
Capusa06
Origine Bonbon Berlingot
L’origine du berlingot fait débat, plusieurs régions s’en disputent la paternité. Si Proust avait ses madeleines, nous sommes nombreux à associer ces délicieux bonbons multicolores à des souvenirs d’enfance réconfortants. Mais qui a eu cette idée folle un jour d’inventer le berlingot ? Pourquoi cette friandise a-t-elle su plus qu’une autre traverser les époques et rester dans l’air du temps comme les sucres d’orge, les pralines ou les guimauves ? Lisez la suite pour découvrir l’incroyable histoire de l’origine du bonbon berlingot.
Le Berlingot, l’héritage médiéval
Qui l’eut cru, le berlingot trouverait son origine au XIVe siècle. Nos papilles le doivent à la créativité du cuisinier de Clément V, le premier pape d’Avignon.
L’histoire raconte que le dénommé Sylvestre aurait initialement cherché à préparer du caramel. L’ayant un peu trop cuit, il aurait voulu rattraper sa recette en y incorporant du citron et de la menthe, ce qui aurait donné les premiers berlingots.
À cette époque, la communauté prêtait au berlingot des vertus thérapeutiques et il était vendu comme un médicament par les apothicaires. Peut-être cette croyance venait-elle du fait qu’il sortait des cuisines du pape.
Ce n’est qu’en 1844 que François Pascal Long, pâtissier-confiseur de Carpentras, modifia la recette initiale en y ajoutant du sirop de fruits confits pour transformer le prétendu remède en friandise.
Le petit bonbon pyramidal de Carpentras, coloré et strié de blanc, est devenu un véritable emblème de la région.
La ville a conservé un savoir-faire artisanal et utilise la plupart du temps des fruits issus des vergers locaux, renforçant l’authenticité de cette confiserie.
Son histoire en fait un produit provençal incontournable. En sachet ou dans une bonbonnière, des générations de touristes français et internationaux ont à cœur de ramener cette spécialité dans leur valise.
Le berlingot nantais
Du côté de Nantes, le célèbre berlingot trouverait son origine chez nos cousins italiens qui fabriquaient des douceurs à la saveur approchante baptisées berlingozzos. À la fin du XVIIIe siècle, une mendiante italienne aurait confié la fameuse recette à Mme Couet, cantinière des armées, pour la remercier de sa générosité. Cette dernière aurait même reçu une médaille pour sa contribution au moral des troupes grâce aux bonbons qu’elle préparait en quantité pour les soldats.
De retour à Nantes, elle transmet la précieuse recette à sa fille et à son gendre qui seront les premiers d’une longue lignée familiale à commercialiser la délicieuse sucrerie devenue le mythique berlingot nantais.
Bon à savoir : il existe d’autres berlingots régionaux comme par exemple le berlingot de Pézenas. Il ne ressemble pas à l’image tétraèdre que l’on se fait du berlingot puisqu’il est de forme rectangle et légèrement ovale.
Le berlingot à l’ère de l’industrialisation
Au XIXe siècle, la fabrication des berlingots n’a pas échappé à l’industrialisation massive qu’a connue la France. À l’instar de beaucoup d’autres, le berlingot artisanal devient un produit de masse :
la mécanisation accélère la production et standardise les formes et les goûts ;
l’industrialisation des matières premières impacte la production de sucre, d’arômes et de colorants les rendant accessibles en plus grande quantité et avec des coûts moindres ;
l’évolution des modes de distribution (chemin de fer puis camions) permet de diffuser les berlingots à grande échelle.
Si la production de berlingots a connu un arrêt brutal pendant la Seconde Guerre mondiale à cause des difficultés d’approvisionnement, notamment en sucre, elle est repartie de plus belle dans les années soixante.
Bon à savoir : tous les berlingots ne sont pas issus de la production de masse, il existe encore de nombreux artisans-confiseurs qui les fabriquent toujours à l’ancienne. C’est d’ailleurs auprès de ces producteurs artisanaux qu’il faut vous approvisionner si vous êtes en quête d’ingrédients naturels, de fondant, de douceur et de saveurs authentiques.
Les secrets de fabrication
Vous vous demandez comment on fabrique des berlingots ? Suivez le guide :
le sucre est cuit à la bonne température, car il ne doit pas caraméliser ;
après qu’il ait refroidi, on y ajoute un arôme et un colorant. Il est d’usage d’assortir les deux, par exemple un berlingot jaune au citron, un rouge à la cerise ou un mauve à la violette ;
la pâte obtenue est ensuite étirée, malaxée et mise en forme de boudin ;
il ne reste plus qu’à découper les berlingots pour leur donner cette forme si reconnaissable.
Le berlingot, une star internationale
Le berlingot, qui fait partie du patrimoine culinaire français, a tout pour plaire au-delà de nos frontières :
son goût sucré acidulé est universel, il enchante tous les amateurs, indépendamment de l’âge ou de l’origine ;
souvent composé d’ingrédients simples et naturels, il est dans l’air du temps ;
c’est un objet ludique grâce à sa forme et à ses couleurs vives ;
il est perçu comme un authentique produit du terroir, grâce à ses racines historiques et localisées.
Bon à savoir : notre doux berlingot en VO a été revisité dans plusieurs pays en fonction des goûts et des cultures régionales, comme en Italie, en Espagne, et même sur le continent asiatique.
En conclusion
De 7 à 77 ans, tout le monde est séduit par le petit berlingot qu’il soit de Nantes ou de Carpentras. Mangé avec gourmandise, il a su traverser les époques et les frontières pour rester l’une des friandises les plus plébiscitées. Bon, beau, naturel et rigolo, le berlingot a décidément tout pour plaire !
chocolatte
Le saviez vous ...
L'écriture a été inventée à Sumer. Ce pays se situe entre deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate, là où se trouve aujourd'hui l'Irak. Vers 3300 avant Jésus-Christ, les Sumériens utilisaient des petits dessins, les pictogrammes.
La calligraphie est, étymologiquement, la belle écriture, l'art de bien former les caractères d'écriture manuscrite. Ce mot provient du grec ancien κάλλος / kállos, « beauté », et γράφω / gráphô, « écrire ».
Presque toutes les civilisations qui pratiquent l'écriture ont développé un art de la « calligraphie ». Toutefois, certaines d'entre elles l'ont élevé à un statut spécial en fonction des contextes historiques ou philosophiques particuliers. Cela peut amener à un questionnement, l'usage du mot « calligraphie » lorsqu'il est appliqué à des cultures non gréco-romaines.
Par exemple, la notion de « beau » n'apparaît pas dans le mot japonais qui est traduit en Occident par « calligraphie », le mot japonais 書道 (shodo) signifie « la voie de l'écrit » et ce concept de « voie » renvoie à un univers davantage bouddhique que purement esthétique. Parler de « calligraphie » dans le cas des écrits des grands maîtres ou des moines bouddhistes est même un contresens, dans la mesure où cet acte représente pour eux un dépassement de la dualité du beau et du laid (concept de « voie »).
Par ailleurs, la place de cet art en Asie a été très différente de sa place en Occident, puisque l'apprentissage de l'art du trait était la base de la formation classique du peintre en Asie, dans des civilisations qui ne séparent pas la lettre et le dessin. Dans plusieurs civilisations orientales, la calligraphie fait partie des sciences occultes, hiérurgie (la pensée, le pinceau, le trait et l'idée philosophique sont indissociables).
Elle est aussi en Occident l'art des moines copistes, mais aussi de grands calligraphes chargés de contribuer au prestige des souverains et de l’aristocratie. En cela, le travail des calligraphes était plus dans la recherche d’une exécution parfaite servant la gloire de leurs commanditaires, qu’une quête purement « esthétique », notion toute contemporaine.
Les différents courants de calligraphie correspondent à des styles d'écriture qui sont un sous-ensemble des styles d'écriture manuscrite.
Les cinq principaux styles de calligraphie -
À part la grande sigillaire, tous les styles sont encore utilisés aujourd'hui. Le même caractère «vent» dans les cinq styles : la sigillaire, la chancellerie, la régulière, la courante, la cursive.
chocolatte
C'était hier ...
1907 : Dans les environs de Lisieux, Paul Cornu réussi à s'envoler pour la première fois à bord d'un hélicoptère de sa fabrication. Il atteint l'altitude de 1,5 mètres et son engin pèse 203 kilos. Le mot hélicoptère a été inventé en 1861 par le vicomte Ponton d'Amécourt à partir du grec "helix" (spirale) et "pteron" (aile), mais déjà Léonard de Vinci en avait fait l'ébauche sur certains de ses croquis 4 siècles auparavant.
1986 : Décès du cοmédien Thierry Le Lurοn, à l'âge de 34 ans sеulеment. On apprеndra beaucoup plus tard qu'il a succombé au virus du Sida.
chocolatte
C'était hier ...
1847 : Le britannique Sir James Young Simpson utilise pour la première fois le chloroforme au cours d'une opération à des fins anesthésiques. La reine Victoria y aura recours en 1853 lors de son accouchement.
1952 : Le Commandant Rοger Carpentier est le рremier pilotе français à franchir le mur du son à bord d'un Dassault Mystère II.
1976 : Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corinne Marienneau âgés de 21 à 24 ans, donnent leur tout premier concert au centre américain de Paris. Leur répertoire se compose de reprises des Rolling stones et de Led Zepelin et de quelques chansons originales. L'énergie débordante des quatre jeunes rockeurs séduit les spectateurs venus à ce concert improvisé.
1984 : Sortie de l'album "Like a Virgin" de Madonna
Capusa06
20 choses bizarres que tout le monde fait
En tant qu'être humain, on a tendance à croire qu'on est unique et que nos agissements sont propres à nous. S'il est vrai que l'on a tous nos propres particularités, on oublie souvent que les humains finissent par adopter les mêmes comportements en pensant qu'ils sont les seuls à le faire. Malgré toutes les différences qui peuvent séparer les humains, plusieurs similarités universelles nous rassemblent. Et quand on finit par s'en rendre compte, c'est assez drôle. Voici 20 exemples de choses bizarres que tout le monde fait, consciemment ou non.
1. Regarder sa montre, pour tout de suite oublier l'heure affichée
Ensuite, tu regardes encore l'heure sur ton cellulaire ou ta montre, et tu oublies à nouveau qu'elle heure il est. Une troisième fois ? On ne se souvient déjà plus de l'heure qu'on vient juste de regarder.
2. Être persuadé un mercredi qu'on est en fait un jeudi
Toute la journée, tu es absolument sûr qu'on est jeudi. Mais pourtant, ce phénomène de confusion dans le temps n'arrive jamais le jeudi…
3. Aller dans une pièce de la maison sans se souvenir pourquoi on y est allé
Tu te lèves de ton sofa, tu te rends dans ta chambre. Rendu dans ta chambre, tu te demandes «Quessé que j'étais venu faire ici déjà ?». Apparemment, traverser un cadres de porte fait perdre la mémoire immédiate chez chacun d'entre nous. Comportement bizarre, mais tellement commun.
4. Se parler à soi-même, puis quand quelqu'un nous prend sur le fait, faire semblant de chanter pour pas perdre la face
Tu te parles à toi-même pour récapituler ta liste de choses à faire, tu te fabriques un scénario fantastique à voix haute, tu imites des personnages, etc. Puis, quelqu'un entre dans la pièce où tu te trouves et soudainement, tu te mets à chanter pour pas qu'on te trouve bizarre. Sinon, tu chantes à tue-tête dans ton coin en faisant la vaisselle, le ménage ou autre tâche, puis quelqu'un vient et tu deviens muet en 0.05 secondes pour pas faire dur. Classique.
5. Quand on attend son transport à une station d'autobus/de train, même si le bus qui arrive n'est pas le nôtre, notre peur intérieure nous fait croire que c'est lui et qu'il s'en va sans nous
Ce sentiment doit être familier à beaucoup d'usagers des transports en commun. Tu attends un autobus spécifique à ton arrêt, un bus d'une autre ligne s'arrête au même arrêt, puis tu commences à remettre en question l'horaire habituel du bus et ton hamster intérieur te fait douter de ta capacité à reconnaître ton bus et l'heure à laquelle il arrive. «Et si c'était lui, le bon bus ? Est-ce que je me suis trompé de jour ? d'heure ? Est-ce que je viens de manquer mon bus sans même m'en rendre compte ?». Petit stress va loin.
6. Marcher sur le trottoir en ville et regarder automatiquement son reflet sur les vitres extérieures d'un immeuble
On ne peut s'en empêcher ! Si on a le malheur de marcher sur un trottoir en ville et de passer devant les vitres réfléchissantes d'un gratte-ciel, on veut automatiquement se regarder pour faire un checkup fesses-et-allure. C'est plus fort que nous.
7. Avoir l'impression que le plancher bouge encore en sortant d'un manège/d'un bateau/d'un tapis roulant
Les mouvements et les vibrations retentissantes d'un manège, d'un bateau ou bien d'un tapis roulant influent tous sur notre perception spatiale. On a tous la sensation que le plancher vibre encore après avoir débarqué de ces structures. Marcher fait bizarre pendant quelques minutes.
8. Surestimer la force nécessaire pour soulever quelque chose qu'on croit lourd, alors que c'est plus léger qu'on le pense
Est-ce que ça t'es déjà arrivé de voir une valise ou une boîte, de penser que ça l'air hyper lourd, de soulever l'objet de toutes tes forces pour en suite te rendre compte que l'objet en question est très facile à soulever ? On a un peu l'air bizarre après, mais c'est quand même drôle après coup. On est pas aussi fort qu'on le croyait…
9. Dire à quelqu'un qu'il a une tache sur le visage, sans que cette personne ne trouve le bon spot pour s'essuyer
«T'as de la sauce à spaghetti là», «Ici ?», «Non, là», «Ici ?», «NON, LÀ !». On finit par vouloir gifler la personne en face de nous.
10. Trouver son visage affreux dans une salle de bain publique avec des néons
Tout le monde, sans exception, s'est déjà trouvé affreux en se regardant dans le miroir d'une pièce où des néons réfléchissants font office d'éclairage. Salle de bain d'école secondaire ? Affreux. Salle de bain publique ? Ouach. Salle d'essayage dans un magasin du centre commercial ? Encore pire. Ces néons ont le don de faire ressortir tous les défauts de notre visage qu'on croyait pourtant discrets. Boutons, cicatrices, texture, pores, duvet indésirable, rides et ridules, etc. Personne n'y échappe.
11. Manquer une marche imaginaire en montant ou en descendant les escaliers
Faire un pas dans le vide qui manque peu de nous faire basculer. C'est encore plus vrai dans le noir, car on pense connaître par cœur le nombre de pas approximatif à faire dans son escalier. Et pourtant…
12. Péter et regarder suspicieusement autour de soi
Si l'on pète en public, on regarde subitement autour de soi pour s'assurer que personne ne l'a remarqué ou entendu. Si l'on pète la maison, on regarde subitement autour de soi pour s'assurer que les autres l'ont remarqué et entendu. Ce n'est pas bizarre si tout le monde le fait !
13. Faire une sieste de 15 minutes puis se réveiller 15 heures plus tard
La fatigue affecte tout le monde. La tentation de faire une sieste en milieu de journée est forte. On se laisse gagner par le sommeil en se disant «Juste 15 minutes», pour ensuite se réveiller plusieurs heures après sans avoir en quelle année on est. Oups. Ce jeu devient encore plus dangereux le matin. On programme son réveil-matin pour 7 h, on se fait réveiller brutalement par la sonnerie, puis on repousse notre réveil en se disant «Juste 5 minutes de plus». Plusieurs heures après, on se réveille en réalisant qu'on a passé tout droit et que notre journée est foutue.
14. Être incapable d'éternuer les yeux ouverts
As-tu déjà essayé d'éternuer les yeux ouverts ? Exact, c'est impossible. Essayer de le faire est encore plus bizarre.
15. Se pogner les seins ou la poche sans aucune raison
Avoue que tu t'es déjà pogné les seins ou la poche sans raison particulière en faisant des trucs ordinaires comme travailler à l'ordinateur ou bien en regardant la télévision.
16. Faire des faces bizarres en se fixant dans le miroir
Parfois, on se regarde fixement dans le miroir, puis on se met à faire les faces les plus bizarres possibles. Pourquoi ? Parce que.
17. S'arracher les petites peaux autour de l'ongle en sachant très bien qu'on va le regretter
On a juste TROP envie d'arracher la petite peau fatiguante qui est malheureusement beaucoup trop près de la jonction avec l'ongle. Est-ce que ça nous empêche de le faire ? Pas du tout. Regret instantané. Ça fait tellement mal !
18. Se passer frénétiquement la langue sur les dents après un nettoyage chez le dentiste
Se passer la langue sur des dents si propres et soyeuses après un rendez-vous chez le dentiste est l'un des feelings les plus satisfaisants qui soit.
19. Se retenir de faire caca, puis ressentir une envie violente quelques minutes plus tard
Personnellement, je n'ai jamais compris les gens qui s'interdisent de faire caca à l'école ou dans des endroits publics. Quand faut y aller, faut y aller. On sait tous que si on a envie de faire le #2 et pour quelconque raison on s'empêche d'y aller, l'envie va revenir plus tard plus «violente» et pressante que la dernière fois. Garanti.
20. Finalement, demander à quelqu'un «Comment ça va ?» alors qu'on en a rien à cirer
C'est bizarre de le réaliser, mais honnêtement, est-ce qu'on veut vraiment savoir comment quelqu'un va ? N'est-ce pas le summum de l'hypocrisie humaine ? À part pour quelques membres de notre famille ou nos amis proches, personne ne veut réellement savoir comment une connaissance va. Soyons vrais.
Capusa06
Rats dans Paris : pourquoi tant de haine ?
Selon certaines études, il y aurait à Paris deux surmulots par habitant. Une présence qui, depuis des siècles, alimente craintes et fantasmes.
Par Joseph Le Corre
Dans les villes, l'homme, maître des lieux, a depuis longtemps relégué les animaux hors des murs. Seuls quelques élus, apprivoisés et asservis, tolérés en cage ou au bout d'une laisse, trouvent grâce à ses yeux. Pourtant, malgré cet acharnement à s'imposer comme le souverain incontesté, certains êtres continuent de troubler sa quiétude : les « animaux liminaires ». Ni sauvages ni domestiqués, ils partagent notre quotidien, invisibles mais omniprésents. Parmi eux, le pigeon, l'écureuil et le plus redouté de tous, notre antagoniste sournois : le rat.
Depuis des siècles, ce petit rongeur suscite la peur et le dégoût, au point de devenir une obsession pour les autorités parisiennes et les habitants eux-mêmes. Mais pourquoi cette aversion viscérale pour les rats ? Comment en sommes-nous arrivés à cette cohabitation conflictuelle ?
Cohabitation difficile avec le rat… ou plutôt le surmulot
« La présence des rats dans Paris ne date pas d'hier », euphémise Olivier Thomas, rédacteur en chef adjoint à L'Histoire et coauteur de l'ouvrage collectif Les Animaux dans l'histoire (éditions Tallandier). En effet, les premières mentions des rats remontent à l'Antiquité. Le rat noir (Rattus rattus), originaire d'Asie, fait son apparition en Europe au IVe siècle avant Jésus-Christ. Ce petit rongeur a longtemps dominé l'espace urbain, mais, à partir du XVIIIe siècle, il est supplanté par une espèce bien plus redoutable : le surmulot ou rat brun (Rattus norvegicus).
« Le surmulot, plus gros et excellent nageur, a trouvé dans les transformations urbaines de Paris au XIXe siècle des conditions idéales, notamment dans les égouts. Le rat noir, moins bien adapté à ces changements, a progressivement délaissé Paris », précise Olivier Thomas.
Aujourd'hui, des estimations évoquent une population de plus de trois, voire quatre millions de rats. Paris serait envahie par ces rongeurs omnivores. Selon certaines études, il y aurait environ deux rats par habitant, une statistique qui alimente les craintes et les fantasmes. « Les Parisiens sont obsédés par le chiffre. Sont-ils plus nombreux que nous ? C'est cette question qui suscite la “peur” », raconte Olivier Thomas. Cette obsession se retrouve dans les journaux du XIXe siècle, où étaient régulièrement annoncés des chiffres faramineux, allant jusqu'à prétendre qu'il y avait 20 millions de rats dans Paris pendant le siège de 1870.
En vérité, les estimations précises sont presque impossibles à produire. Certaines sont même très discutables. En 1870, lorsque les journaux annoncent qu'il y aurait 20 millions de rats, ce n'est pas un hasard, explique Olivier Thomas : « Ce chiffre n'est pas cité à n'importe quel moment. Il l'est pendant le siège de Paris, quand les Parisiens sont assiégés par les Prussiens. Les Parisiens mangent tout ce qu'ils trouvent : des moineaux, des corneilles, des animaux du Jardin des plantes et des rats. Dire qu'il y a 20 millions de rats, c'est dire aux Parisiens qu'ils peuvent tenir parce qu'ils ont de quoi manger. Une semaine plus tard, on annoncera même qu'il y en avait 25 millions ! »
Tentatives de dératisation de Paris
Mais pourquoi cette animosité ? Pour Olivier Thomas, plusieurs facteurs expliquent cette haine. En Occident, le rat est associé à la saleté, à la maladie et au désordre. « On lui attribue la propagation de maladies telles que la peste et la leptospirose. Le rat ronge, souille et semble envahir des espaces qui ne sont pas les siens. Il symbolise tout ce que nous voulons éloigner de nos vies urbaines : la crasse, les excréments et l'intrusion dans nos foyers », analyse-t-il. Cette vision négative est renforcée par la littérature et les légendes populaires. De Victor Hugo à Bram Stoker, les écrivains ont dépeint les rats comme des créatures effrayantes et invasives, rôdant dans les ombres des villes.
Au fil des siècles, les autorités ont déployé d'innombrables efforts pour éradiquer les rats de Paris. Dès le XIXe siècle, des chasses aux rats étaient organisées dans les égouts, parfois avec des méthodes assez barbares, comme l'électrocution ou l'utilisation de gaz toxiques. « Les chasseurs de rats étaient même récompensés avec des primes pour chaque queue de rat rapportée », raconte Olivier Thomas. Ces battues étaient spectaculaires et pouvaient faire des centaines de milliers de victimes parmi les rongeurs.
« Les JO sont finis, tous les rats sont revenus »
Les méthodes de dératisation ont évolué avec le temps, mais elles restent inefficaces pour éradiquer la population de rats. Les anticoagulants utilisés depuis les années 1950 sont devenus la norme, mais Olivier Thomas rappelle : « Détruire tous les rats, c'est impossible, et ce ne serait pas souhaitable. Cela impliquerait des méthodes biocides catastrophiques d'un point de vue environnemental. De plus, les rats jouent un rôle écologique en consommant des déchets et en contribuant à la régulation des écosystèmes souterrains. »
Une haine irrationnelle pour le rat ?
La haine envers les rats semble parfois disproportionnée. « Il y a un paradoxe fascinant : bien que le rat ne s'attaque presque jamais à l'homme, il inspire une aversion profonde. Le fait de le voir en plein jour, alors qu'il est censé rester dans les égouts, crée un sentiment d'anormalité pour les citadins », souligne Olivier Thomas. En effet, depuis le XIXe siècle, les grandes villes occidentales ont cherché à exclure les animaux de l'espace urbain, considérant que la ville devait être un lieu d'ordre, réservé aux humains. Le rat, en rompant cette frontière, dérange cet équilibre fragile.
Cette haine repose aussi sur des confusions entre le rat noir, responsable de la peste, et le surmulot, qui est en réalité beaucoup moins dangereux. À la fin du XIXe siècle, la découverte du bacille de la peste par Alexandre Yersin et du rôle de la puce dans sa transmission par Paul-Louis Simond a renforcé cette peur irrationnelle. Mais, comme le souligne Olivier Thomas, le surmulot est beaucoup moins susceptible de véhiculer la peste que son cousin noir.
Aujourd'hui, la destruction totale des rats n'est ni possible ni souhaitable. « Plutôt que d'essayer d'éradiquer les rats, il faut réguler leur population en veillant à ne pas lui offrir des sources de nourriture faciles », explique Olivier Thomas. La Ville de Paris a mis en place un plan de lutte contre la prolifération des rats notamment en installant des poubelles compactes et en sensibilisant les habitants à la gestion des déchets.
Le défi consiste à accepter que les rats fassent partie de l'écosystème urbain. Ils sont des animaux commensaux, vivant à proximité de l'homme depuis des siècles. Il ne s'agit plus de les détruire, mais de limiter leur prolifération en contrôlant leur accès à la nourriture et aux abris. De toute façon, conclut Olivier Thomas, « leur éradication est un combat perdu d'avance ».
chocolatte
C'était hier ..
1891 : Le poète français Arthur Rimbaud meurt dans la solitude, dans un hôpital de Marseille, à l'âge de 37 ans.
1928 : Hiro-Hito est couronné empereur du Japon
1982 : Léonide Brejnev, chef de l'État et du parti soviétiques, succombe à une longue maladie, à l'âge de 75 ans
chocolatte
Le saviez vous ...
Petit rappel ...
Le Mur de Berlin a divisé la ville en deux parties pendant 28 ans. Découvrez les détails de sa construction, sa chute et son histoire. Vous saurez également où voir les vestiges qui sont devenus le symbole de la Guerre froide.
La construction du mur de Berlin et en particulier sa chute, ont fait partie des moments les plus importants de l'histoire du XXᵉ siècle. Ce mur a divisé Berlin en deux parties pendant 28 ans, séparant des familles et des amis.
Antécédents
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, après la division de l'Allemagne, Berlin a aussi été divisée en quatre secteurs d'occupation : soviétique, américain, français et anglais. Les mauvaises relations entre les communistes et les alliés n’ont fait qu’empirer, à tel point qu’ils en ont fini par utiliser deux monnaies différentes, deux idéaux politiques, pour voir finalement émerger deux Allemagnes.
En 1949, les trois secteurs occidentaux (américain, français et britannique) ont pris le nom de République fédérale d'Allemagne (RFA) tandis que le secteur oriental est devenu la République démocratique allemande (RDA).
Berlin est restée divisée et 81 points de passage ont été créés entre les deux zones de la ville.
La construction du mur
L’économie soviétique mal-en-point et la prospérité de Berlin-Ouest ont fait que jusqu’en 1961, près de 3 millions de personnes ont quitté l'Allemagne de l'Est pour entrer dans le capitalisme.
La RDA a commencé à se rendre compte de son importante perte de population (en particulier des hauts potentiels) et, dans la nuit du 12 août 1961, elle décida de lever un mur provisoire et de fermer 69 points de contrôle, en en laissant uniquement 12 d’ouverts.
Le lendemain matin, une clôture provisoire de fils de fer barbelés de 155 kilomètres de long a été placée pour séparer les deux parties de Berlin. Les moyens de transports ont été interrompus et personne ne pouvait passer d'une partie à l'autre.
Les jours suivants, la construction d'un mur de briques a débuté et les personnes dont les maisons étaient placées sur la ligne de construction ont été expulsées.
Au fil des ans, il y a eu de nombreuses tentatives d'évasion, dont certaines avec succès. C’est pourquoi le mur a finalement été étendu jusqu'à des limites insoupçonnées pour renforcer sa sécurité.
Le mur de Berlin est finalement devenu un mur en béton mesurant entre 3,5 et 4 mètres de haut, dont l’intérieur était composé de câbles d'acier pour augmenter sa résistance. Tout en haut, une surface arrondie a été placée afin que personne ne puisse s’y accrocher.
Au pied du mur a été construit ce que l’on appelait « la bande de la mort », constituée d'un fossé, d'une clôture, d'une route où circulaient en permanence des véhicules militaires, des systèmes d'alarme, des armes automatiques, des tours de surveillance et des patrouilles avec des chiens 24h/24. Tenter de s’échapper revenait à jouer à la roulette russe avec un revolver chargé de balles. Malgré cela, beaucoup de personnes ont tenté leur chance.
En 1975, 43 km du mur disposaient de mesures de sécurité de « la bande de la mort » tandis que le reste était protégé de clôtures.
Traversée du mur
Entre 1961 et 1989, plus de 5 000 personnes ont tenté de franchir le mur et plus de 3 000 ont été arrêtées. Environ 100 personnes sont mortes lors de cette tentative, la dernière d’entre elles est décédée le 5 février 1989.
Le Musée du mur de Checkpoint Charlie relate les histoires les plus curieuses sur la façon dont les gens ont réussi à franchir le mur.
La chute du mur de Berlin
La chute du mur a été favorisée par l'ouverture des frontières entre l'Autriche et la Hongrie en mai 1989, puisque de plus en plus d'Allemands se rendaient en Hongrie pour demander l'asile dans les différentes ambassades de la République fédérale d'Allemagne. Cela a entraîné d’importantes manifestations sur Alexanderplatz. Le 9 novembre 1989, le gouvernement de la RDA a alors déclaré que le passage vers l'ouest était autorisé.
Le même jour, des milliers de personnes se sont rassemblées aux points de contrôle pour pouvoir traverser de l'autre côté et personne n’a pu les arrêter. Il s'est alors produit un exode massif.
Le jour suivant, les premières fissures dans le mur sont apparues ; ce n’était que le compte à rebours de la fin de ses jours.
Une fois libérés, familles et amis ont pu se revoir après 28 ans de séparation forcée.
Où voir les vestiges du mur de Berlin
La partie la plus importante qui reste encore debout à l’heure actuelle se trouve dans la zone appelée East Side Gallery. Là-bas, vous pourrez marcher le long d’1,3 klm de mur décoré de peintures impressionnantes reflétant de nombreux événements liés à l’histoire du mur.
Dans l'exposition intitulée Topographie de la Terreur, située à côté de Checkpoint Charlie, vous pourrez également visiter le mur de Berlin pour voir certains de ses vestiges.
chocolatte
C'était hier ...
1945 : Nationalisée au mois de janvier, l'entreprise Renault n'a pas tiré un trait sur ses projets. Au contraire, l'entreprise nationale présente sa voiture populaire : la 4 CV. Doté d'un moteur situé à l'arrière sur un modèle proche de la Coccinelle, elle est commercialisée en 1949 et sera la première voiture à être produite au rythme de 300 exemplaires par jour et à dépasser le million de modèles vendus.
1965 : A 18h27, l'Est de l'Amérique subi la plus grande panne d'électricité de l'histoire. Un ordinateur central de répartition du courant des usines du Niagara tombe subitement en panne. Pendant 14 heures New-York et les états voisins, soit plus de 30 millions d'habitants, se retrouvent sans lumière. 800 000 personnes sont bloquées dans le métro New-Yorkais.
1989 : Le Mur de Berlin s'écroule
1989 : Les autorités est-allemandes annoncent que les personnes désirant se rendre à l'ouest peuvent "passer par tous les postes frontaliers entre la RDA et la RFA ou par Berlin-Ouest." A partir de 22h00 des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontière. Déjà le 7 novembre un million de manifestants à Berlin-Est avaient entraîné la démission collective du gouvernement communiste. Après 28 ans de séparation entre l'est et l'ouest, le mur de la honte s'écroule entraînant bientôt dans sa chute le communiste soviétique.
1991 : Yves Montand succombe à un infarctus, à l'âge de 70 ans
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Origine de la Fondue Bourguignonne
La Fondue Bourguignonne, emblématique de la gastronomie française, évoque convivialité et tradition. Cependant, son origine demeure entourée de mystère. Plongeons au cœur de l'histoire pour découvrir les racines de cette délicieuse spécialité, symbole de partage et de plaisir culinaire.
La Fondue Bourguignonne, trésor culinaire de la région éponyme en France, s'impose comme une expérience gustative unique. À la croisée entre simplicité et raffinement, elle séduit par sa convivialité et sa manière particulière de réunir les convives autour d'une table.
Au-delà de son caractère festif, la Fondue Bourguignonne revêt une signification profonde dans le patrimoine gastronomique français. Elle incarne l'art de partager un repas, mettant en lumière la richesse des produits locaux et la subtilité des saveurs. En tant que véritable institution, elle témoigne de la créativité culinaire qui a marqué l'histoire de la région de Bourgogne.
La Fondue Bourguignonne : Entre Tradition et Histoire Gourmande
Sur les Traces Gourmandes du Passé
Cependant, derrière cette tradition gourmande se cache une énigme historique. D'où vient exactement la Fondue Bourguignonne ? Pour répondre à cette interrogation, plongeons dans les méandres de l'histoire et de la culture culinaire, à la recherche des racines de cette spécialité bien-aimée.
la Fondue Bourguignonne : Un Voyage à Travers l'Histoire Culinaire
La Fondue Bourguignonne, délice culinaire indissociable de la Bourgogne, trouve ses racines dans l'histoire riche et savoureuse de cette région française emblématique. Les premières traces historiques de cette spécialité remontent à des temps anciens, où les paysans bourguignons se réunissaient autour d'un feu, plongeant morceaux de viande dans de l'huile bouillante pour une expérience gastronomique conviviale. Cette pratique, simple et chaleureuse, a évolué au fil des siècles, se métamorphosant en une tradition culinaire précieuse. La Fondue Bourguignonne a traversé les époques, résistant aux changements de goûts et de modes alimentaires.
La Bourgogne à Chaque Bouchée : Évolution et Influence de la Fondue à Travers les Siècles
Son histoire est imprégnée de la terre fertile de la Bourgogne, de ses vignobles renommés et de ses coutumes festives. Au-delà des frontières régionales, la Fondue Bourguignonne a su tisser des liens avec d'autres traditions culinaires, créant ainsi un patrimoine gastronomique singulier. Ainsi, chaque bouchée de cette délicatesse culinaire est imprégnée de l'histoire authentique de la Bourgogne, devenant un hommage savoureux aux générations qui ont précédé, et une célébration intemporelle du partage .
Les Variantes de la Fondue Bourguignonne
Traditionnelle Bourguignonne
La version classique de la Fondue Bourguignonne se compose de morceaux de viande (souvent du bœuf) que l'on plonge dans de l'huile bouillante. Les convives accompagnent généralement leur viande avec une variété de sauces, comme la sauce béarnaise, la mayonnaise, ou une sauce à base de moutarde.
Marinades Créatives
Certains amateurs de Fondue Bourguignonne préfèrent mariner la viande avant de la plonger dans l'huile chaude. Les marinades peuvent inclure des mélanges de vin rouge, d'ail, de thym, ou d'autres épices, ajoutant ainsi une profondeur de saveur supplémentaire à la viande.
Inspirations Internationales
Des adaptations modernes intègrent des éléments de cuisines internationales à la Fondue Bourguignonne. Des influences asiatiques, par exemple, peuvent se manifester à travers l'utilisation de sauces soja, de gingembre, ou de marinades à la mode asiatique.
conclusion
"Bon vivant et passionnés de gastronomie, nous partageons ici nos découvertes et les coulisses de notre métier. Notre maison, fondée en 1976, sélectionne directement ses produits auprès des producteurs et que nous travaillons dans nos ateliers situés en Drôme Provençale."
La Fondue Bourguignonne, Entre Tradition et Créativité Culinaire
Savourer l'Héritage Culinaire : La Fondue Bourguignonne, Un Pont Entre Passé et Présent
En conclusion, la Fondue Bourguignonne, ancrée dans l'histoire gastronomique de la Bourgogne, transcende les frontières du temps et de la tradition. De ses origines paysannes à son adaptation contemporaine, cette délectable spécialité incarne l'évolution dynamique de la cuisine française. La richesse de la Fondue Bourguignonne réside non seulement dans la tendreté des morceaux de viande plongés dans l'huile bouillante, mais aussi dans sa capacité à se réinventer tout en préservant l'essence conviviale qui l'accompagne depuis des siècles.
Diversité dans la Tradition : Les Nombreux Visages de la Fondue Bourguignonne
Les variantes régionales, les touches personnelles et les innovations créatives révèlent une diversité infinie, offrant aux convives une expérience unique à chaque dégustation. Ce voyage gustatif, ancré dans le terroir bourguignon, témoigne de la passion et du dévouement envers une tradition culinaire qui continue d'évoluer sans perdre son caractère authentique.
Au-Delà de la Viande et de l'Huile : La Fondue Bourguignonne Comme Symbole de Convivialité
Au fil des générations, la Fondue Bourguignonne demeure le reflet d'une culture qui célèbre le partage, la convivialité, et l'amour de la bonne cuisine. Ainsi, à travers chaque bouchée, nous savourons non seulement les délices de la viande cuite à la perfection, mais également l'héritage d'une tradition gourmande qui transcende les époques et unit les convives autour de la table, perpétuant ainsi l'histoire riche et savoureuse de la Fondue Bourguignonne.
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Ksar d'Aït-Ben-Haddou
Ensemble de bâtiments de terre entourés de murailles, le ksar est un type d'habitat traditionnel présaharien. Les maisons se regroupent à l'intérieur de ses murs défensifs renforcés par des tours d'angle. Aït-Ben-Haddou, situé dans la province de Ouarzazate, est un exemple frappant de l'architecture du Sud marocain.
Situé sur les contreforts des pentes méridionales du Haut Atlas dans la province de Ouarzazate, le site d'Aït-Ben-Haddou est le plus célèbre des ksour de la vallée de l'Ounila. Le Ksar d'Aït-Ben-Haddou est un exemple frappant de l'architecture du sud marocain. Le Ksar est un groupement d'habitations essentiellement collectif. À l'intérieur de murailles défensives renforcées de tours d'angle et percées d'une porte en chicane, se pressent de nombreuses maisons d'habitation, les unes modestes, les autres faisant figure de petits châteaux urbains avec leurs hautes tours d'angle décorées à la partie supérieure de motifs décoratifs en brique crue, mais aussi des bâtiments et des espaces communautaires. C'est un extraordinaire ensemble de bâtiments offrant un panorama complet des techniques de construction en terre présahariennes. Les plus anciennes constructions ne paraissent pas antérieures au XVIIe siècle, bien que leur structure et leur technique se soient propagées dès une époque très reculée dans les vallées du sud marocain. Le site aurait été également un des nombreux comptoirs sur la route commerciale qui liait l'ancien Soudan à Marrakech par la vallée du Dra et le col de Tizi-n'Telouet. Sur le plan architectural, la structure de l'habitat se présente sous forme d'un groupement compact, fermé et suspendu. Les espaces publics du ksar se composent d'une mosquée, d'une place publique, des aires de battage des céréales à l'extérieur des remparts, d'une fortification et d'un grenier au sommet du village, d'un caravansérail, de deux cimetières (musulman et juif) et du sanctuaire du saint Sidi Ali ou Amer. Le Ksar d'Aït- Ben-Haddou est une parfaite synthèse de l'architecture en terre des régions présahariennes du Maroc.
Critère (iv) : Le Ksar d'Aït-Ben-Haddou est un exemple éminent de ksar du sud marocain illustrant les principaux types de constructions en terre que l'on observe à partir du XVIIe siècle dans les vallées du Dra, du Todgha, du Dadès et du Souss.
Critère (v) : Le Ksar d'Aït-Ben-Haddou illustre l'habitat traditionnel en terre, représentatif de la culture sud-marocaine, devenu vulnérable sous l'effet de mutations socio-économiques et culturelles irréversibles.
Toutes les structures qui composent le ksar se trouvent dans les limites du bien et la zone tampon protège son environnement. Les bâtiments en terre sont rendus très vulnérables au manque d'entretien et de réparation continu du fait de l'abandon du ksar par ses habitants. Le CERKAS (Centre de conservation et de réhabilitation du patrimoine architectural des zones atlasiques et sub-atlasiques) veille, non sans difficulté, au respect de l'intégrité visuelle du bien.
Comparé aux autres ksour de la région, le Ksar d'Aït-Ben-Haddou a préservé son authenticité architecturale au niveau, des formes et des matériaux. Le style architectural est bien préservé et les constructions en terre s'adaptent parfaitement aux conditions climatiques et s'harmonisent avec le milieu naturel et social.
Les grandes demeures en bas du village, dont les motifs décoratifs sont conservés, sont bien entretenues. Les matériaux employés pour la construction restent la terre et le bois. Les velléités d'introduction du ciment ont jusqu'ici échoué, grâce au suivi continuel du Comité de contrôle des infractions (Commune rurale, Division de l'Urbanisme, Agence Urbaine, CERKAS). Seuls quelques linteaux et armatures en béton armé ont pu échapper à sa vigilance, mais ils ont été dissimulés sous des enduits en terre. Une attention particulière est également portée aux portes et fenêtres donnant sur les ruelles, pour garantir que le métal ne remplace pas le bois.
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Le saviez vous ..
Le brownie ..
L’Histoire des brownies
Voici l’histoire des brownies. D’origine américaine, les brownies ont été inventé par un chef de l’hôtel Palmer House à Chicago (Illinois) en 1893, hôtel ayant appartenu à Palmer Cox. Le nom brownie est inspiré du nom des personnages Brownie que ce dernier dessinait en tant qu’illustrateur.
brownies sans gluten
brownies sans gluten
Selon une légende, le premier brownie aurait été créé par une ménagère de Nouvelle-Angleterre qui aurait oublié d’ajouter de la levure dans son gâteau au chocolat qui sortit tout plat du four. Elle aurait eu l’idée de le couper en carrés afin de le rendre plus présentable.
Le brownie est devenu populaire aux États-Unis et au Canada pendant la première moitié du xxe siècle.
La première recette connue de brownies au chocolat – appelée Brownie’s Food – est apparue dans Machias Cookbook, un livre de cuisine communautaire du Maine, en 1899. La recette comprend du chocolat, de la farine, du lait, du bicarbonate de soude et toutes les parties pertinentes d’un brownie. (Bizarrement, le contributeur était originaire du Wisconsin, et personne ne sait comment la recette d’une femme du Wisconsin a trouvé son chemin dans un livre de cuisine du Maine.) Puis, en 1904, The Club of Chicago a publié un livre de recettes pour les Brownies de Bangor. (Bangor, comme Machias, est une ville dans le Maine, ils sont à environ 90 miles l’un de l’autre.) En 1906, Farmer a publié une version mise à jour de son livre de cuisine qui comprenait une recette de blondie et une recette de brownies. tous deux appelés brownies. Après cela, les recettes ont commencé à se répandre à l’échelle nationale, et finalement, les brownies ont conquis le monde!
Par la suite, après avoir fait le bonheur des Américains aux États-Unis, le brownie est devenu un gâteau très apprécié des Européens. Sa popularité s’est accrue jusqu’en Chine.
La délicieuse recette de brownie d'Olivier Poels
Ingrédients :
- 160 gr de beurre
- 80 gr de cacao
- 100 gr de sucre
- 50 gr de farine
- 2 œufs
- Des cerneaux de noix concassés
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