

josette
lhuron a écrit :
ELDORADO
Gaßment accoutré ,un galant chevalier , au soleil et par les ténÚbres , avait longtemps voyagé , chantant une chanson , à la recherche de l' Eldorado
Mais il se fit vieux , ce chevalier si hardi , et sur son cĆur le soir tomba , comme il ne trouvait aucun endroit de la Terre qui ressemblĂąt Ă l'Eldorado .
Et , quand sa force dĂ©faillit Ă la longue , il rencontra une ombre pĂšlerine : " Ombre , dit - il , oĂč peut ĂȘtre cette terre d' Eldorado ? "
" Par delà les montagnes de la Lune , et au fond de la vallée de l'ombre , chevauche hardiment , répondit l'ombre , si tu cherches l'Eldorado . ".
Edgar Allan POE , traduction de Stéphane MALLARMà .
l'eldorado, personne ne le trouve vraiment, c'est une quĂȘte infinie,
mais c'est ce qui nous fait vivre, cet espoir est le fil conducteur.....
J'aime beaucoup ce texte merci de l'avoir mentionné
lhuron
MAIS QUE CHERCHENT CES MAINS ?
Mais que cherchent ces mains
dans cette ombre qui fuit vers une nuit sans lune
comme un voleur du temps échappant aux nuages
pour le pays du rĂȘve ?
Mais que cherchent ces mains
navigant sur un corps aux Ăźles de corail
dans un flot de caresses et vagues infinies
d'un océan d'amour ?
Mais que cherchent ces mains
tendues de solitude et de désespérance
dans un désert brûlant de famine et misÚre
vers un lointain mirage ?
Mais que cherchent ces mains
tĂątonnant l'avenir pour couper tous les fils
que posent la terreur et le souffle des bombes
sur le bonheur du monde ?
Mais que cherchent ces mains
jointes vers l'univers et l'espace infini
comme un calice d'or offert par le divin
sur le destin de l'homme ?
Toutes ces mains ensemble
cherchent un peu de soleil des rayons de lumiĂšre
la douceur la tendresse l'amitié le partage
la paix et le silence
les éclats d'une étoile qui font briller la vie
sur un trésor d'espoir !
Dominique SIMONET.
lila
"Ma France Ă moi câest celle de Picasso, de CĂ©zanne et celle de Soulages, celle dâIngres, celle de Rodin, la France des calembours, des Bidochons, celle de la paillardise aussi bien que celle du chant des partisans. Ma France câest celle de Daumier, celle de lâ Assiette au beurre, du Sapeur Camembert, celle de Chaval, celle de Cabu, de Gottlieb, de SinĂ©, celle du Canard, de Fluide Glacial et de Charlie, drĂŽles, insolents, libres ! Ma France, câest aussi celle des dictĂ©es de Pivot celle de Klarsfeld et celle de LĂ©opold Sedar Senghor, la France des Enfants du Paradis et des Enfants du Veld âhiv, celle de la mode libre, celle de la danse, des flirts et des cĂąlins, celle de la musique douce et des rock dĂ©jantĂ©s, celle de la gourmandise, ma France Ă moi câest une France capable de renvoyer dos Ă dos la Bible et le Coran sâil lui prend lâenvie dâĂȘtre athĂ©e."
Ma France Ă moi - Pierre Perret
Josephine22
TRESORS DES ABYSSES
Une pierre de foudre a traversé le ciel
Cette nuit,
.....pour entrer en sifflant dans la mer,
Et rejoindre au fond de la fosse, le trésor
Des figures de proues vieillissantes, des ancres
Mouillées en vain dont se décompose le bronze,
Des coffres envasés,et des morts en lambeaux
Evitant lentement sur leurs gueuses de fonte,
Que gardent des poissons aveugles et muets.
extrait de FEUX D EPAVES
Louis BRAUQUIER
lila
Ils parlent de la mort
Comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversiĂšre
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise
Aux Marquises
Du soir montent des feux
Et des points de silence
Qui vont s'élargissant
Et la lune s'avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Et quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l'alizé se brise
Aux Marquises
Le rire est dans le cĆur
Le mot dans le regard
Le cĆur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les sĆurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je te dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
BREL
Josephine22
LE VENT D' EGYPTE
Quand, sur la mer, le vent d'Egypte sent le sable,
Les pharaons, en exil, rĂȘvent dans les Louvres _
Mort le dernier écho sur les pas du gardien_
Qu'ils regagnent, sous le désert, les chambres sÚches
Au travers de la nuit des siĂšcles et des pierres,
Et dérobent de l'asphalte des bandelettes,
Aux plus secrets tombeaux, les Reines endormies.
Louis BRAUQUIER
extrait de Feux d' Epaves
Josephine22
Mon portrait
Ma taille, Ă celle des plus longues,
Las n'est point égalée:
J'ai le teint frais, les cheveux blonds
Et la tĂȘte bouclĂ©e.
Vrai démon pour l' espiÚglerie,
Vrai singe par sa mine,
Beaucoup et trop d'étourderie,
Ma foi, voilĂ Pouchkine.
Alexandre Pouchkine
Josephine22
Avez vous vu la tendre rose
L'aimable fille d un beau jour,
Quand au printemps à peine éclose,
Elle est l'image de l Amour ?
Telle Ă nos yeux, plus belle encore,
Parut Eudoxie aujourd'hui :
Plus d'un printemps la vit éclore,
Charmante et jeune comme lui.
POUCHKINE
extrait de STANCES
lhuron
ELDORADO
Gaßment accoutré ,un galant chevalier , au soleil et par les ténÚbres , avait longtemps voyagé , chantant une chanson , à la recherche de l' Eldorado
Mais il se fit vieux , ce chevalier si hardi , et sur son cĆur le soir tomba , comme il ne trouvait aucun endroit de la Terre qui ressemblĂąt Ă l'Eldorado .
Et , quand sa force dĂ©faillit Ă la longue , il rencontra une ombre pĂšlerine : " Ombre , dit - il , oĂč peut ĂȘtre cette terre d' Eldorado ? "
" Par delà les montagnes de la Lune , et au fond de la vallée de l'ombre , chevauche hardiment , répondit l'ombre , si tu cherches l'Eldorado . ".
Edgar Allan POE , traduction de Stéphane MALLARMà .