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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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ANCOLIE67

24 juillet 2026 06:23

Alexandre Dumas (1802 - 1870)
Le romancier de l'Histoire

Le 24 juillet 1802 naît à Villers-Cotterêts, dans le Valois, au nord-est de Paris, un gros garçon aux cheveux frisés. Sa mère est la fille de l'aubergiste local, son père est un valeureux général de la Révolution, en semi-retraite du fait de sa mésentente avec Napoléon Bonaparte.
Le père des Trois Mousquetaires

Prénommé Alexandre, comme son père, le futur romancier acquiert dès son enfance, à l'auberge familiale et dans les forêts de Villers-Cotterêts, la passion de la chasse et celle des fourneaux. Ces passions ne le quitteront jamais.

Après des débuts modestes comme troisième clerc de notaire, il monte à Paris et, rêvant d'écrire pour le théâtre, va solliciter un ami de son père, le général Foy. Celui-ci, sans grande illusion, lui demande de lui laisser ses coordonnées. Il jette un oeil sur le papier et s'exclame : « Nous sommes sauvés ! Vous avez une belle écriture ».

Voilà le jeune homme embauché au secrétariat du duc d'Orléans, futur Louis-Philippe 1er. Il a désormais assez de loisirs pour écrire et devient définitivement célèbre à 27 ans avec un drame romantique, Henri III et sa cour.

Sa réputation grandit avec ses romans de cape et d'épée qui paraissent d'abord sous forme de feuilletons dans les quotidiens populaires : Les Trois Mousquetaires en 1844, Le Comte de Monte-Cristo en 1845, Le Collier de la Reine en 1850... À quelqu'un qui s'indigne de ses libertés avec la vérité historique : « Monsieur, vous violez l'Histoire ! », il rétorque avec esprit : « Certes, mais je lui fais de beaux enfants ».

L'écrivain travaille avec une facilité déconcertante, en cultivant l'art de tenir le lecteur en haleine. « Amuser, intéresser, voilà mes seules règles », dit-il. Un jour, son fils le trouve en larmes : « Porthos est mort, j'ai été obligé de le sacrifier », dit-il en étouffant ses sanglots. Auteur le plus prolifique du XIXe siècle avec un total d'environ 300 oeuvres, il lui arrive d'écrire une pièce ou une nouvelle en un après-midi.

Mais son imagination court encore plus vite que sa plume. C'est pourquoi il fait appel à des collaborateurs grassement payés, tel Auguste Maquet. Outre celui-ci, on lui en connaît environ 90, qui forment ce qui pourrait ressembler à un atelier d'écriture...

Il poursuit son métier d'écrivain jusqu'à sa mort, le 5 décembre 1870, dans la maison de son fils, près de Dieppe.

La saga des Alexandre Dumas se clôt avec le fils naturel de l'écrivain, dit Dumas fils. Né d'une comédienne le 27 juillet 1824, il accède à la célébrité avec un roman plein d'émotion écrit en 1847 et plus tard adapté au théâtre avec un immense succès : La Dame aux camélias. Une histoire d'amour impossible entre une prostituée et un jeune homme au coeur pur.

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24 juillet 2026 05:24

24 juillet 1911 :
Découverte du Machu Picchu.
Au Pérou, l’archéologue américain Hiram Bingham (36 ans), mandaté par l'université de Yale, arrive au sommet d’une montagne en compagnie d’un officier péruvien et d’un jeune paysan de la région.
Il aperçoit alors d’énormes murs de maisons en ruines.
Il vient de découvrir les restes de la cité inca du Machu Picchu (vieille montagne en langue quechua).
Les ruines monumentales du Machu Picchu, vieilles de cinq siècles, sont devenues la fierté du Pérou, jusqu'à faire oublier les autres témoignages d'une Histoire plurimillénaire.
Perchée à 2400 mètres d’altitude, au-dessus de la vallée sacrée de l’Urubamba à 120 kilomètres de Cuzco, Machu Picchu couvre un plateau de dix hectares.
La cité surprend par ses murs en grosses pierres assemblées sans mortier, selon une technique bien maîtrisée par les Incas.
Construite vers 1450, soit peu avant l’arrivée des Espagnols, pour servir de lieu de repos à l’empereur Pachacutec (1438-1471) et à sa famille, loin du tumulte de la capitale Cuzco, elle aurait abrité un maximum de 600 personnes.
Du fait que l'empereur est aussi un chef religieux (le fils du Soleil), la religion est indissociable de ses résidences et l'on identifie au Machu Picchu des édifices qui devaient servir à des rites religieux.
Difficile d'accès, le site a été rapidement abandonné après la conquête espagnole.
Mais il n’a cessé d’être connu localement de quelques habitants et aventuriers avant que l'archéologue américain Hiram Bingham n'y mette le pied .
Son reportage photographique, publié par la revue National Geographic, allait valoir au Machu Picchu une notoriété mondiale et en faire, de façon quelque peu excessive, le symbole de la grandeur du Pérou précolombien.

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23 juillet 2026 17:26

Bonsoir à tous ! 😃
Bien agréable de lire de bonnes nouvelles, merci !

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23 juillet 2026 11:07
delphinium29 a écrit :
C'est arrive un 23 juillet ............................

1967
La première transplantation de foie, réalisée sur une fillette de 19 mois, a lieu à l’université du Colorado.

1966
Le disque «Strangers In The Night» de Frank Sinatra est numéro1 en Amérique. Il remportera le titre de Disque de l’année et de Meilleure performance vocale masculine aux Grammy Awards.

1972
Le Belge Eddie Merckx remporte son quatrième Tour de France consécutif. Il en gagnera un de plus en 1974.

« 1967 La première transplantation de foie "considérée comme réussie", réalisée sur une fillette de 19 mois, a lieu à l’université du Colorado.»

Merci pour ce rappel ☺️

La fillette s'appelait Julie Rodriguez, malheureusement elle est décédée 400 jours après son opeératon en raison d'une récidive métastasique de son cancer.
Elle souffrait d'un hépatoblastome, un cancer rare du foie.
Bien que sa vie ait été tragiquement écourtée par le cancer, l'opération fut considérée comme la première greffe de foie réussie de l'histoire.
Julie fut en effet la toute première patiente à survivre plus d'un an avec un foie transplanté, prouvant ainsi la viabilité technique et immunologique de cette chirurgie.

La même année 1967 le Docteur Barnard fut le premier a réaliser une greffe du coeur.

Encore merci pour ce rappel
L'histoire de la greffe est une formidable épopée scientifique.

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delphinium29

23 juillet 2026 08:34

C'est arrive un 23 juillet ............................

1967
La première transplantation de foie, réalisée sur une fillette de 19 mois, a lieu à l’université du Colorado.

1966
Le disque «Strangers In The Night» de Frank Sinatra est numéro1 en Amérique. Il remportera le titre de Disque de l’année et de Meilleure performance vocale masculine aux Grammy Awards.

1972
Le Belge Eddie Merckx remporte son quatrième Tour de France consécutif. Il en gagnera un de plus en 1974.

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23 juillet 2026 07:31

Philippe Pétain (1856 - 1951)
Du Panthéon à l'Enfer

Fils de paysans du Pas-de-Calais, le futur vainqueur de Verdun est confronté à 15 ans à l'horreur de la guerre en secourant les blessés lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Un officier prometteur

Républicain indifférent à la religion mais aussi bourreau de travail, Pétain est nommé professeur à l'École de guerre en 1888. Son opposition aux théories en vogue de l'offensive à outrance lui valent beaucoup d'inimitiés.

Au terme d'une carrière banale et sans avoir participé aux guerres coloniales, il s'apprête à prendre sa retraite de colonel quand survient la Grande Guerre ! Il est promu général de corps d'armée en octobre 1914 puis nommé en février 1916 à la tête de la 2e armée avec mission de défendre Verdun. C'est le début de la célébrité.

En mai 1917, nommé commandant en chef après la désastreuse offensive de Nivelle, il fait face à un mouvement de mutinerie avec modération et fermeté. L'armée lui doit de conserver sa cohésion dans cette passe difficile. Aussi est-il fait maréchal (une dignité honorifique) en décembre 1918.
De l'honneur à l'infamie

Après la guerre, Pétain, devenu une légende vivante, conserve de multiples activités. En 1925, il part combattre Abd el-Krim, au Maroc. En 1931, il entre à l'Académie française. En 1934, il devient ministre de la Guerre... Son autorité est intacte mais il commence alors à être rattrapé par son âge et manifeste des pertes de mémoire.

En 1939, il est envoyé à Madrid comme ambassadeur et se réjouit de cette fin de carrière dorée... jusqu'au 16 mai 1940, quand il reçoit un télégramme lui ordonnant de rentrer à Paris où l'on compte sur lui pour sauver la France confrontée à l'invasion allemande... Doté des pleins pouvoirs par la Chambre des députés, repliée à Vichy, le Maréchal met sa popularité au service de la collaboration avec l'occupant. Il croit ce faisant servir les intérêts de la nation.

Il espère préserver les restes de vitalité du pays, saigné à blanc par la précédente guerre, en attendant des jours meilleurs. Mais il est très vite entraîné dans des compromissions de plus en plus douteuses.

Ainsi ne fait-il rien pour retenir la Légion des volontaires français contre le bolchevisme partie combattre les Soviétiques aux côtés des Allemands ou pour empêcher les troupes françaises d'Afrique du Nord de résister au débarquement anglo-saxon du 8 novembre 1942. Il approuve aussi la création de la Milice, le 30 janvier 1943, et couvre la politique antisémite de son gouvernement.

Après la Libération, ses compromissions lui valent d'être condamné à mort. Grâcié en considération de son grand âge, il va finir ses jours en prison, à l'île d'Yeu, à 95 ans et meurt le 23 juillet 1951

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23 juillet 2026 07:11

Le 23 juillet 1945,
Dans un pays encore meurtri par la guerre, s’ouvre le procès du maréchal Pétain devant la Haute Cour de Justice de Paris.
À 89 ans, l’ancien chef de l’État doit répondre de complot contre la République et de collaboration avec l’occupant nazi.

L’ex « héros de Verdun » fit le choix de ne pas répondre aux questions posées lors de son procès, après avoir déclaré qu’il avait toujours été un allié caché du général de Gaulle et qu’il n’était responsable que devant la France et les Français qui l’avaient désigné et non devant la Haute Cour de justice.

In fine, la cour déclare Philippe Pétain coupable d’intelligence avec l’ennemi et de haute trahison.
Elle le condamne à mort, à l’indignité nationale, et à la confiscation de ses biens.
Il finira cependant gracié en raison de son grand âge, la sentence de mort se transformera alors en peine de réclusion à perpétuité le 17 août 1945.
Il passera donc le reste de sa vie en prison, d’abord au fort du Portalet puis sur l’île d’Yeu, où il s’éteindra en 1951.

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23 juillet 2026 06:23

23 juillet 1952 :
Fin de la monarchie en Égypte.
Dans la nuit du 22 au 23, un groupe de jeunes « Officiers libres » prend le pouvoir en Égypte et renverse le roi Farouk 1er sans effusion de sang.
Ils installent à la tête du pays le général Naguib et restaurent la pleine indépendance du pays après 70 ans de tutelle britannique.
Le chef des insurgés est un lieutenant-colonel de 33 ans, Gamal Abdel Nasser.
Un an plus tard, il instaure la République puis évince Naguib.
En dépit d'échecs redoublés et d'un pouvoir sans partage, il va symboliser pendant plus de deux décennies la fierté arabe retrouvée.
L'anniversaire de ce jour est devenu fête nationale en Égypte.
Le roi Farouk 1er a succédé le 6 mai 1936 à son père Fouad 1er sans cesser de faire allégeance aux Anglais.
Les attentats anti-britanniques se multiplient.
Le 25 janvier 1952, le général George Erskine réprime durement la révolte d'un millier de Boulouks, ou auxiliaires de police, à Ismaïlia.
Il s'ensuit 49 morts dont trois Britanniques.
Le pays est au bord de l'explosion.
Le lendemain, un «Samedi noir», des émeutes secouent Le Caire.
Des immeubles, bars, cafés et cinémas, sont incendiés et des ressortissants britanniques lynchés par la foule.
La police reste les bras croisés et le roi Farouk, qui offre un banquet de six cents couverts à ses officiers, regarde sans mot dire les incendies qui illuminent la capitale.
Dans les semaines qui suivent, le Premier ministre est congédié et les ministères se succèdent sans résultat.
Le régime est attaqué d'une part par la droite religieuse et des Frères musulmans, un mouvement fondé en 1928 par Hassan al-Banna en vue de prendre le pouvoir et établir un régime théocratique ; d'autre part par le mouvement progressiste des «Officiers libres», fondé par un lieutenant-colonel de 33 ans d'humble extraction, Gamal Abdel Nasser.
Le 21 juillet 1952, les Officiers libres décident de passer aux actes.
Le déclenchement de l'insurrection doit avoir lieu à minuit, mais leur complot est découvert et le chef d'état-major réunit les chefs de l'armée en vue d'arrêter les officiers séditieux.
La troupe entoure la caserne où ils se sont réunis.
Coup de théâtre : le chef des assaillants se range du côté des Officiers libres et gagne avec ses troupes le Grand Quartier général où délibèrent les chefs de l'armée.
Les sentinelles ne se doutent de rien en voyant revenir leurs camarades.
En un quart d'heure, l'état-major est capturé.
Dans la nuit même, tous les points névralgiques de la capitale sont occupés par les insurgés.
Au petit matin, un officier prend la précaution d'avertir l'ambassade britannique que «l'action qui se déroule est d'ordre purement intérieur et que toute tentative d'immixtion de la part des autorités britanniques sera considérée comme un acte d'hostilité».
Vainqueur du bras de fer qui l'oppose à la monarchie, Nasser fait réveiller le général Mohamed Naguib (41 ans), un aîné plus connu et plus prestigieux que lui.
Il s'efface devant lui et lui remet la présidence du Conseil et le commandement en chef des armées.
Homme intègre et sympathique, Néguib, à vrai dire, n'a ni l'étoffe ni l'ambition d'un chef. Soucieux d'instaurer une démocratie parlementaire, il se montre très conciliant à l'égard de la puissante confrérie islamiste des Frères musulmans.
Sitôt aux commandes, Nasser impose une réforme agraire majeure par laquelle il confisque les domaines royaux, limite la grande propriété foncière et permet à un million de petits paysans de racheter à des conditions avantageuses les terres des grands féodaux.
Le 18 juin 1953, la République est proclamée.
Naguib en devient le Président et le Premier ministre.
Mais il doit bientôt faire une place de Premier ministre adjoint à Nasser.
Le 14 novembre 1954, Naguib est enfin déposé par son jeune rival qui devient le chef absolu de l'Égypte avec le titre de « raïs ».

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22 juillet 2026 17:03

Bonsoir à tous et merci pour vos participations ! 😃

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22 juillet 2026 08:51

22 juillet 1944 :
Accords de Bretton Woods.
Tandis que la Seconde Guerre mondiale se poursuit avec rage, tant sur le front européen que dans le Pacifique, une conférence financière réunit les représentants de 44 nations alliées à Bretton Woods (New-Hampshire).
Elle se conclut par la mise en place d' un nouveau système financier destiné à corriger l'instabilité monétaire d'entre les deux guerres mondiales.
C'est ainsi que sont créés le Fonds Monétaire International (FMI) et de la BIRD (Banque Internationale pour la reconstruction et le développement).
Ils inaugurent une longue période de stabilité monétaire qui perdurera pendant 27 ans, jusqu'à la fin de la convertibilité-or du dollar par le président Nixon.
Ils mourront pour de bon avec les accords du Plaza, quatre décennies plus tard.
La précédente conférence économique de Gênes, en 1922, avait confirmé la primauté de l'étalon-or : toutes les monnaies étaient évaluées en référence à l'or et les banques centrales devaient être en mesure de donner leur équivalent en or à quiconque en faisait la demande. Cela était le cas lorsqu'un pays avait une balance commerciale déficitaire : ses fournisseurs n'avaient d'autre choix que de convertir en or le produit de leurs ventes.
Mais le krach de Wall Street de 1929 avait mis à nu les faiblesses des pays européens.
L'étalon-or ayant failli, il va falloir le réformer.
C'est ce à quoi s'attellent les Anglo-Saxons dès que se profile la défaite de l'Axe Berlin-Tokyo.
À partir de l'été 1942, le Chancelier de l'Échiquier britannique et le Secrétaire du Trésor américain, en charge des questions économiques et financières au sein de leur gouvernement, entament d'âpres négociations par le biais de leurs conseillers respectifs.
Le premier est le prestigieux économiste John Maynard Keynes, le second, moins connu, est Harry Dexter White, un proche du très influent Secrétaire du Trésor Henry Morgenthau Jr.
Soucieux des intérêts de son pays, Keynes préconise une organisation multilatérale qui laisse à chaque pays une certaine marge de manœuvre économique, commerciale et monétaire.
Quelque peu visionnaire et en tout cas audacieux, il suggère d'en finir avec l'or, qu'il qualifie de « relique barbare », et de le remplacer par un étalon monétaire international purement conventionnel, le bancor, qui serait géré par une institution internationale multilatérale.
Tout cela est en radicale opposition aux visées de White.
Celui-ci a pris acte de ce que les États-Unis sont devenus le créancier de la planète et ont à ce titre leur mot à dire sur les politiques de leurs partenaires.
Il n'est que temps qu'ils tirent enfin le bénéfice de leur engagement dans la guerre.
White veut donc un système centralisé et rigide avec des taux de change fixes par rapport à l'or et au dollar, avec une institution supranationale qui propose des prêts aux pays en déficit commercial à des conditions très strictes.
Le 1er juillet 1944, au terme de longues tractations âpres et discrètes, une conférence internationale se réunit dans la station de sports d'hiver de Bretton Woods, à près de mille kilomètres au nord de Washington.
La conférence elle-même est de pure forme, le scénario en ayant été écrit par les Américains. White s'attribue la présidence de la commission la plus importante, celle qui doit mettre en place l'institution monétaire, le futur FMI.
Keynes reçoit la présidence de la commission de la future Banque mondiale.
Une troisième commission travaille sur une organisation mondiale du commerce mais ses travaux n'aboutiront pas, du moins pas dans l'immédiat.
Il faudra attendre très précisément un demi-siècle pour que l'OMC sorte de terre, en 1994.
C'est l'occasion pour Harry Dexter White de réussir son coup de maître.
Il fait adopter par les financiers de sa commission, qui n'y comprennent goutte, le principe que les pays devront déclarer la parité de leur monnaie en or« ou en une devise convertible en or ». Après la guerre, en manque d’or à donner en échange de leurs devises si leur parité était déclarée en or, tous les pays vont de fait déclarer leur parité en dollar, faisant de la monnaie américaine le cœur du système.
Ainsi sera institutionnalisée la domination du dollar.
L'étalon-or d'avant-guerre est abandonné au profit d'un étalon-change or, le « Gold Exchange Standard », qui accorde une place prépondérante au dollar.
Ce n'est plus par rapport à l'or que les différentes monnaies seront référencées mais par rapport au dollar, celui-ci seulement étant indexé sur l'or.

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22 juillet 2026 08:39

Les attentats d'Oslo et d'Utøya sont deux tueries de masse terroristes[5] d'extrême droite coordonnées contre le gouvernement, un rassemblement politique estival et la population civile en Norvège, commises le 22 juillet 2011.

Lors du premier attentat, une bombe artisanale explose à Regjeringskvartalet, le quartier gouvernemental de la ville d'Oslo à 15 h 26 HEC (13 h 26 UTC)[1] près du bureau du ministre d'État Jens Stoltenberg et d'autres édifices gouvernementaux[6]. L'explosion tue huit personnes et en blesse quinze autres.

Le second attentat a lieu environ deux heures plus tard dans un camp d'été de jeunes organisé par la Ligue des jeunes travaillistes (AUF) du Parti travailliste norvégien (AP), sur l'île d'Utøya. Un homme déguisé en policier ouvre le feu sur les campeurs, tuant 69 personnes[note 1] et en blessant 200[2] par balle.

La police arrête à Utøya Anders Behring Breivik, un homme de trente-deux ans qui revendique les deux attentats[7]. Il s'agit d'un ancien membre du Parti du Progrès (FrP) et de l’Ordre norvégien des francs-maçons dont il est radié immédiatement après le drame[8], appartenant à la droite nationale-conservatrice[9] et à son mouvement pour la jeunesse[10]. La justice l'inculpe pour les deux attentats[11] ; il est condamné le 24 août 2012 à vingt-et-un ans d'emprisonnement[12].

Il s'agirait de la plus grave action violente en Norvège depuis la Seconde Guerre mondiale[13]. Le nombre de morts représente l'équivalent de deux fois le nombre annuel moyen de meurtres dans le pays[14], et la fusillade par un tueur de masse la plus meurtrière de l’époque contemporaine[15]. L'Union européenne, l'OTAN et plusieurs autres pays à travers le monde expriment leur soutien à la Norvège et condamnent les attentats.

Explosion à Oslo
Zone de l'explosion :

Bâtiment ministériel
Bâtiment du ministère du pétrole
Position d'une voiture détruite, mais pas le centre de l'explosion

Vendredi 22 juillet 2011 à 15 h 26 HEC, une ou plusieurs explosions au Regjeringskvartalet, à Oslo, ont endommagé des bâtiments publics, dont les bureaux du ministre d'État norvégien Jens Stoltenberg[16],[1], qui ne se trouvait pas dans le bâtiment à ce moment-là[17].
Victimes

La mort de huit personnes a été confirmée à la suite de l'explosion d'Oslo, ainsi que quinze personnes blessées[18],[19], dont onze plus sérieusement[20]. Un médecin de l'hôpital universitaire d'Oslo confirma à la presse que des blessures à la tête, au thorax et à l'abdomen étaient soignées[21].

Le secrétaire d'État Hans Kristian Amundsen a déclaré que la zone était moins fréquentée ce jour-là parce que l'attentat est survenu un jour férié, ce qui a pu diminuer le nombre de victimes potentielles[22]. Le mois de juillet serait aussi celui où le plus de Norvégiens prennent leurs congés estivaux[23].

Mesures immédiates

Toutes les routes du centre-ville d'Oslo ont été fermées par les forces de sécurité après avoir fait évacuer les gens qui se trouvaient dans la zone, et ils ont préconisé aux habitants d'Oslo de rester loin du centre-ville et de limiter l'utilisation de leur téléphone cellulaire, en raison des préoccupations concernant une autre action terroriste potentielle[24]. Les transports publics dans et hors de la ville ont également été arrêtés.

Massacre d'Utøya
Localisations d'Utøya et d'Oslo.

Peu après, Anders Behring Breivik[26],[27] ouvre le feu lors du camp d'été de la Ligue des jeunes travaillistes (AUF), sur l'île d'Utøya[28], où doit se rendre le ministre d'État le lendemain. Dans un très long texte en ligne, publié le jour des faits à de nombreuses adresses e-mail proches de la mouvance d'extrême droite, il expliquait longuement ses raisons de commettre cet attentat et la méthode qu'il emploierait[29].

Portant une tenue de sports nautiques, estampillée « Politi » (« Police »)[30], il arrive sur l'île en bac, deux heures après l'explosion de la bombe à Oslo. Il demande alors aux gens sur place de se rassembler autour de lui avant d'engager le feu à 17 h 22, tuant et blessant de nombreuses personnes[31]. Les témoins le voient achever les blessés à terre, rire et crier en tirant, abattant les personnes qui essaient de s'enfuir à la nage et tirant sur les tentes de camping des adolescents[15].

Les premiers appels passés par les victimes aux services d'urgence norvégiens ne sont pas pris en compte : on leur dit de libérer les lignes, à moins que leurs appels n'aient un rapport avec l'explosion qui vient d'avoir lieu à Oslo[32]. Les premières personnes à secourir les victimes sont des vacanciers séjournant près du lieu de la fusillade. Un touriste, Marcel Gleffe, alors logé dans un camp de vacances près du lac, entend les coups de feu et s'approche à bord de son embarcation ; il lance des gilets de sauvetage aux gens, puis les fait monter à bord et effectue quatre ou cinq voyages entre l'île et la côte pour les mettre à l'abri[33]. Un couple, Hege Dalen et Toril Hansen, qui passe ses vacances dans le campement d'Utviken sur la rive opposée du lac, entend également les coups de feu et effectue quatre trajets sur le lac pour secourir plusieurs dizaines de victimes ; son embarcation essuie plusieurs tirs[34].

La police norvégienne est avertie de la fusillade en cours à 17 h 26, mais plusieurs difficultés de transport retardent son arrivée sur les lieux[35]. Les forces spéciales à Oslo, ne disposant pas d'un hélicoptère capable de les amener directement jusqu'à l'île, font le trajet par la route jusqu'au quai de Storøya. Elles rencontrent alors des problèmes pour traverser le lac car le bateau qu'empruntent les policiers est alourdi par le trop grand nombre de personnes lourdement équipées à bord ; il prend l'eau et tombe en panne. Cela les oblige à monter à bord de bateaux privés appartenant à des plaisanciers venus à leurs secours, qui les emmènent à l'île[35]. La police ne débarque sur l'île qu'une heure après avoir été avertie, à 18 h 25, et Breivik se rend sans opposer de résistance au cours des minutes qui suivent[35].

Le porte-parole de la police norvégienne indique qu'il y a au moins 87 victimes, et que la plupart étaient âgées de 15 ou 16 ans[36]. Certains témoins rapportent s'être cachés dans les toilettes ou les sous-bois en communiquant par SMS pour éviter d'être repérés par leur agresseur. Deux jours plus tard, le 24 juillet, le bilan a été corrigé par la police norvégienne, passant alors à 68 morts[37].
30 juillet 2011.

Un policier fait partie des premières victimes. Il n'était pas en service mais assurait la sécurité du rassemblement bénévolement à son temps libre et n'était donc pas armé. Une unité d'intervention de la police arrive sur les rives du lac après une heure, puis rejoint l'île en bateau de plaisance après vingt-cinq minutes supplémentaires[38]. Les prenant pour de nouveaux assaillants, les survivants les auraient priés de jeter leurs armes[39].

L'ancienne Première ministre de Norvège Gro Harlem Brundtland échappe de justesse à un assassinat lors de cet événement. Elle est sur l'île d'Utøya quelques heures avant le massacre pour donner un discours au camp de la Ligue des jeunes travaillistes. Breivik déclare qu'elle était la cible principale de l'attentat qu'il avait préparé, mais il n'a pas pu arriver à temps à cause d'un retard à la gare d'Oslo.

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22 juillet 2026 08:13

22 juillet 2010 : Al-Qaida s'implante au Sahara
Le 22 juillet 2010, l'armée mauritanienne, assistée de militaires français, lance une attaque sur le territoire du Niger pour tenter de délivrer Michel Germaneau, un humanitaire français de 78 ans enlevé le 19 avril précédent par des bandits. Deux jours plus tard, l'un des bandits, l'Algérien Abou Zeïd, annonce la mort de l'otage. On ne sait s'il a été exécuté à la faveur de l'attaque ou est mort par manque de soins.

Le 22 septembre 2010, les bandits, qui se présentent sous le label Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), récidivent en enlevant cinq Français, un Togolais et un Malgache à Arlit, au nord du Niger, où la société française Areva exploite un gisement d'uranium. Ils présentent leur acte comme une réplique à la mort de sept des leurs dans l'attaque franco-mauritanienne. Le 8 janvier 2011, d'autres bandits se revendiquant également d'AQMI enlèvent deux jeunes Français dans un restaurant de Niamey, la capitale du Niger. Les deux Français sont exécutés lors d'une attaque lancée par l'armée nigérienne, assistée de militaires français. Dans la douleur, les Français, militaires aussi bien qu'humanitaires, se voient peu à peu chassés du Sahel où ils étaient présents depuis plus d'un siècle...

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delphinium29

22 juillet 2026 08:11

C'est arriove un 22 juillet ...
Le 22 juillet 1894 a lieu la première course automobile sur route. Le record de vitesse sur le parcours Paris-Rouen est tenu par Jules-Albert de Dion, dit le « marquis de Dion » : 22 km/h !... Il est vrai que son prototype avec moteur à vapeur ne pouvait guère faire mieux.

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lyvi

22 juillet 2026 08:05

Le 22 juillet 2011,
Attentats d’Oslo et d’Utoya : il y a 15 ans

La Norvège connaissait la plus grave action violente de son histoire depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Anders Behring Breivik avait d’abord fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, puis tué 69 personnes, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utoya, à une quarantaine de km au nord-ouest de la capitale.

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FAE

21 juillet 2026 19:53

Bravo pour vos belles contributions !

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