Avatar chocolatte

CURIOSITÉS

chocolatte - 21 août 2020 08:02

Curiosités, Étrangetés,  Insolites, Surprenants, Découvertes, Infos, .....glanées ICI OU LÀ...

CURIOSITÉS

Avatar chocolatte

chocolatte21 août 2020 08:02

Curiosités, Étrangetés,  Insolites, Surprenants, Découvertes, Infos, .....glanées ICI OU LÀ...

avatar
Avatar Capusa06

Capusa06

6 août 2023 09:03

La porte de Brandebourg (Brandenburger Tor en allemand), qui se situe à l'entrée de l'ancien Berlin, est un symbole de la ville, mais fut pendant presque trois décennies le symbole de la division de la ville : le monument faisait partie intégrante du mur de Berlin. Elle fut érigée par Carl Gotthard Langhans (1732-1808) pour le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (1744-1797). Elle fut construite de 1788 à 1791 dans le style néoclassique, en s'inspirant des Propylées de l'Acropole d'Athènes.

La porte domine la Pariser Platz à l'est qui termine l'avenue Unter den Linden, tandis qu'à l'ouest, la porte s'ouvre sur la Platz des 18. März au-delà de laquelle débute la Straße des 17. Juni.

La porte de Brandebourg est desservie par la gare de Brandenburger Tor de la S-Bahn de Berlin et la station homonyme de la ligne 5 du métro.

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

5 août 2023 17:42

C'était .. hier

1884 : Pose de la première pierre de la statue de la Liberté, à l'entrée du port de New York.

1914 : Les premiers feux de circulation de l'histoire sont installés à Cleveland, à l'angle de la 105e rue et de l'avenue Euclid.

1914 : Les premiers feux rouges électriques sont installés à Cleveland (Etats-Unis). D'autres feux rouges avaient été expérimentés à Londres, avec une lanterne à gaz qui explosa au bout d'un mois, et à Paris, avec un système de disques rouges et blancs interchangeables manuellement. En 1923, le feu électrique arrivera à Paris : au rouge on s'arrête, à la sonnerie on démarre. En 1934, le feu tricolore le remplacera.

1962 : L'actrice hollywoodienne de 36 ans, Marilyn Monroe (de son vrai nom Norma Jean Baker Mortenson), est retrouvée morte dans la chambre de sa villa californienne. Dépressive, elle aurait mal supporté la fin de sa liaison avec le président John F. Kennedy et venait d'abandonner le tournage du film "Something Got to Give" de George Cukor. L'enquête conclura au suicide par barbituriques.

1966 : John Lennon affirme que les Beatles sont plus célèbres que Jésus-Christ

1981 : Sortie du Boeing 767.

1984 : l’acteur Richard Burton succombe à une hémorragie cérébrale à Genève, à l'âge de 58 ans

1997 : La Française Jeanne Calment, considérée comme la "doyenne de l'humanité" depuis 1995, s'est éteint à l'âge de 122 ans et 164 jours. Elle était née en 1875 à Arles (Bouches-du-Rhône) dans une famille de riches armateurs. Elle n'avait jamais travaillé, mais elle avait pratiqué la bicyclette jusqu'à l'âge de 100 ans.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

5 août 2023 09:14

Histoire de la publicité.

Il est difficile de déterminer avec certitude la naissance de la publicité (autrefois baptisée « réclame »
). Des archéologues ont retrouvé des fresques datant de l'Antiquité qui annonçaient des combats de gladiateurs. Au Moyen Âge — la plupart des gens étant analphabètes — la communication se faisait par voie orale : les crieurs vantant les produits sur un marché ou annonçant les ordonnances royales aux citoyens peuvent être vus comme une forme de publicité.

Mais ce n'est que vers 1830 que le terme « publicité », qui signifie « action de rendre public » ou « état de ce qui est public », a pris le sens moderne d'« ensemble des moyens utilisés pour faire connaître au public un produit, une entreprise industrielle ou commerciale ». Cette date lie donc le développement de la publicité à celui de l'industrialisation et à l'essor des marchés de grande consommation.

France

En 1631, Théophraste Renaudot crée le bureau de rencontre et d'adresse, un service chargé de diffuser diverses annonces.
Jusqu'en 1745, la seule forme de publicité est la distribution de carte d'adresse et l'affichage mural.
Au xixe siècle, lors de la révolution industrielle, les progrès techniques permettent à la publicité de communiquer à travers plusieurs médias. Le 16 juin 1836, Émile de Girardin fait insérer pour la première fois dans son journal, la Presse, des annonces commerciales, ce qui lui permet d'en abaisser le prix, étendre le lectorat et optimiser la rentabilité. La formule, révolutionnaire, est immédiatement imitée. La publicité média est née.
L'affiche donne au début du xxe siècle des réalisations qui atteignent l'état d'œuvre d'art avec Jules Chéret, Henri de Toulouse-Lautrec, Cassandre, Leonetto Cappiello, etc.
En octobre 1898, à Paris au 8 boulevard Montmartre, a lieu la première projection d'un film publicitaire, réalisé par Félix Mesguich pour le compte de la société Ripolin, grâce à l'utilisation d'une caméra-projecteur inventée par les Frères Lumière.
Avec la radio en 1920, puis la télévision en 1968, la publicité exploite le répertoire de la chanson et met au point l'association entre un slogan oral et un visuel (comme le célèbre « Dubo, Dubon, Dubonnet »). Le xxe siècle ouvre également l'ère de campagnes publicitaires coûteuses, que seuls des groupes importants peuvent se payer (spots radios puis, surtout, spots télé) et qui leur donnent un avantage important sur des concurrents plus petits (car, même si son coût est très élevé, la publicité de masse devient infiniment moins chère par contact-consommateur). La publicité devient un élément crucial de la compétitivité ; une bonne publicité peut assurer la fortune de l'entreprise tandis qu'une campagne ratée met en jeu sa survie.
En 1958, Bonux lance l'idée d'offrir des cadeaux pour attirer le client.
Avec le développement de la société de consommation après la Seconde Guerre mondiale, le secteur de la publicité se développe et avec lui les premières formes d'organisation de la publicité comme le BVP.
Dans les années 1960 apparaît la publicité subliminale.
La loi Sapin promulguée en janvier 1993 entame une grave crise dans le monde de la communication. Les agences publicitaires avaient pour habitude de réaliser de très fortes marges à l'insu de leurs clients sur les achats d'espace qu'ils réalisaient, mais la loi Sapin met fin à cette méthode.
En 2007, il est estimé que chaque Français est exposé à 1 200 à 2 200 publicités par jour.

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

4 août 2023 18:52

Le saviez vous ..

Le champagne ... (un roman à lire 😀)

QUI A INVENTÉ LE CHAMPAGNE ?
Jean-Luc Barbier, ancien directeur général du CIVC, nous entraîne dans une épopée passionnante à la recherche de l’inventeur du champagne.

La réponse à cette question semble évidente : dom Pierre Pérignon, moine bénédictin, procureur, c’est-à-dire chargé de la gestion des biens, de l’abbaye de Hautvillers, près d’Épernay, de 1668 jusqu’à sa mort en 1715, est le génial inventeur du champagne. Nombre d’articles, d’émissions de radio et de télévision le proclament et le répètent en France et dans le monde. Selon l’Encyclopédie Larousse en ligne, c’est lui qui « trouva un procédé permettant d’obtenir à coup sûr une mousse régulière dans la fabrication du champagne ». L’internaute lui attribue « une nouvelle méthode de pression du vin : la méthode champenoise ». Le site Internet que le Figaro consacré au vin va même plus loin :
« L’assemblage des trois cépages, le bouchon de liège, les bouteilles plus épaisses, le stockage dans les crayères, c’est lui ». La plupart des ouvrages sur le champagne et nombre de dictionnaires abondent dans la louange de dom Pérignon. Tout comme la littérature, à l’exemple de John Green qui écrit dans Nos étoiles contraires : « Savez-vous ce que dom Pérignon a dit après avoir inventé le champagne ? Il a appelé ses frères moines et leur a dit : venez vite, je goûte les étoiles ».
La multiplicité de ces propos convergents, et sans cesse répétés depuis longtemps, ne saurait décourager la recherche de la vérité historique. L’accumulation de telles affirmations ne constitue pas une preuve. Un examen attentif du sujet conduit à dénier au célèbre moine toute invention : dom Pérignon inventeur de l’effervescence, ce n’est qu’une légende. Pour autant, si les plus récentes découvertes scientifiques permettent désormais de tout savoir sur l’élaboration du vin, la formation de la mousse, la vie des bulles, leur nombre, leur diamètre, leur vitesse d’ascension dans le verre, l’origine du champagne demeure toujours quelque peu mystérieuse et nécessite l’intervention renouvelée des historiens à partir des pièces disponibles d’un puzzle complexe et aussi de la découverte de documents supplémentaires dans des archives encore inexplorées.

LÉGENDE ET VÉRITÉ
Un autre moine de l’abbaye de Hautvillers, son dernier procureur, dom Jean-Baptiste Grossard, est à l’origine de la légende.
Dans une lettre rédigée le 25 octobre 1821, il écrit que « c’est le fameux dom Pérignon [...] qui a trouvé le secret de faire le vin blanc mousseux ». Même si ce secret n’est pas précisé, nul ne songe à contester le propos du moine et la légende enfle d’années en années.
En 1861, le procès-verbal du Congrès archéologique de France conclut que « ce serait vers l’année 1695 qu’on aurait commencé à faire du vin blanc mousseux » et que « l’invention du procédé de cette fabrication doit être attribuée à dom Pérignon ». Les éloges dithyrambiques pleuvent : « un homme de génie », « un bienfaiteur de l’humanité ». Des rues Dom Pérignon, « inventeur du champagne », sont inaugurées dans de nombreux villages champenois à la fin du XIXe siècle. Des statues sont érigées, Hautvillers se proclame « le berceau du champagne ». Dans ce même village, du 26 au 28 juin 1932, le Comité de propagande des vins de Champagne organise les « Fêtes du 250e anniversaire de la découverte du champagne par dom Pérignon ». À son tour, le 25 mai 1952, le Comité interprofessionnel du vin de Champagne organise une fête grandiose pour « célébrer la mémoire de dom Pérignon, initiateur du vin de Champagne ». Même l’érudit René Gandiihon, auteur en 1968 d’une magistrale biographie du dom procureur, se laisse aller à colporter la légende en s’enthousiasmant devant « la science du révérend père pour obtenir un excellent vin mousseux »

Quelques rares voix discordantes s’élevèrent cependant. Roger Dion, dans son Histoire de la vigne et du vin en France des origines au XIXe siècle, publiée en 1959 aux Éditions du CNRS, retire tout rôle à dom Pérignon, mais ne propose aucune alternative. Plus prudents, les chroniqueurs gastronomiques Gault et Millau considèrent, en 1969, dans le Nouveau Guide Julliard du champagne, que « La tendance des historiens du vin est de diminuer considérablement l’apport de ce moine désigné rétrospectivement comme créateur du champagne ». C’est François Bonal, ancien délégué aux relations Publiques du Comité interprofessionnel du vin de Champagne, qui anéantit la légende en 1995. Son argumentation est simple : « Aucun document n’indique que les vins de l’abbaye de Hautvillers moussaient au temps du procureur et aucun contemporain ne lui a reconnu la paternité d’une telle découverte. »
Mais dom Pérignon n’était pas sans mérite. Rigoureux et bon gestionnaire, c’est d’abord un bâtisseur qui a rénové et agrandi les locaux de l’abbaye. Il mit un soin tout particulier à cultiver un vignoble, passé de 10 hectares en 1663 à 24 hectares en 1712, avec des pratiques nouvelles et qualitatives, « afin que la vigne produise un vin
délicat », écrit frère Pierre, son élève et successeur, qui ouvrent la voie vers une viticulture moderne. Sitôt la cueillette, il veille à un pressurage de grappes entières en séparant les jus obtenus et il met au point une vinification méticuleuse. C’est aussi un excellent commerçant qui vend sa production à des prix très élevés, le double des autres vins les plus réputés, auprès d’une clientèle aristocratique.
Bon communiquant, il a su acquérir une certaine renommée de son vivant. Dans un billet adressé au syndic d’Épernay le 29 septembre 1694, il annonce « la livraison de vingt-six bouteilles du vin le meilleur du monde ». Après sa mort, le 24 septembre 1715, le maréchal de Montesquiou, épicurien amateur de bons vins, écrit à son fournisseur habituel : « M. de Puysieulx, qui arriva hier, m’a dit que le père Pérignon était mort, qui a bien fait parler sa vie... Sur les premiers vins de cette abbaye, pensez à moi car franchement ce sont les meilleurs. » Selon l’abbé Pluche : « On ne parlait que du vin de Pérignon . »
L’épitaphe, gravée en latin, sur sa tombe dans le chœur de l’église abbatiale de Hautvillers, ne retient pas, bien sûr, ces compétences viticoles et vinicoles : « Ici gît dom Pierre Pérignon, pendant quarante-sept ans cellérier dans ce monastère, qui, après avoir administré les biens de notre communauté avec un soin digne de tout éloge, plein de vertus et en premier lieu d’un amour paternel envers les pauvres, décéda dans la 77e année de son âge, et repose en paix. Amen. »
Si dom Pérignon n’est pas l’inventeur du champagne, vers quel autre personnage faut-il se tourner ? Aucun nom n’est avancé par les historiens. Un Anglais, Edward S. Hyams, va même jusqu’à conclure : « Le champagne s’est inventé lui-même. »

L’EFFERVESCENCE NATURELLE ET SPONTANÉE
Les vins ont parfois une tendance naturelle et spontanée à l’effervescence. Elle est mentionnée dans la Bible et des textes égyptiens, grecs et romains. Sous l’action des levures présentes sur la pellicule des raisins, le sucre contenu dans la pulpe se transforme en alcool et en gaz carbonique, le moût devient vin. Il arrive que cette fermentation demeure incomplète, stoppée par un coup de froid à l’automne, et elle reprend alors avec la douceur du printemps suivant. Le vin devient pétillant. Benoît Musset relève qu’un tel vin a été à la mode en Italie, pendant plusieurs années, à la fin du XVIe siècle. Quelques producteurs italiens s’efforçaient même de favoriser l’effervescence : après une interruption volontaire du bouillage en cuve, on ajoutait du vin de la récolte précédente ; le pétillement apparaissait dans les tonneaux, puis dans les verres lors du service. Un contemporain raconte que le vin « jette grande quantité d’écume » et « pique la langue ». Du fait d’un climat rigoureux qui ne permettait pas aux raisins d’arriver à complète maturité et leur laissait trop d’acidité et pas assez de sucre, les vins de Champagne, plus que d’autres, avaient une aptitude certaine à l’effervescence. Différents témoignages l’attestent dès le Moyen Âge. Par exemple, dans son ouvrage La Bataille des vins, en 1223, Henri d’Andeli nomme le vin de la Marne « messire pétars ». En 1320, le vin d’Épernay est présenté, dans un poème, comme « sur la langue piquant ». Un auteur du début du XIVe siècle décrit des vins « frémians » (frémissants) et « frians » (pétillants) . Ce pétillement a été longtemps considéré comme un défaut, les consommateurs n’en voulaient pas et les élaborateurs s’efforçaient de l’éviter.
L’effervescence a été favorisée par deux phénomènes précurseurs. Tout d’abord, longtemps dédié à la production de vins rouges et clairets, comme les vignobles bourguignons et bordelais, le vignoble champenois connaît, à partir de la fin du XVIe siècle, une évolution vers une petite production de vins blancs à Ay et autour d’Épernay. Les raisins blancs dont ils sont issus constituent un préalable à l’effervescence. Par ailleurs, contrairement aux pratiques de tous les autres vignobles qui utilisaient exclusivement des tonneaux pour le transport des vins vers les lieux de consommation, une partie de ces vins blancs était tirée en bouteilles peu de temps après la vendange et mise en vente au début de l’année suivante. C’est à partir de 1629 que la ville d’Épernay offre parfois à ses hôtes des vins blancs en bouteilles. Certes très réduit, le commerce de ces vins est effectué à destination de Paris et même, par le port de Rouen, de l’Angleterre où Saint-Evremond, philosophe hédoniste, frondeur et libertin, exilé par Louis XIV à Londres en 1662, fait connaître à des fins gourmets les vins blancs d’Ay.

Les premières mentions du champagne effervescent ont été trouvées en Angleterre. En 1663, dans Hudibras, poème héroï-comique satirique dirigé contre les puritains, Samuel Butler évoque un « brisk Champagne » (champagne vif). En 1676, de façon plus explicite, sir George Etherege, dans une comédie The Man of Mode, écrit : « Les plaisirs de l’amour et les joies du bon vin, nous les unissons sagement pour parfaire notre bonheur ; alors le vin de Champagne effervescent ranime rapidement les pauvres amants languissants, les rend joyeux et gais et noie tous leurs chagrins. » Un autre auteur, en 1698, instaure un dialogue : « Quel est le breuvage à la mode ? C’est le champagne, un grand vin qui donne de l’esprit... Voyez comme il joue dans le verre. » À l’évidence, le vin de Champagne pétillant a séduit quelques jeunes aristocrates anglais, proches de la cour de Charles II, roi très francophile, exilés avec lui en France pendant la République de Cromwell, et de retour à Londres en 1660. Il est probable qu’ils ont apprécié, à Paris, les vins blancs d’Ay et d’Épernay, ont emporté avec eux quelques bouteilles ou en ont fait venir dans leurs châteaux et palais. La restauration de la monarchie anglaise s’est accompagnée, dans des cercles restreints, d’une frénésie de fêtes, de jeux, de spectacles, et aussi d’un attrait pour des produits nouveaux et rares qui suscitent l’étonnement et mettent en valeur ceux qui les consomment. L’effervescence est à la mode et on fit mousser la bière, le poiré, le chocolat, le cidre, la crème fraîche. Christopher Merret, dans un mémoire présenté à la Royal Society en 1662, décrit une recette pour faire mousser toutes sortes de vins, sans jamais mentionner le champagne, au moment de les servir et en aucun cas lors de leur élaboration. Il ne saurait être considéré comme l’inventeur du champagne, comme certains le prétendent en Angleterre et même en France.

Si les premières bouteilles de champagne à l’effervescence naturelle et spontanée ont été consommées par des dandys anglais en quête de plaisirs gustatifs originaux et ostentatoires, on ne peut et aussi exclure que des marchands londoniens, pour satisfaire la demande de ces riches clients, ont volontairement ajouté mélasse et autres substances dans les bouteilles, au moment de la vente, comme ils le faisaient pour d’autres vins et boissons, afin de raviver une effervescence incertaine et affaiblie par le transport depuis la Champagne. Ces adjonctions faisaient perdre aux vins de Champagne toutes les caractéristiques liées à leur terroir d’origine et ne permettaient plus de les distinguer des autres vins subissant le même sort.
L’effervescence est également constatée en France dans les années 1670-1675. L’auteur anonyme de L’Art de bien traiter, publié en 1674, critique la nouvelle mode « Le champagne est bon quand il n’a point ce grand vert dont quelques débauchés font tant d’estime... car il ne faut pas tant se fier à cette manière de vin qui est toujours en furie et qui bouillonne sans cesse dans son vaisseau. Pâques passé, c’en est fait... il ne retient de tout son feu qu’un vert cru fort déplaisant et fort indigeste. » Le mot « vaisseau » désigne la bouteille ou le tonneau qui contient le vin.

C’est à cette même époque qu’apparaît un vin dénommé « Tocane d’Ay ». Il est blanc, issu de raisins blancs et produit à Ay. Son succès est noté en 1675 et Saint-Evremond le mentionne en 1686. Selon un contemporain, il est obtenu « en foulant les raisins dans le baril avant de les laisser fermenter ou de les jeter sur le pressoir ». Ce vin très acide était bu aussitôt après la vendange et présentait souvent une mousse abondante. Il trouva une clientèle de jeunes aristocrates français ravis de choquer leurs aînés en faisant écumer le vin lors de l’ouverture des bouteilles. Quelques auteurs mineurs le mentionnent en 1700. La production était certainement réduite à quelques centaines de bouteilles par an. Des bouteilles ont-elles été expédiées en Angleterre ? Ce n’est pas impossible, mais les éléments de preuve restent à trouver. Cette « Tocane d’Ay » n’est plus évoquée à partir de 1705 et elle garde une large part de mystère.

UNE ÉTAPE PRÉALABLE LE VIN GRIS
Jusqu’au milieu du XVIIe siècle, on produit en Champagne et ailleurs du vin rouge à partir de raisins rouges et du vin blanc à partir de raisins blancs. Ces vins blancs de Champagne, mis en bouteilles et expédiés vers les lieux de consommation, qui acquéraient parfois une effervescence naturelle et spontanée, jaunissaient, s’oxydaient, vieillissaient mal et étaient de piètre qualité. Leur acidité était redoutable. Le développement d’une production de vins effervescents destinés à une clientèle plus large, diversifiée et fidèle, impliquait l’élaboration d’un nouveau type de vin issu d’une viticulture spécifique.

À partir de 1660, quelques abbayes et plusieurs domaines aristocratiques commencent à élaborer du vin gris. Comme l’indique l’abbé Pluche, « le vin gris, qui a l’œil vif et qui est d’une blancheur et d’un éclat qui imite le cristal, provient des raisins les plus noirs ». Voilà une innovation œnologique majeure : les Champenois font un vin blanc à partir d’un cépage morillon noir, un raisin à pellicule noire et à pulpe blanche. C’est un véritable exploit technique qui résulte d’une accumulation de pratiques inédites, depuis la plantation de la vigne jusqu’à la mise en bouteille du vin.
Les plants de diverses variétés de morillon noir font l’objet d’une sélection rigoureuse, les vignes sont basses, la taille est courte, toute la viticulture est conduite pour récolter les plus beaux raisins. La cueillette se fait avec méticulosité, de préférence le matin lorsque les grappes sont encore couvertes de rosée. Elles sont placées avec précaution dans de petits paniers par des cueilleurs expérimentés munis d’une serpette particulière. Le transport jusqu’au pressoir est effectué par des mulets car, indique un précis viticole, « cet animal porte son fardeau sans l’ébranler ni le fatiguer ». Les raisins doivent rester intacts. Le pressoir est à proximité immédiate des vignes. La technique de pressurage, qui est la même de nos jours, est appropriée au résultat recherché : il s’agit d’empêcher la pellicule noire de tacher le jus blanc. Le pressurage intervient aussitôt l’arrivée des raisins et de manière fractionnée. Les deux premières serres donnaient « le vin de cuvée », les serres suivantes, appelées « tailles », étaient effectuées après avoir taillé à la bêche les raisins pour les replacer sur le pressoir et faciliter la poursuite du pressurage. Les dernières serres donnaient le « vin de rebêche ». Seul le jus des deux premières serres, qui représentait environ les deux tiers du total, était utilisé pour l’élaboration du vin gris. Selon les années, plus ou moins 100 kilos de raisins fournissaient environ 80 litres de moût.

II est à noter que la pratique antérieure d’assembler sur le pressoir des raisins de différents villages est systématisée avec l’objectif de cumuler les spécificités qualitatives résultant de terroirs distincts et d’aboutir à un vin subtil, délicat, structuré, équilibré, de garde. La vinification est tout autant spécifique et inventive. Les usages habituels sont écartés. Le vin est débarrassé rapidement de ses lies par des soutirages fréquents, afin de le rendre parfaitement clair et fin ; on conçoit un soufflet et un boyau en cuir pour transvaser le vin d’un tonneau à un autre, de façon à éviter le contact avec l’air. Puis intervenait le collage, avec blanc d’œuf ou colle de poisson, de façon à préserver l’éclat du vin. Seule une partie très restreinte du vin gris élaboré était tirée en bouteilles. La période du tirage a varié au fil du temps, mais avec toujours la préoccupation de favoriser l’effervescence. « En tirant vers la fin mars, lorsque la sève commence à monter dans la vigne, on parvient communément à rendre le vin mousseux, en sorte qu’il blanchisse comme le lait jusqu’au fond du verre au moment qu’on le verse. » (Abbé Pluche)
Les bouteilles, de forme pansue, trop fragiles, sont bouchées avec un broquelet, une cheville en bois garnie de filasse de chanvre, graissée avec du suif. Mais à partir des années 1690, à l’imitation des fabricants anglais, les verriers de l’Argonne commencent à fournir des bouteilles de verre noir et épais, susceptibles de résister à la pression provoquée par la seconde fermentation dans la bouteille [7]. Toutefois, la casse dans les caves est importante. Le bouchon de liège, maintenu avec une ficelle de chanvre et scellé à la cire, apparaît progressivement à partir des années 1695. Les bouteilles sont stockées pendant plusieurs années avant la commercialisation. Le vin gris se conserve mieux en bouteilles et c’est à l’intérieur de ces bouteilles, dans la fraîcheur des caves creusées dans la craie, à la température et à l’hydrométrie constantes, que le vin prend parfois mousse, sous l’effet d’une reprise de la fermentation initiale favorisée par la présence de sucre résiduel.

L’aptitude du vin gris pour la mousse a conduit certains élaborateurs à répondre à la demande de consommateurs avertis mais peu nombreux. Abbayes et grands domaines d’aristocrates, puis également de bourgeois, ils ne sont que quelques-uns, à Ay, Hautvillers, Pierry, Sillery en particulier, à se lancer dans l’aventure. Ils tirent « à la mousse » et le consommateur découvre, lors de l’ouverture de chaque bouteille, si le résultat recherché a été atteint. Le nombre de bouteilles expédiées, avec ou sans effervescence, passe de quelques milliers, à partir de 1685, à plusieurs dizaines de milliers en 1725.

Il est bien établi que dom Pérignon élaborait en bouteilles une petite partie de sa production de vins gris. Aurait-il alors constaté, avec d’autres élaborateurs, quelque effervescence ? Il est certain qu’il n’en aurait pas parlé. Comme il aurait condamné la consommation de quelques débauchés parisiens. Loin de l’image d’un moine bon vivant, voire paillard, dom Pérignon a mené une vie austère dans la mouvance du jansénisme ambiant.

L’EFFERVESCENCE PROVOQUÉE ET MAÎTRISÉE
Pendant plusieurs années, et sans doute jusqu’en 1710-1720, l’effervescence concerne à la fois les vins blancs et les vins gris. Puis les premiers, trop acides, de mauvaise qualité et vivement critiqués par tous les amateurs de bons vins, disparaissent peu à peu et seuls subsistent les vins gris à côté d’une production importante de vins rouges auxquels est dédiée la quasi-totalité du vignoble. Les consommateurs ne sont plus les mêmes une jeunesse excentrique et extravagante laisse place à une clientèle traditionnelle, plus large, issue de la noblesse et de la grande bourgeoisie d’affaires. Au cours de ces années de transition, une distinction est faite entre vins pétillants et vins mousseux. Adam Bertin du Rocheret, courtier-commissaire en vins à Épernay, écrit en 1713 « Le bon vin de Champagne doit être clair, fin, pétiller dans le verre et flatter ce qu’on appelle le bon goût qu’il n’a jamais quand il mousse. »
Puis la mousse l’emporte sur le pétillement. Des marchands Peu scrupuleux, à Paris et à Londres, « voyant la fureur qu’on avait pour ces vins pour ces vins mousseux, y ont mis souvent de l’alun, de l’esprit-de-de la fiente de pigeons et bien d’autres drogues pour le faire mousser extraordinairement », déplore Jean Godinot en 1718.

Les élaborateurs champenois condamnent ces pratiques frauduleuses et recherchent une mousse suscitée par la conjonction d’éléments favorables le moment de la cueillette et le choix des raisins, la qualité des vins, la période du tirage, la conservation des bouteilles en caves. Mais la mousse est incertaine et aléatoire. « Je ne sais si nous mousserons » ; « Les vins n’ont pu mousser quoiqu’ils ont été tirés dans cette intention » ; « Cette année a été favorable pour la mousse, tous les vins tirés ayant eu cette qualité » ; « Les vins [...] faisaient sauter leurs bouchons et en répandaient du goulot comme un jet d’eau, jusqu’à vider le flacon à moitié » ; « Ils moussaient comme le diable » ; voilà quelques remarques de plusieurs observateurs dans les années 1730-1740. André Julien écrivait encore en 1816 que « les phénomènes qui déterminent la qualité mousseuse des vins sont si étonnants qu’ils ne peuvent être expliqués. »

Tout au long du XVIIIe siècle, et même jusqu’au milieu du XIXe siècle, les Champenois poursuivent sans relâche et avec passion leurs efforts pour susciter et maîtriser l’effervescence. Utilisation de sucre de canne lors du tirage en bouteilles, afin d’obtenir la pression idéale et une mousse régulière, liqueur de tirage, vieillissement des vins sur lies, remuage des bouteilles, dégorgement pour éliminer le dépôt provoqué par la seconde fermentation, liqueur d’expédition, entre autres, c’est toute une technique d’élaboration totalement nouvelle dans le monde du vin qui est conçue de façon très pragmatique par des élaborateurs anonymes. Chacun apporte sa pierre à l’édifice avec émulation et tous s’informent mutuellement de leurs innovations dans un esprit collectif et solidaire. Les efforts ont porté aussi sur la qualité des raisins et des vins. L’art subtil de l’assemblage, spécifique à la Champagne, est défini par les premières maisons de champagne créées à partir de 1729. Il s’agit d’assembler, dans des proportions variables propres à chaque élaborateur, les vins issus de récoltes différentes, avec aussi des vins de réserve de récoltes antérieures, et les vins issus de crus de la Vallée de la Marne, de la Montagne de Reims et de la Côte des Blancs. Les verriers de l’Argonne sont sollicités pour fournir des flacons à la forme mieux adaptée à la prise de mousse, au vieillissement des vins en caves et à l’ouverture de la bouteille. Les bouchonniers, désormais installés en Champagne, fabriquent des bouchons hermétiques et aptes à une longue conservation des vins en bouteilles dans les caves.

À l’issue de ce survol rapide à la recherche de l’inventeur du champagne, plusieurs constations s’imposent. Tout d’abord, le champagne résulte de la rencontre de trois éléments complémentaires et indissociables : la prédisposition des vins pour une effervescence naturelle et spontanée, l’apparition d’une clientèle appréciant cette effervescence, la réactivité de quelques Champenois ingénieux et visionnaires qui ont cherché, non pas seulement à satisfaire une mode éphémère, mais aussi à concevoir un nouveau type de vin, totalement inédit, de grande qualité et élaboré selon un processus long, complexe et très technique, mis au point par étapes successives et nombreuses.
Autre constatation : contrairement à la plupart des autres vins, le champagne est issu de la demande des consommateurs et non pas de l’offre des producteurs. Et, dans son origine, c’est un vin de marchands et non de vignerons.

Enfin, il convient d’évoquer l’invention culturelle et imaginaire du champagne. Le champagne entre dans les arts dès 1735 avec sa représentation magnifiée dans Le Déjeuner d’huîtres de Jean-François de Troy et Le Déjeuner de jambon de Nicolas Lancret, peints pour Louis XV et destinés à la décoration des petits appartements du château de Versailles. De nombreux artistes, peintres, sculpteurs, musiciens, dessinateurs ont souvent choisi le champagne dans leurs créations. Écrivains et poètes ont aussi introduit le champagne dans leurs œuvres, tel Voltaire en 1736 :

L’invention du champagne, c’est aussi la puissance du symbole. Partout dans le monde, ce vin est synonyme de fête, de célébration, de fraternité, d’amour, de paix. Le champagne est une invention permanente qui se perpétue depuis plus de trois siècles.

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

4 août 2023 18:39

C'était .. hier

1693 : Dom Pérignon découvre le procédé de fabrication du Champagne.

1914 : Malgré la neutralité de notre pays, les Allemands franchissent les frontières dans le cadre du plan Schlieffen. Ce dernier fut élaboré suite à l’alliance entre la France et la Russie. Les Allemands espèrent ainsi contourner les zones françaises « à risque » et éviter un combat frontal. La résistance de l’armée dirigée par le roi Albert Ier sera particulièrement vive mais n’empêchera pas l’occupation d’une grande partie du territoire.

1990 : Décès de Ettore Maserati, constructeur automobile italien, à l'âge de 96 ans

1997 : La Française Jeanne Calment, la « doyenne de l'humanité », s'éteint à l'âge de 122 ans.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

4 août 2023 07:26

La diplomatie du panda est une pratique éponyme utilisée par la Chine consistant à "offrir" des pandas géants en cadeau afin de sceller ou améliorer des relations diplomatiques avec un autre pays. Cette pratique, née sous la dynastie Tang (618 – 907) a connu un renouveau remarquable sous la République populaire de Chine maoïste.

La « diplomatie du panda » est un concept tout autant pragmatique qu'équivoque.

En effet, dans la Culture Chinoise le paisible panda est considéré comme un « trésor national », symbole d'équilibre entre la force et la sagesse, dont la forme et les couleurs rappellent le rapport entre yin et yang.

Cependant, cette notion est bien différente de l'approche materialiste qu'ont les occidentaux d'un « trésor national ». C'est pourquoi il est diplomatiquement clair, qu'un tel cadeau ne peut pas être refusé par le destinataire sans immanquablement le rendre responsable de provoquer une tension interétatique. Ainsi, sa « valeur immaterielle » mais non moins émotionnelle a-t-elle été utilisée même indirectement par la Chine pour amadouer les antagonismes ou attirer les investisseurs occidentaux par le biais de l'émotion, tout en limitant les "appétits affairistes" d'entrée de jeu. Rares ont été les échecs.

Dans la culture occidentale, les grands yeux ou plus exactement, les grandes taches noires, confèrent à l'animal l'aspect d'une douce peluche aux grands yeux de bébé — un être par définition inoffensif puisque dénué de toute autonomie — cependant que, rationnellement, ce corps de carnassier au régime paradoxalement bambouvore, n'en reste pas moins un animal sauvage, en tant que tel, parfaitement capable d'attaquer avec une détermination sans faille quiconque remet en question ce qu'il considère comme étant sien et inaliénable, que ce soit sa progéniture, sa nourriture ou son territoire

Dans les rapports politiques interculturels, le message a visiblement parfaitement été compris puisque depuis des siècles, aucun État ne l'a jamais remis en cause de quelque manière que ce soit.

En revanche, écologistes et environnementalistes, guidés par de bien différentes valeurs morales et préoccupations matérielles, l'ont « naturellement » mis en question, si bien que la politique chinoise du don de l'animal a officiellement cessé en 1984. Mais aussi cynique que résiliente, la Chine a opéré un changement de forme de cette « Diplomatie du panda », remplaçant le don par de bien plus lucratifs prêts à long terme (généralement 10 ans) accordés à des zoos étrangers pour quelques millions de dollars par an et par animal .

Répondre·

Avatar martinemdh

martinemdh

3 août 2023 15:49

les carrières d'Aubigny dans l'Yonne
L’évolution des techniques a permis le lancement de programmes de construction de plus en plus importants. Les besoins en pierre sont devenus énormes, en particulier pendant la rénovation de Paris par le Baron Haussmann.

Le produit des carrières de Forterre a été employé dans l’Yonne et en Bourgogne pour la construction de très nombreux édifices publics, mairies, hôtels de ville, palais de justice, écoles, prisons, gares… de maisons de maître et de châteaux.

À Paris, la pierre de Forterre a servi à la construction de bâtiments importants : l’Hôtel de Ville, le Conservatoire des Arts et Métiers, le Jardin des Plantes récemment rénové, les piliers de la Tour Eiffel, et bien sûr l’Opéra Garnier.

En 1850, les carrières de Forterre employaient 1000 ouvriers dans l’Yonne.

L’exploitation a cessé en 1940 car la pierre fut supplantée par le béton et le parpaing.

Seulement un cinquième du gisement de Forterre a été extrait.

Aujourd’hui les Compagnons utilisent La Carrière comme un lieu de transmission de leurs savoirs et de leurs pratiques.

Site touristique fascinant, La Carrière est devenue, depuis la mise en lumière en 1992, une fabuleuse vitrine de la pierre, une véritable cathédrale à l’envers qui s’ouvre devant vous.

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

2 août 2023 14:29

Le saviez vous ..

Histoire des montgolfières
L'homme avait pensé quitter le sol en imitant l'oiseau. En cela, il avait fait fausse route. Il eut beau se coller des plumes et battre des bras très fort, il ne vola pas. Il lui fallait trouver un moyen - comme la roue, qui lui permit d'aller plus vite sur terre - dont il n'existait pas de modèle visible dans la nature. Il fallait une véritable invention, et celle-ci fut le ballon. (Le rève d'Icare).

Les premières expériences : naissance de la montgolfière
Joseph Montgolfier était un Français, producteur de papier en Annonay. Il est né en 1740 et avait une véritable passion pour les nouvelles machines, comme c'était très à la mode à l'époque. Avec son frère cadet Etienne, ils avaient souvent rêvé au vol humain. Ils avaient même déjà imaginé de capturer les nuages dans une espèce d'enveloppe et d'y suspendre un panier.

Cependant ils ne savaient pas comment réaliser cette idée. Ainsi, quand Joseph parvint à gonfler sa chemise en la tenant par le col au dessus du feu dans sa cheminée, il sut immédiatement qu'il venait d'avoir une idée de génie. Il comprit que, l'air chaud étant plus léger que l'air froid, il pouvait de cette manière soulever quelque chose de lourd.

Il fit part de sa découverte à Etienne et tous deux commencèrent à imaginer la forme qu'il pouvait utiliser pour construire un ballon pour leurs premières expériences. Pour commencer, ils choisir un globe d'un mètre cube, en soie. Ils le chauffèrent au-dessus d'un feu, et il décolla d'une trentaine de mètres.

Ces évènements eurent lieu en Novembre 1782. On peut les considérer comme la naissance de l'aérostatique.

En décembre, ils poursuivirent leurs expériences avec un ballon de 3 m3, puis en avril 1783 avec un ballon de 800 m3 qui s'éleva à 400m d'altitude. Jusque là, ils avaient travaillé secrètement dans leur jardin, mais à mesure que l'altitude des vols augmentait, ils avaient peur que leurs voisins ne découvrent leurs expériences et qu'ils leurs volent l'idée: ils décidèrent donc d'organiser un envol public de leur ballon sur la place principale d'Annonay, devant des gens dignes de confiance qui pourraient leur servir de témoins pour certifier que les Montgolfier étaient bien à l'origine de l'idée.

Ils construirent un ballon de 900 m3 dont l'enveloppe était faite de coton cousu sur du papier. Le 4 juin, ils l'attachèrent à deux mas et au sol et ils y suspendirent une nacelle remplie de paille et de laine. Quand une chaleur suffisante fut générée pour soulever le ballon, ils coupèrent les cordes et le ballon s'envola, montant jusqu'à 10000m. Quand il se refroidit, une dizaine de minutes plus tard, il aterrit dans un champs et commença à brûler à cause du feu residuel dans la nacelle. Malheureusement, les paysans qui travaillaient dans ce champs furent pour le moins effrayés par cet engin étrange venu du ciel, et ils ne firent rien pour éteindre le feu. Par conséquent le prototype fut entièrement détruit par le feu.

Toutefois les témoins du vol certifièrent son authenticité, et les frères Montgolfier purent écrire à l'Académie des Sciences pour être officiellement déclarés comme étant les premiers à avoir construit un objet volant.

Le premier vol habité
L'Académie les invita alors à Paris pour qu'ils fassent une démonstration. Etienne se rendit donc à Paris. Il y rencontra quelques physiciens intéressés par son invention, et en particulier Pilâtre de Rosier, qui allait devenir le premier homme volant.

Pendant la même période, un autre physicien, Jacques Charles, avec l'aide des frères Robert, construisit un ballon gonflé à l'hydrogène, un gaz plus léger que l'air. Et il réussit à le faire voler en août.

Etienne décida alors de franchir une étape supplémentaire, c'est à dire d'entreprendre un vol humain. Pilâtre de Rosier se proposa pour être le passager, mais c'était considéré comme trop dangereux, car les effets de telles variations d'altitude sur un organisme vivant n'étaient pas alors connus.

Par conséquent, ils choisirent de prendre un canard, un coq et un mouton pour ce premier vol habité.

Cela eut lieu le 19 septembre à Versailles. Le Roi de France - Louis XVI - assista au vol. On mit les trois animaux dans un panier suspendu à l'enveloppe. Après un vol de trois minutes, ils furent retrouvés vivants. Le mouton étaient même en train de paître tranquillement.

La preuve était donc faite que des êtres vivants - outre les oiseaux bien-sûr - étaient capable de voler sans danger.

Les premiers vols humains
Le seul frein à un vol humain était Louis XVI, qui, se sentant responsable de la vie de ses sujets interdisait un tel vol. A force de négociations, il finit par donner l'autorisation, mais refusa d'y assister.

Les frères Montgolfier ne volèrent pas eux-même car ils avaient promis à leur père qu'ils ne voleraient jamais dans leur ballon. Ce dernier n'était en effet pas convaincu de la sécurité de leur invention. Pilâtre de Rosier fut donc choisi pour le vol. Il y eut un passager supplémentaire, M. D'Arlandes, pour équilibrer la nacelle. Le panier était divisé en trois parties : les deux parties latérales contenaient les passagers, et le brûleur (un feu de paille) était au milieu. De plus les deux passagers pouvaient alimenter le feu avec de la paille pour contrôler l'altitude du ballon.

Le vol eut lieu le 21 novembre 1783, une date qui entra dans l'Histoire. En fait, il semble que Pilâtre un sens très développé pour manœuvrer le ballon. Il sentait avec beaucoup de justesse à quel moment il devait être chauffé ou refroidi alors que M. D'Arlandes n'était pas très actif quant à lui.

Ainsi, grâce à Pilâtre, ils réussirent à voler au-dessus de Paris durant 28 minutes environ. Leur altitude de vol avoisina les 1000m.

Les frères Montgolfier avaient donc remporté la victoire du premier vol humain.

Grandeur et décadence
La traversée de la Manche et la mort de Pilâtre Après la réussite de ce vol le ballon devint rapidement une mode. Les frères Montgolfier furent anoblis par Louis XVI.

La population française était enthousiaste, même si certains mauvais esprits commençaient déjà à voir des conséquences néfastes : d'après eux, il n'y aurait plus de frontières, en particulier pour les voleurs, la vie privée pourrait être violée, et les militaires allaient utiliser le ballon à des fins mauvaises

Cependant la compétition entre Pilâtre et Charles (et en réalité entre les frères Montgolfier et Robert ) continuait. Charles réussit à voler plus haut et plus loin que Pilâtre grâce à son ballon à hydrogène. Puis Joseph de Montgolfier construisit un ballon de 23000m3 à Lyon. Cependant le vol qu'il fit avec ne fut ni très long ni très haut, car trop de gens voulurent monter dans la nacelle qui fut donc trop lourde. Beaucoup se moquèrent alors de lui et de son échec.

En 1784 une femme vola pour la première fois. ce fut Mme Tible. Les pilotes d'aérostats se mirent alors en tête de réaliser un nouveau rêve: traverser la Manche. Jean Pierre Blanchard construisit un navire volant avec des rames, suspendu à un ballon à hydrogène. Là encore Pilâtre entra dans la compétition, mais cette fois il perdit. Blanchard fut le premier.

Cependant il avait fait le plus facile, c'est à dire d'Angleterre à la France, et Pilâtre construisit donc un ballon pour le faire dans le sens contraire. Ce ballon, en plus de l' air chaud, comportait un petit ballon gonflé d'hydrogène. Malgré les conseil de Montgolfier qui trouvait cela trop dangereux, il quitta la France en janvier 1785. Après quelques minutes de vol, la flamme du brûleur vint lécher le petit ballon d'hydrogène et l'enveloppe prit feu immédiatement. Le ballon plongea et Pilâtre volait trop haut pour survivre à la chute.

Après avoir été le premier homme à voler, Pilâtre devint la première victime du vol en montgolfière.

Le déclin des ballons à air chaud
Même si la mort de Pilâtre n'arrêta pas la pratique de la montgolfière, elle mit en évidence le danger des ballons à air chaud.

De plus ils avaient un inconvénient important: on ne pouvait pas transporter suffisamment de paille pour aller aussi loin qu'avec un ballon à hydrogène.

De plus, les dirigeables remplacèrent vite les ballons. En effet ils permettaient de traverser l'océan.

Les ballons à air chaud ne furent quasiment plus utilisés jusqu'à la deuxième moitié du XXème siècle.

Les montgolfières modernes
Au début du siècle, Louis Godard inventa un brûleur à pétrole, mais il n'était pas assez efficace pour donner une véritable utilité au ballon à air chaud.

Il a fallu attendre les années soixante pour voir apparaître la montgolfière moderne, grâce à l'invention de nouveau matériaux, et surtout grâce à l'utilisation de brûleurs à propane.

Depuis il n'y a pas eu de grosse évolution dans la forme de l'enveloppe ou dans les technologies utilisées.

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

2 août 2023 14:21

C'était .. hier

1799 : Étienne Montgolfier, l'inventeur de la montgolfière avec son frère Joseph, meurt à l'âge de 54 ans.

1922 : L'inventeur du téléphone n'est plus ; le physicien américain d'origine britannique Alexander Graham Bell s'est éteint à l'âge de 75 ans.

1936 : Mort de l'aviateur Louis Blériot

1992 : À l'âge de 44 ans, le compositeur Michel Berger meurt à son domicile de St-Tropez

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

1 août 2023 10:06

C'était .. hier

1914 : Début de la Première Guerre mondiale
Quatre jours après que l'Autriche-Hongrie ait déclarée la guerre à la Serbie, suite à l'assassinat de l'archiduc d'Autriche à Sarajevo, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie, tandis que la France ordonne la mobilisation générale. Le 3 août l'Allemagne déclarera la guerre à la France et le 4 août ses troupes violeront la neutralité de la Belgique. Toutes les grandes nations européennes entrent dans le conflit avec l'idée qu'il sera court. La guerre durera 4 ans et fera 8 millions de morts.

1950 : Abdication du roi des Belges Léopold III en faveur du prince Baudouin

1976 : Accident dramatique de Niki Lauda au Nurburgring
La Ferrari de Niki Lauda dévie brusquement de sa trajectoire lors du passage d’une courbe rapide. A environ 200 km/h, l’automobile traverse un grillage de sécurité et rebondit sur une butte pour être renvoyée sur la piste. Deux voitures la percutent alors. La Ferrari prend feu et, pris au piège, c’est grâce à l’aide trois pilotes, Edwards, Ertl et Lunger, que Lauda peut s’extraire des flammes. Quelques semaines plus tard il sera de retour sur le circuit et manquera le titre d’un point seulement.

2003 : A 41 ans, Marie Trintignant meurt à l’hôpital de Neuilly, après son transfert de Vilnius, en Lituanie. Elle y était en tournage pour le téléfilm « Colette ». Dans le coma depuis 2 jours à la suite d'une violente dispute avec son ami, Bertrand Cantat, chanteur du groupe de rock français Noir Désir, elle ne réveillera pas.

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

31 juillet 2023 07:58

C'était .. hier

1498 : Christophe Colomb découvre l'île de la Trinité.

1928 : Le célèbre lion de la MGM rugit pour la première fois à l'écran

1944 : Disparition d'Antoine de Saint-Exupéry

1944 : L'aviateur et écrivain Antoine de Saint-Exupéry, 44 ans, disparaît au cours d'une mission de reconnaissance sur le sud de la France. Les conditions de sa disparition restent obscures : attaque d'un chasseur allemand, panne de moteur... Saint-Exupéry laisse derrière lui de nombreux ouvrages qui cherchent à définir le sens de l'action et des valeurs humanistes, dont l'émouvant "Petit Prince" publié l'année précédente.

1968 : Les Beatles enregistrent leur plus grand succès : Hey Jude

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

30 juillet 2023 09:51

Le saviez vous ...

Le haricot vert de son nom scientifique Phaseolus vulgaris, le haricot vert est originaire d'Amérique du Sud. Le haricot vert provient du haricot commun. La variété que l'on retrouve dans nos assiettes existait déjà dans la Cordillère des Andes dans la région de l'actuel Pérou et au Mexique plus de 7000 ans avant notre ère.

Christophe Colomb le découvre à Cuba et l'emmène en Europe. Le succès n'est pas immédiat. C'est Catherine de Médicis qui va par la suite l'imposer à la Cour. Le haricot est accusé de provoquer une digestion difficile.

Le haricot sera consommé en grains, séchés ou non. Ce n'est qu'à la fin du 18ème siècle que les Italiens, les premiers, commencent à consommer les jeunes gousses tendres encore immatures du haricot sous forme de légume frais.

C'est ainsi que le haricot vert est né. On ne cessera d'en diversifier les variétés et de les améliorer. Il devient même le légume préféré de Napoléon qui le mangeait avec de l'huile.

La date d'introduction du haricot vert en Martinique est inconnue. On ignore si le haricot vert était présent en Martinique avant l'arrivée des colons ou s'il est arrivé en même temps que les Arawaks ou les Caraïbes.


Haricots verts filetOn distingue trois groupes principaux de variétés de haricots verts : les « haricots filets » cf. photo ci-contre, « haricots mangetout » et les « haricots filet mange-tout ».

Les haricots filets se récoltent à un stade précoce qui permet d'obtenir des haricots « extra-fins ». Les gousses de section cylindrique, longues, droites sont généralement vert foncé, parfois panachées de violet ou de pourpre.

Les haricots mangetout sont des variétés sans parchemin qui peuvent être consommé en gousse au stade de la graine presque développée. Les gousses, de section ovale, plus courtes sont de couleur verte ou jaune (haricots beurre).

Des variétés plus récentes sont issues de croisement entre les deux précédents groupes. Elles sont appelées souvent « filet mange-tout ».

Il existe plus de 200 variétés au sein de ces trois grands groupes.

C'est une culture qui s'adapte bien aux conditions tropicales. Il est d'ailleurs possible d'en récolter toute l'année en Martinique.

Le haricot vert provient d'une plante grimpante et pousse sous forme de gousse.

Vertus médicinales
Haricots verts. Les fibres du haricot vert procurent un rapide effet de satiété et sont rapidement assimilables par notre organisme. Elles sont ainsi très efficaces contre la prise de poids. Le haricot vert est même conseillé lors des régimes alimentaires car peu calorique, riche en eau et pauvre en graisse.

Il est très riche en fer et en folate, deux nutriments particulièrement importants en phase de croissance.

Une étude a prouvé que la consommation de haricots verts permettaient de réduire le risque de cancer de l'œsophage, du colon et de l'estomac.

Il prévient des maladies cardiovasculaires. Il est protecteur du tissu hépatique. Il diminue l'absorption de glucose chez les diabétiques.

Riche en antioxydants, il permet de réduire le cholestérol.

Les haricots verts se cuisent à l'eau bouillante ou la vapeur. Il ne sont pas consommables crus. Ils se consomment cuisinés avec des œufs, du fromage ou de la viande. Ils font très bien l'affaire aussi bien dans les salades que dans les plats de résistance. Il est possible de le manger sous forme de purée.

Les haricots verts sont très présent dans l'alimentation martiniquaise. La population locale le considère comme un aliment bénéfique pour la santé et anti-cancer.

Le haricot vert produit en Martinique est consommé que localement et n'est pas exporté.

En France, le haricot vert est le légume le plus consommé. D'ailleurs la France est le premier producteur de haricots verts en Europe. Pour l'anecdote les Américains qui ne le consomment peu ou moyennement l'appelle « French beans » (haricots français).

Répondre·

Avatar chocolatte

chocolatte

30 juillet 2023 09:44

C'était .. hier

1898 : Le docteur John Harvey Kellogg et son frère Will Keith Kellogg réussissent, dans leur sanatorium du Michigan, à mettre au point les Corn Flakes. La recette est simple : on fait cuire des grains de blé puis on les passe au rouleau pour obtenir des pétales. Il ne reste plus qu'à les griller. Cette création devient vite la base des petits déjeuners à travers le monde.
1898 : Invention des Corn Flakes

1954 : Premier concert d'Elvis Presley en première partie du spectacle de Slim Whitman à Memphis

1980 : Jérusalem devient la capitale d'Israël

2003 : Après plus de 21 millions d'exemplaires vendus dans le monde en 70 ans, Wolkswagen arrête la production de la légendaire Coccinelle.

Répondre·

Avatar martinemdh

martinemdh

29 juillet 2023 16:27

Le phare de Corduan

Répondre·

Avatar martinemdh

martinemdh

29 juillet 2023 16:25

L’estuaire de la Gironde est un véritable cimetière marin. Pour permettre aux navires de rejoindre ou quitter le port de Bordeaux, centre de négoce de premier plan, la sécurisation des voies maritimes devient une priorité. Le Prince d’Aquitaine, Edouard de Woodstock, construit sur l’île de Cordouan une tour à feu – appelée la « Tour du Prince Noir ». Chaque nuit, un ermite allume un grand feu au sommet de la tour pour guider les marins

La tour du Prince Noir tombe en ruines et les naufrages dans l’estuaire de la Gironde sont de plus en plus nombreux. Henri III décide de construire un phare à la place de la tour à feu et confie ce projet fou à l’architecte Louis de Foix. Son objectif ? Faire de ce phare une œuvre royale, digne des anciennes Merveilles du Monde. Sauf qu’entreprendre un tel chantier en pleine mer est loin d’être chose facile ! La construction est ralentie par les guerres de religion et le coût titanesque des travaux.

A la mort d’Henri III, Henri IV relance le projet de construction de Cordouan et en fait le symbole du pouvoir royal. Le phare se pare de sculptures, de boiseries et accueille même une chapelle royale.

En 1611, 27 ans après le début des travaux, la construction s’achève enfin. Le phare est alors une tour ronde de trois étages, haute de 37m. L’architecte Louis de Foix meurt avant d’avoir vu son œuvre terminée, après y avoir consacré sa vie et sa fortune.

Dans les années 1780, la partie supérieure de la tour est en très mauvais état et les marins se plaignent de nouveau de l’insuffisance de la portée lumineuse de Cordouan. L’architecte Joseph Teulère remporte le concours lancé par le Secrétaire d’Etat à la Marine en 1786 et se voit confier le projet fou de surélever le phare de plus de 20 mètres, afin d’améliorer l’éclairage.

Joseph Teulère réussit à conserver l’édifice de la Renaissance (à l’exception de sa lanterne) et son caractère symbolique. Le style architectural de la partie supérieure, typique de la fin du dix-huitième siècle (architecture utilitaire, plus austère), ne dénote pas par rapport à la base.

Cordouan prend alors sa forme actuelle.

+ d’info sur Cordouan.culture.fr

En France, la recherche scientifique s’efforce de faire progresser les systèmes d’éclairage des phares. Au centre de toutes les attentions, Cordouan devient le terrain d’expérimentation rêvé des ingénieurs.

En 1823, Augustin Fresnel y expérimente un prototype de lentille à échelons et ce nouveau système révolutionne l’éclairage moderne des phares. La « lentille de Fresnel » équipe la plupart des phares dans le monde aujourd’hui.

+ d’info sur Cordouan.culture.fr

Aujourd’hui encore, Cordouan n’a rien perdu de sa fonction utilitaire et continue de servir de repère aux marins naviguant dans l’estuaire de la Gironde.

Cinq groupes électrogènes alimentent deux groupes de dix batteries qui desservent l’ensemble des installations électriques du phare. Une ampoule de 250 Watts et un nouvel écran tournant achèvent le nouveau système d’éclairage du phare. Un dispositif de contrôle permet de suivre 24 heures sur 24 l’état de fonctionnement du feu.

Le feu de Cordouan porte désormais à 40 km en mer et assure aux marins le rythme immuable de ses trois battements de cils en 12 secondes.

Ces installations techniques, qui ont gagné en autonomie, nécessitent toujours l’intervention et la surveillance continue de l’homme. C’est le Service des Phares et Balises (DIRM Sud Atlantique) qui veille au bon fonctionnement du feu depuis le Verdon-sur-Mer.

Répondre·