
Josephine22
Trois petites notes de musique
Ont plié boutique
Au creux du souvenir
C en est fini de leur tapage
Elles tournent la page
Et vont s endormir.
Mais un jour sans crier gare
Elles vous reviennent en mémoire...
Etc...
Superbe chanson d Yves Montant
Entendue tout Ă l'heure đ
lila
Eh quoi, tu veux que je cesse d'aimer? Tu veux que je dise que je me suis trompée toute ma vie, que l'humanité est méprisable, haïssable, qu'elle a toujours été, qu'elle sera toujours ainsi? Non, non, on ne s'isole pas, on ne rompt pas avec les liens du sang, on ne maudit pas, on ne méprise pas son espÚce. L'humanité n'est pas un vain mot. Notre vie est faite d'amour, et ne plus aimer, c'est ne plus vivre.
George Sand Ă Gustave Flaubert - Correspondance .
lila
" Rire, câest risquer de paraĂźtre idiot. Pleurer, câest risquer de paraĂźtre sentimental. Aller vers quelquâun, câest risquer de sâengager. Exposer ses sentiments, câest risquer dâexposer son moi profond. PrĂ©senter ses idĂ©es, ses rĂȘves Ă la foule, câest risquer de les perdre. Aimer, câest risquer de ne pas ĂȘtre aimĂ© en retour. Vivre, câest risquer de mourir. EspĂ©rer, câest risquer de dĂ©sespĂ©rer. Essayer, câest risquer dâĂ©chouer.
Mais il faut prendre des risques car le plus grand danger de la vie, câest de ne rien risquer du tout. Celui qui ne risque rien ne fait rien, nâa rien, nâest rien. Il peut Ă©viter la souffrance et la tristesse mais il nâapprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer ni se dĂ©velopper, ne peut ni aimer ni vivre. EnchaĂźnĂ© par sa certitude, il abandonne sa libertĂ© ".
SĆur Emmanuelle
lila
Je voudrais pas crever Boris Vian, 1951
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rĂȘver
Les singes Ă cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un cÎté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaĂźtre la lĂšpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape lĂ -bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaĂźt
Le fond vert de la mer
OĂč valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifĂšres
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilĂ
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer Ă la montagne
La montagne Ă la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crĂąnes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses Ă voir
A voir et Ă z-entendre
Tant de temps Ă attendre
A chercher dans le noir
Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amĂšne
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche
Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tùté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...
Je voudrais pas crever
lila
"Qu'ai-je donc fait ?
J'ai aimĂ© l'eau, la lumiĂšre, le soleil, les matins d'Ă©tĂ©, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de dĂ©tails sans le moindre intĂ©rĂȘt comme cet olivier trĂšs rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanquĂ© de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oubliĂ© le nom.
Je ne regrette ni d'ĂȘtre venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grĂące Ă Dieu, n'a jamais pu rien savoir.
J'ai trouvé la vie trÚs belle et assez longue à mon goût.
J'ai eu de la chance. Merci.
J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon.
Pensez Ă moi de temps en temps.
Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus lĂ .
C'est une drĂŽle de machine Ă faire verser des larmes de sang et Ă rendre fou de bonheur.
Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagnĂ© et je me dis, je me trompe peut-ĂȘtre, qu'il m'a donnĂ© - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grĂące et de bonne volontĂ© - ce qu'il y a eu de meilleur de toute Ă©ternitĂ© : la vie d'un homme parmi les autres."
"Jean D'Ormesson"
lila
Jacques PRĂVERT :
« IL NE FAUT PAS RIRE AVEC CES GENS-Là »
Il ne faut pas rire avec ces gens-lĂ
Camarades,
Vous avez lâoubli trop facile
Et votre colĂšre tombe vite.
Vous ĂȘtes vivants⊠vous aimez rire
Le bourgeois raconte quâil aime rire
Alors vous riez avec lui.
Pourtant son rire nâest pas le mĂȘme que le vĂŽtre
Ce nâest pas un vĂ©ritable rire
Lâhomme rit
Le bourgeois ricane.
Ecoute
En 1871, les communards sont tombés par milliers
Monsieur Thiers souriait
Les femmes du monde souriaient
Elles se payaient une pinte de bon sang
Pendant la fameuse glorieuse derniĂšre avant-derniĂšre grande guerre
Le président Poincaré rigolait dans les cimetiÚres
Oh ! Pas aux éclats naturellement
Un petit rire discret
Un petit gloussement
Un rire dâhomme du monde
Un joyeux rire dâoutre-tombe.
Depuis le mois de février
On a tuĂ© en France beaucoup dâouvriers
Et le prĂ©sident Doumergue nâa pas cessĂ© de sourire
Câest une habitude⊠un ticâŠ
Deibler aussi quelques fois souritâŠ
Tardieu souritâŠ
Hitler aussiâŠ
Câest le sourire du capital
le sourire de la bourgeoisie
Câest le rire de la « Vache qui rit »
Un rire aimable⊠un sourire impitoyable.
« Excusez-moi, je regrette. Dans le fond, je vous aime bien
Et si je donne lâordre de vous abattre comme des chiens
Câest parce que câest la coutume, je suis lĂ pour ça
Je nây suis pour rienâŠ
Câest la coutume
Il y a trop de travailleurs dans le monde
Il faut les expĂ©dier dans lâautre
Trop de travailleurs, trop de café, trop de sardines
Trop de betteraves, trop de fraises des bois,
Trop dâinstituteursâŠ
âŠ
Et le sourire de la bourgeoisie sâest figĂ©
La prochaine guerre va commencer.
âŠ
Souriez, jeunes gens
Votre fosse est fraßchement creusée
Lâunion de tous contre les exploiteurs peut faire sourire.
Les exploiteurs ne souriront pas toujours.
lila
Jâai regardĂ© devant moi
Dans la foule je tâai vue
Parmi les blĂ©s je tâai vue
Sous un arbre je tâai vue
Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de lâeau et du feu
LâĂ©tĂ© lâhiver je tâai vue
Dans ma maison je tâai vue
Entre mes bras je tâai vue
Dans mes rĂȘves je tâai vue
Je ne te quitterai plus.
Paul Eluard
lila
Je regarde la marche de la France.
La France est grande, non seulement par sa puissance, mais au-delà de sa puissance, par l'éclat des idées, des causes, de la générosité qui l'ont emporté aux moments privilégiés de son histoire.
La France est grande parce qu'elle a été la premiÚre en Europe à abolir la torture malgré les esprits précautionneux qui, dans le pays, s'exclamaient à l'époque que, sans la torture, la justice française serait désarmée, que, sans la torture, les bons sujets seraient livrés aux scélérats.
La France a été parmi les premiers pays du monde à abolir l'esclavage, ce crime qui déshonore encore l'humanité.
Il se trouve que la France aura été, en dépit de tant d'efforts courageux, l'un des derniers pays, presque le dernier - et je baisse la voix pour le dire - en Europe occidentale, dont elle a été si souvent le foyer et le pÎle, à abolir la peine de mort.
Pourquoi ce retard ? VoilĂ la premiĂšre question qui se pose Ă nous.
Ce n'est pas la faute du génie national. C'est de France, c'est de cette enceinte, souvent, que se sont levées les plus grandes voix, celles qui ont résonné le plus haut et le plus loin dans la conscience humaine, celles qui ont soutenu, avec le plus d'éloquence, la cause de l'abolition. Vous avez, fort justement, monsieur Forni, rappelé Hugo, j'y ajouterai, parmi les écrivains, Camus. Comment, dans cette enceinte, ne pas penser aussi à Gambetta, à Clemenceau et surtout au grand JaurÚs ? Tous se sont levés. Tous ont soutenu la cause de l'abolition. Alors pourquoi le silence a-t-il persisté et pourquoi n'avons-nous pas aboli ?
Je ne pense pas non plus que ce soit Ă cause du tempĂ©rament national. Les Français ne sont certes pas plus rĂ©pressifs, moins humains que les autres peuples. Je le sais par expĂ©rience. Juges et jurĂ©s français savent ĂȘtre aussi gĂ©nĂ©reux que les autres. La rĂ©ponse n'est donc pas lĂ . Il faut la chercher ailleurs.
Pour ma part j'y vois une explication qui est d'ordre politique. Pourquoi ?
L'abolition, je l'ai dit, regroupe, depuis deux siĂšcles, des femmes et des hommes de toutes les classes politiques et, bien au-delĂ , de toutes les couches de la nation.
Mais si l'on considÚre l'histoire de notre pays, on remarquera que l'abolition, en tant que telle, a toujours été une des grandes causes de la gauche française. Quand je dis gauche, comprenez-moi, j'entends forces de changement, forces de progrÚs, parfois forces de révolution, celles qui, en tout cas, font avancer l'histoire.
Examinez simplement ce qui est la vérité. Regardez-la.
J'ai rappelé 1791, la premiÚre Constituante, la grande Constituante. Certes elle n'a pas aboli, mais elle a posé la question, audace prodigieuse en Europe à cette époque. Elle a réduit le champ de la peine de mort plus que partout ailleurs en Europe.
La premiĂšre assemblĂ©e rĂ©publicaine que la France ait connue, la grande Convention, le 4 brumaire an IV de la RĂ©publique, a proclamĂ© que la peine de mort Ă©tait abolie en France Ă dater de l'instant oĂč la paix gĂ©nĂ©rale serait rĂ©tablie.
La paix fut rétablie mais avec elle Bonaparte arriva. Et la peine de mort s'inscrivit dans le code pénal qui est encore le nÎtre, plus pour longtemps, il est vrai.
Mais suivons les élans.
La Révolution de 1830 a engendré, en 1832, la généralisation des circonstances atténuantes ; le nombre des condamnations à mort diminue aussitÎt de moitié.
La Révolution de 1848 entraßna l'abolition de la peine de mort en matiÚre politique, que la France ne remettra plus en cause jusqu'à la guerre de 1939.
Il faudra attendre ensuite qu'une majoritĂ© de gauche soit Ă©tablie au centre de la vie politique française, dans les annĂ©es qui suivent 1900, pour que soit Ă nouveau soumise aux reprĂ©sentants du peuple la question de l'abolition. C'est alors qu'ici mĂȘme s'affrontĂšrent, dans un dĂ©bat dont l'histoire de l'Ă©loquence conserve pieusement le souvenir vivant, et BarrĂšs et JaurĂšs.
JaurĂšs - que je salue en votre nom Ă tous - a Ă©tĂ©, de tous les orateurs de la gauche, de tous les socialistes, celui qui a menĂ© le plus haut, le plus loin, le plus noblement l'Ă©loquence du cĆur et l'Ă©loquence de la raison, celui qui a servi, comme personne, le socialisme, la libertĂ© et l'abolition.
Il y a des noms qui gĂȘnent encore certains d'entre vous ?
JaurĂšs appartient, au mĂȘme titre que d'autres hommes politiques, Ă l'histoire de notre pays
. Messieurs, j'ai salué Barrés en dépit de l'éloignement de nos conceptions sur ce point ; je n'ai pas besoin d'insister.
Mais je dois rappeler, puisque, Ă l'Ă©vidence, sa parole n'est pas Ă©teinte en vous, la phrase que prononça JaurĂšs : "La peine de mort est contraire Ă ce que l'humanitĂ© depuis deux mille ans a pensĂ© de plus haut et rĂȘve de plus noble. Elle est contraire Ă la fois Ă l'esprit du christianisme et Ă l'esprit de la RĂ©volution."
En 1908, Briand, à son tour, entreprit de demander à la Chambre l'abolition. Curieusement, il ne le fit pas en usant de son éloquence. Il s'efforça de convaincre en représentant à la Chambre une donnée trÚs simple, que l'expérience récente - de l'école positiviste - venait de mettre en lumiÚre.
Il fit observer en effet que, par suite du tempĂ©rament divers des PrĂ©sidents de la RĂ©publique, qui se sont succĂ©dĂ© Ă cette Ă©poque de grande stabilitĂ© sociale et Ă©conomique, la pratique de la peine de mort avait singuliĂšrement Ă©voluĂ© pendant deux fois dix ans : 1888-1897, les PrĂ©sidents faisaient exĂ©cuter ; 1898-1907, les PrĂ©sidents - Loubet, FalliĂšres - abhorraient la peine de mort et, par consĂ©quent, accordaient systĂ©matiquement la grĂące. Les donnĂ©es Ă©taient claires : dans la premiĂšre pĂ©riode oĂč l'on pratique l'exĂ©cution : 3 066 homicides ; dans la seconde pĂ©riode, oĂč la douceur des hommes fait qu'ils y rĂ©pugnent et que la peine de mort disparaĂźt de la pratique rĂ©pressive : 1 068 homicides, prĂšs de la moitiĂ©.
Telle est la raison pour laquelle Briand, au-delĂ mĂȘme des principes, vint demander Ă la Chambre d'abolir la peine de mort qui, la France venait ainsi de le mesurer, n'Ă©tait pas dissuasive.
Il se trouva qu'une partie de la presse entreprit aussitĂŽt une campagne trĂšs violente contre les abolitionnistes. Il se trouva qu'une partie de la Chambre n'eut point le courage d'aller vers les sommets que lui montrait Briand. C'est ainsi que la peine de mort demeura en 1908 dans notre droit et dans notre pratique.
Depuis lors - soixante-quinze ans - jamais, une assemblée parlementaire n'a été saisie d'une demande de suppression de la peine de mort.
Je suis convaincu - cela vous fera plaisir - d'avoir certes moins d'éloquence que Briand mais je suis sûr que, vous, vous aurez plus de courage et c'est cela qui compte.
M. Albert Brochard. Si c'est cela le courage !
M. Robert Aumont. Cette interruption est malvenue !
M. Roger CorrĂšze. Il y a eu aussi des gouvernements de gauche pendant tout ce temps !
M. le garde des sceaux. Les temps passĂšrent.
On peut s'interroger : pourquoi n'y a-t-il rien eu en 1936 ? La raison est que le temps de la gauche fut compté. L'autre raison, plus simple, est que la guerre pesait déjà sur les esprits. Or, les temps de guerre ne sont pas propices à poser la question de l'abolition. Il est vrai que la guerre et l'abolition ne cheminent pas ensemble.
La Libération. Je suis convaincu, pour ma part, que, si le gouvernement de la Libération n'a pas posé la question de l'abolition, c'est parce que les temps troublés, les crimes de la guerre, les épreuves terribles de
l'occupation faisaient que les sensibilitĂ©s n'Ă©taient pas Ă cet Ă©gard prĂȘtes. Il fallait que reviennent non seulement la paix des armes mais aussi la paix des cĆurs.
Cette analyse vaut aussi pour les temps de la décolonisation.
C'est seulement aprĂšs ces Ă©preuves historiques qu'en vĂ©ritĂ© pouvait ĂȘtre soumise Ă votre assemblĂ©e la grande question de l'abolition.
Je n'irai pas plus loin dans l'interrogation - M. Forni l'a fait - mais pourquoi, au cours de la derniÚre législature, les gouvernements n'ont-ils pas voulu que votre assemblée soit saisie de l'abolition alors que la commission des lois et tant d'entre vous, avec courage, réclamaient ce débat ? Certains membres du gouvernement - et non des moindres - s'étaient déclarés, à titre personnel, partisans de l'abolition mais on avait le sentiment à entendre ceux qui avaient la responsabilité de la proposer, que, dans ce domaine, il était, là encore, urgent d'attendre.
Attendre, aprĂšs deux cents ans !
Attendre, comme si la peine de mort ou la guillotine était un fruit qu'on devrait laisser mûrir avant de le cueillir !
Attendre ? Nous savons bien en vérité que la cause était la crainte de l'opinion publique. D'ailleurs, certains vous diront, mesdames, messieurs les députés, qu'en votant l'abolition vous méconnaßtriez les rÚgles de la démocratie parce que vous ignoreriez l'opinion publique. Il n'en est rien.
Nul plus que vous, à l'instant du vote sur l'abolition, ne respectera la loi fondamentale de la démocratie.
Je me réfÚre non pas seulement à cette conception selon laquelle le Parlement est, suivant l'image employée par un grand Anglais, un phare qui ouvre la voie de l'ombre pour le pays, mais simplement à la loi fondamentale de la démocratie qui est la volonté du suffrage universel et, pour les élus, le respect du suffrage universel.
Or, à deux reprises, la question a été directement - j'y insiste - posée devant l'opinion publique.
Le Président de la République a fait connaßtre à tous, non seulement son sentiment personnel, son aversion pour la peine de mort, mais aussi, trÚs clairement, sa volonté de demander au Gouvernement de saisir le Parlement d'une demande d'abolition, s'il était élu. Le pays lui a répondu : oui.
Il y a eu ensuite des élections législatives. Au cours de la campagne électorale. il n'est pas un des partis de gauche qui n'ait fait figurer publiquement dans son programme...
Josephine22
Le coucou chante aux bois,,il va neiger des roses
Et dans l infini clair,aux douceurs pastels,
Amour sĂšme Ă l 'envi, de ses tendres doigts roses ,
L'essaim flou des désirs mystiques et charnels.
Le coucou chante aux bois, sur la pùle anémone
Le rĂȘve nĂ© d'hier , boit l'absinthe du vent.
Deplions nos filets, nous le prendrons mignonne
Et dans nos cĆurs blasĂ©s, l'emporterons vivant.
Theophile MALICET
Druide ,forgeron, poĂšte Ă©crivain de la forĂȘt d'Ardenne,
Syndicaliste,il contribuera au développement du mouvement ouvrier , sur les traces de son pÚre
Un proche de Jean-Baptiste Clément.
