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1793 : Ouverture du musée du Louvre, à Paris.
1895 : Le physicien allemand Wilhelm Röntgen découvre les rayons X. Les premières radiographies seront pratiquées quelques mois plus tard et la radiologie sera enseignée dans la plupart des facultés de médecine européennes à partir de 1897. A l'époque, les radiologues ne connaissaient pas les risques de la radiodermite et ne se protégeaient pas contre les rayons. Les patients devaient quant à eux garder la pose pendant plus de 20 minutes.
1998 : Un monstre sacré disparaît. Jean Marais, qui incarna au théâtre et à l'écran le double poétique de son Pygmalion Jean Cocteau, meurt à l'âge de 84 ans.
2000 : Décès du créateur de la bande dessinée "Cubitus". Dupa de son vrai nom Luc Dupanloup s'est éteint à l'âge de 55 ans.
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*C'était hier ...
1801 : Le physicien italien Alessandro Volta présente à l'Institut de France le premier appareil produisant un courant électrique continu: la pile volta. Le premier consul Bonaparte est subjugué. Il lui fait décerner une médaille d'or et le nomme Comte.
1957 : La première Trabant sort des usines de la RDA et doit répondre à des critères similaires à ceux de la Coccinelle ou de la 2CV en Europe de l’ouest. Première automobile dotée d’une carrosserie en plastique, elle sera paradoxalement réputée autant pour sa longévité que pour ses pannes à répétition. Le premier modèle a pour combustible du mélange dans un moteur de 500 cm3 d’à peine 20 chevaux réels. Pourtant, seule la chute du mur aura raison d’elle puisqu’elle sera produite jusqu’en 1991.
1980 : L'acteur américain Steve McQueen succombe à une longue maladie, à l'âge de 50 ans.
1980 : Décès de Terence Steven McQueen dit Steve Mac Queen, acteur
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Une brève histoire du tournevis
«Je me suis toujours demandé pourquoi il y avait plusieurs formes de vis et de tournevis (à tête carrée, étoile, plate…). Ce serait tellement plus simple d’avoir une forme universelle. La seule raison qui me vient à l’esprit est que ce doit être une technique de marketing qui force à acheter plusieurs tournevis. Mais est-ce si payant de vendre ces outils-là ?» demande Étienne Poulin.
La vis elle-même, en tant que simple tige munie de filets en vrilles, a une très longue histoire. Dès l’Antiquité, on utilisait des «vis d’Archimède», soit de grosses vis en bois sans pointe ni tête, que l’on faisait tourner dans des tubes afin de pomper l’eau. Les Romains s’en servaient également dans des dispositifs pour presser les olives. Mais comme manière d’assembler des matériaux de construction, la «vis de fixation» est beaucoup plus récente.
En français, d’après le Petit Robert, le mot «tournevis» remonte à 1676. On peut certainement présumer que son invention est plus ancienne que cela, survenant possiblement à la fin du Moyen Âge, mais son usage devait être rare, car à l’origine la fabrication des vis se faisait à la main, donnait des résultats très imparfaits et, surtout, était bien plus coûteuse que le recours à de simples clous.
Selon l’ouvrage One Good Turn. A Natural History of the Screwdriver and the Screw, il faut attendre le milieu du XVIIIe siècle avant que ne soit mis au point une technique industrielle de fabrication des vis. Et encore, la première usine de vis, en Angleterre, a fait faillite après quelques années d’exploitation, faute de marché.
Les toutes premières vis étaient en fait des boulons, dont la «pointe» était plate et la tête, carrée ou hexagonale; on les serrait bien entendu avec une clé, pas avec un tournevis. Les premières «vraies» têtes de vis apparurent plus tard et étaient du type «fendue» (ou «à tête plate», si l’on préfère), pour la simple et bonne raison que c’était la méthode de fabrication la plus facile. Pas besoin de faire un trou d’une taille et d’une forme précises, comme pour les têtes carrées ou les clés Allen. Pas besoin de machinerie non plus : un artisan pouvait faire une tête fendue grâce à un simple trait de scie.
Mais tout menuisier, qu’il soit professionnel ou du dimanche, sait très bien que la simplicité de fabrication de la tête fendue vient avec son lot de problèmes. Il est en effet difficile de maintenir le tournevis en place – et cela devient presque impossible quand il faut travailler dans une position inconfortable, à une seule main. «Entre 1860 et 1890, une foule de brevets furent déposés aux États-Unis pour des tournevis à tête magnétique, pour des gadgets qui retenaient les vis, pour des fentes qui ne traversaient pas complètement la tête de la vis, pour des doubles fentes ou pour des trous carrés, triangulaires ou hexagonaux», écrit Witold Rybczynski, l’auteur de One Good Turn.
La solution était connue, donc, mais difficilement applicable, car en pratiquant un trou dans la tête de la vis on se trouvait à l’affaiblir. Il fallait trouver un nouveau procédé de fabrication, qui ne vint pas avant le début du XXe siècle. La solution fut brevetée en 1907 par un inventeur canadien, Peter L. Robertson – qui connut un joli succès d’affaire, d’ailleurs, bien que son caractère entêté lui fit apparemment louper de belles occasions, mais ne digressons pas.
Alors voilà d’où viennent les têtes «plates» (facilité de fabrication) et les têtes carrées ou «têtes Robertson», de leur appellation officielle (besoin de maintenir la pointe du tournevis dans la tête de la vis). Mais les têtes «Phillips», mieux connues sous les noms de «cruciformes» ou «en étoile», elles, d’où viennent-elles ?
Têtes cruciformes
Elles ont été mises au point pour répondre essentiellement au même besoin que les vis Robertson, mais disons qu’elles ont dû faire un «petit détour» historique (par l’industrie automobile) avant de se populariser. À l’origine, elles furent imaginées par un certain John Thompson, qui cherchait lui aussi un moyen d’éviter que le tournevis ne perde constamment sa prise, mais il échoua à en répandre l’usage. Il vendit donc ses brevets en 1935 à l’homme d’affaires américain Henry F. Phillips qui, lui, parvint à convaincre dès l’année suivante un fabricant automobile, Cadillac, d’adopter ses vis sur ses chaînes de montage.
À l’époque, les chaînes de montage utilisaient toujours des têtes fendues, avec les mêmes inconvénients que les autres, et l’industrie de l’auto cherchait des solutions pour s’en débarrasser. Or, les têtes carrées ne s’avéraient pas particulièrement bien adaptées pour les machines. Les vis Robertson étaient pour ainsi dire «trop bonnes» à tenir les tournevis en place : à cause de la puissance accrue des visseuses électriques, ces vis-là avaient tendance à s’enfoncer trop profondément et à briser le matériel.
Les têtes cruciformes, elles, même si elles avaient été mises au point pour la même raison que les carrées, n’y parvenaient pas aussi bien. Et sur les chaînes de montage, cette relative «inefficacité» se transformait en avantage, parce que cela faisait sortir les outils des ornières dès que la vis était rivée, ce qui évitait de visser trop profondément. En fait, la tête cruciforme s’est avérée si bien adaptée aux chaînes de montage que, dans les deux ans suivant l’essai par Cadillac, presque toute l’industrie automobile américaine l’avait adoptée.
Capusa06
Tout sur les cèpes : où les trouver, morphologie, conservation et bien plus
Le cèpe est l'un des plus appréciés des amoureux du monde des champignons et c'est la raison pour laquelle (et bien d'autres) vous pouvez acheter des cèpes sur notre site. Il pousse majestueusement parmi les arbres et est une véritable icône pour les cueilleurs de champignons. Sa saveur particulière et intense en fait un grand élément gastronomique.
C'est un champignon qui a gagné du terrain ces dernières années et a détrôné d'autres champignons qui étaient traditionnellement en tête du classement des ventes annuelles.
Tout le monde aime les cèpes. Si vous voulez en savoir plus, ce blog est tout indiqué.
Nomenclature et types de cèpes
Le nom scientifique du cèpe comestible le plus connu est Boletus edulis.En France, il est connu sous le nom de Cèpe de Bordeaux. Dans nos pays européens voisins, il porte également des noms très différents : en Italie, Porcini et en Allemagne, Steinpilz.
Morphologie du cèpe
Le cèpe se distingue par la grande taille qu'il peut atteindre tant au niveau de son chapeau que de son pied. Si vous en croisez un dans la forêt, il vous sera vraiment difficile de ne pas le remarquer !
La largeur du chapeau d'un cèpe peut dépasser 20 centimètres. Elle est de couleur brune et acquiert un aspect brillant sur les bords du champignon. Juste au bord du chapeau, le cèpe est délimité par une ligne marron très clair. Le chapeau du cèpe peut se révéler visqueux en fonction des conditions climatiques. L'hyménium (la partie interne du chapeau) du cèpe est remarquable par l'absence de lamelles. Il est composé de longs tubes non symétriques.
L'autre partie particulière du cèpe est son pied saillant. Son diamètre peut atteindre 10 centimètres. Parmi les cèpes, nous soulignons souvent l'épaisseur de leurs pieds, mais ils peuvent également atteindre des hauteurs considérables, allant jusqu'à 20 centimètres.
Les cèpes sont reconnaissables entre tous. Mais ils ne sont pas tous identiques. Il existe de nombreux types de cèpes qu'il faut savoir différencier.
Cèpe de Bordeaux
Types de cèpes
Il existe plusieurs types de cèpes. Nous listons ci-dessous les 5 cèpes les plus populaires :
Boletus edulis : le cèpe (cèpe de Bordeaux) que nous connaissons tous et que nous avons décrit dans ce blog. Edulis signifie comestible en latin.
Boletus pinicola : le Cèpe des pins, également surnommé Bolet pinicole ou Cèpe des pins de montagne, pousse près des pins. Son chapeau est plus rouge que l'edulis et il est également apprécié en cuisine.
Boletus aereus : le cèpe bronzé a quant à lui un chapeau plus foncé. Gastronomiquement apprécié, c'est celui que l'on peut trouver à la plupart des périodes de l'année.
Boletus aestivalis : Cèpe d'été ou Bolet réticulé. Comme son nom l'indique, c'est un cèpe qui prolifère en été. Il se distingue par sa peau réticulée et a une couleur brun clair très similaire au boletus edulis.
Boletus erythropus : le Bolet à pied rouge est très peu connu. L'aspect rougeâtre de l'hyménium peut amener certaines personnes à douter de sa comestibilité. Mais rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité : s'il est bien cuisiné, il n'a rien à envier au boletus edulis.
Saison du Boletus edulis saison et lieux de croissance
La saison du boletus edulis se déroule tout au long de l'automne, même si parfois les premiers cèpes apparaissent dès la fin de l'été, au gré des conditions météorologiques. Les cèpes peuvent être trouvés deux semaines après de fortes pluies. D'autres conditions comme les heures d'ensoleillement et la température ont également leur importance. C'est pourquoi l'automne est un si bon mois pour les champignons en général : l'équilibre entre les précipitations, l'ensoleillement et la température est idéal pour leur croissance.
Conseils pour ramasser des cèpes en forêt
Le cèpe est un champignon qui attire l'attention en raison de sa taille. C'est pourquoi, si vous voyez un cèpe, il est très probable qu'aucun collecteur ne soit passé par là. C'est peut-être votre jour de chance !
Le Boletus edulis aime les terrains plats, car il préfère que l'eau s'accumule plutôt que de s'écouler lorsqu'il pleut.
Cèpe de Bordeaux
Comment conserver les cèpes
Si vous avez eu de la chance et que vous avez pu récolter quelques cèpes (ou si vous préférez les acheter frais), vous voudrez savoir comment les nettoyer et les conserver correctement.
Si vous voulez savoir comment nettoyer les cèpes, consultez cet article dans lequel nous expliquons comment nettoyer les cèpes en 3 étapes faciles.
Une fois propres, on peut conserver les cèpes. Il existe de nombreuses méthodes de conservation des boletus edulis. Lisez attentivement chaque processus et choisissez celui qui vous convient le mieux :
Déshydrater les cèpes: une des méthodes les plus utilisées, car c'est une méthode facile et qui permet de conserver le champignon longtemps. Dans un premier temps, il convient de couper les cèpes en lamelles, afin que le séchage soit homogène. Une fois que le boletus edulis a été coupé en lamelles, placez toutes les tranches séparément sur du papier absorbant. Au bout de quelques jours il faut retourner chaque lamelle pour que les deux côtés sèchent correctement. Si vous souhaitez acheter des boletus edulis déshydratés, cliquez ici.
Congeler les cèpes : les cèpes peuvent être congelés crus, à condition qu'ils soient propres et coupés en lamelles. Il suffit de faire attention et de placer les tranches de cèpes sur un morceau de film alimentaire, en veillant à ne pas empiler trop de tranches les unes sur les autres afin qu'elles ne collent pas entre elles lors de la congélation.
Conserver les cèpes en bocaux : vous pouvez également conserver les cèpes dans de l'huile. Contrairement aux deux autres techniques, celle-ci ne se fait pas crue ; il faut précuire les cèpes. De cette façon, il sera prêt à être consommé quand vous voudrez l'utiliser. Vous devez en premier lieu faire revenir les cèpes. Une fois les cèpes cuits, il faut les mettre dans un bocal en verre et recouvrir tout le contenu d'huile. Pour assurer le vide et prolonger la durée de conservation, vous pouvez faire bouillir les bocaux au bain-marie pendant une demi-heure.
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Le saviez vous ..
Le Mascara : l’histoire
Les premières traces de l'utilisation du mascara remontent à l'Égypte ancienne, vers 3000 avant J.-C. Les Égyptiennes utilisaient un "khôl" composé d'un mélange de graisse animale, d'antimoine et de suie. À l'origine, le mascara était donc de la poudre d'antimoine.
Ainsi, l’ancêtre de notre cosmétique préféré se trouvait déjà sur les visages des :
Égyptiens ;
Romains ;
Algériens.
D’ailleurs, le peuple égyptien et les tribus nomades algériennes se servaient du khôl pour soigner et protéger leurs yeux. Mais, c’était également pour se maquiller.
Par exemple, en Égypte, les femmes de la royauté s’en appliquaient, avec un mélange de miel et d’amande, pour indiquer leur classe sociale.
Quant aux romaines, elles fabriquaient un mascara à base de poudre d’antimoine, de pétales de rose et de dattes !
L'antimoine est une roche noire aux reflets bleutés qu'on concassait et qu'on broyait jusqu'à donner une poudre dont on tirait un collyre, le khôl. Le khôl est parfois remplacé par un fard à base de safran, d'antimoine, du liège brûlé.
Une autre façon ancestrale de faire du mascara était de mélanger de la graisse de bœuf (suif) avec de la cire d'abeille, de la cendre de bois (alcali) et du noir de fumée obtenu par la consumation de la flamme d'une lampe à huile dont on récolte la suie sur un miroir. Le produit était appelé communément "noir aux yeux".
Les Français ont découvert le mascara lors de la conquête de l'Algérie au milieu du XIXe siècle, car les tribus des hauts plateaux l'utilisaient comme produit de beauté mais aussi pour se prémunir des différents trachomes et maladies des yeux.
Le produit que les gens reconnaissent aujourd'hui comme le mascara ne se développe pas avant le XIXe siècle : un chimiste nommé Eugène Rimmel développe un cosmétique vers 1880, le Rimmel , à partir d'un distillat de pétrole, la vaseline. Le nom du cosmétique rimmel est devenu synonyme avec la substance-même et se traduit encore aujourd'hui par "mascara" en italien ( mascara veut dire "masque" dans cette langue, comparer à mascarade , d’origine aussi italienne), français, espagnol, néerlandais, turc, roumain, etc. Il est passé à la postérité sous différents noms, mais entre autres sous le nom de Rimmel, la marque ayant commercialisé ce fameux produit : " t’as le Rimmel qui fout le camp, c’est le dégel des amants, jolie môme" (Léo Ferré). Ce sera un des tout premiers produits de cette famille.
En 1913, le chimiste T. L. Williams et sa sœur, Maybel, lancent un mascara fait de poussière de charbon mélangée à de la vaseline. Williams vend son produit par correspondance et crée une société qu'il appelle Maybelline , combinaison du nom de sa sœur et de "vaseline". En 1917, le même donne naissance au cake mascara , premier produit cosmétique moderne à usage quotidien. Une formule au noir de fumée structuré par un savon d’huile de noix de coco, et une gomme tragacanthe pour l’adhérence aux cils. Le mascara était disponible sous forme de pain.
Techniquement, ce produit peut facilement se résumer de la façon suivante : un pain de savon, enrichi en cires pour gainer les cils, avec un pigment pour conférer la couleur. Il comprenait éventuellement la présence d’un agent filmogène pour assurer la fixation du maquillage. Ce produit est anhydre, et doit être activé avec de l’eau pour former une pâte plus ou moins consistante que l’on applique sur le cil à l’aide d’une brosse.
Son mode de fabrication consiste en la dispersion du ou des pigments dans les cires en fusion. Le savon est formé in situ ou par l’utilisation de savon préformé préalablement. La dispersion pigmentaire est éventuellement améliorée par broyage. La masse en fusion est ensuite coulée dans des moules métalliques, comportant les éléments distinctifs du produit : forme, incrustations, ou éventuellement faisant l’objet d’un formage définitif par pressage.
Il constitue encore à ce jour un produit de référence, souvent présent dans la mallette des maquilleurs professionnels, compte tenu de sa polyvalence. En effet, il permet de générer tous types de maquillage, charbonneux, léger ou naturel, allongeant ou épaississant, et ceci quelle que soit l’implantation des cils. Il présente toutefois l’inconvénient d’être peu résistant, en particulier aux conditions d’humidité : larmes, pluie, etc.
Ce produit, bien qu'il existe encore, sera supplanté par le mascara dit automatique qui verra le jour progressivement, mais initialement aux États-Unis. La version actuelle du mascara "automatique" comprenant un tube et un applicateur intégré a été présentée en 1939 par Helena Rubinstein. Cette invention prend le nom de Mascara Matic , puis deviendra, en 1964, Long Lash , le mascara automatique, rechargeable et waterproof.
D’autres marques fameuses (Maybelline avec Ultra Lash en 1960 et Great Lash en 1970) feront de même pour populariser définitivement ce type de produit. À ce jour, les principaux opérateurs sont actifs dans tous les circuits. Ce produit, qui a subi un effet de massification important, est à la base de très nombreuses gammes de maquillage. Il est le second produit de maquillage en termes de taux de pénétration. Initialement développé en Europe, il a fini par gagner ses lettres de noblesse même en Asie, où sa progression était relativement moins importante compte tenu de l’implantation ciliaire des Asiatiques (cils courts et plus droits).
Il fait l’objet d’une recherche intense en particulier au niveau du packaging et des applicateurs, mais le domaine de la formulation n’est pas en reste.
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C'était hier ...
1906 : Marie Curie devient la première femme professeur à la Sorbonne.
1922 : Howard Carter et son équipe découvrent la tombe de Toutânkhamon dans la Valée des Rois, en Egypte.
1955 : Première diffusion d'une émission en FM stéréo. La radio FM a été inventée par Edwin Howard Armstrong en 1933
1977 : René Goscinny, co-créateur de Lucky Luke et d'Astérix, meurt à 51 ans d'une crise cardiaque. En compagnie du dessinateur Uderzo, il a créé une variété de personnages qui font la joie de tous les francophones du monde, jeunes et moins jeunes.
1977 : René Goscinny meurt d’une crise cardiaque et laisse Astérix orphelin. L’œuvre gauloise qu’il a créée avec Uderzo est son plus grand succès, avec des adaptations et des traductions dans de nombreuses langues. Mais ce scénariste a également participé à Lucky Luke, Iznogoud et écrit Le petit Nicolas. Uderzo prolongera toutefois les aventures d’Astérix et Obélix.
1980 : La presse française annonce le divorce de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. Les deux stars de la chanson se séparent après 15 ans de mariage. La France entière est en émoi.
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La liseuse, ça vaut le coup ?
La liseuse est l’objet incontournable pour les dévoreurs de livre comme pour les lecteurs occasionnels. Grâce à ses fonctionnalités diverses, elle s’adapte parfaitement à l’utilisation qu’en fera son propriétaire.
Vous avez envie de tenter l’expérience mais vous hésitez ? Vous craignez que ce soit trop complexe pour vous qui n’êtes pas très à l’aise avec la technologie ? Rassurez-vous, les liseuses sont très simples à manipuler comme vous pourrez le voir avec notre guide pour tout savoir sur les liseuses.
Qu'est-ce qu'une liseuse ?
L’histoire de la liseuse
La liseuse permet de lire des livres numériques et de les stocker dans sa bibliothèque numérique intégrée.
L’ancêtre de la liseuse est le prototype d’encyclopédie mécanique créé en 1962 par Ángela Ruiz Robles.
La liseuse voit le jour entre 1992 et 1993. Les 2 doctorants Crugnola et Rigamonti décident de fabriquer un appareil électronique qui servira uniquement à lire des textes.
En 1998, la première liseuse française Cybook apparaît mais ne trouve pas son public.
Il faudra attendre les années 2000 pour que le marché du livre numérique se développe aux Etats-Unis. Plusieurs entreprises sortent leurs liseuses, comme Bookeen, PocketBook Kindle, Kobo ou encore Vivlio.
Les avantages de la liseuse
Choisir une liseuse ne veut pas dire ajouter un écran supplémentaire à la maison, mais bien opter pour un allié qui vous apportera un confort de lecture qu’aucun autre écran ne propose à ce jour. Voici quelques avantages qui vous feront peut-être craquer pour la liseuse :
Un sérieux gain de place
En effet, si vous êtes féru de lecture, la liseuse vous permettra d’économiser de la place, que ce soit dans votre sac de voyage ou bien dans votre bibliothèque de salon. Vous pourrez ainsi emporter plusieurs livres dans une seule liseuse numérique. Parfait pour les amateurs de grosses collections de mangas !
Moins chère dans le temps
Si vous êtes un(e) amateur(trice) de livres, la liseuse ebook vous coûtera plus cher à l’achat qu’un livre classique, mais à terme, les ebooks seront beaucoup moins onéreux. Vous trouverez même des livres numériques gratuits car libres de droits.
Un grand confort visuel
Les liseuses électroniques utilisent la technologie « e-link » (ou encre électronique) qui diffère de celle des écrans pour tablettes et téléphones portable. L’écran est plus « mou » et ne dégage pas de lumière bleue. De jour comme de nuit, dans une pièce éclairée ou dans une pièce sans lumière, vous pourrez lire sans vous fatiguer les yeux et sans déranger votre conjoint(e).
Un côté pratique :
Avec la liseuse, emportez toute votre bibliothèque et achetez sans bouger de chez vous. Fini les marque-pages ! Votre liseuse s’ouvre directement là où vous vous êtes arrêté(e). Certaines vous permettent également de lire des livres audios, ou bien d’adapter le style et la taille de la police .
Quelle liseuse choisir ?
Les différentes liseuses
Il existe plusieurs marques de liseuses sur le marché. Entre Kobo, Kindle, Vivlio, Tea Touch et bien d’autres, le choix est parfois compliqué.
Chaque libraire a son partenaire de lecture numérique préféré : La Fnac avec Kobo, Amazon avec Kindle et Cultura avec Vivlio. Vous vous doutez sûrement quelle marque est notre favorite. Mais restons neutres et analysons quelques éléments à prendre en compte pour choisir la meilleure liseuse, ou du moins celle qui vous conviendra le mieux.
Format du livre numérique
Les liseuses acceptent les fichiers PDF, HTML et TXT. Le format universel reste l’EPUB pour les livres numériques. Mais la Kindle d’Amazon n’est pas naturellement compatible avec les fichiers EPUB. Si vous disposez déjà de formats EPUB, il faudra les convertir au préalable. Mieux vaut donc prendre en compte ce détail si vous souhaitez changer de liseuse.
L’environnement d’achat
Chaque libraire a son partenaire favori. Il est donc aisé d’acheter un livre sur Cultura avec Vivlio ou bien un ouvrage sur la Fnac avec sa Kobo. En revanche, si vous souhaitez acheter un livre sur Cultura avec une Kobo, il faudra passer par un PC, utiliser adobe digital édition, déverrouiller le DRM puis transférer son EPUB vers votre liseuse. En clair, nous vous conseillons de choisir votre liseuse en fonction de votre libraire favori. Ce sera beaucoup plus simple pour vous de rester dans le même environnement, quel que soit la liseuse numérique choisie.
Prix de la liseuse
Si vous débutez, vous trouverez de très bonnes liseuses entre 70 et 130 euros.
À chaque lecteur sa liseuse
Chaque liseuse s’adapte à son utilisateur et à ses besoins grâce à différentes caractéristiques.
Voici un exemple pour la gamme Vivlio.
La Vivlio light : pour tous les lecteurs
Comme précisé avant, la Vivlio light est idéale pour débuter, mais aussi pour les parents qui aiment lire partout et à toute heure. Son format de 6 pouces et sa légèreté avec ses 182g font d’elle la partenaire idéale à transporter partout. Son éclairage intelligent Smartlight permet de lire de jour comme de nuit sans s’abîmer la vue et sans lumière bleue.
La Vivlio light HD : pour les voyageurs et amateurs de livre audio
Le format, la légèreté et la grande capacité de la liseuse Vivlio light HD seront parfaits pour les globe-trotteurs actifs qui sont souvent en déplacement. En plus de son design élégant, sa connectivité audio sans fil pour écouter des livres audios et de la musique, ainsi que sa protection waterproof (indice IPX68) lui permettront de s’adapter à toutes les situations.
La Color : pour les fans de livres illustrés
Voici une liseuse innovante qui apporte une touche de peps grâce à son option couleurs. Elle s’avère idéale pour les amateurs de mangas et de livres illustrés dont la bibliothèque déborde. Entre comics, livres de cuisine, guide de voyages ou même albums jeunesse, du choix de lecture s’offre à vous.
Grâce à sa légèreté et ses 16 Go de stockage, vous pouvez lire jusqu’à 8000 ebooks sans vous encombrer. Si vous cherchez une liseuse couleur, sachez que la Color de Vivlio est la seule disponible à ce jour sur le marché.
L’InkPad 4 : pour un confort de lecture optimal
L’InkPad 4 se prend facilement en main et ne demande pas à son utilisateur d’être un adepte de la technologie pour l’utiliser. Son écran grand format permet une lecture confortable de tous les ebooks, notamment des mangas, sa taille étant équivalente à celle d’un manga papier. Comme la majorité des liseuses, sa batterie offre une grande autonomie avant d’avoir besoin d’être rechargée.
Si vous souhaitez plus d’informations concernant les liseuses Vivlio, voici un comparatif qui pourra vous aider à faire votre choix.
Notre conseil pratique
Les écrans des liseuses, comme tous les écrans, sont sensibles aux pressions. Les protéger en les équipant d’une housse est donc indispensable pour éviter les rayures et les cassures au fond du sac.
Comment fonctionne une liseuse ?
Les premiers pas avec Vivlio
Si vous avez investi dans une liseuse Vivlio, voici quelques étapes à suivre pour vos premiers pas :
Allumez votre liseuse en appuyant sur le bouton ON/OFF en bas de la liseuse
Choisissez la langue de votre choix et appuyez sur « Suivant »
Sélectionnez votre réseau Wifi et entrez son mot de passe
Prenez connaissance des conditions générales d’utilisation et appuyez sur « Accepter »
Renseignez les identifiants de votre compte client (qui dépend de l’enseigne où vous avez acquis votre liseuse) ou créez un compte
Une fois sur la page d’accueil, c’est terminé ! Vous pouvez vous plonger dans un livre numérique palpitant.
Voici une vidéo explicative et illustrée pour vous aider pas à pas :
Acheter ses ebooks simplement
Vous pensez qu’il est compliqué d’acheter un livre numérique avec votre liseuse ? Rassurez-vous, voici toutes les étapes pour effectuer votre premier achat avec votre liseuse Vivlio :
Allumez votre liseuse en appuyant sur le bouton ON/OFF
Depuis la page d’accueil, sélectionnez « Librairie »
Recherchez le titre que vous souhaitez acheter ou parcourez la librairie
Appuyez sur « Acheter » puis sur « Finaliser ma commande »
Appuyez sur « Commander »
Sélectionnez votre moyen de paiement
Acceptez les conditions générales de vente
Validez votre commande
Votre commande est passée, il ne reste plus qu’à télécharger votre livre numérique dans votre bibliothèque pour pouvoir en profiter.
Voici une vidéo explicative et illustrée pour vous guider dans votre achat :
Sachez qu’à l’activation de votre liseuse, une sélection d’ebooks vous sera offerte.
Après toutes ces informations sur les liseuses, vous êtes sûrement incollable sur le sujet et vous opterez pour une liseuse qui saura vous combler. Et pour les amateurs de livres qui craignent de les voir disparaître en faveur de la liseuse, rassurez-vous : la liseuse électronique ne remplacera jamais la chaleur réconfortante d’un bon livre papier.
Capusa06
Dans la continuité...
Vaut-il mieux utiliser du papier toilette ou une douchette pour se nettoyer le postérieur après la grosse commission ? Des médecins recommandent le jet d’eau.
Le papier toilette a une utilisation bien différente que l’on soit en Thaïlande ou en France.
En Thaïlande, on l’utilise surtout comme papier de table, pour s’essuyer la bouche ou les mains après un repas, vous en trouverez dans tous les restaurants.
Les Asiatiques sont souvent choqués et écoeurés quand on leur explique la manière dont les occidentaux utilisent le papier toilette.
En Occident, non seulement, on utilise exclusivement du papier toilette, mais celui-ci est souvent à motifs.
Les Asiatiques, en général, se lavent joyeusement les parties intimes avec de l’eau depuis toujours.
Pourquoi l’Occident n’a pas adopté ce système ?
Des millions d’Occidentaux ont maintenant découvert la joie débridée d’un rapide jet d’eau dans les pays asiatiques, mais semblent avoir laissé le secret derrière eux.
Oui, il y a des bidets dans certains pays, mais les douchettes pour WC fournissent généralement une bonne pression et pas seulement un jet léger.
Quelle est la solution la plus hygiénique ?
L’aspect écologique
Pas besoin de douchette
Quelle est la solution la plus hygiénique ?
Un chirurgien rectal américain de New York, le Dr Evan Goldstein, a expliqué à un public dégoûté lors du ButtCon (grand salon avec des conférences et des présentations de produits pour les fesses) qu’un jet d’eau est en fait un bien meilleur moyen de se nettoyer après être allé aux toilettes.
Les Asiatiques savent déjà qu’utiliser du papier hygiénique après avoir déféqué signifie que vous allez simplement étaler la matière fécale, sans vraiment nettoyer la zone.
Le lavage à l’eau permet de nettoyer complètement la zone de toute trace de matières fécales.
Une pression d’eau bien ciblée pendant quelques secondes fera un bien meilleur travail que quelques mètres de papier toilette à motifs !
En terminant la pulvérisation par un essuyage rapide avec du papier, votre derrière sera plus propre et plus frais après chaque grosse commission !
“En plus d’être un meilleur agent nettoyant, le fait de s’essuyer les fesses uniquement avec du papier toilette peut entraîner des blessures.”
Le Dr Evan Goldstein, s’adressant au journal Insider, a déclaré que la peau de l’anus est assez fine et délicate.
Et le papier toilette sec peut être abrasif.
“C’est pourquoi s’essuyer trop souvent, ou toute action brutale, pourrait entraîner des déchirures douloureuses, ou des déchirures, voire des saignements.”
Certains Américains ont désormais adopté l’idée de se nettoyer à l’eau et s’accordent à dire que l’utilisation d’un bidet pour se laver le derrière peut-être plus confortable que d’utiliser du papier toilette.
En particulier pour les personnes qui viennent de subir une opération, d’accoucher ou qui souffrent du syndrome du côlon irritable.
Les scientifiques s’accordent également à dire qu’une toilette accroupie est plus saine qu’une toilette assise sur un trône de porcelaine…
Si vous voulez apprendre à utiliser l’eau pour vous nettoyer, voir : Comment utiliser des WC sans papier toilette, avec juste de l’eau pour se nettoyer
L’aspect écologique
Mais il y a aussi beaucoup d’autres raisons de soutenir la douchette WC.
L’Américain moyen utilise trois rouleaux de papier hygiénique par semaine, et le pays entier consomme environ 36,5 milliards de rouleaux par an.
Et combien d’eau faut-il pour fabriquer un rouleau de papier hygiénique ?
Environ 140 litres.
La production de ce papier toilette d’un blanc pur utilise encore plus d’eau.
La fabrication de mouchoirs en papier nécessite également de réduire en pâte des millions d’arbres et d’utiliser des tonnes de chlore.
Sans compter toute l’énergie nécessaire à la fabrication, à l’emballage et au transport des rouleaux de papier vers les points de vente.
Le papier toilette est également connu pour obstruer la plomberie et obliger les réseaux d’égouts et les stations d’épuration des villes à travailler beaucoup plus dur.
Ainsi, la prochaine fois que vous tendrez la main et que vous prendrez une petite giclée (en visant bien), vous vous sentirez mieux en sachant que votre derrière, et l’environnement, seront probablement plus heureux du résultat final.
Quoi qu’il en soit, lavez-vous toujours bien les mains après la performance.
Pas besoin de douchette
Si vous voulez essayer cette solution, mais n’avez pas la possibilité d’installer une douchette dans vos WC, vous pouvez juste faire comme des millions de personnes dans le monde, utiliser un seau d’eau et un bol.
Autre solution
Lors d’un voyage en France après des années en Thaïlande, je me demandais comment j’allais faire, n’ayant plus envie d’utiliser de papier toilette.
Car une fois qu’on a adopté cette méthode, on trouve l’utilisation du papier toilette inconfortable et non-hygiénique.
Heureusement, une solution toute simple m’est apparu en allant manger dans un restaurant indien.
Dans les toilettes de ce restaurant, en plus du papier toilette pour les clients, il y avait une bouteille d’eau posée sur le sol, ce qui fait parfaitement l’affaire.
Capusa06
L’orfèvrerie française tient une place de choix dans les arts décoratifs. Cette reconnaissance s’explique par son histoire très ancienne. Le savoir-faire des maîtres-orfèvres a permis à la France de conserver les lettres de noblesse de cet art. Les collections d’orfèvrerie donnent un aperçu de cette histoire. La présence d’orfèvrerie conçue en France, sur les grandes tables de ce monde, reflète le meilleur symbole de sa renommée.
L’art de l’orfèvrerie française à travers l’histoire
En France, l’orfèvrerie existe depuis la Préhistoire. Cependant, c’est au Moyen Âge avec la naissance de la royauté française qu’elle se structure véritablement. Jusqu’à la Révolution, les objets d’orfèvrerie symbolisent la puissance financière et politique de son détenteur. À partir du XIXe siècle, l’orfèvrerie française représente surtout une note décorative de bon goût.
L’orfèvrerie française au Moyen Âge
Éloi de Noyon, orfèvre et monnayeur, ministre des Finances de Dagobert Ier marque cette période. Il devient saint catholique et le patron des orfèvres.
De cette période du Moyen Âge, il demeure en majorité des pièces liturgiques. Les objets d’orfèvrerie dits profanes peuvent servir à leurs propriétaires comme monnaie. En cas de besoin, des pièces d’orfèvrerie sont fondues pour vendre le métal.
L’art de l’orfèvrerie en France pendant les Temps modernes
Au XVIIe siècle, Louis XIV se constitue une collection d’orfèvrerie inégalable. Il rassemble autour de 200 pièces dans la Grande Argenterie, instrument de sa puissance. En 1689, Louis XIV n’hésite pas à faire fondre toute son argenterie pour soutenir l’effort de guerre.
Le XVIIIe siècle représente l’âge d’or de l’orfèvrerie française. Elle a acquis une réputation de finesse incomparable. Les artistes en orfèvrerie embellissent les pièces en métal plaqué, fourré ou doublé.
L’orfèvrerie française du XIXe siècle à nos jours
Au XIXe siècle, l’orfèvrerie française reprend les thématiques de l’Antiquité, de la Renaissance et des XVIIIe et XVIIIe siècles. Orfèvres, modeleurs, émailleurs et dessinateurs mêlent leurs talents.
À partir du XXe siècle, les orfèvres s’inspirent de l’art contemporain. Ils reprennent également des modèles de leurs illustres précédents. Les maîtres artisans n’hésitent pas à bénéficier des innovations dans le traitement des matières.
Pourquoi l’art de l’orfèvrerie française est-il reconnu mondialement ?
L’orfèvrerie française tient une place de premier ordre grâce au savoir-faire de ses maîtres artisans. Depuis le Moyen Âge, les maîtres-orfèvres français façonnent des pièces d’orfèvrerie profanes ou liturgiques en se transmettant leurs savoirs.
Un savoir-faire des orfèvres forgé par les siècles de technique
L’orfèvrerie française fait partie des métiers d’art soumis à une réglementation très stricte. Depuis le Moyen Âge, les objets constitués de métaux précieux devaient répondre à un contrôle strict des autorités. Les poinçons appliqués sur les pièces d’orfèvrerie représentent une de ces exigences.
Tous les artisans français, jusqu’à la Révolution, se regroupaient en guildes ou corporations. Pour accéder au titre de maître-orfèvre, un long apprentissage était requis. La présentation d’un chef-d’œuvre venait clore la formation du compagnon orfèvre, après son Tour de France.
Avec la fin des jurandes, les maîtres-couteliers et les maîtres-orfèvres ont pu unir leurs savoirs et leurs techniques sur le travail du métal. Les artisans de Thiers, capitale mondiale du couteau, ont bénéficié de cette avancée historique. Enfin, ils pouvaient proposer des ménagères complètes avec la solidité du métal forgé et le raffinement de l’orfèvrerie.
La France, berceau des techniques innovantes dans l’orfèvrerie
L’orfèvrerie française a évolué au cours des siècles. Les maîtres-orfèvres ont su s’adapter aux modes et à la rareté des métaux précieux. Des artisans ingénieux ont inventé de nouvelles techniques, telles que le métal argenté. Celui-ci rend l’utilisation des pièces d’orfèvrerie comme les couverts moins onéreuse et plus pratique.
L’orfèvrerie française : entre objets de collection et art de vivre
Les amateurs d’orfèvrerie se tournent facilement vers des pièces françaises. Ces connaisseurs savent qu’un tel investissement allie bon goût et placement financier sûr. Les plus grands musées et des passionnés ont rassemblé des collections prestigieuses.
Le Musée du Louvre et sa magnifique exposition d’orfèvrerie française
Paris reste la capitale d’Europe, voire du monde où des expositions d’objets d’orfèvrerie incomparables peuvent être admirées. Le Musée du Louvre rassemble les trésors de l’orfèvrerie de différentes civilisations. L’orfèvrerie française y tient une place importante. Les visiteurs peuvent contempler les détails de la gravure et de la sculpture de chaque pièce en argent ou en métal précieux.
Pour les plus passionnés, des catalogues des expositions et des livres retracent l’histoire de l’orfèvrerie dans les arts décoratifs.
Les trésors des amateurs privés d’orfèvrerie française
Certains collectionneurs privés ont sauvé de véritables trésors de l’orfèvrerie française. Sur un siècle, la dynastie Jourdan-Barry a constitué une magnifique collection d’objets d’orfèvrerie. La galerie Kugel, à Paris, a publié un ouvrage qui recense les 327 pièces de cette collection.
L’orfèvrerie française reste dynamique grâce aux amateurs de pièces haut de gamme d’arts décoratifs. Les arts de la table en plein renouveau permettent de montrer que l’orfèvrerie demeure au goût du jour.
L’orfèvrerie française rayonne dans le monde depuis le Moyen Âge. La fascination des passionnés a permis la constitution de collections publiques et privées d’objets d’orfèvrerie. Les grandes maisons perpétuent le luxe à la française. Elles subliment leur table grâce au savoir-faire de maîtres-orfèvres français comme ceux de la Maison Alain Saint-Joanis.
chocolatte
Le saviez vous ...
Quel est vraiment le bon sens pour suspendre votre papier toilette ? Sachez que c’est une question de propreté
C’est une question que peu de gens se posent, mais qui est finalement fondamentale lorsque l’on parle d’hygiène. Et oui. On vous en dit en plus !
Hygiène : cette mauvaise habitude qui concerne 2 Françaises sur 5
L’art de positionner le papier toilette
Quand il est question de papier toilette, il y a deux teams. Celle qui accroche son rouleau de manière que le papier passe par-devant. Et l’autre, qui préfère dérouler son papier vers l’arrière, contre le mur.
Si se questionner sur la façon dont on positionne son papier toilette peut sembler absurde, c’est une interrogation tout à fait légitime quand il est question d’hygiène.
En effet, le brevet original du papier toilette perforé, qui date des années 1800, montre un rouleau dont le papier passe par l’avant. Et l’inventeur de notre indispensable du quotidien, Seth Wheeler, avait ses raisons, même si le PQ pourrait bientôt disparaitre. 😵😵
Notez toutefois que l’invention du papier toilette remonte à la Chine ancienne. La première utilisation documentée du papier à cette fin date de la dynastie Tang, au VIe siècle. Cependant, ce n’est qu’au XIVe siècle, sous la dynastie Ming, que le papier toilette a été produit en grande quantité.
En ce qui concerne le papier toilette moderne, il a été inventé et commercialisé par l’Américain Joseph Gayetty en 1857. Gayetty a vendu ce qu’il appelait « du papier médicinal », qui était destiné à l’usage des toilettes et imprégné d’aloès pour ses propriétés médicinales.
Cependant, ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle que le papier toilette est devenu un produit couramment utilisé dans les foyers occidentaux.
L’évolution du papier toilette a ensuite continué avec l’introduction de versions perforées en rouleau, qui sont devenues la norme aujourd’hui.
Limiter la prolifération des germes
Dans une salle de bain, il est important d’adopter des gestes hygiéniques et de minimiser la prolifération de germes. Pour ce faire, on réduit les contacts entre les personnes et les surfaces. Ainsi, quand il est question de papier toilette, il est préférable de le positionner loin du mur.
Quand le papier se déroule contre le mur, il est possible que l’utilisateur touche ce dernier en essayant de l’attraper. Et ce geste n’est pas anodin puisqu’il peut contribuer à déposer des germes sur la surface. Des germes qui pourront se propager à l’utilisateur suivant quand il aura, à son tour, besoin de papier toilette.
Et qui dit partage des germes, dit parfois catastrophe. Alors, pour éviter tout désagrément, il vaut mieux positionner le papier toilette de manière à ce qu’il passe par l’avant.
chocolatte
C'était hier ..
1950 : La télé couleur est née
1965 : Craig Breedlove, à bord de Spirit of America-Sonic One atteint la vitesse de 555.13 mph (893.4 km/h) Il détient pour la troisième fois le record du monde de vitesse sur terre. Battu par Art Arfons le 7 novembre 1965, il récupérera son record le 15 novembre 1965.
Capusa06
Le jour des morts : une invention du Moyen Age
C’est au XIe siècle, à l’abbaye de Cluny, que fut instituée la fête des morts, que nous célébrons encore, chaque année, le 2 novembre. Il s’agissait d’une cérémonie collective destinée à favoriser le repos des défunts. Car leur disparition ne les avait pas écartés de la communauté des vivants : au Moyen Age, les solidarités d’homme à homme étaient ainsi tissées, solides et durables, entre l’Ici-bas et l’Au-delà.
La tradition veut que, début novembre, au lendemain de la Toussaint, les familles viennent au cimetière honorer leurs morts. L’Église catholique consacre en effet depuis des siècles le 2 novembre aux fidèles défunts. Ce que l’on ignore généralement c’est que l’« inventeur » de cette pratique fut, au XIe siècle, l’abbé du monastère bourguignon de Cluny, Odilon 994-1049. La piété qui nous conduit à honorer collectivement nos morts début novembre plonge ainsi ses racines dans un passé lointain.
Cet attachement profond des chrétiens à leurs morts est un phénomène frappant et même paradoxal quand on le compare au traitement des défunts dans l’Antiquité. Dans le monde romain, le décès marque une rupture par rapport au monde des vivants. Les disparus occupent un séjour propre, la nécropole, à l’extérieur de la cité. Le soin qu’on leur rend est du strict ressort de la piété familiale ; ce n’est en rien une affaire publique. Or, à cette dissociation initiale du monde des vivants et du monde des morts, le christianisme va peu à peu substituer une situation radicalement différente, où les morts peuplent l’univers des vivants, avec un triple phénomène de création d’habitats autour des anciennes nécropoles, d’installation des sépultures dans les villes et de constitution de villages autour de l’église et du cimetière. Le grand historien de la mort en Occident, Philippe Ariès, a qualifié ce tournant majeur de « mort apprivoisée », phénomène de longue durée qu’il fait aller du IVe jusqu’au XVIIIe siècle, époque au cours de laquelle, pour des raisons d’hygiène, on rejette les cimetières à la périphérie des villes, dissociant de nouveau le séjour des morts de celui des vivants.
A l’origine, l’Église se montre réservée à l’égard des défunts. Interrogé sur l’attention qu’il convient de leur consacrer, Augustin, au Ve siècle, nie l’utilité des rites funéraires traditionnels des Romains. Dans la perspective du salut promis aux chrétiens, ces usages ne sont d’aucun secours ; ils ne peuvent servir qu’à consoler les vivants. En revanche, Augustin soutient que les fidèles peuvent se rendre utiles aux défunts de trois façons ce concours est habituellement qualifié de « suffrage » : en priant pour eux, en faisant dire des messes et en pratiquant l’aumône. Encore convient-il de distinguer les défunts que les vivants peuvent efficacement assister. Inutile de se préoccuper des trop grands pécheurs dont le sort est déjà scellé en enfer ; quant aux morts très particuliers que sont les saints, ils n’ont, évidemment, pas besoin de nos suffrages. Il ne reste donc que les défunts moyens, ni trop bons ni trop mauvais, que l’on peut aider à entrer dans la communion des saints.
Les moines doivent prier pour tous les morts
La tradition ultérieure a donné à la fois raison et tort à Augustin. Raison, parce que les suffrages pour les défunts ont été unanimement adoptés. Tort, dans la mesure où les vivants ont continué à honorer leurs morts, restant fidèles à la piété familiale romaine traditionnelle : au XIIe siècle, les clercs dénoncent encore les repas funéraires offerts sur les tombes. Faisant preuve de pragmatisme, l’Église s’en est accommodée et a toléré le soin entourant les funérailles et l’attention portée aux sépultures comme des pratiques coutumières relevant des familles. Mais au-delà de cette piété privée, les clercs sont parvenus progressivement à faire de l’Église une famille spirituelle occupée au soin collectif de tous les disparus.
A l’intérieur de l’Église, le soin dû aux morts est défini au début du Moyen Age comme étant l’affaire de spécialistes, les moines, qui ont volontairement choisi de mourir au monde. Pourtant, saint Benoît 480-550, le père des moines d’Occident dont la règle de vie est unanimement suivie dans les communautés monastiques depuis le IXe siècle au moins, n’a guère montré d’intérêt pour les défunts. Le premier à manifester une franche sollicitude à leur égard est le pape et ancien moine Grégoire le Grand 540-604, dont l’?uvre exerce une énorme influence sur les communautés monastiques médiévales. Ses Dialogues exposent une doctrine de l’expiation et du feu purificateur selon laquelle les fautes les moins graves sont rémissibles et combustibles comme le bois, le foin et la paille.
Grégoire illustre ses thèses par des récits de miracles et d’apparitions qui rendent familières les figures de revenants et vulgarisent l’idée d’une nécessaire et efficace assistance liturgique aux défunts. Il rapporte ainsi la tragique mais édifiante histoire d’un frère, Justus, qui a enfreint son v?u de pauvreté en dissimulant deux pièces d’or dans sa cellule. A l’heure de sa mort, nul n’ose l’approcher et, sur l’ordre de Grégoire, son corps est jeté dans une fosse à fumier. Quelque temps après, les moines sont cependant invités à lui venir en aide par l’intermédiaire d’un « trentain », ou service liturgique de trente jours, équivalent à la durée de la pénitence infligée au défunt.
Sous l’influence de Grégoire le Grand, les morts deviennent ainsi partie prenante de la vie des moines, dans le cadre de l’office des heures récitées en communauté. Mais c’est principalement à partir du VIIIe siècle que l’on se mobilise pour assister les défunts et les saints. La fête de tous les saints, la Toussaint, naît alors en Angleterre et se répand sur le continent. C’est à ce moment qu’apparaît l’idée de célébrer tous les morts en même temps que tous les saints et que se codifie, au sein de la chrétienté, une répartition des tâches suivant laquelle il revient aux moines d’assister les défunts.
La société chrétienne idéale est en effet, dès les années 840, pensée suivant le schéma des trois ordres fonctionnels : ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent. Au sein de la première fonction, il revient aux moines de prier pour le salut collectif et de s’occuper des morts. De ce point de vue, les communautés monastiques constituent des groupements volontaires cimentés dans l’amitié, la charité et le devoir de solidarité garantissant à leurs membres une fraternité ici-bas et un souvenir dans l’Au-delà.
On peut donc dire que, dès l’époque carolingienne VIIIe-Xe siècle, l’idée de célébrer collectivement les défunts un jour donné, pas trop loin de celui des saints, est dans l’air. Le mouvement est lancé dans les années 800 par trois abbayes situées en Germanie : à Saint-Gall et à Reichenau, une commémoration annuelle est fixée le 14 novembre, tandis que la communauté de Fulda honore collectivement les morts le 11 octobre. L’initiative d’Odilon de Cluny ne fait donc que fixer et institutionnaliser une pratique déjà attestée avant et ailleurs.
Le succès de cette initiative, prise à une date inconnue autour de 1030, ne s’explique en fait que par l’énorme influence qu’exerce alors le monastère de Cluny au sein de l’Église. Ce monastère — fondé en 910 par le duc d’Aquitaine Guillaume le Pieux dans les environs de Mâcon — est un établissement romain, dans la mesure où son fondateur l’a placé directement sous la protection des apôtres Pierre et Paul et de leurs successeurs, les papes. Cluny est ainsi affranchi de toute autre autorité temporelle et spirituelle que celle de Rome. D’autre part, au cours du Xe siècle, l’établissement acquiert rapidement un prestige intellectuel et spirituel sans précédent. Cluny est, dès les alentours de l’An Mil, une puissance supra-régionale. Son abbé fraye avec les plus grands, pontifes, princes, rois et empereurs. Dans ces conditions, une initiative clunisienne ne pouvait manquer de concerner à terme l’ensemble de l’Église latine : le pape Léon IX 1049-1054 encourage la commémoration de tous les défunts, qui devient d’usage général en Occident au cours du XIIe siècle.
Les documents contemporains attestent du succès de l’initiative d’Odilon. Les fidèles se pressent pour solliciter l’assistance des moines de Cluny. Tel est l’objet de nombreux actes conservés dans les archives du monastère, le plus souvent sous forme de donations appelées « actes à cause de mort ». Ces actes nous renseignent assez précisément sur les services funéraires attendus des moines. On souhaite d’abord rejoindre le sanctuaire de Cluny ou l’une de ses dépendances, considérés comme un asile pénitentiel offrant aux défunts deux « lieux de mémoire », le cimetière et le nécrologe, qui permettent de se placer sous la protection de saint Pierre, à la fois patron du monastère, chef de l’Église romaine et porte-clés du Ciel, pour qu’il soit un bon avocat le jour du jugement.
Il y a deux cimetières à Cluny : celui des frères et celui des laïcs. Mais l’un et l’autre sont communautaires. Au XIe siècle, ce phénomène est encore récent. Au début du Moyen Age, on ne différenciait qu’exceptionnellement les défunts païens et chrétiens, et ce sont les moines qui ont instauré la pratique du cimetière communautaire, objet, depuis la fin du Xe siècle, d’un rite de consécration, acte liturgique qui en fait le séjour des chrétiens, à l’exclusion des pécheurs, des hérétiques, des infidèles, voire de toute personne souillée, par exemple les femmes en couches.
Neuf cents messes en trente jours
Le nécrologe, second lieu de mémoire recherché par les fidèles qui se confient aux moines, a la forme matérielle d’un livre. Aux origines de l’Église, les noms de quelques défunts privilégiés, destinés à être proclamés au cours de la messe, figuraient sur des tablettes ; mais le manque de place et l’importance de la demande obligent bientôt les clercs à recourir à un support plus fourni, en l’occurrence manuscrit, destiné à mentionner le nom des défunts et le service promis à la date anniversaire de leur mort.
Confier sa mémoire aux moines, c’est ensuite bénéficier de toutes les interventions que l’on est en droit d’attendre de ces spécialistes de la gestion de l’Au-delà : prières, messes et assistance aux pauvres. Prières et oraisons représentent le premier et le plus simple des gestes d’intercession. La messe, c?ur de la liturgie chrétienne qui commémore le sacrifice du Christ, est le lieu de passage obligé de tous les fidèles qui entendent suivre la voie ouverte par le Dieu fait homme retourné auprès du Père en passant de l’Ici-bas à l’Au-delà. Par l’eucharistie, il s’agit de connaître un pareil destin. Il arrive d’ailleurs que le nom de certains défunts soit inscrit sur la table d’autel.
L’importance nouvelle qu’on attribue à l’eucharistie en matière funéraire marque un tournant dans l’histoire du monachisme occidental. Car les moines sont, à l’origine, de simples laïcs. Or la nécessité de célébrer des messes suppose qu’ils accèdent toujours plus nombreux à la prêtrise. En outre, le service des défunts contribue à transformer cette commémoration collective de la mort du Christ, fondatrice de la communauté des fidèles, en un acte privé, le temps fort d’une démarche pénitentielle individualisée, d’autant plus efficace qu’elle est répétée. D’où une extraordinaire inflation de cette pratique : à l’occasion de la mort d’un moine, on dit, à Cluny, la bagatelle de neuf cents messes en l’espace de trente jours.
Il y a un troisième « service » attendu des moines à l’égard des morts : le secours accordé aux pauvres — ceux-ci étant parfois mentionnés au nombre de douze, rappel symbolique du nombre des apôtres. Les actes passés à cause de mort précisent l’importance des dons qu’on leur destine sous forme de « prébende » du latin praebere, « offrir ». Par « pauvres », il convient d’entendre tout d’abord les moines eux-mêmes, qui sont devenus tels par choix de vie, mais aussi la multitude des miséreux venus chercher au monastère de quoi survivre, à une époque où l’Occident latin est encore cerné par la faim. J. Wollasch a ainsi pu calculer qu’au début du XIIe siècle, la communauté de Cluny compte de trois cents à quatre cents moines, mais que dix mille prébendes sont distribuées chaque année à dix mille pauvres, ce qui représente le chiffre de la population d’une ville comme Francfort.
Ces « vrais » pauvres sont les doubles symboliques des morts ici-bas : le défunt nécessiteux, qui n’a pas encore rejoint la communion des saints, est représenté par le pauvre au sein de la communauté des vivants. D’autre part, selon la parole du Christ Luc, xvi, 9, les pauvres sont considérés comme « les amis qui accueillent dans les demeures éternelles » : nourri des biens terrestres abandonnés par le mort, le pauvre est censé lui offrir en retour les biens célestes.
Le tournant majeur que marque l’instauration du jour des défunts est ainsi révélateur de l’importance accordée aux morts, ou plus exactement aux relations sociales qui les attachent aux vivants. La société chrétienne contemporaine d’Odilon de Cluny et de ses frères — une société seigneuriale et féodale — se définit et se reproduit en effet dans sa façon de penser le grand passage entre l’Ici-bas et l’Au-delà : les transactions funéraires représentent une modalité privilégiée d’affirmation de l’identité de chacun, les lieux de mémoire du monastère cimetière, nécrologe, actes à cause de mort formant comme un entre-deux où les laïcs en quête de miséricorde non seulement disent qui ils sont mais surtout récapitulent leurs alliances et leurs relations de parenté, charnelle et spirituelle.
Une des principales ressources financières de Cluny
Il ne faut donc surtout pas penser la mort et l’accès à l’humanité bienheureuse, au Moyen Age, comme un temps et un espace désocialisés. Les défunts du monde féodal, âge des relations d’homme à homme, enseignent au contraire la force et la multiplicité des liens constitutifs de la vie en société. Pierre le Vénérable, neuvième abbé de Cluny 1122-1156, qui est amené à parler des vivants et des morts à plusieurs reprises dans ses écrits, évoque un « devoir de miséricorde » contraignant le fils à aider son père défunt, le frère à se préoccuper de son frère, le filleul de son parrain ou de sa marraine, le serviteur de son maître, le vassal du seigneur auquel il a prêté hommage, et inversement.
A travers ces devoirs de miséricorde qui lient les vivants aux morts, c’est bien, sous couvert du vocabulaire chrétien de la « charité », toute une conception des solidarités nécessaires à la vie en société à l’âge féodal qui est donc mise en forme par les moines. Ceux-ci, qui sont le plus souvent de grands seigneurs, trouvent dans le soin accordé aux défunts de quoi asseoir leur puissance politique et économique. Dans le circuit des échanges qui s’instaure entre Ici-bas et Au-delà, ce sont en effet les dons octroyés par et pour les morts qui permettent d’assurer la bonne marche de l’« entreprise » clunisienne : les services funéraires constituent l’une des principales ressources propres à faire vivre le monastère. S’occuper des défunts revient ainsi à imposer son pouvoir sur les vivants soucieux de trouver une place dans l’Au-delà.
Le jour des morts : 1er ou 2 novembre ?
Depuis le Moyen Age, l’Église a lutté contre la confusion entre 1er et 2 novembre, respectivement jour des saints et jours des morts. Une distinction qui, le plus souvent, échappe aux fidèles.
Le rapprochement de la Toussaint et du jour des morts a, dès le XIe siècle, créé dans l’esprit des fidèles une confusion qui s’est prolongée jusqu’à nos jours. L’Église a pourtant tout fait pour l’éviter, comme en témoigne le vocabulaire lui-même : il s’agit le 1er novembre de fêter tous les saints, c’est-à-dire ceux que l’Église a officiellement canonisé et proposés comme tels à l’imitation des croyants ; le lendemain, on se contente de commémorer tous les défunts de religion chrétienne.
La distinction entre les saints et les autres est clairement introduite par le curé d’une petite paroisse de l’Anjou d’adressant en ces termes à ses ouailles vers 1770 : « On ne prie point pour les saints que l’on sait dans le ciel […], on doit plutôt les invoquer. On ne prie pas non plus pour les païens, les hérétiques et autres dont la damnation est évidente, parce que ces prières seraient inutiles et que dans l’enfer il n’y a point de miséricorde à espérer. On prie donc seulement pour ceux dont on ne connait pas encore la destinée, mais que l’on peut croire avec raison être morts en bons chrétiens et dans la voie du salut, quoique pas encore assez purs pour avoir été introduits dans le ciel… »
Pourtant, la plupart des fidèles n’ont que faire de ces subtiles distinctions. Pour eux, un mort est un mort, et les 1er et 2 novembre sont voués à tous les disparus indistinctement. La preuve en est qu’un certain nombre de pratiques, pour beaucoup d’origine préchrétienne s’étalent sur deux jours. C’est ainsi que depuis le Moyen Age s’est instaurée la coutume de sonner les cloches des églises pendant la nuit du 1er au 2 pour éloigner les âmes des morts qui rôdent, et le clergé des XVIIe et XVIIIe siècles a eu beaucoup de mal à lutter contre cet usage déclaré « superstitieux ».
De même, certains interdits concernent les deux jours à la fois, comme labourer la terre, qui est un travail de fossoyeur, ou faire la lessive, car on risquerait de laver son propre linceul, ou sortir de chez soi pendant la nuit, celle-ci étant réservée aux trépassés. Aujourd’hui encore, c’est le 1er novembre, jour légalement férié, et non le lendemain, que les cimetières reçoivent la visite de tous ceux qui veulent se recueillir, chrysanthèmes à la main, sur la tombe d’un proche.