
lila
Charles Baudelaire "Enivrez-vous"
Il faut ĂȘtre toujours ivre, tout est lĂ ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos Ă©paules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trĂȘve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossĂ©, vous vous rĂ©veillez, l'ivresse dĂ©jĂ diminuĂ©e ou disparue, demandez au vent, Ă la vague, Ă l'Ă©toile, Ă l'oiseau, Ă l'horloge; Ă tout ce qui fuit, Ă tout ce qui gĂ©mit, Ă tout ce qui roule, Ă tout ce qui chante, Ă tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'Ă©toile, l'oiseau, l'horloge, vous rĂ©pondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas ĂȘtre les esclaves martyrisĂ©s du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poĂ©sie, de vertu, Ă votre guise.
lila
Puisque j'ai mis ma lĂšvre Ă ta coupe encor pleine,
Puisque j'ai dans tes mains posé mon front pùli,
Puisque j'ai respiré parfois la douce haleine
De ton Ăąme, parfum dans l'ombre enseveli,
Puisqu'il me fut donné de t'entendre me dire
Les mots oĂč se rĂ©pand le cĆur mystĂ©rieux,
Puisque j'ai vu pleurer, puisque j'ai vu sourire
Ta bouche sur ma bouche et tes yeux sur mes yeux ;
Puisque j'ai vu briller sur ma tĂȘte ravie
Un rayon de ton astre, hélas ! voilé toujours,
Puisque j'ai vu tomber dans l'onde de ma vie
Une feuille de rose arrachée à tes jours,
Je puis maintenant dire aux rapides années :
Passez ! passez toujours ! je n'ai plus Ă vieillir !
Allez-vous-en avec vos fleurs toutes fanées ;
J'ai dans l'Ăąme une fleur que nul ne peut cueillir !
Votre aile en le heurtant ne fera rien répandre
Du vase oĂč je m'abreuve et que j'ai bien rempli.
Mon Ăąme a plus de feu que vous n'avez de cendre !
Mon cĆur a plus d'amour que vous n'avez d'oubli !
1er janvier 1835. Minuit et demi.Victor Hugo
Josephine22
lila a écrit :
"Câest une folie de haĂŻr toutes les roses parce quâune Ă©pine vous a piquĂ©,
dâabandonner tous les rĂȘves parce que lâun dâentre eux ne sâest pas rĂ©alisĂ©,
de renoncer Ă toutes les tentatives parce quâon a Ă©chouĂ©.
Câest une folie de condamner toutes les amitiĂ©s parce quâune vous a trahi,
de ne croire plus en lâamour juste parce quâun dâentre eux a Ă©tĂ© infidĂšle,
de jeter toutes les chances dâĂȘtre heureux juste parce que quelque chose nâest pas allĂ© dans la bonne direction.
Il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle.
Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ."
- Antoine de Saint-Exupéry.
MAGNIFIQUE TEXTE DE SAINT EX....que j adore
il y aura toujours " un nouveau départ"...et c est bien VRAI
vivons avec cette belle maxime... đ
merci LILA
lila
"Câest une folie de haĂŻr toutes les roses parce quâune Ă©pine vous a piquĂ©,
dâabandonner tous les rĂȘves parce que lâun dâentre eux ne sâest pas rĂ©alisĂ©,
de renoncer Ă toutes les tentatives parce quâon a Ă©chouĂ©.
Câest une folie de condamner toutes les amitiĂ©s parce quâune vous a trahi,
de ne croire plus en lâamour juste parce quâun dâentre eux a Ă©tĂ© infidĂšle,
de jeter toutes les chances dâĂȘtre heureux juste parce que quelque chose nâest pas allĂ© dans la bonne direction.
Il y aura toujours une autre occasion, un autre ami, un autre amour, une force nouvelle.
Pour chaque fin il y a toujours un nouveau départ."
- Antoine de Saint-Exupéry.
lila
BAUDELAIRE
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton Ăąme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais Ă plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cĆur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous ĂȘtes tous les deux tĂ©nĂ©breux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abßmes ;
Ă mer, nul ne connaĂźt tes richesses intimes,
Tant vous ĂȘtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilĂ des siĂšcles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
à lutteurs éternels, Î frÚres implacables !
