DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES

- 1 février 2020 21:54

A VOUS

DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES

1 février 2020 21:54

A VOUS

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Capusa

30 avril 2020 08:50

Avec le temps qui passe

Avec le temps qui passe
Et qui nous démaquille,
On s'regarde dans la glace
Et on se tient tranquille,
De peur d'apercevoir,
Là, juste au coin des yeux,
Les rides du grand soir,
Comme quand on devient vieux.

Avec le temps qui fuit
Et nos heures qui se perdent,
Avec la grande nuit
On perd de la superbe,
Et on devient moins beau,
Même un peu moins vaillant,
Mais on garde bien au chaud,
Nos âmes de vingt ans.

Avec le temps perdu
A chercher le comment,
Pourquoi on n'a rien vu,
On n'a pas vu le temps
Qui a passé trop vite
Ou qui était trop court,
Nos rêves ont pris la fuite,
On ne parle plus d'amour.

Avec le temps qui frappe,
Nous assomme parfois
Quand la vie qui nous happe,
Nous montre de son doigt
A la grande dame noire
Qui n'attendait que nous,
Pour un ultime grand soir,
Un premier rendez-vous.

Avec le temps qui geint
De n'être plus hier,
Mais d'être déjà demain,
Quand tout va de travers,
Quand l'autre qu'on attend,
Jamais ne reviendra,
Qu'il n'y aura plus d'printemps,
Ni pour toi, ni pour moi.

Avec le temps qui passe
Et emporte avec lui,
Nos rêves qui s'effacent
Du tableau de la vie,
Et lorsqu'on se retourne
Et qu'on ne voit plus rien
Que la boite qu'on enfourne,
Qui s'ra poussière demain.

Avec le temps qui pleure,
L'autre, qui restera,
Gardera en son coeur
Les images d'autrefois,
Quand tout était si beau,
Quand tout était si bien,
Les enfants en cadeaux
De notre amour sans fin.

Avec le temps qui passe
Et qui nous démaquille,
Le vent déjà nous glace
Et puis nous déshabille,
Dans nos rêves moroses
Il y aura toujours,
De grands bouquets de roses,
Couleur de notre amour.

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Capusa

30 avril 2020 08:47

Très beau . Merci Fae .

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FAE

29 avril 2020 22:14

"
Oublie-moi.
Que mes entrailles respirent l’air frais de ton absence
Que mes jambes puissent marcher sans chercher ton ombre
Que ma vue devienne vision
Que ma vie reprenne haleine
Oublie-moi mon Dieu que je me souvienne"

Joyce Mansour, in Cris, Seghers, 1953
Joyce Mansour 1928 (Bowden – Angleterre) – 1986 (Paris)

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FAE

29 avril 2020 21:34

Merci Ded.
Capusa, contente de relire ce poème qui n'est pas un des plus connus des F du M. Merci.

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Capusa

29 avril 2020 19:30

Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

Charles Baudelaire (1821-1867)
{ Les fleurs du mal }

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FAE

29 avril 2020 09:34

Bonjour à tous 😃 !
Je ne connaissais aucun des deux textes.
Ded, qui est l'auteur du plus long ?

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Capusa

29 avril 2020 09:12

Perso , j'ai lu attentivement le premier que je ne connaissais pas . Au moins Léo Ferré avait le courage de ses opinions.

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Capusa

29 avril 2020 07:54

Ballade en novembre


Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Il pleut.

Anne Vanderlove

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Coccyvette

29 avril 2020 07:47

Dans la plaine blonde et sous les allées,
Pour mieux faire accueil au doux messidor,
Nous irons chasser les choses ailées,
Moi, la strophe, et toi, les papillons d'or.

Et nous choisirons les routes tentantes,
Sous les saules gris et près des roseaux,
Pour mieux écouter les choses chantantes,
Moi, le rythme, et toi, le choeur des oiseaux.

Suivant tous les deux les rives charmées
Que le fleuve bat de ses flots parleurs,
Nous vous trouverons, choses parfumées,
Moi, glanant des vers, toi, cueillant des fleurs.

Et l'amour, servant notre fantaisie,
Fera, ce jour-là, l'été plus charmant :
Je serai poète, et toi poésie ;
Tu seras plus belle, et moi plus aimant.


François Coppée

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Capusa

28 avril 2020 08:49

Sensation

Par les soirs bleus d'été, J'irai dans les sentiers,
Picoter par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur , j'en sentirai la fraîcheur a mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, - heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud

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Maurine

27 avril 2020 16:06

Tes yeux ont la couleur du bonheur
Pourtant dans ton coeur
Il y a eu des malheurs
Les années ont passé
Tu as essayé d'oublier
Tes cheveux noires sont devenus blancs
Sur ta peau lisse, quelques rides...
Ton dos est vouté, tes jambes sont usées
Si bien que maintenant
On ne t'appelle plus maman
............................ mais mémé.
Sophie

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FAE

27 avril 2020 15:44

Merci pour tous ces textes.
Pauvre Cadet Rousselle !

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Capusa

27 avril 2020 08:17

Comment te deviner, toi qui t’échappes sans le dire
bien au delà du ciel
bien au delà des océans, tranquilles de te voir pleurer.

J’écris pour toi, et pour toi chante
des poèmes que nul ne comprend, et ils disent :
c’est beau

Comment t’aimer, mezza voce,
je vois le soleil dans la nuit, les yeux fermés,
et tes yeux gris ouverts sur la beauté du monde
et sa misère ; t’aimer, et je suis libre,
merveilleusement libre ; prends-moi dans tes bras
et jouons !

T’aimer.

Seul Dieu le sait, et nous,
ainsi lui devenant semblables.
Le soleil joue avec la nuit.

Nous deux.
Elle avec lui, lui avec elle,
et ce poème, que j’écris
pour toi

tes yeux gris,
ouverts sur la beauté du monde,
et sa misère

Villebramar

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Capusa

26 avril 2020 09:21

LE BONHEUR

Il vient du ciel
il fait tourner la tête
Il ne s'explique pas
Nul au monde
Ne peut l'acheter
Car il n'a pas de prix
Pour un roi, pour un Prince
Ou pour un simple vagabond
Il est toujours le même
Car il n'a pas de mesure
il est l'immensité
Une musique qui te saisit et te fait frissonner
Ferme les yeux, ton coeur palpite, c'est le bonheur
Ca te remue le coeur, c'est le bonheur
Viens, Viens, dire un mot, ouvre les yeux
Avec un peu de coeur, avec un peu d'amour
Le bonheur est là, à ta portée.

- Sab -

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Coccyvette

26 avril 2020 07:10

Un sage prit la parole et dit :
Une vieille femme possède deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche, qu’elle transporte sur son épaule pour aller chercher de l’eau. A la fin de sa longue marche, du puits vers la maison, l’un des deux pots, fêlé, n’est plus qu’à moitié rempli d’eau.

Le pot intact est très fier de lui. Mais le pauvre pot fêlé, lui a honte de son imperfection, triste de ne pouvoir faire que la moitié de son travail. Au bout de deux années, il s’adresse à la vieille dame, alors qu’ils sont près du puits.

🌸 » J’ai honte, car ma fêlure laisse l’eau goutter tout le long du chemin vers la maison.

🌼 La vieille dame sourit :
» As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, alors qu’il n’y en a pas de l’autre côté? Comme j’ai toujours su ta fêlure, j’ai semé des graines de ton côté du chemin du retour, tu les as arrosées. Pendant deux ans, grâce à toi, j’ai cueilli de superbes fleurs pour décorer ma table.

~ Frédéric Lenoir ~

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