

lyvi
Le 15 septembre 1910
Histoire de l’aviation –
Le triomphe des aviateurs Morane, Kuller, Aubrun et Thomas marque les esprits en ce 15 septembre 1910, alors que le meeting de Bordeaux bat son plein à l’aérodrome de Beau-Désert depuis le 9 septembre et s’apprête à s’achever le 18 septembre 1910.
Ces compétiteurs ont ainsi pu s’illustrer dans le ciel grâce à des conditions météorologiques particulièrement clémentes ce jour-là, avec un léger brouillard, certes, mais l’absence totale de vent et la présence du soleil.
Morane décroche le prix de vitesse sur 10 kilomètres en 6 minutes et 32 secondes, ainsi que le prix de la hauteur en atteignant 1 950 mètres,
Kuller s’empare du prix du premier départ,
Aubrun domine le prix de la plus grande distance avec 230 kilomètres parcourus en 2 heures, 48 minutes et 52 secondes
Thomas s’impose dans le prix de totalisation des distances avec 352,500 kilomètres.
Misterprof-
15 septembre 1812 :
L'incendie de Moscou.
De nombreux foyers d'incendie éclatent à Moscou, prenant au dépourvu la Grande Armée de Napoléon Ier.
Napoléon Ier avait franchi le Niemen avec ses troupes le 24 juin 1812, envahissant la Russie sans déclaration de guerre préalable.
Le 14 septembre, au terme d'une marche éprouvante, la Grande Armée entre enfin à Moscou.
C'est pour s'apercevoir que la ville a été, la veille, désertée par tous ses habitants.
Sur ordre du comte Fédor Rostopchine, gouverneur général de la ville (et père de la future comtesse de Ségur, auteur des Malheurs de Sophie), les Moscovites ont été chassés vers les forêts des alentours et les pompes à eau évacuées au loin.
Les soldats de Napoléon commencent à se livrer à des pillages mais, dès le lendemain de leur entrée dans la ville, ils doivent faire face à des incendies multiples, allumés ça et là par des repris de justice russes.
Ces derniers avaient été extraits des prisons par le gouverneur avec mission d'incendier un certain nombre d'édifices en échange de leur liberté.
Très vite la ville, construite pour l'essentiel en bois, est en flammes.
Sur un total de 9500 édifices, 7000 brûlent en tout ou partie.
Le pouvoir tsariste se garde d'assumer la responsabilité du désastre.
Il l'attribue publiquement aux soldats ennemis et attise contre eux la haine de la population.
Napoléon Ier s'entête néanmoins à attendre sur place, pendant un mois entier, une réponse du tsar Alexandre Ier à ses offres de négociations.
Celles-ci ne venant pas, il doit se résigner à battre en retraite en dépit de l'hiver précoce et sans avoir pris la précaution d'y préparer ses soldats.
Le 20 septembre, avant de partir, il fait part de son intention d'achever la destruction de la ville.
Suivant ses ordres, le maréchal Mortier fait sauter les tours du Kremlin, depuis lors reconstruites à l'identique.
Comme le maréchal Koutouzov bloque avec ses troupes la route du sud-ouest, l'empereur est contraint de revenir par le même chemin qu'à l'aller, bien que celui-ci eût été déjà dévasté par les troupes russes et que le terrible hiver russe fasse déjà sentir ses morsures.
C'est le début d'une nouvelle anabase (expédition militaire menée de la mer vers la terre et, par extension, long voyage de retour et de périple difficile en territoire ennemi).

lyvi
FAE a écrit :
Merci Lyvi !
Un peu d'histoire 😉
Avant d'aborder cette longue page d'Histoire, il convient (avec un gros brin de chauvinisme !) de rétablir les faits
dans leur réalité : la bataille du 19 septembre 1356, dite de « Poitiers », n'a jamais eu lieu à Poitiers, mais non loin, dans une petite bourgade, aujourd'hui appelée Nouaillé-Maupertuis.
https://www.nouaille-1356.org/portail/index.php?page=histoire
La commune de Nouaillé-Maupertuis organise chaque année des animations et une grande fête médiévale par l'intermédiaire de l'association Nouaillé 1356 en souvenir de la célèbre bataille du 19 septembre 1356
Le terme « Maupertuis » vient de l'ancien français mal-perthuis, qui signifie littéralement un « mauvais passage », un « mauvais trou » ou un « mauvais chemin » étroit et difficile.
La commune a ajouté ce suffixe à son nom en 1938.
Ce changement rappelle le désastre historique de la bataille.

lyvi
→ Le 14 septembre 1356
La date du 14 septembre est directement liée aux prémices d'un des événements les plus mémorables de la guerre de Cent Ans
Les prémices de la bataille de Poitiers (14 septembre 1356)
C'est ce jour précis que l'armée du Prince Noir (Édouard de Woodstock), qui remonte depuis le sud pour rejoindre la Guyenne, arrive à Châtellerault, juste au nord de Poitiers.
https://www.poitiers.net/la-ville-de-poitiers/histoire-de-poitiers/
Ignorant la position exacte des troupes françaises du roi Jean II le Bon, le Prince Noir y établit son campement et attend deux jours.
Ce mouvement stratégique enclenché le 14 septembre mène directement, quelques jours plus tard (le 19 septembre 1356), à la bataille de Poitiers, restée gravée comme le désastre militaire où le roi de France fut capturé par les Anglais.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Poitiers_(1356)
→ Le 14 septembre 1858
La sépulture oubliée de la Cathédrale
Lors de fouilles au sein de la Cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, le père Charles-Auguste Auber met au jour le tombeau oublié et les restes du cardinal Simon de Cramaud, figure ecclésiastique majeure de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle.
https://www.persee.fr/doc/cifm_0000-0000_2017_cat_1_1

ANCOLIE67
Dante Alighieri (Durante degli Alighieri dit « Dante » ; en italien : [ˈdante aliˈɡjɛːri]) est un poète, écrivain, penseur et homme politique italien de la république de Florence, né entre 1265 et 1267 (selon les études de Carlo Ossola, philologue, critique littéraire) à Florence et mort le 14 septembre 1321 à Ravenne.
« Père de la langue italienne », il est, avec Pétrarque et Boccace, l'une des « trois couronnes » qui imposèrent le toscan comme langue littéraire.
Poète majeur (Il sommo poeta ou simplement Il poeta) du Moyen Âge, il est l'auteur de la Divine Comédie, souvent considérée comme la plus grande œuvre écrite dans cet idiome et l'un des chefs-d'œuvre de la littérature mondiale.
Durante (syncopé en « Dante ») degli Alighieri naît entre la mi-mai et la mi-juin 1265[3],[4] dans la famille florentine des Alighieri (dont le nom, dans sa forme originale, est Alaghieri), favorable à la faction des guelfes (favorables au pape) et qui aurait joué un rôle important dans la vie de la cité. Son père, Alighiero di Bellincione, était un guelfe blanc, mais il ne souffrit pas de la vengeance des gibelins, favorables à l'empereur, après leur victoire à la bataille de Montaperti, et ce salut donna un certain prestige à la famille.
La mère de Dante, Bella degli Abati (Bella est un diminutif de Gabriella, mais signifie aussi « belle physiquement »), mourut en 1278, alors que Dante avait treize ans (le père mourut quatre ans plus tard, en 1282). Alighiero emménagea peu de temps après avec une nouvelle compagne, Lapa di Chiarissimo Cialuffi, et eut avec elle deux enfants, le demi-frère de Dante, Francesco, et sa demi-sœur, Tana (Gaetana).
Quand Dante eut 12 ans, en 1277, son mariage[5] fut négocié avec Gemma, fille du Florentin Messer Manetto Donati, qu'il épousa en 1292[6].
L'éducation de Dante est peu connue ; on présume qu'il étudie à domicile. Il séjourne sans doute quelque temps à Bologne et reçoit à Florence les enseignements des écoles franciscaines de Santa Croce et de Rémi de Florence et des écoles dominicaines de Santa Maria Novella et de Brunetto Latini. Il rencontre des poètes et noue une solide amitié avec Guido Cavalcanti.
Il est quasi certain qu'il étudie la poésie toscane, au moment où l'école poétique sicilienne, un groupe culturel originaire de Sicile, a commencé à être connue en Toscane. Ses centres d'intérêt le portent à découvrir les ménestrels, les poètes provençaux et la culture latine. Évidente est sa dévotion pour Virgile « Tu se' lo mio maestro e 'l mio autore; tu se' solo colui da cu' io tolsi lo bello stilo che m'ha fatto onore. », écrit-il dans la Divine Comédie[7].
Dante a de nombreux enfants avec Gemma, il est probable que seuls Jacopo, Pietro et Antonia aient été ses enfants légitimes. Antonia entre dans les ordres sous le nom de sœur Béatrice. Un autre homme, Giovanni, se réclame de sa filiation et l'accompagne lors de son exil, mais aucune preuve n'existe que ses prétentions soient justifiées.
C'est en 1274 que Dante aurait rencontré pour la première fois Béatrice. De son vrai nom Beatrice (dite « Bice ») di Folco Portinari, elle épouse un certain Simon de Bardi et meurt en 1290. On sait peu de chose d'un amour dont l'histoire est sublimée dans Vita nuova. Dans cette œuvre composée entre 1292 et 1294, Dante décrit sa première rencontre avec Béatrice, alors qu'il est âgé de neuf ans, puis sa deuxième, advenue neuf années plus tard (il expliquera plus tard le sens symbolique du neuf, chiffre de Béatrice)[8]. Il y évoque sa passion, puis son désespoir à la mort de Béatrice. Il raconte la crise profonde qui s'ensuit, son errance et son aventure avec une « noble dame » (sans doute une allégorie pour désigner la philosophie), et enfin son repentir. Bien que Vita Nuova soit probablement inspiré par la vie personnelle de Dante, de nombreux critiques mettent en doute l'existence réelle de Béatrice, préférant voir en elle une figure allégorique (certains considèrent encore aujourd'hui que dans La Divine Comédie, Virgile représente la raison naturelle, et Béatrice la théologie).
Un rêve fait par Dante, et qui accompagne le premier poème inséré dans le livre, nous éclaire : Dante voit apparaître le dieu Amour dans une nuée de feu, portant Béatrice nue dans un drap couleur de sang. Amour tient dans sa main le cœur enflammé de Dante et le donne à manger à Béatrice, puis s'élève vers le ciel avec elle. Ce rêve montre la richesse et la puissance évocatrice du poète dans la Vita Nuova, œuvre difficile à interpréter : la tradition mystique (la nuée de feu par exemple) croise la tradition courtoise (l'histoire du cœur mangé), les appels aux « Fidèles d'Amour » et les rassemblements de dames invitent à des lectures ésotériques, tandis que les visions et les rêves énigmatiques placent l'œuvre dans une dimension à la fois eschatologique (la mort de Béatrice comme horizon) et mystérieuse. En effet, si Béatrice a été souvent comparée à une sainte (par référence à l'hagiographie franciscaine notamment)[9], et si une des meilleures façons de s'approcher de cette figure de femme souveraine est d'étudier les analogies marquées avec le Christ, la Vita Nuova, bien au-delà de la simple description des vertus ou la narration des miracles qui ponctuent la vie des saintes, semble envelopper les mystères de Béatrice.
Dante commence la rédaction de la Divine Comédie dès 1306 et la poursuit vraisemblablement jusqu'à sa mort. L'œuvre initiale porte simplement le nom de « Comedia », mais par la suite les principaux commentateurs (en particulier Boccace) et les éditions modernes du texte lui ont adjoint le qualificatif de « divina ». L'œuvre raconte le voyage imaginaire du narrateur qui se retrouve brusquement plongé dans une forêt sombre. Là, il rencontre Virgile qui l'invite à pénétrer dans le monde de l'au-delà. Dante le suit et c'est par la visite de l'enfer que commence son périple, suit le purgatoire et enfin le paradis[16]. Il faut à Dante toute la semaine sainte de l'année 1300 pour effectuer la totalité de ce voyage. Guidé par Virgile, il descend d'abord à travers les neuf cercles de l'enfer, gravit ensuite les sept gradins de la montagne du purgatoire jusqu'au paradis terrestre et enfin s'élève dans les neuf sphères concentriques du paradis. Virgile lui sert de guide jusqu'à la porte du paradis, mais il ne peut aller plus loin car étant né avant la venue du Christ, il n'a pas pu bénéficier du sacrifice du messie. C'est donc Beatrice Portinari, sa muse, qui prend le relais et qui va guider Dante dans l'Empyrée. Elle lui ouvre la porte du salut, puis saint Bernard conduit le narrateur dans la Rose céleste jusqu'à la vision suprême.
Le récit, rédigé à la première personne, est un véritable voyage initiatique[17]. Au cours de son périple, Dante va rencontrer une centaine de personnalités, depuis les grandes figures mythiques de l'Antiquité comme les philosophes, jusqu'aux personnalités locales contemporaines de Dante. Cette œuvre monumentale offre ainsi de nombreuses lectures différentes ; elle est à la fois le récit du parcours personnel de Dante, un manuel théologique catholique de description de l'au-delà, un roman à valeur éthique et morale ou encore une réflexion sur la recherche du salut éternel. Une partie du génie de Dante réside en ce savant mélange de lieux imaginaires et d'expériences concrètes. Bien que l'action se situe dans un univers « métaphysique », Dante décrit les lieux avec réalisme et force détails en les peuplant de nombreuses figures célèbres ou anonymes.
Misterprof-
14 septembre 1927 :
Mort tragique d'Isadora Duncan.
Née à San Francisco le 27 mai 1878, Isadora Duncan est une danseuse et chorégraphe américaine, connue pour avoir rompu avec la tradition et transformer l’art de la danse à la fin du XIXème siècle, en jetant en Europe les bases de la danse moderne.
En l’absence de son père, elle vit une enfance bohème à Oakland, entourée de sa mère, pianiste, de ses trois frères et de sa sœur.
Poussée par sa mère, Isadora prend des cours de danse mais les pointes et les tutus, ce n’est pas fait pour elle car, dès son plus jeune âge, elle montre un besoin d’expression qui passe par le corps.
Pieds nus, drapée dans de fines tuniques inspirées de l’Antiquité, elle s’affranchit de toute technique connue. La liberté, elle la met autant au cœur de ses mouvements que de sa vie amoureuse. .
En 1899, elle part travailler comme danseuse à Londres.
Ses visites du British Museum conforte sa passion pour l’Antiquité grecque.
L’année suivante, elle part à Paris et c’est dans la capitale française qu’elle connaît un grand succès dû essentiellement à la liberté de sa gestuelle, qui fascine.
Ses mouvements, réalisés pieds nus sous sa tunique légère, sont novateurs et vivants.
En 1904, elle ouvre une première école de danse.
Sa popularité ne cesse de croître et de nombreux artistes veulent la rencontrer.
Elle inspire notamment Antoine Bourdelle et Auguste Rodin.
En 1913, Bourdelle grave son portrait sur les bas-reliefs du tout nouveau théâtre des Champs-Élysées.
Cette même année, elle ouvre une deuxième école de danse à Meudon.
En août 1927, à l’âge de 50 ans, Isadora s’installe à Nice.
Sous le soleil de la côte d’Azur, elle multiplie les liaisons amoureuses avec des jeunes hommes.
Mais elle y décède tragiquement le soir du 14 septembre 1927.
Alors qu'elle était partie pour un tour en voiture, elle se retrouve projetée sur la chaussée, piégée par son écharpe qui s'est prise dans les roues de sa voiture.
Sa mort tragique a contribué à façonner la légende de cette héroïne fascinante.
delphinium29
c'est arrivé un 14 septembre :
Dada et le surréalisme
L'imagination au pouvoir !
Découvrant en 1917 les décors que Picasso a créés pour le ballet Parade, Apollinaire s'enthousiasme pour cette « sorte de sur-réalisme où [il] voit le point de départ d'une série de manifestations de cet esprit nouveau qui [...] se promet de modifier de fond en comble les arts et les mœurs ».
Il ne pensait pas si bien dire ! À la suite de Dada, les surréalistes vont ouvrir la création artistique et littéraire sur de nouveaux horizons et souffler un vent frais sur les « Années folles » d'après la Grande Guerre.
Isabelle Grégor

lyvi
FAE a écrit :
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci Lyvi. C'est exprimé d'une manière très réaliste . . . 😨
Hélas, je n'ai fait que recopier le résumé de "La France pittoresque"
https://www.france-pittoresque.com/spip.php?article6498
L'histoire prouve que la guerre est un massacre de masse qui détruit des millions de vies humaines.
On qualifie souvent le conflit de 1914-1918 de "l'effroyable boucherie".
« La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais.... ne se massacrent pas.»
Paul Valéry