DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES

- 1 février 2020 21:54

A VOUS

DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES

1 février 2020 21:54

A VOUS

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fae

15 février 2020 17:10

(16:16) ?

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fae

15 février 2020 15:16

Bonjour et merci à tous pour ces textes intéressants !
(09:21) A transférer sur ma discussion sur l'isolement . . . Vous permettez ?

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janine33

15 février 2020 12:53

Roald Dahl !

Un Gallois ... qui a pénétré l’imaginaire de nos enfants .... Charlie et la Chocolaterie , Matilda ....

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Capusa

14 février 2020 22:45



Parfum



Je regarde des photos de celles que j’ai aimées.
Vous ne les trouverez dans aucun album, je les vois, pourtant, dans la forêt sombre de ma mémoire.

Comme elles se ressemblent !
Visage ovale, très fin, regard très doux, sont-elles une ?
Est-elle plusieurs ?

Je regarde les photos de celles qui m’ont aimé.
Un jour ou mille nuits ; une vie, ma vie avant, ma vie après, avant qui ? après qui ?
Toutes semblables, et toutes différentes, une et plusieurs, pour une vie.

Je recherche dans mes cahiers des notes sur celles que j’ai aimées, qui m’ont aimé.
Pas forcément les mêmes ; pays à multiples provinces ; plaine et coteaux, brouillards et grands soleils. Une ou plusieurs ?

Je retrouve dans mes valises des lettres manuscrites qui disent des bonheurs simples.
Des malheurs simples.

Visage ovale, regard très doux ; comme un parfum qui dure.

Villebramar

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Capusa

8 février 2020 09:06



Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants

— Jean d'Ormesson 

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Capusa

6 février 2020 09:44



 L'ami vrai est celui qui sait regarder sans envie notre bonheur. 

Gustave Thibon 

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Capusa

5 février 2020 09:10

Introspection

À chacun sa part d’ombre
Seul le grand soleil
N’a pas de côté sombre.

J’apprécie sa compagnie,
Pourvu qu’elle soit douce,
La solitude est mon amie.

De plus en plus isolé
Me voici loin de tout
Mais plus près de moi-même.

Stéphen Moysan


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fae

4 février 2020 21:45

(10:35) Ils ont apporté une pierre à l'édifice, c'est important.
(22:03) :triste:

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Capusa

4 février 2020 21:03

La cloche fêlée





Il est amer et doux, pendant les nuits d’hiver,
D’écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s’élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume,

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu’un vieux soldat qui veille sous la tente !

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie
Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d’immenses efforts.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal .

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fae

2 février 2020 07:47

Bonjour et bon dimanche à tous :lol:
( 23:30) Merci Capusa. Je n'aurais pas attribué ce poème à Musset :lol: !

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Capusa

1 février 2020 22:30


La nuit



Quand la lune blanche
S’accroche à la branche
Pour voir
Si quelque feu rouge
Dans l’horizon bouge
Le soir,

Fol alors qui livre
A la nuit son livre
Savant,
Son pied aux collines,
Et ses mandolines
Au vent ;

Fol qui dit un conte,
Car minuit qui compte
Le temps,
Passe avec le prince
Des sabbats qui grince
Des dents.

L’amant qui compare
Quelque beauté rare
Au jour,
Tire une ballade
De son coeur malade
D’amour.

Mais voici dans l’ombre
Qu’une ronde sombre
Se fait,
L’enfer autour danse,
Tous dans un silence
Parfait.

Tout pendu de Grève,
Tout Juif mort soulève
Son front,
Tous noyés des havres
Pressent leurs cadavres
En rond.

Et les âmes feues
Joignent leurs mains bleues
Sans os ;
Lui tranquille chante
D’une voix touchante
Ses maux.

Mais lorsque sa harpe,
Où flotte une écharpe,
Se tait,
Il veut fuir… La danse
L’entoure en silence
Parfait.

Le cercle l’embrasse,
Son pied s’entrelace
Aux morts,
Sa tête se brise
Sur la terre grise !
Alors

La ronde contente,
En ris éclatante,
Le prend ;
Tout mort sans rancune
Trouve au clair de lune
Son rang.

Car la lune blanche
S’accroche à la branche
Pour voir
Si quelque feu rouge
Dans l’horizon bouge
Le soir.

Alfred de Musset, Poésies posthumes

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