DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

Capusa
C'est un automne italien
Quand la lumière se fait plus douce
Quand le ciel se peint
De couleur bleu à couleur rousse.
C'est un automne italien
Où nous flânons main dans la main
Où nos deux cœurs à l'unisson
S'enflamment de la même passion.
C'est un amour italien
Aux couleurs ocre et vert olive;
Magique naissance du matin
De cette terre si expressive.
C'est un automne italien
où l'on s'est dit "oui" pour la vie
Et dans nos cœurs vivra ce lien
Qui nous unit à l’Italie...
....TI AMO !
Gelsey
Capusa
Ma solitude
Pour avoir si souvent dormi
Avec ma solitude
Je m'en suis fait presqu'une amie
Une douce habitude
Ell' ne me quitte pas d'un pas
Fidèle comme une ombre
Elle m'a suivi ça et là
Aux quatre coins du monde
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Quand elle est au creux de mon lit
Elle prend toute la place
Et nous passons de longues nuits
Tous les deux face à face
Je ne sais vraiment pas jusqu'où
Ira cette complice
Faudra-t-il que j'y prenne goût
Ou que je réagisse?
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Par elle, j'ai autant appris
Que j'ai versé de larmes
Si parfois je la répudie
Jamais elle ne désarme
Et si je préfère l'amour
D'une autre courtisane
Elle sera à mon dernier jour
Ma dernière compagne
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Non, je ne suis jamais seul
Avec ma solitude
Serge Regianni
Capusa
"Je me réveille plein de toi. Ton portrait et le souvenir de l'enivrante soirée d'hier n'ont point laissé de repos à mes sens. Douce et incomparable Joséphine, quel effet bizarre faites-vous sur mon coeur ! Vous fachez-vous ? Vous vois-je triste ? Êtes-vous inquiète ? Mon âme est brisée de douleur, et il n'est point de repos pour votre ami... Mais en est-il donc davantage pour moi, lorsque, me livrant au sentiment profond qui me maitrise, je puise sur vos lèvres, sur votre coeur, une flamme qui me brûle. Ah ! C'est cette nuit que je me suis bien aperçu que votre portrait n'est pas vous ! Tu pars à midi, je te verrai dans 3 heures. En attendant, mio dolce amor, reçois un millier de baisairs mais ne m'en donne pas, car il brûlent mon sang".
Lettre de Napoléon à Joséphine
Capusa
Plusieurs indices prouvent pourtant que cet écrit est un pastiche. Premièrement, on ne retrouve aucune épidémie s’étant abattue sur Paris cette année-là. Deuxièmement, deux des personnes citées, le cardinal Mazarin et le cuisinier Vatel, sont déjà morts le jour où cette missive est censée être rédigée. Le premier est mort en 1661 et le second s’est suicidé en 1671. La marquise de Sévigné fait d’ailleurs le récit de sa mort dans ses lettres.
Enfin, selon plusieurs calendriers, le 30 avril tombait en fait un… mercredi en 1687. Aucune lettre écrite par Madame de Sévigné un 30 avril 1687 ne figure d’ailleurs dans les recueils recensant ses lettres.
FAE
Bonjour à tous !
Je ne peux résister au plaisir de partager ce texte avec vous :
En des circonstances similaires à ce que nous vivons, voici ce que Madame de Sévigné écrivait à sa fille Madame de Grignan :
"Jeudi, le 30ème d'avril de 1687
"Surtout, ma chère enfant, ne venez point à Paris !
Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi et Mazarin nous confinent tous dans nos appartements.
Monsieur Vatel, qui reçoit ses charges de marée, pourvoie à nos repas qu'il nous fait livrer.
Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une comédie de Monsieur Corneille "Le Menteur", dont on dit le plus grand bien.
Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues à la Cour, ni les dernières tenues à la mode.
Heureusement, je vois discrètement ma chère amie, Marie-Madeleine de Lafayette. Nous nous régalons avec les Fables de Monsieur de La Fontaine, dont celle, très à propos "Les animaux malades de la peste" : " Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés".
Je vous envoie deux drôles de masques ; c’est la grand'mode, tout le monde en porte à Versailles. C’est un joli air de propreté, qui empêche de se contaminer.
Je vous embrasse, ma bonne, ainsi que Pauline."
