
Josephine22
lila a écrit :
Je viens de lire ce texte et je veux le partager avec vous
Céline CalvÚs
« Puisqu'on va nous rabattre les oreilles sur Napoléon aujourd'hui, ma participation à la commémoration sera le récit de la vie d'une "femme debout" contre le rétablissement de l'esclavage : Solitude.
Le ventre rond des derniÚres semaines de la grossesse, les mains posées sur les hanches, le regard ferme, la statue de la « mulùtresse » Solitude est fiÚrement campée au carrefour giratoire de la Croix, Abymes, Guadeloupe.
Solitude naĂźt en Guadeloupe aux environs de 1772, fruit du viol de sa mĂšre, Bayangumay, par un marin blanc, sur le bateau qui la dĂ©porte aux Antilles. Ce quâon appelait la "pariade", quand les commandants des bateaux nĂ©griers livraient les femmes aux matelots ivres avant lâarrivĂ©e.
La petite fille, prĂ©nommĂ©e Rosalie, enfant dâun homme libre, nâen est pas moins esclavagisĂ©e, une disposition qui date du Code noir de 1685.
Pendant plus de vingt ans, elle connaĂźt les lourdes punitions, la privation de libertĂ©, lâoppression et les violences sexuelles. Mais en 1793, lâesclavage est aboli en Guadeloupe par le commissaire de la RĂ©publique, ce que confirme un dĂ©cret du 4 fĂ©vrier 1794. La vie des anciens esclaves reste difficile, faute de la moindre politique dâaide, dâindemnisation, de dons de terre. Pire, des pratiques de travail forcĂ© se substituent rapidement Ă lâesclavage.
Rosalie rejoint alors une ancienne communautĂ© de « marrons », ainsi que lâon nommait les esclaves qui sâĂ©taient Ă©chappĂ©s des plantations avant lâabolition, avec lesquels elle vit quelque temps dans les mornes.
Mais en 1802, NapolĂ©on Bonaparte rĂ©tablit lâesclavage.
En Guadeloupe, les anciens esclaves se rĂ©voltent Ă lâappel de Louis DelgrĂšs : « Ă lâunivers entier, le dernier cri de lâinnocence et du dĂ©sespoir » (10 mai 1802). Celle qui se fait dĂ©sormais appeler Solitude, alors enceinte de quelques mois, rejoint, les armes Ă la main, la rĂ©volte. Nombreux pĂ©rissent dans les combats.
Parmi les rares survivants, Solitude. CapturĂ©e, elle nâest pas exĂ©cutĂ©e immĂ©diatement, en raison de sa grossesse. Solitude accouche le 28 novembre 1802, dâun petit garçon qui naĂźt esclave.
Solitude est pendue le lendemain. Les sources disent que la foule était nombreuse, et silencieuse.
Les femmes ont Ă©tĂ© particuliĂšrement actives lors des rĂ©voltes de 1802 contre le rĂ©tablissement de lâesclavage par NapolĂ©on : les « femmes debout », les « femmes courages ».
Si Solitude est la plus connue, elle ne fut pas la seule. On pourrait aussi citer Heva, à la Réunion, Claire en Guyane française, ou encore Sanité Belair, Défilé ou Claire Heureuse à Haïti, souvent éclipsées dans les récits par leurs compagnons, mais de plus en plus reconnues.
VoilĂ .
PlutÎt que de penser à Napoléon, je préfÚre penser à Solitude et toutes celles et ceux que Napoléon a remis dans les chaßnes ignobles de l'esclavage qu'il a rétabli. »
Mathilde LARRERE
Maitresse de conférences en histoire contemporaine
Poignant ce trÚs beau texte retraçant cette triste page d histoire....
Ce crime contre l Humanité qu est l esclavage...c est horrible..
Aux Antilles j ai eu l occasion de visiter des plantations ou les cases des noirs sont restées
En tĂ©moignage ...funestes barraques!!!on a le cĆur serrĂ©...
Ces femmes courageuses devraient ĂȘtre plus honorĂ©es..pourquoi ne pas leur consacrer une journĂ©e de mĂ©moire Ă elles aussi đ„
lila
Je viens de lire ce texte et je veux le partager avec vous
Céline CalvÚs
« Puisqu'on va nous rabattre les oreilles sur Napoléon aujourd'hui, ma participation à la commémoration sera le récit de la vie d'une "femme debout" contre le rétablissement de l'esclavage : Solitude.
Le ventre rond des derniÚres semaines de la grossesse, les mains posées sur les hanches, le regard ferme, la statue de la « mulùtresse » Solitude est fiÚrement campée au carrefour giratoire de la Croix, Abymes, Guadeloupe.
Solitude naĂźt en Guadeloupe aux environs de 1772, fruit du viol de sa mĂšre, Bayangumay, par un marin blanc, sur le bateau qui la dĂ©porte aux Antilles. Ce quâon appelait la "pariade", quand les commandants des bateaux nĂ©griers livraient les femmes aux matelots ivres avant lâarrivĂ©e.
La petite fille, prĂ©nommĂ©e Rosalie, enfant dâun homme libre, nâen est pas moins esclavagisĂ©e, une disposition qui date du Code noir de 1685.
Pendant plus de vingt ans, elle connaĂźt les lourdes punitions, la privation de libertĂ©, lâoppression et les violences sexuelles. Mais en 1793, lâesclavage est aboli en Guadeloupe par le commissaire de la RĂ©publique, ce que confirme un dĂ©cret du 4 fĂ©vrier 1794. La vie des anciens esclaves reste difficile, faute de la moindre politique dâaide, dâindemnisation, de dons de terre. Pire, des pratiques de travail forcĂ© se substituent rapidement Ă lâesclavage.
Rosalie rejoint alors une ancienne communautĂ© de « marrons », ainsi que lâon nommait les esclaves qui sâĂ©taient Ă©chappĂ©s des plantations avant lâabolition, avec lesquels elle vit quelque temps dans les mornes.
Mais en 1802, NapolĂ©on Bonaparte rĂ©tablit lâesclavage.
En Guadeloupe, les anciens esclaves se rĂ©voltent Ă lâappel de Louis DelgrĂšs : « Ă lâunivers entier, le dernier cri de lâinnocence et du dĂ©sespoir » (10 mai 1802). Celle qui se fait dĂ©sormais appeler Solitude, alors enceinte de quelques mois, rejoint, les armes Ă la main, la rĂ©volte. Nombreux pĂ©rissent dans les combats.
Parmi les rares survivants, Solitude. CapturĂ©e, elle nâest pas exĂ©cutĂ©e immĂ©diatement, en raison de sa grossesse. Solitude accouche le 28 novembre 1802, dâun petit garçon qui naĂźt esclave.
Solitude est pendue le lendemain. Les sources disent que la foule était nombreuse, et silencieuse.
Les femmes ont Ă©tĂ© particuliĂšrement actives lors des rĂ©voltes de 1802 contre le rĂ©tablissement de lâesclavage par NapolĂ©on : les « femmes debout », les « femmes courages ».
Si Solitude est la plus connue, elle ne fut pas la seule. On pourrait aussi citer Heva, à la Réunion, Claire en Guyane française, ou encore Sanité Belair, Défilé ou Claire Heureuse à Haïti, souvent éclipsées dans les récits par leurs compagnons, mais de plus en plus reconnues.
VoilĂ .
PlutÎt que de penser à Napoléon, je préfÚre penser à Solitude et toutes celles et ceux que Napoléon a remis dans les chaßnes ignobles de l'esclavage qu'il a rétabli. »
Mathilde LARRERE
Maitresse de conférences en histoire contemporaine
Josephine22
lhuron a écrit :
LE CHAT QUI S'EN ALLAIT TOUT SEUL ... (6)
- Qui que soit cette Créature , bénie soit - elle ! dit la Femme en se redressant . J'ai fort à faire ce matin , et elle m'a rendu un fier service .
Ă cette minute - mĂȘme , que dis - je ? Ă cette seconde mĂȘme , - ma TrĂšs AimĂ©e , la peau de cheval sĂ©chĂ©e qui servait de Rideau Ă l'entrĂ©e de la Grotte tomba par terre - pouf ! - car elle se souvenait du marchĂ© que la Femme avait passĂ© avec le Chat . Et quand la Femme le remit en place , - ^O chose admirable Ă voir et Ă entendre ! - , le Chat Ă©tait tout benoĂźtement installĂ© au fond de la Grotte .
- à mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MÚre de mon Ennemi aussi , dit le Chat ,cette Créature , c'est moi . Tu viens de dire un premier mot , à ma louange , aussi vais - je m'établir au fond de cette Grotte jusqu'à la fin des temps ! Mais toujours je serai le Chat qui va tout seul . Pour moi , un lieu en vaut un autre .
TrĂšs en colĂšre , la Femme pinça les lĂšvres , prit son rouet et se mit Ă filer . Mais comme le Chat s'en Ă©tait allĂ© , le BĂ©bĂ© s'Ă©tait remis Ă pleurer de plus belle . La Femme Ă©tait bien incapable de le calmer . Il se dĂ©battait , gigotait , s'Ă©touffait et son visage bleuissait Ă vue d'Ćil .
-à mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MÚre de mon Ennemi aussi , dit le Chat , prends un bout de fil , attache - le à ton fuseau , et laisse - le traßner par terre . Je te montrerai un tour de magie si extraordinaire qu'il fera rire ton Bébé aussi fort qu'il pleure à présent .
- D'accord , dit la Femme , mais seulement parce que je suis Ă bout . Ne crois surtout pas que je veuille te dire merci .
Elle attacha le fil au petit fuseau d'argile et le traßna par terre . AussitÎt le Chat se précipita , lui donna des coups de pattes , fit des cabrioles , l'envoya valser par - dessus son épaule , le chercha entre ses pattes de derriÚre et fini par sauter juste dessus jusqu'à ce que le Bébé se mit à rire aussi fort qu'il avait pleuré , avant de courir aprÚs le Chat , de gambader et folùtrer à travers la Grotte entiÚre , au point qu'il finit par s'effondrer sur son lit en tenant le Chat dans ses bras .
-Bon , dit le Chat . Maintenant je vais chanter à cet enfant une berceuse qui le fera dormir pendant une grande heure d'affilée .
Et le voilà qui se met à ronronner, out doux , puis plus fort , puis tout doux encore , si bien que le Bébé s'endormit profondément. La Femme sourit :
- Tout cela est bel et bon . Tu es fort habile , Ă Chat!
à cet instant , ma TrÚs Aimée , la fumée du Feu qui brûlait au fond de la Grotte s'abattit soudain , - pouf ! - , car elle se souvenait du pacte passé avec le Chat . Lorsqu'elle se fut dissipée , - à chose admirable à voir et à entendre - , le Chat était tout benoßtement étendu auprÚs du Feu.
-à mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MÚre de mon Ennemi aussi , dit le Chat , il est vrai que je ne manque pas d'habileté ! Tu viens de prononcer un deuxiÚme mot à ma louange , aussi entends - je bien rester à me chauffer auprÚs de ce Feu jusqu'à la fin des temps . Mais je serai toujours le Chat qui va tout seul . Pour moi, un lieu en vaut un autre .
- TrÚs , trÚs en colÚre cette fois , la Femme dénoua ses cheveux , jeta du bois sur le Feu , sortit le grand os de mouton et entreprit de jeter un Sort pour ne plus dire un mot à la louange du Chat . Sa Magie , ma TrÚs Aimée , ne faisait aucun bruit : c'était la Magie du Silence .
Peu Ă peu on n'entendit plus rien dans la Grotte , jusqu'Ă ce qu'une
petite souris sortĂźt d'un coin obscur et fĂźt son apparition .
-Ă mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MĂšre de mon Ennemi aussi , dit le Chat : cette petite souris fait - elle partie de ton tour de Magie ?
- AĂŻe ! Ouille ! Que nenni !!! dit la Femme qui jeta son os de mouton , sauta sur le tabouret en face du foyer et releva ses cheveux en toute hĂąte pour empĂȘcher la souris de grimper dedans .
-Ah ! dit le Chat trĂšs attentif . Veux - tu dire que si je la mange , cette souris ne me fera pas de mal ?
- Non , dit la Femme qui tressait ses cheveux du plus vite qu'elle pouvait . Mange - la , je t'en prie et je t'en serai éternellement reconnaissante.
D'un bond , le Chat fut sur la souris qu'il avala toute crue .
- Mille mercis , dit la Femme . Premier Ami lui - mĂȘme serait incapable d'attraper cette souricette aussi vite que toi . DĂ©cidĂ©ment , ton habiletĂ© ne connaĂźt pas de bornes .
à cet instant, ma TrÚs Aimée , le Pot de Lait qui se trouvait prÚs du Feu se rompit , - pffuit - , car il se souvenait du pacte passé avec le Chat . Et lorsque la Femme descendit du tabouret , - à chose admirable à voir et à entendre ! - , le Chat lapait du lait chaud et crémeux au fond d'un tesson . ( à suivre )
Rudyard KIPLING : Histoires comme ça .
Ce Chat , qui roule la Femme , devait ĂȘtre l'ancĂȘtre du Chat BottĂ© !
Bonne lecture .
Super... MERCI AMI LHURON
Bravo pour cet épisode de ce charmant conte
On attend la suite....âș
lhuron
LE CHAT QUI S'EN ALLAIT TOUT SEUL ... (6)
- Qui que soit cette Créature , bénie soit - elle ! dit la Femme en se redressant . J'ai fort à faire ce matin , et elle m'a rendu un fier service .
Ă cette minute - mĂȘme , que dis - je ? Ă cette seconde mĂȘme , - ma TrĂšs AimĂ©e , la peau de cheval sĂ©chĂ©e qui servait de Rideau Ă l'entrĂ©e de la Grotte tomba par terre - pouf ! - car elle se souvenait du marchĂ© que la Femme avait passĂ© avec le Chat . Et quand la Femme le remit en place , - ^O chose admirable Ă voir et Ă entendre ! - , le Chat Ă©tait tout benoĂźtement installĂ© au fond de la Grotte .
- à mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MÚre de mon Ennemi aussi , dit le Chat ,cette Créature , c'est moi . Tu viens de dire un premier mot , à ma louange , aussi vais - je m'établir au fond de cette Grotte jusqu'à la fin des temps ! Mais toujours je serai le Chat qui va tout seul . Pour moi , un lieu en vaut un autre .
TrĂšs en colĂšre , la Femme pinça les lĂšvres , prit son rouet et se mit Ă filer . Mais comme le Chat s'en Ă©tait allĂ© , le BĂ©bĂ© s'Ă©tait remis Ă pleurer de plus belle . La Femme Ă©tait bien incapable de le calmer . Il se dĂ©battait , gigotait , s'Ă©touffait et son visage bleuissait Ă vue d'Ćil .
-à mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MÚre de mon Ennemi aussi , dit le Chat , prends un bout de fil , attache - le à ton fuseau , et laisse - le traßner par terre . Je te montrerai un tour de magie si extraordinaire qu'il fera rire ton Bébé aussi fort qu'il pleure à présent .
- D'accord , dit la Femme , mais seulement parce que je suis Ă bout . Ne crois surtout pas que je veuille te dire merci .
Elle attacha le fil au petit fuseau d'argile et le traßna par terre . AussitÎt le Chat se précipita , lui donna des coups de pattes , fit des cabrioles , l'envoya valser par - dessus son épaule , le chercha entre ses pattes de derriÚre et fini par sauter juste dessus jusqu'à ce que le Bébé se mit à rire aussi fort qu'il avait pleuré , avant de courir aprÚs le Chat , de gambader et folùtrer à travers la Grotte entiÚre , au point qu'il finit par s'effondrer sur son lit en tenant le Chat dans ses bras .
-Bon , dit le Chat . Maintenant je vais chanter à cet enfant une berceuse qui le fera dormir pendant une grande heure d'affilée .
Et le voilà qui se met à ronronner, out doux , puis plus fort , puis tout doux encore , si bien que le Bébé s'endormit profondément. La Femme sourit :
- Tout cela est bel et bon . Tu es fort habile , Ă Chat!
à cet instant , ma TrÚs Aimée , la fumée du Feu qui brûlait au fond de la Grotte s'abattit soudain , - pouf ! - , car elle se souvenait du pacte passé avec le Chat . Lorsqu'elle se fut dissipée , - à chose admirable à voir et à entendre - , le Chat était tout benoßtement étendu auprÚs du Feu.
-à mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MÚre de mon Ennemi aussi , dit le Chat , il est vrai que je ne manque pas d'habileté ! Tu viens de prononcer un deuxiÚme mot à ma louange , aussi entends - je bien rester à me chauffer auprÚs de ce Feu jusqu'à la fin des temps . Mais je serai toujours le Chat qui va tout seul . Pour moi, un lieu en vaut un autre .
- TrÚs , trÚs en colÚre cette fois , la Femme dénoua ses cheveux , jeta du bois sur le Feu , sortit le grand os de mouton et entreprit de jeter un Sort pour ne plus dire un mot à la louange du Chat . Sa Magie , ma TrÚs Aimée , ne faisait aucun bruit : c'était la Magie du Silence .
Peu Ă peu on n'entendit plus rien dans la Grotte , jusqu'Ă ce qu'une
petite souris sortĂźt d'un coin obscur et fĂźt son apparition .
-Ă mon Ennemie , Femme de mon Ennemi et MĂšre de mon Ennemi aussi , dit le Chat : cette petite souris fait - elle partie de ton tour de Magie ?
- AĂŻe ! Ouille ! Que nenni !!! dit la Femme qui jeta son os de mouton , sauta sur le tabouret en face du foyer et releva ses cheveux en toute hĂąte pour empĂȘcher la souris de grimper dedans .
-Ah ! dit le Chat trĂšs attentif . Veux - tu dire que si je la mange , cette souris ne me fera pas de mal ?
- Non , dit la Femme qui tressait ses cheveux du plus vite qu'elle pouvait . Mange - la , je t'en prie et je t'en serai éternellement reconnaissante.
D'un bond , le Chat fut sur la souris qu'il avala toute crue .
- Mille mercis , dit la Femme . Premier Ami lui - mĂȘme serait incapable d'attraper cette souricette aussi vite que toi . DĂ©cidĂ©ment , ton habiletĂ© ne connaĂźt pas de bornes .
à cet instant, ma TrÚs Aimée , le Pot de Lait qui se trouvait prÚs du Feu se rompit , - pffuit - , car il se souvenait du pacte passé avec le Chat . Et lorsque la Femme descendit du tabouret , - à chose admirable à voir et à entendre ! - , le Chat lapait du lait chaud et crémeux au fond d'un tesson . ( à suivre )
Rudyard KIPLING : Histoires comme ça .
Ce Chat , qui roule la Femme , devait ĂȘtre l'ancĂȘtre du Chat BottĂ© !
Bonne lecture .
Josephine22
lila a écrit :
« L'amitié »(Françoise Hardy)
Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincÚres
La plus belle saison des quatre de la Terre
Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cĆurs est gravĂ©e une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi, tu viendras
Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire Ă bien dâautres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsquâun autre voudra te cacher sa tristesse
Comme lâon ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut quâĂ mon tour je ne sois plus personne
Sâil me reste un ami qui vraiment me comprenne
Jâoublierai Ă la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-ĂȘtre je viendrai chez toi
Chauffer mon cĆur Ă ton bois
đ
lila
« L'amitié »(Françoise Hardy)
Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincÚres
La plus belle saison des quatre de la Terre
Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cĆurs est gravĂ©e une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi, tu viendras
Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire Ă bien dâautres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsquâun autre voudra te cacher sa tristesse
Comme lâon ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut quâĂ mon tour je ne sois plus personne
Sâil me reste un ami qui vraiment me comprenne
Jâoublierai Ă la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-ĂȘtre je viendrai chez toi
Chauffer mon cĆur Ă ton bois
Josephine22
Juillet 1891.... Arthur Rimbaud.. amputé..quitte Harar et rentre à Voncq dans les Ardennes.
Senteur des foins retrouvés.Les croix des calvaires font signe.
Ă chaque cahot, le moignon gonfle ne lui arrache plus de cris..il grimace c est tout.
Le colombier, l entrée charretiÚre, la cour et son immense fumier, Maman.
La cuisine, la lourde table,la cheminée, les cartes au mur et, sur le buffet, LUI..avc ses deux jambes et sa gueule d aventurier.
Repas de fĂȘte,..canard de barbarie et galette au sucre.
Pour elles ( sa mĂšre et sa sĆur ) du cidre doux que les mouches assaillent.
Pour lui, du vin de Voncq, ..comme il l à désiré.
Il occupera une piĂšce du premier.
Isabelle l Ă remplie de fleurs des champs.
Les draps sentent bons la lavande.
DÚs qu arrivent les malles d Arabie., Isabelle organisé la chambre à l orientale.
Nattes, tapis, cuivres. Et la ceinture aux huit kilos d or !
Mais fondre oĂč fond ce nuage sans guide,
Oh !.. favorisé de ce qui est frais !
Expirer en ces violettes humides
Ă.Rimbaud
Josephine22
MERCI AMI LHURON
J aime bien ce joli conte...je n' attendais pas de Bébé dans l Histoire...c est vraiment trop mignon....
Je me réveille à l instant d une bonne sieste...j avoue que j' étais fatiguée de mon périple riche en émotions...
Donc Ă demain pour la suite...j aime bien les feuilletons !âș
lhuron
LE CHAT QUI S'EN ALLAIT TOUT SEUL ( 5 )
Ce soir -lĂ , lorsque l'Homme , le Cheval et le Chien revinrent de la chasse , la Femme ne leur dit rien du pacte qu'elle avait conclu avec le Chat ,car elle craignait qu'ils ne fussent pas d'accord . Et le Chat s'en alla loin , trĂšs loin . Il se tapit au milieu des ForĂȘts Sauvages et Humides , toujours seul , et pendant si longtemps que la Femme l'oublia tout Ă fait . Seule la Chauve - Souris , la petite Chauve - Souris qui pendait la tĂȘte en bas au milieu de la Grotte , connaissait le lieu de sa retraite . Chaque soir , elle prenait son envol pour informer le Chat de ce qui se passait .
Un soir , la Chauve - Souris lui dit :
- Il y a un Bébé dans la Grotte. Il est tout neuf ,tout rose , tout grassouillet et tout petit . La Femme en raffole .
-Ah ! dit le Chat tout ouïe . Et ce Bébé , de quoi raffole - t -il ?
- Il raffole de tout ce qui est mou et qui chatouille la langue , dit la Chauve - Souris , de tout ce qui est chaud et doux et qu'on peut tenir dans ses bras le soir . Il adore qu'on joue avec lui , ce genre de choses .
- Ah ! dit le Chat tout ouĂŻe . Mon heure est venue .
Le lendemain soir , le Chat traversa les ForĂȘts Sauvages et Humides et se cacha tout prĂšs de la Grotte jusqu'Ă ce que l'Homme le Chien et le Cheval partissent au matin pour la chasse . La Femme cuisinait , et comme les cris du BĂ©bĂ© la dĂ©rangeaient , elle le dĂ©posa devant la Grotte en lui donnant une poignĂ©e de petits cailloux pour s'amuser .
Mais le Bébé pleurait toujours .
Toutes griffes rentrĂ©es , le Chat avança une patte et tapota la joue du BĂ©bĂ© qui se mit Ă babiller ; puis il vint se frotter contre les petits genoux dodus et chatouiller du bout de la queue le dodu menton . Alors la Chauve - Souris , la petite Chauve - Souris qui pendait la tĂȘte en bas Ă l'entrĂ©e de la Grotte , dit :
- Ă mon HĂŽtesse , la Femme de mon HĂŽte et la MĂšre du Fils de mon HĂŽte , une CrĂ©ature Sauvage sortie des ForĂȘts Sauvages joue gentiment avec votre BĂ©bĂ© .
( Ă suivre )
Rudyard KIPLING : Histoires comme ça .
Le Chat entrera - t - il dans la Grotte ? aura - t - il sa place au coin du Feu et son bol e lait chaud et crĂ©meux ? Vous le saurez demain en lisant la suite de notre passionnant feuilleton . đ
Josephine22
lila a écrit :
« La joie, c'est comme une floraison intense du bonheur qui se manifesterait extérieurement dans nos traits ou nos sourires.
Alors que le bonheur, c'est une maniĂšre d'ĂȘtre que l'on peut cultiver et qui ne se manifeste pas nĂ©cessairement par une Ă©motion visible extĂ©rieurement, comme la joie par exemple. Mais il peut ĂȘtre vĂ©cu de façon intense en Ă©liminant les causes de la souffrance, en libĂ©rant notre esprit de toutes les pensĂ©es qui l'asservissent. »
TrĂšs beau texte..et tellement VRAi....
Merci LIlA...
TrĂšs belle chanson de SARDOU...que j adore
je l ai vu en concert Ă Paris...
Qu elle voix ! Et qu elle PrĂ©sence sur scĂšne ...đ
lila
« La joie, c'est comme une floraison intense du bonheur qui se manifesterait extérieurement dans nos traits ou nos sourires.
Alors que le bonheur, c'est une maniĂšre d'ĂȘtre que l'on peut cultiver et qui ne se manifeste pas nĂ©cessairement par une Ă©motion visible extĂ©rieurement, comme la joie par exemple. Mais il peut ĂȘtre vĂ©cu de façon intense en Ă©liminant les causes de la souffrance, en libĂ©rant notre esprit de toutes les pensĂ©es qui l'asservissent. »
