disneyland...
Capusa06
La conserve, une invention de génie depuis 1795
A l’origine, l’invention de Nicolas Appert
On mesure la portée d’une invention à sa pérennité. De ce point de vue, la découverte d’un nouveau procédé de conservation des aliments en 1795 a assurément constitué une révolution. Pensez : cette méthode, l’appertisation, permet aujourd’hui la production annuelle de quelque 80 milliards de boîtes ! Installé à Ivry-sur-Seine, Nicolas Appert, un confiseur d’origine champenoise en est à l’origine, en cette fin de XVIIIe siècle. Tout part pour lui d’un constat : il est possible de conserver parfaitement des légumes en les déposant dans un récipient hermétiquement clos et en le stérilisant par une cuisson à 100°C.
C’est un tournant majeur dans l’histoire de l’alimentation. L’appertisation va rapidement démontrer ses avantages sur les méthodes traditionnelles de conservation : salage, fumage, séchage, fermentation, confits dans la graisse ou dans le sucre. Bactéries détruites durablement, goût et propriétés des aliments conservés : ses atouts ne manquent pas. A la tête d’une formidable invention, Nicolas Appert ne souhaite pourtant pas la breveter. Il préfère encourager sa libre diffusion, conscient du progrès qu’elle va engendrer pour l’humanité.
La boîte devient également rapidement riche en promesses économiques.
LA BOÎTE DE CONSERVE À LA CONQUÊTE DE LA PLANÈTE
Dans un ouvrage largement diffusé dès 1810, Nicolas Appert décrit son procédé. Sa diffusion franchit rapidement les frontières de la France : Allemagne, Belgique, États-Unis… C’est également le cas en Angleterre où un Français émigré, Pierre Durand, obtient du roi George II un brevet pour une méthode de conservation des aliments. Au lieu du verre, jugé trop fragile et lourd, il décide d’utiliser des emballages en fer étamé. La boîte en métal est née.
Plus pratique, cette boîte s’impose rapidement sur les navires. C’est un progrès considérable pour la santé des équipages : préservant la teneur des produits en vitamine C, l’appertisation fait disparaître le scorbut. La boîte devient également rapidement riche en promesses économiques. En France, la première moitié du XIXe siècle voit les conserveries de sardines se multiplier sur la côte atlantique. Les conserves de viande, de fruits ou de légumes prennent elles aussi, peu à peu, leur essor. De grands noms apparaissent au fil du XIXe siècle : Saupiquet, Cassegrain… Portées par les progrès dans les techniques d’appertisation mais aussi dans la conception des boîtes elles-mêmes, les conserves se diffusent en profondeur à l’échelle de la planète, notamment aux États-Unis ou en Australie
VERS UN PRODUIT DE CONSOMMATION COURANTE
C’est tout un symbole : dès 1898, la Campbell Soup Company vend 500.000 boîtes de ses cinq premières soupes dans l’ensemble des Etats-Unis. Elle a, pour cela, multiplié les publicités dans les tramways. La conserve devient progressivement un produit de consommation de masse.
Dans l’Hexagone, la Première Guerre mondiale va être l’occasion pour de nombreux Français d’expérimenter l’usage de la boîte de conserve. Conscients de l’intérêt d’un tel conditionnement pour ravitailler les soldats, les pouvoirs publics et l’armée vont développer son usage. De même, de nombreuses campagnes encourageront les familles à envoyer quelques boîtes dans les colis expédiés aux proches présents au front. La conserve devient alors, plus qu’un simple produit de consommation, un lien symbolique avec les terroirs français.
Mais c’est surtout au sortir de la Seconde Guerre mondiale que les produits appertisés vont se diffuser massivement au sein de la population française. L’arrivée des soldats américains et de leurs habitudes culturelles sur le sol européen fera en effet de la boîte un produit de consommation courante. Elle est alors porteuse d’une image de modernité, symbole du style de vie américain, le fameux « american way of life ».
La boîte devient également, au fil des années, un objet à part entière, ayant sa valeur propre.
LE RENOUVEAU DE LA BOÎTE
Au fur et à mesure de sa popularisation, la conserve va se doter de nouveaux atouts. Autant d’innovations qui lui permettent de conserver les premiers rangs dans la course à la modernité. La recherche permet ainsi progressivement aux industriels de proposer des boîtes plus pratiques. C’est tout particulièrement le cas en 1973 avec l’apparition du premier fond en acier à ouverture facile. Certaines se dotent également de nouvelles fonctionnalités, les boîtes auto-chauffantes par exemple.
La boîte devient également, au fil des années, un objet à part entière, ayant sa valeur propre. La converse n’est plus alors un simple contenant. Icône du pop-art par l’entremise d’Andy Warhol, elle a vu ses concepteurs apporter progressivement une plus grande importance à son apparence. Il n’est qu’à voir, pour s’en persuader, les nouvelles formes de boîtes qui sont mises sur le marché depuis une trentaine d’années, grâce à l’invention de la technique dite de l’expansion. C’est également à partir du milieu des années 80 que les procédés d’impression s’améliorent, permettant une meilleure qualité de reproduction des décors. Le marketing passe donc désormais par la boîte. Pour preuve, les multiples séries limitées de boîtes de sardines qui célèbrent aujourd’hui de nombreux événements sur leur emballage.
chocolatte
Le saviez vous
Le fromage Edam..
La grande histoire de la petite Boule Rouge
Le nom de ce fromage nous vient tout droit de Hollande, à quelques kilomètres au nord d’Amsterdam. C’est ici que se trouve le petit port d’Edam, réputé pour ses négoces de fromages. Facilement transportable, l’Edam s’exporte dès le XVIIème siècle et sert de monnaie d’échange, notamment dans le port de Bordeaux où on le troque contre du vin. Surnommé « Boule Rouge », sa couleur vient des fûts de vin dans lesquels il était transporté à l’origine sur la route vers la France
Il est fabriqué à partir de pâte pressée non cuite. Sa saveur est douce, une odeur légère comparé à d'autres fromages, son goût devient plus prononcé en vieillissant. Sa teneur en matières grasses est également plus basse (40 %) que celle d'autres fromages de tradition. Il contient 25 % de protéines. En raison de sa faible teneur en matières grasses, l’édam possède une pâte plus molle que celle de fromages comme le cheddar. Les premiers fromages étaient fabriqués avec du lait cru écrémé, on en trouve aujourd'hui à base de lait pasteurisé.
Le fromage d'édam est recouvert d'une pellicule de paraffine rouge ou jaune. Il en existe plusieurs variétés selon le degré de maturité. Un fromage peut être jeune (deux à trois mois), demi-étuvé (six mois) ou étuvé (plus de six mois)3. Une pellicule noire indique que le fromage a été affiné pendant au moins dix-sept semaines.
Un jeune fromage se déguste avec des fruits tels que pêche, melon, abricots et cerises. Un fromage plus âgé s'accorde mieux avec des fruits comme la pomme ou la poire. Il se marie également très bien avec les biscuits salés (crackers) et le pain. On recommande un vin rouge en accompagnement, par exemple un pinot noir.
Depuis 1936, l’Edam Boule d’Or est fabriqué et affiné pendant 3 semaines en cave sur planches de bois dans la fromagerie de Bouvron en Loire-Atlantique. Cette pâte pressée au lait de vache est facilement reconnaissable à sa robe rouge, non paraffinée, qui lui garantit une concentration d’arômes optimale.
Incontournable dans votre cuisine !
Avant de le déguster ou de le cuisiner, sortez-le une petite heure hors du réfrigérateur avant de le consommer. Une fois en bouche, sa texture souple et tendre laissera rapidement place à une saveur douce et un goût légèrement acidulé appréciés du plus grand nombre.
L’Edam Boule d’Or se découpe très facilement et permet de créer par exemple des petits cubes ou des boules pour vos brochettes apéritives.
En cuisine, il remplacera à merveille l’Emmental ou le Comté dans vos pizzas, lasagnes et autres gratins. Et pour les petites faims, sachez qu’il devient très gourmand quand il se laisse fondre sur des tartines tout juste grillées…!
chocolatte
C'était hier ..
1869 : Le canal de Suez, réalisé par la compagnie de Ferdinand de Lesseps, est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph. Il mesure 162 kilomètres de long, 54 mètres de large et 8 mètres de profondeur. Il relie la mer Rouge à la mer Méditerranée et permet à Londres de rallier Bombay sans contourner le continent africain. Aussi, les Britanniques prendront le contrôle du canal et le conserveront jusqu'à la nationalisation imposée par Nasser en 1956.
1917 : Le sculpteur Auguste Rodin meurt à une semaine de son 70e anniversaire
1994 : Le trafic dans le tunnel sous la manche est ouvert aux TGV Eurostar. Ils permettent de rallier le centre de Paris au centre de Londres en trois heures. La liaison Bruxelles-Londres est plus rapide: 2h40. Construit avec les compagnies ferroviaires belge (SNCB), française (SNCF) et anglaise (BR); l'Eurostar est le premier train véritablement européen. Il peut accueillir 766 passagers et compter 24 départs pour jours depuis Paris.
Capusa06
Pourquoi conduit-on à gauche dans certains pays ?
En Angleterre, mais aussi dans un tas d’autres pays, les voitures roulent à gauche. Et ce n’est évidemment pas par caprice. Au contraire, il y a une raison très logique à cela.
Près de 35 % de la population mondiale roule à gauche
L’idée veut que seule une minorité négligeable roule à gauche. Mais rien n’est moins vrai. Outre en Angleterre, la conduite à gauche est également obligatoire en Australie, à Chypre, en Indonésie, au Népal, en Namibie, au Japon, en Malaisie, à la Barbade, en Afrique du Sud, au Bangladesh, en Thaïlande, en Écosse, au Pakistan, en Inde, à Hong Kong, en Irlande, en Ouganda et au Sri Lanka. Ainsi, tout compte fait, la conduite à gauche concerne plus d’un tiers de la population mondiale !
À chaque pays ses propres règles : en France, de nombreuses voitures ne peuvent pas circuler sans écovignette.
La conduite à gauche était jadis un choix évident
Nous ne parlons pas, ici, d’histoire récente. Non, la conduite à gauche date du temps où les chevaliers se croisaient à cheval. Nombre de ces chevaliers avaient une épée. Or, comme la plupart d’entre eux étaient droitiers et qu’ils portaient donc leur épée du côté gauche, la circulation à cheval se faisait logiquement à gauche. On évitait ainsi que les épées ne s’entrechoquent, ce qui aurait été interprété comme une provocation au duel.
Il est difficile de rouler à gauche. Mais emprunter un rond-point à deux bandes l’est tout autant !
Et puis vint Napoléon
On dit que la circulation à droite date de Napoléon, même s’il est vrai que les théories divergent à ce sujet. Avant l’apparition de l’empereur français sur la scène internationale, les soldats attaquaient d’abord par la gauche, puis seulement par la droite. La légende veut que Napoléon ait inversé le sens de l’attaque pour semer la confusion. Ensuite, il aurait imposé la circulation à droite dans tous les pays qu’il avait conquis.
Une autre théorie part du fait que Napoléon était gaucher. C’est là, dit-on, la raison de ce grand renversement : mettant ses adversaires en difficultés, il pouvait plus facilement les attaquer et optimisait ainsi ses chances de victoire.
chocolatte
Le saviez vous ...
L'histoire du Maïs
Histoire de la domestication et de la diversification du maïs
Première graminée désormais cultivée sur toute la planète, le maïs est originaire du Mexique central. Cette plante, exceptionnelle par sa plasticité et sa variabilité génétique, est présente du nord au sud des continents, du niveau de la mer jusqu’à 3 500 mètres d’altitude. Selon l’état actuel des connaissances, le maïs domestique apparaît il y a environ 9 000 ans. Toutefois, la compréhension de son histoire, encore largement incomplète, nécessite une approche multidisciplinaire.
L’articulation entre les données de l’archéologie, de la génétique et celles de l’histoire reste encore difficile et peut même aboutir à des résultats contradictoires. Ainsi, concernant le maïs, les données génétiques ne coïncident pas avec les données archéologiques, qui elles-mêmes divergent entre les restes d’épis (« macro-restes ») et ceux des résidus et des grains d’amidon (« micro-restes »). Nul doute que le brassage dû à l’introduction massive de maïs améliorés au cours du XXe siècle a brouillé le panorama, notamment en provoquant la disparition des variétés locales anciennes. L’heure d’une synthèse définitive n’est pas encore venue ! On se contentera ici de poser quelques jalons
L'ancêtre sauvage du maïs
Téosinte de Balsas (Zea mays ssp. mays, Poaceae) CC BY-SA 3.0 Mbhufford
Après de nombreuses hypothèses concernant le ou les ancêtres sauvages du maïs (Zea mays ssp. mays, Poaceae) tous présents au Mexique central, c’est la téosinte (Zea mays ssp. parviglumis) qui est considérée comme la plante originelle. Cette graminée de haute taille, à tige ramifiée, porte de tout petits épis aux grains durs et triangulaires, alignés sur un seul axe. Le syndrome de domestication, qui différencie une plante cultivée de son ancêtre sauvage, porte sur différents caractères morphologiques :
architecture de la tige (embranchement),
morphologie de l’épi,
caractères des grains (taille, fixation sur l’épi, couleur, dormance, contenu en amidon et en protéines).
Au moins deux gènes sont impliqués pour ces deux types de caractères (tige et grains). À partir de son centre d’origine, les hautes terres du Mexique, l’expansion du maïs s’est accompagnée d’une spectaculaire adaptation à des conditions environnementales variées, notamment l’ajustement du cycle végétatif à la durée des saisons, à l’éclairement journalier, à la température.
Des rachis d’épis de faible taille, mais différents de ceux de la téosinte, ont été découverts dans plusieurs grottes du Mexique central. De cette zone à climat relativement sec, la plante a diffusé dans tout le pays, vers le nord aride comme vers le sud humide et chaud, des hautes vers les basses terres. Il s’est ensuivi une importante diversification morphologique. De nos jours, le Mexique compte plus de 1 200 variétés, réunies par les spécialistes en 60 « races » et 4 grands groupes de cultivars.
Cependant, si le maïs a été consommé dès sa domestication, il n’était à cette période qu’un aliment parmi d’autres. Ce n’est que plusieurs millénaires plus tard qu’il s’impose comme plante de base, sur laquelle est fondé l’apport glucidique primordial du régime alimentaire. Cette place centrale s’est accompagnée de l’invention d’une préparation originale, la nixtamalisation, qui consiste à tremper et à cuire les grains de maïs dans une eau alcaline (chaux, cendre), qui les enrichit en calcium et libère la niacine, une partie cruciale de la vitamine B3. En Europe, aux XVIIIe et XIXe siècles, l’ignorance de cette pratique a causé de graves carences alimentaires, avec l’apparition de la pellagre et la mort de dizaines de milliers de paysans pauvres ne se nourrissant que de maïs sans autre complément alimentaire.
De perpétuels croisements
Enfin, il a été mis en évidence que les maïs cultivés ont, de tout temps, été soumis à des flux de gènes de la téosinte sauvage (ainsi que d’autres sous-espèces comme Zea mays ssp. mexicana), un processus qui persiste de nos jours, souvent volontairement provoqué par les paysans, qui sèment des téosintes autour de leurs champs pour renforcer leurs récoltes.
De nombreuses découvertes archéologiques dans les Andes montrent une diffusion précolombienne assez précoce vers le sud. On trouve en effet des épis à des dates antérieures à −3 000 en Équateur et −2 000 au Pérou, mais les étapes intermédiaires manquent. Toutefois, des divergences majeures existent entre spécialistes quant aux datations, portant sur une différence de près de 2 000 ans ! Les données génétiques indiquent une expansion à partir du Mexique vers les basses terres du Guatemala et de Colombie, puis deux routes divergentes, l’une vers les régions andines, l’autre, au contraire, vers les îles Caraïbes et la côte est de l’Amérique du Sud (Guyanes, Brésil), et jusqu’au centre du continent au sud du massif amazonien. Là se situerait une zone où les deux routes se rencontrent et les génomes se mélangent.
Un peu plus tard, la culture du maïs va se répandre à partir du nord du Mexique vers le sud-ouest des États-Unis, où il est attesté environ 1 000 ans avant notre ère, puis vers le nord du continent, où on le trouve à partir de 500. En près de 2 000 ans, le maïs s’implante jusqu’aux marges de la forêt boréale, et il devient la plante majeure des régimes alimentaires. Des modifications génétiques ont été révélées au sud-ouest des États-Unis, sur des maïs archéologiques datés de 800 à 1 000 de notre ère, suggérant une sélection intense liée à l’usage de galettes et de bouillies. Lorsque les Européens abordent sur la côte est du continent au début du XVIe, les communautés cultivent largement le maïs, associé aux haricots et aux courges. Dans ces régions, le maïs semble s’être substitué au tournesol. L’horticulture et la consommation du maïs dans l’État de New York, par exemple, sont évidentes vers 700.
En Amérique du Nord, des variétés différentes de celles du Mexique vont être développées, dont deux bien connues en Europe, Dent (maïs denté) et Flint (maïs corné), ainsi que des variétés sucrées et celles dont les grains éclatent, les popcorns. On distingue actuellement sept « clusters » génétiques, peu différenciés, selon les diverses aires géographiques du continent américain.
Diffusion vers l'Ancien Monde
L’analyse génétique des variétés actuelles permet de retrouver les traces de ces sept clusters et de reconstruire d’hypothétiques routes. Au départ, la diffusion du maïs en Europe, en Afrique et en Asie suit les routes maritimes des explorateurs et des commerçants, principalement portugais et espagnols. La simplicité avec laquelle des épis peuvent être cueillis, conservés puis semés facilite grandement leur transport, comme le fait que les navires en chargeaient pour nourrir leur équipage (ou les esclaves), mais les documents historiques n’en portent pas souvent la trace.
La difficile arrivée en Europe
Dès le retour de son premier voyage, en 1493, Christophe Colomb rapporte des épis de maïs de Haïti, implantés dans le sud de l’Espagne et qui se diffusent rapidement sur le pourtour sud de la Méditerranée. Cependant, ces graines tropicales s’accommodent mal du climat méditerranéen et la fructification est maigre et irrégulière. Il faut attendre une vingtaine d’années avant que la plante soit productive grâce à d’autres introductions, probablement à partir du Mexique mais aussi de Colombie, les deux colonies espagnoles majeures. Le maïs est cultivé progressivement, dans le nord de l’Espagne à partir de 1510 environ, au Portugal (1513), en France (à Bayonne dès 1523). Parallèlement il est introduit en Italie (à Rome, des épis de maïs sont figurés sur plusieurs fresques de palais romains en 1517).
Toutefois, le fait que la culture du maïs soit largement attestée en Europe du Nord (Allemagne) au moins dès 1539, « à peu près dans tous les jardins », selon Leonhart Fuchs (1542), pose la question de la présence de variétés mieux adaptées au climat tempéré froid. L’introduction de variétés provenant d’Amérique du Nord fait maintenant consensus, renforcé par le fait qu’il y eut de nombreux voyages d’explorateurs et de pêcheurs dès avant 1 500 en provenance d’Angleterre, d’Espagne et de France.
Quoi qu’il en soit, dans la région du nord de l’Espagne et du sud-ouest de la France, le maïs devient répandu et populaire au cours du XVIIe siècle. C’est une zone d’hybridation et de contact, où se mêlent les caractères génétiques des variétés espagnoles (d’origine caribéenne) et nord-européennes (d’origine nord-américaine). En Europe, le maïs devient généralement un complément alimentaire mais plus souvent il sera un aliment pour le bétail. Quelques régions l’adoptent comme aliment de base, avec des préparations spécifiques de la farine telles que les gaudes ou les milhas en France, la polenta en Italie ou la mamaliga en Roumanie.
Dès les premières années du XVIe siècle, les navigateurs portugais rapportent des épis du Brésil vers la côte d’Afrique occidentale, dans le golfe du Bénin, qu’ils fréquentent régulièrement depuis les années 1470, et très vite dans leurs implantations dans les îles, Cap-Vert (installation à partir de 1462) et Sao Tomé (implantation à partir de 1490, maïs attesté en 1534). De ces îles, le maïs est transplanté sur les côtes. Il est cultivé dans la colonie portugaise d’Angola dès 1560. Les variétés caribéennes en Méditerranée se sont diffusées tout au long de l’Afrique du Nord, puis en Afrique de l’Est probablement par la vallée du Nil. Le maïs est présent en Éthiopie en 1623. Une voie par les Portugais, une autre par les Espagnols : en Afrique centrale les deux routes se rencontrent, où l’on trouve des variétés à grains tendres et d’autres à grains durs. Les colons européens introduisent la culture du maïs au Cap dès 1652 et, actuellement, c’est la plante alimentaire dominante dans une grande partie de l’Afrique australe.
Les Portugais joignent Java en 1496 avec des variétés de maïs relevant curieusement des souches mexicaines et non pas caribéennes. Quoi qu’il en soit, à partir de l’Indonésie, la plante se diffuse rapidement dans tout l’archipel indonésien, jusqu’à Bornéo et les Moluques, où aborde Magellan en 1522. Le maïs se diffuse aussi dans le continent sud-asiatique : on le trouve en Birmanie au début du XVIe siècle, puis en Chine (attesté en 1516) et de là au Japon, à une date encore inconnue. Sa présence en Inde, bien attestée en 1621, est très certainement antérieure, du fait que les Portugais établissent après 1 500 une liaison régulière entre le Brésil et Goa. Le cas des Philippines est intéressant car s’y rencontrent deux voies opposées de circulation. En effet, d’une part le maïs y pénètre dès que les Portugais s’implantent aux Moluques, au début du XVIe siècle, mais à partir de 1565 les Espagnols du Mexique organisent une route maritime régulière bisannuelle reliant Acapulco à Manille et à la Chine, le « Galion de Chine » (Nao de China), dont il est certain que les navires portaient du maïs au moins pour nourrir les équipages.
chocolatte
C'était hier
1532 : Pizarro capture le dernier empereur Inca Invité par l'espagnol Francisco Pizarro, l'empereur Inca Atahualpa se rend à Cajamarca au nord du Pérou. Pizarro lui propose de l'aider dans la lutte politique qui l'oppose à son frère Huascar. Mais Atahualpa refuse de se convertir au christianisme. Les espagnols utilisent ce prétexte pour détruire le village et massacrer les habitants. Le souverain inca est fait prisonnier. Ses sujets feront amasser une quantité extraordinaire d'or et d'argent pour obtenir sa libération, mais en vain. Pizarro condamnera Atahualpa à mort et le fera garrotter dans sa cellule le 29 août 1533. L'empire Inca est anéanti, les Espagnols en seront les maîtres pendant 3 siècles.
1620 : Non loin de Provincetown dans le Massachusetts, des colons britanniques font une surprenante découverte: l'épis de maïs. Les populations indigènes leur apprendront à en faire la culture et le maïs deviendra la céréale américaine par excellence.
1960 : L’acteur américain Clark Gable nous quitte à l’âge de 52 ans
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Une histoire de dés à coudre
Essentiellement anglo-saxonne, la collection de dés à coudre rencontrait, voici quelques années, un intérêt mitigé en France,. Les amateurs français qui voulaient se procurer quelques pièces intéressantes,devaient s’adresser à des amis voyageurs, à des clubs privés ou commerciaux anglais ou américains. Pour beaucoup de français, le dé à coudre de collection se résume à un petit objet en porcelaine dit « souvenir » d’un dessin représentant un lieu touristique. Dé à coudre peu cher qui s’offre facilement et qui ne servira jamais coudre. Il n’est que le prétexte à offrir un petit cadeau. Pourtant, ces dés à coudre ont aussi des amateurs acharnés, voire boulimiques, qui les accumulent à travers un un thème régional, géographique, animal, historique… Outils de protection, le dé à coudre est un objet dont on retrouve la trace dans les temps les plus anciens. L’idée de se protéger le doigt pour coudre est probablement aussi ancienne que l’aiguille elle-même Les premiers dés à coudre étaient,certainement faits de peaux de bêtes, ils n’ont pas survécu aux ans..Par contre,on connaît des poussoirs à aiguilles, petits blocs de pierre dotés de deux méplats et au sommet d’un trou, où se logeait le chat de l’aiguille. Le métropolitain Muséum de New-York présente un tel poussoir datant de la XXII ème dynastie égyptienne(environ 1000 ans avant JC). En Chine, le premier des dés à coudre que nous connaissons remonteà la dynastie des Han… Par contre, contrairement à ce que l’on dit parfois, on ne trouve nulle part de dés à coudre véritablement romains. Les dés à coudre les plus anciens présentés par les musées français ou étrangers sont en fait des dés à coudre gallo-romains ou d’époque médiévale. A partir de là, le dé àcoudredevient peu à peu un objet d’ornement, sur la fonction utilitaire se greffe une fonction décorative qui connaît son apogée au milieu du 19éme siècle. Les ateliers des orfèvres français furent les plus prisés au monde,notamment ceux duPalais royal. Le dé à coudre d’argent français a survécu jusqu’en 1980 grâce à des ateliers comme FEAU, LORILLON,LE NAIN ou PRUD’HOMME….Il a aujourd’hui totalement disparu. Seules subsistent des productions de porcelaine, d’étain et de quelques autres matières. Il existe une quantité extraordinaire de dés à coudre à travers le monde. Partie de cette idée, voici 25 ans LA GUILDE DU DE à coudre fut créée à Paimpol.
Marguerite32
14 NOVEMBRE : L'INDE CÉLÈBRE SES ENFANTS
L'anniversaire de Jawaharlal Nehru, premier chef de gouvernement de l’Inde indépendante, est fêté comme la Journée des enfants (Bal Diwas). Connu des plus jeunes sous le nom de Chacha Nehru, celui-ci a beaucoup œuvré au bien-être des enfants, l'éducation, la santé…
L’habitude avait été prise dès les années 1940 de célébrer publique l’anniversaire de Jawaharlal Nehru (né le 14 novembre 1889) mais ce n'est qu'en 1954 que cette Journée des enfants a été célébrée pour la première fois. Plus de 50 000 écoliers avaient alors assisté aux célébrations au Stade national de Delhi. En 1957, le 14 novembre a été officiellement déclaré Journée des enfants en Inde par un décret gouvernemental spécial, sans en faire un jour férié.
Nehru n’est pas vraiment célébré comme un modèle par le gouvernement actuel de l’Inde et son leader, Narendra Modi, est justement arrivé au pouvoir en gagnant les élections contre les héritiers de Nehru, mais cette coutume est restée très vivante dans les écoles où l’on organise un certain nombre d’animations souvent avec la participation des parents. « The children of today will make the India of tomorrow. The way we bring them up will determine the future of the contry » affirmait-il. Régulièrement, toutefois, des députés du BJP (le parti de Modi) demande à ce que la journée des enfants change de date.
Dans le reste du monde, c’est le 20 novembre, avec plus ou moins de conviction selon les pays, que les enfants sont célébrés, mais aussi le 1er juin, avec leurs parents.
chocolatte
Le saviez vous ...
L'arbre de jade
L'arbre de jade, ou Crassula ovata, est prisé en Feng Shui.
💰 Pour cause : il attirerait la fortune et le succès grâce à ses feuilles en forme de pièces.
🍀 Pour maximiser ses bienfaits, placez-le dans une pièce à vivre de la maison.
Parmi les plantes d’intérieur les plus prisées pour leurs vertus porte-bonheur, l’arbre de jade occupe une place de choix ! Selon la tradition du Feng Shui, cette plante grasse épaisse et persistante serait capable d’attirer la fortune et le succès, notamment grâce à son apparence robuste et à ses feuilles charnues en forme de pièces de monnaie. On le surnomme même “plante d’argent” ! Mais où placer ce symbole de prospérité et d'abondance pour attirer tous ces bienfaits ? Cet hiver, faites entrer chance et richesse dans votre intérieur avec un arbre de jade bien positionné et choyé !
Pourquoi l’arbre de jade porte-t-il bonheur ?
L’arbre de jade (Crassula ovata) est une succulente, aussi heureuse à l’intérieur qu’à l’extérieur dans les bonnes conditions, réputée dans l’art millénaire du Feng Shui pour apporter la richesse et favoriser la chance. Pourquoi ? D’abord parce que ses feuilles rondes et épaisses rappellent des pièces de monnaie, mais aussi parce que cette plante grasse permettrait, dans une maison, de libérer le "Chi", l’énergie positive liée à la richesse et au bien-être.
Mais pour obtenir ces effets bienfaiteurs, il faut l’entretenir ; c’est aussi en grandissant et en s’épanouissant que l’arbre de jade symbolise l’accumulation des richesses et la prospérité. Cette plante représente également le cadeau parfait : offrir un arbre de jade est d’ailleurs perçu, dans la culture Feng Shui, comme un geste de vœux de succès et de bonheur pour la personne qui le reçoit.
Arbre de jade : où le placer à la maison pour attirer la chance ?
L’emplacement de l’arbre de jade est par ailleurs essentiel pour garantir son plein effet ! En Feng Shui, il est conseillé de le placer dans le "secteur de la richesse", situé au sud-est de la maison ou de la pièce. Mieux : si possible, installez votre plante dans une entrée ou dans le salon, car ce sont des lieux de passage où l’énergie circule librement. Bien installé et bien entretenu, il favoriserait une bonne entente dans la famille, la fortune, la santé, la réussite scolaire et professionnelle : rien que ça !
En revanche, il est déconseillé de placer cette plante dans une chambre, où elle pourrait perturber le repos des hôtes avec sa forte énergie vibratoire. À noter : l'arbre de jade apprécie les endroits lumineux, sans exposition directe au soleil, qui pourrait brûler ses feuilles. Une lumière douce et indirecte est ce qu’il y a de mieux pour stimuler sa croissance en hiver !
Comme toute plante grasse qui se respecte, l’arbre de jade ne nécessite pas un grand entretien : mais le maintenir en bonne santé est essentiel pour jouir de tous ces effets bénéfiques ! Voici quelques consignes à respecter :
L’arrosage : la crassula ovata est une succulente qui n’a pas besoin de beaucoup d’eau. En hiver, réduisez les arrosages et laissez le substrat sécher entre deux. Trop d’eau pourrait entraîner le pourrissement des racines.
La température : l’arbre de jade tolère bien les variations de température (jusqu’à 5°C) mais il se développe mieux lorsque le mercure ambiant est compris entre 10 et 24 °C. Il faut donc éviter de le placer à proximité des sources de chaleur ou des courants d'air.
L’engrais : en hiver, la plante entre en période de repos ; il n'est pas nécessaire d'ajouter d'engrais ! En revanche, vous pourrez lui en apporter au printemps et en été pour favoriser sa croissance.
En prenant soin de cette plante et en la positionnant stratégiquement, vous augmenterez vos chances d’attirer prospérité et bonheur dans votre maison !
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chocolatte
C'était hier..
1922 : La BBC (British Broadcasting Company puis British Broadcasting Corporation) diffuse sa première émission. Fondée par plusieurs fabricants de radio qui perçoivent une redevance sur les postes, elle sera en situation de monopole jusqu’en 1955. Elle aura pendant la Seconde Guerre mondiale le statut de radio de la résistance en Europe et celui de soutien pour les troupes et la population du Royaume-Uni.
1969 : Lancement d'Apollo 12
1969 : Les astronautеs de la mission Aрollo XII, dont la capsule a été lancée par une fusée Saturnе V, la plus puissante du monde, sont еn route vers lа lune. Le commаndаnt de la mission, Petе Conrad, est accompagné d'Alan Bean et de Riсhard Gordon. Conrad et Beаn séjourneront en tοut 31 heures et demie sur la lune, réalisant diverses еxpériences sсientifiques.
1994 : Casio révolutionne la photographie en présentant le premier appareil photo numérique. Ce n’est pas le premier essai utilisant cette technologie mais le premier appareil grand public, ce qui révolutionnera bientôt la photographie de loisir. En effet, l’abandon de la pellicule pour la mémoire numérique permet de visualiser immédiatement les photos sur l’écran de l’appareil et de les garder ou de les supprimer à sa guise, et sans surcoût. Le développement rapide de la résolution à la fin des années 90 accompagnera le boom de ce produit.
Capusa06
La cellophane est un film fin et transparent constitué d'hydrate de cellulose. C'est un matériau très utilisé pour les emballages alimentaires du fait de sa transparence et de son étanchéité aux micro-organismes. Elle permet de surveiller la conservation des aliments (telles les confitures) sans ouvrir le récipient.
À l'époque de sa découverte, il n'y avait pas d'autre matériau souple et parfaitement transparent, les plastiques modernes (dont le film étirable aujourd'hui couramment utilisé) n'existant pas encore.
Cellophane est une marque commerciale propriété de la société britannique Futamura Chemical, mais pas dans toutes les applications et avec des limites territoriales.
Origine et fabrication
En 1892, avec un autre associé, Clayton Beadle (une autorité en matière de fabrication de papier), Edward John Bevan et Charles Frederick Cross (en) déposent un brevet pour la viscose qui devient la base des industries de la viscose, de la rayonne et de la cellophane. À partir de ce brevet, la cellophane est inventée en 1908 par l'ingénieur chimiste suisse Jacques Brandenberger, qui confie en 1917 l'exploitation de ses brevets à la société anonyme « La Cellophane ». Celle-ci fabrique ce produit notamment en France, dans ses usines de Mantes-la-Ville (Yvelines) et de Bezons (Val-d'Oise). Le mot cellophane, nom de marque devenu un nom commun, a été créé par Brandenberger à partir de cellulose et de diaphane (translucide). Elle est aussi appelée pellicule cellulosique.
Le processus de fabrication consiste à extruder de la viscose à travers une fente étroite dans un bain d'acide qui reconvertit la viscose et régénère la cellulose sous forme d'un film. Un processus similaire, faisant appel à l'extrusion par des trous (une filière), conduit à la production de fibres synthétiques comme la rayonne et le fibranne. La viscose est une solution colloïdale obtenue par dissolution de fibres de cellulose, généralement extraites du bois ou du coton, dans un solvant alcalin peu onéreux (la soude) sous l'action du disulfure de carbone. La production industrielle de la cellophane, qui a commencé dans les années 1920, n'a pas cessé depuis.
