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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

15 février 2024 01:30

Vous voilà né. Pour mourir. En attendant, il faut bien vivre.
Vivre est une occupation de tous les instants. Une expĂ©rience du plus vif intĂ©rĂȘt. Une aventure unique. Le plus rĂ©ussi des romans. Souvent un emmerdement. Trop souvent une souffrance. Parfois, pourquoi pas ? une chance et une grĂące. Toujours une surprise et un Ă©tonnement Ă  qui il arrive de se changer en stupeur.
Un hosanna sans fin

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lila

13 février 2024 17:57

Ce qu'il faut de nuit
Au-dessus des arbres,
Ce qu'il faut de fruits
Aux tables de marbre,
Ce qu'il faut d'obscur
Pour que le sang batte,
Ce qu'il faut de pur
Au cƓur Ă©carlate,
Ce qu'il faut de jour
Sur la page blanche,
Ce qu'il faut d'amour
Au fond du silence.
Et l'Ăąme sans gloire
Qui demande Ă  boire,
Le fil de nos jours
Chaque jour plus mince,
Et le cƓur plus sourd
Les ans qui le pincent.
Nul n'entend que nous
La poulie qui grince,
Le seau est si lourd.

Les amis inconnus, 1934.
Jules Supervielle (1884-1960).

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lila

12 février 2024 15:33

Je vous salue ma France, arrachée aux fantÎmes !
Ô rendue Ă  la paix ! Vaisseau sauvĂ© des eaux...
Pays qui chante : Orléans, Beaugency, VendÎme !
Cloches, cloches, sonnez l’angĂ©lus2 des oiseaux !

Je vous salue, ma France aux yeux de tourterelle,
Jamais trop mon tourment, mon amour jamais trop.
Ma France, mon ancienne et nouvelle querelle
3, Sol semé de héros, ciel plein de passereaux...

Je vous salue, ma France, oĂč les vents se calmĂšrent !
Ma France de toujours, que la géographie
Ouvre comme une paume aux souffles de la mer
Pour que l’oiseau du large y vienne et se confie.

Patrie Ă©galement Ă  la colombe ou l’aigle,
De l’audace et du chant doublement habitĂ©e !
Je vous salue, ma France, oĂč les blĂ©s et les seigles
Mûrissent au soleil de la diversité...

Je vous salue, ma France, oĂč le peuple est habile
À ces travaux qui font les jours Ă©merveillĂ©s
Et que l’on vient de loin saluer dans sa ville
Paris, mon cƓur, trois ans vainement fusillĂ© !

Heureuse et forte enfin qui portez pour écharpe
Cet arc-en-ciel tĂ©moin qu’il ne tonnera plus,
Liberté dont frémit le silence des harpes,
Ma France d’au-delĂ  le dĂ©luge, salut !

Louis Aragon (1897-1982), Le Musée Grévin, 1943, extrait du poÚme VII.

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lila

11 février 2024 09:55

Louis Aragon (1897-1982)

Recueil : La Diane française (1944).
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle (*)
PrisonniĂšre des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobùt
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Tous les deux étaient fidÚles
Des lĂšvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Quand les blĂ©s sont sous la grĂȘle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe Ă  ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Ils sont en prison Lequel
À le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gĂšle
Lequel préfÚre les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
MĂȘme couleur mĂȘme Ă©clat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

Il coule il coule il se mĂȘle
À la terre qu'il aima
Pour qu'Ă  la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas

L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda.


* La France.

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lila

9 février 2024 17:38

« Le monde ne te fera pas de cadeau, crois-moi. Si tu veux une vie, vole-la. »

Lou Andreas-Salomé
(1861-1937)

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8 février 2024 10:11

Arthur RIMBAUD — FÊTES DE LA FAIM
ï»żMa faim, Anne, Anne,
ï»żFuis sur ton Ăąne.

Si j’ai du goĂ»t, ce n’est guĂšres
Que pour la terre et les pierres.
Dinn ! dinn ! dinn ! dinn ! Mangeons l’air,
Le roc, les terres, le fer,
ï»żCharbons.

Mes faims, tournez. Paissez, faims,
ï»żLe prĂ© des sons !
Attirez le gai venin
ï»żDes liserons ;

Mangez les cailloux qu’un pauvre brise,
Les vieilles pierres d’églises,
Les galets, fils des déluges,
Pains couchés aux vallées grises !
Des faims, c’est les bouts d’air noir ;

ï»żL’azur sonneur ;
— C’est l’estomac qui me tire,
ï»żC’est le malheur.
Sur terre ont paru les feuilles :

Je vais aux chairs de fruit blettes.
Au sein du sillon je cueille
La doucette et la violette.

ï»żMa faim, Anne, Anne !
ï»żFuis sur ton Ăąne.

Août 1872.
Arthur Rimbaud —

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lila

5 février 2024 08:49

« À son bras, un panier de mĂ»res. Elle leva les yeux et c’était le regard que je cherchais, paysan, dur, luisant de vieux savoirs.
Elle appartenait à cette catégorie de gens pour qui la santé des prunes est un enjeu plus important que le haut débit. »
✒ Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs

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lila

4 février 2024 10:45

« EnchantĂ©e encore de mon rĂȘve, je m’étonne d’avoir changĂ©, d’avoir vieilli pendant que je rĂȘvais
 D’un pinceau Ă©mu je pourrais repeindre, sur ce visage-ci, celui d’une fraĂźche enfant roussie de soleil
 des joues Ă©lastiques achevĂ©es en un menton mince, des sourcils mobiles prompts Ă  se plisser, une bouche dont les coins rusĂ©s dĂ©mentent la courte lĂšvre ingĂ©nue
 HĂ©las, ce n’est qu’un instant
 L’eau sombre du miroir retient seulement mon image qui est bien pareille, toute pareille Ă  moi, marquĂ©e de lĂ©gers coups d’ongles, finement gravĂ©e aux paupiĂšres, au coin des lĂšvres, entre les sourcils tĂȘtus
 Une image qui ne sourit ni ne s’attriste, et qui murmure, pour moi seule : “Il faut vieillir. Ne pleure pas, ne joins pas des doigts suppliants, ne te rĂ©volte pas : il faut vieillir. RĂ©pĂšte-toi cette parole, non comme un cri de dĂ©sespoir, mais comme le rappel d’un dĂ©part nĂ©cessaire
 [
] Eloigne-toi lentement, lentement, sans larmes ; n’oublie rien ! Emporte ta santĂ©, ta gaietĂ©, ta coquetterie, le peu de bontĂ© et de justice qui t’a rendu la vie moins amĂšre ; n’oublie pas ! Va-t’en parĂ©e, va-t’en douce, et ne t’arrĂȘte pas le long de la route irrĂ©sistible, tu l’essaierais en vain – puisqu’il faut vieillir !” »
(Colette, Les Vrilles de la vigne, édition définitive, 1934)

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lila

3 février 2024 10:45

"Vous ne saurez jamais que votre Ăąme voyage
Comme au fond de mon cƓur un doux cƓur adoptĂ© ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’ñge,
N’empĂȘcheront jamais que vous ayez Ă©tĂ©.

Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.

Vous ne saurez jamais que j’emporte votre ñme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passĂ© dans mon chant.
Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis."
(Marguerite Yourcenar - Les CharitĂ©s d’Alcippe)

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Avatar Josephine22

Josephine22

3 février 2024 09:34

Je t aime depuis toujours
Avant mĂȘme que la lune n Ă©claire la nuit,
Que les oiseaux ne volent au delĂ  des arcs en ciel

Il y avait TOI
Et il y avait MOI
Je t aime depuis toujours


Hoda KOTB



POeme d amour d un parent Ă  son enfant
Tout en tendresse et délicatesse

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Avatar lhuron

lhuron

30 janvier 2024 16:52

La terre n'appartient pas Ă  l'homme , c'est l'homme qui appartient Ă  la terre .
( CRAZY HORSE , grand chef Sioux , vainqueur de CUSTER à LITTLE BIG HORN. Assassiné par les Américains . )

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lila

27 janvier 2024 11:14

Lili savait tout; le temps qu'il ferait, les sources cachĂ©es, les ravins oĂč l'on trouve des champignons, des salades sauvages, des pins-amandiers, des prunelles, des arvousiers; il connaissait, au fond d'un hallier, quelques pieds de vigne qui avaient Ă©chappĂ© au phylloxĂ©ra, et qui murissaient dans la solitude des grappes aigrelettes, mais dĂ©licieuses. Avec un roseau il faisait une flute Ă  trois trous
MARCEL PAGNOL

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Josephine22

25 janvier 2024 17:19

O,vous tous, larges espaces, loin des villes fiévreuses
Grandes mers Ă©tincelantes, forĂȘts de pins, montagnes sauvages,
Rivages au cƓur de roc, Landes rugueuses, plaines tondues par les moutons,

Vastes nuages blafards, espaces bleus et purs !!!

De l espace...qu on me donne de l espace..de la solitude et de l air..
Toutes choses sont libres et abondantes dans vos belles régions.

Georges Macdonald

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Josephine22

24 janvier 2024 11:35

Il était cet homme juste
Tout entier dans le réel
Et qui sait ce qu il faut faire
Pour qu il soit réalisé

Un homme, rien qu un homme,
Un homme mort aujourd'hui.
J'aurais baisé son visage,
Il aimait mon amitié,

Il aurait été content...
Mais je serre sa mémoire,
Qu'il m'entende, qu'il me voie.

Louis Brauquier

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Josephine22

24 janvier 2024 11:27

Mais plus chaud que l amour, plus pur que l amitié
Dépassant la mesure humaine qui te borne,
Forme d un désespoir qui te fait espérer,
N es-tu pas cet enfant pétri de solitude
Qui porte son tourment et son rĂȘve Ă  la mer ?

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