

lyvi
Le 4 août 2020
Deux énormes explosions surviennent successivement à Beyrouth en fin d’après-midi. Elles détruisent le port et dévastent des quartiers entiers de la capitale du Liban. D’une violence inouïe, cette catastrophe a été déclenchée par un incendie dans un entrepôt abritant 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium.
Déchargé d’un navire poubelle plusieurs années auparavant, cet engrais azoté au potentiel hautement explosif avait été entreposé sans aucune précaution.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/explosion-port-beyrouth-destruction
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4 août 1914 :
Invasion de la Belgique.
Le 2 août 1914, en prévision de la guerre européenne, l'Allemagne occupe le grand-duché de Luxembourg et somme la Belgique de laisser aussi passer ses troupes, mais son ultimatum est rejeté par le gouvernement du roi Albert 1er.
Le lendemain, l'empereur Guillaume II déclare la guerre à la France et son chef d'état-major Ludwig von Moltke met aussitôt en application le plan Schlieffen, lequel prescrit d'écraser la France avant que la Russie n'ait achevé de concentrer ses troupes à ses frontières, et pour cela d'envahir la Belgique au mépris des traités internationaux qui garantissent sa neutralité depuis 1831.
À l'aube du 4 août 1914, sans perdre de temps, deux divisions d'active de 60 000 hommes franchissent la frontière germano-belge et se dirigent vers Liège, première place fortifiée de Belgique.
Cette première journée commence comme une promenade de santé mais, très vite, les Allemands découvrent des arbres, des charrettes et autres obstacles en travers de la route.
Ils comprennent que les Belges se préparent à leur résister.
Plusieurs civils et gendarmes sont abattus après de vaines sommations.
Des villages sont mis à sac.
À Bruxelles, à midi, devant les Chambres réunies, le roi Albert 1er prononce un discours historique : «Si l’étranger viole notre territoire, il trouvera tous les Belges groupés autour de leur Souverain qui ne trahira jamais son serment constitutionnel. J’ai foi dans nos destinées. Un pays qui se défend s’impose au respect de tous et ne périt pas ».
Il choisit d'assumer le commandement de l'armée en vertu de l'article 68 de la Constitution, en imposant à son état-major de résister dans l'honneur.
À cheval sur la Meuse, la ville de Liège est ceinturée depuis la fin du siècle précédent par douze forts, à une dizaine de kilomètres du centre, qui surveillent les voies de communication vers Bruxelles et vers Charleroi et le sud.
Au total, la place est défendue par 40 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Gérard Leman (63 ans).
Dans la nuit du 5 au 6 août, sous un fort orage, les six brigades allemandes se lancent à l'attaque de la ville en s'infiltrant entre les forts.
Au terme de combats meurtriers, l'une des brigades atteint le centre de la ville.
Elle est bientôt rejointe par les autres, mais les forts continuent de tenir bon.
Le général Karl von Bülow, qui commande la 2e armée allemande, envoie alors vers Liège un détachement d'infanterie doté d'une centaine de canons lourds dont deux « grosses Bertha », des obusiers de 42 cm qui font pour la première fois leur apparition.
L'un après l'autre, les forts cessent le combat.
Le 15 août, c'est au tour du fort de Loncin de tomber.
Il explose après qu'un obus de la grosse Bertha ait touché une poudrière.
Le général Leman est capturé inconscient.
La résistance cesse le lendemain.
Elle aura causé 15 000 à 20 000 pertes chez les Belges (dont deux mille tués) contre 3.500 à 4.000 seulement chez les assaillants.
Cet écart est dû aux conditions désordonnées de la retraite belge et à la capture des 5.000 occupants des forts.

ANCOLIE67
André Citroën, né le 5 février 1878 dans le 9e arrondissement de Paris au 44, rue Laffitte[1], et mort le 3 juillet 1935 dans le 16e arrondissement de Paris, est un ingénieur polytechnicien français, pionnier de l'industrie automobile, fondateur de l'empire industriel automobile Citroën en 1919.
C'est l'une des figures les plus importantes de l’industrie automobile. Son œuvre dépasse les frontières françaises, tant les méthodes de production et de marketing à grande échelle qu'il introduisit ont révolutionné le domaine[2]. L’Amérique du Nord où s’invente la production moderne de l’automobile est devenue la référence d’André Citroën. Il désire être le « Henry Ford européen », appliquant les méthodes du fordisme ajoutées à l’exigence et l’innovation technique, et construire une voiture populaire pour mettre l’automobile à la portée du plus grand nombre[3].
André Citroën ne s'est pas fait connaître comme ingénieur automobile, mais en tant qu'industriel. Sa gestion de l'entreprise et son charisme plus que son « génie de l'invention » lui ont permis de s'entourer de grands noms et de talents de l'époque. Il a su les motiver grâce à un entregent hors pair[3]. Il a également su apporter à son entreprise les techniques développées en Europe, notamment en Allemagne, et aux États-Unis. André Citroën n'a pas inventé la Traction Avant, ni été le premier à avoir commercialisé une voiture dotée de cette technique ; mais les Citroën 7, 11 et 15 Ch « traction avant » restent les premières automobiles à avoir popularisé cette technique, au point d'être devenues dans le langage courant les « Tractions ». Il est également réputé pour son savoir-faire médiatique, à l'image de la formidable campagne orchestrée lors du lancement de la Traction Avant. Le slogan « En avant ! » devient le symbole de la firme.
Malgré ces nombreuses qualités, le goût pour la démesure d'André Citroën et l'expansion trop rapide de sa firme mènent la société Citroën à la liquidation judiciaire, puis à sa reprise par Michelin.
Origine et jeunesse
André Citroën est le cinquième et dernier enfant[N 1] de Levie Bernard Citroen[4], un diamantaire[4] juif néerlandais de 35 ans, émigré à Paris en 1873, et d'Amalia Kleinmann[1],[N 2], juive polonaise de 25 ans originaire de Varsovie.
Le nom Citroën provient du métier exercé par l'arrière-grand-père d'André, prénommé Roelof. Celui-ci[5] était marchand d'agrumes aux Pays-Bas. En 1810, lorsque Napoléon annexa le Royaume des Pays-Bas, les juifs néerlandais (qui contrairement aux chrétiens - inscrits dans les registres paroissiaux par le baptême - n'avaient pas de nom de famille) furent soumis au code Napoléon et durent se choisir un nom pour leur identification. Roelof choisit alors de se faire appeler Limoenman (« homme-citron »), surnom que ses clients lui donnaient[6]. Son fils, Barend, ne prit pas la suite des affaires de Roelof et se tourna vers le négoce de joyaux, qui connaissait alors un essor important. À la suite de ce nouveau statut social, Barend changea progressivement son nom, dans un premier temps en Limoenman-Citron puis en Citroen[7] (qui signifie « citron » en néerlandais[8]).
Vue aérienne de l'exposition universelle de 1889 à l'occasion de laquelle la tour Eiffel a été construite.
Les époux Citroen vivent dans un appartement du 9e arrondissement de Paris, au 44, rue Laffitte, puis après la naissance de leurs enfants et l'accès à un certain niveau de vie, dans la rue de Châteaudun[9]. En 1884, son père se suicide en se jetant par la fenêtre, alors qu'André n'a que six ans, après s'être lancé dans une spéculation à hauts risques dans une mine de diamants en Afrique du Sud. Les actions se révélèrent sans aucune valeur. La famille n'est pas ruinée, mais la banqueroute pèse sur les épaules de Lévie. Une première tentative de suicide avait échoué. Surveillé depuis par les siens, il réussit néanmoins à déjouer cette surveillance le 16 septembre 1884 à 3 h du matin ; dans sa chute il se brise les cuisses et la colonne vertébrale, et meurt le matin malgré les soins du médecin de quartier accouru à son chevet[7]. André et ses aînés sont alors élevés par leur mère qui reprend le négoce de diamants et de perles fines[10]. Après cette tragédie, la famille Citroën s'installe au 62, rue La Fayette, où les enfants reçoivent une éducation totalement française, de sorte qu'ils se sentent citoyens français à part entière.
André entre au lycée Condorcet, sous le nom Citroën[11]. C'est la première fois qu'un tréma apparaît sur le e, André remplissant ses papiers avec cette nouvelle graphie car il n'aime pas entendre prononcer le son /ɑ̃/ de la fin de son nom[12]. Il se révèle déjà brillant élève, particulièrement pour les sciences et les techniques. Âgé de neuf ans, il découvre l’œuvre visionnaire avant-gardiste de Jules Verne qui l'inspirera toute sa vie. La construction de la tour Eiffel pour l'exposition universelle de 1889 l'incite à devenir ingénieur et industriel et à participer aux futurs grands défis industriels du vingtième siècle. En octobre 1898, il intègre l'École polytechnique[4] au 62e rang sur les 201 admis[4],[13]. Son rang de sortie (162e sur 192 élèves[4]) ne lui permet pas d'envisager une carrière au service de l'État ou d'un grand corps, ce qui néanmoins lui convient.

lyvi
Le 3 août 1770 :
Mort du chimiste Guillaume-François Rouelle
Pionnier infatigable, volcanique et visionnaire ayant débuté dans la forge d’un chaudronnier avant d’enflammer les amphithéâtres parisiens, Rouelle, enseignant incandescent et esprit fulgurant, réinventa la chimie à grands jets de sels, de flammes et d’enthousiasme, dompta la matière, et forma une légion de savants
Célèbre chimiste, il naquit le 15 septembre 1703 à Mathieu, village du Calvados situé près de Caen.
Les traditions du pays veulent que le poète François Malherbe (1555-1628) ait reçu le jour dans le même lieu ; et cette espèce de rapport avec un de nos premiers poètes excita chez le jeune Rouelle une vive émulation.
Doué d’une mémoire heureuse, d’une grande facilité à concevoir les choses et d’une sorte de soif d’instruction, il fit de brillantes études à Caen, au collège du Bois.
Dans les intervalles qu’elles lui laissaient, et durant les loisirs des vacances, il manifestait un goût décidé pour la botanique et l’histoire naturelle.
Ce goût le détermina, dans le choix d’un état, pour l’une des branches de la science médicale.
Ce fut encore à Caen qu’il en étudia les principes, et que se développa en lui l’amour de la chimie.
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La probité de Rouelle son désintéressement éclatèrent surtout dans ses fonctions d’inspecteur général de la pharmacie de l’Hôtel-Dieu ; et sa réputation à cet égard était si bien répandue en Europe que, en lui envoyant leurs enfants, les étrangers étaient assurés qu’ils se formeraient également chez lui aux sciences et à la vertu.
Quoi qu’il en soit des singularités du personnage, il ne doit pas moins être regardé comme un des hommes extraordinaires qui ont brillé dans la carrière des sciences.
Avant lui, on ne connaissait de chimie en France que les principes de Lémery. Au milieu des controverses scolastiques, Rouelle jeta les fondements de sa célèbre école, créa et mit en pratique la chimie, dont Stahl n’avait fait qu’indiquer la théorie.
Rouelle doit donc être regardé comme le fondateur de la chimie au sein de notre pays.
S’il a eu pour disciples non seulement tout ce que la France a produit d’habiles chimistes dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, mais encore un grand nombre d’hommes célèbres et de mérite de toutes les classes, c’est qu’il avait, indépendamment de ses excellents principes en chimie, le secret de tous les hommes de génie, celui de faire penser.
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3 août 1347 :
Capitulation de Calais.
Après un siège de onze mois, la ville de Calais capitule devant les troupes anglaises.
Les habitants en sont plus tard chassés et remplacés par des colons anglais.
Cet événement va longtemps symboliser l'hostilité entre la France et l'Angleterre.
La ville ne redeviendra française que deux siècles plus tard.
Plus tard appelé guerre de Cent Ans, le conflit franco-anglais à l'origine de la prise de Calais est né dix ans plus tôt d'une revendication du roi Édouard III Plantagenêt sur le trône de France en sa qualité de petit-fils de Philippe le Bel.
Fort de sa victoire à Crécy-en-Ponthieu sur le roi de France Philippe VI de Valois, Édouard III veut s'emparer de Calais, porte d'entrée de la France.
Mais quand sa flotte approche du port, à l'été 1346, les habitants se mettent aussitôt en situation de résister sous le commandement d'un capitaine bourguignon, Jean de Vienne.
Le siège commence mais les Calaisiens trouvent moyen de se faire ravitailler de nuit par de discrètes barques à fond plat.
S'en étant aperçu, les Anglais plantent des estacades dans les bas-fonds pour éventrer les coques des barques picardes.
Comme la faim gagne la ville, le roi consent à laisser sortir deux mille bouches inutiles.
En avril 1347, après un hiver épuisant, Jean de Vienne en appelle au roi de France mais les Anglais interceptent son courrier : « Si n'avons en bref secours, nous issirons hors de la ville tous à champs, pour combattre, pour vivre ou pour mourir. Car nous aimons mieux mourir aux champs honorablement que manger l'un l'autre. » !
Le roi Philippe VI de Valois, ayant reconstitué son armée, tente de venir au secours des assiégés mais, apercevant les solides retranchements des Anglais, juge plus judicieux de se tenir en retrait.
Perdant espoir, Jean de Vienne sort de la ville le 3 août pour négocier la reddition avec le héraut d'Angleterre Gautier de Masny.
Le roi Édouard III Plantagenêt, dont la patience a été épuisée par le siège, s'apprête à passer la population au fil de l'épée, puis il se ravise et, pour ne pas prolonger le siège, prétend n'exécuter que six otages.
Le sort désigne Eustache de Saint-Pierre, Jean d'Aire, Pierre et Jacques de Wissant, Jean de Fiennes et Andrieu d'Ardes.
Le lendemain, les condamnés se présentent avec les clés de la ville, « nu-pieds et nu-chefs, en leurs linges draps tant seulement, les harts[cordes] au col ».
Selon la chronique, la reine Philippa de Hainaut, fille du comte Guillaume II le Bon, enceinte de huit mois, se jette aux pieds de son mari : « Ah ! très cher sire ! Depuis que j'ai passé la mer en grand péril, comme vous savez, je ne vous ai requis ni don demandé. Or vous prié-je humblement et requiers en don propre que, pour le Fils à sainte Marie et pour l'amour de moi, vous veuillez avoir de ces six hommes merci ».
Le roi se laisse apitoyer et les six bourgeois sont déportés en Angleterre de même que Jean de Vienne et ses chevaliers.
Ils seront finalement libérés contre rançon.
Cet épisode célèbre va inspirer cinq siècles plus tard à Auguste Rodin l'un de ses plus célèbres chefs-d’œuvre).
Édouard III peut alors signer une trêve d'un an avec Philippe VI de Valois.
Quelques mois plus tard Calais, comme le reste de l'Europe occidentale, est frappée par la Peste noire.
Celle-ci décime la population de la ville qui est alors repeuplée d'Anglais.
La trêve entre Anglais et Français est prolongée de quelques années du fait de l'épidémie, mais les hostilités reprendront moins de dix ans plus tard avec une violence accrue.

lyvi
Le 2 août 1718 :
Traité de la quadruple alliance, signé à Londres
Les mouvements que se donnait le cardinal Albéroni, ministre d’Espagne, pour enlever à l’empereur ses possessions d’Italie, pour faire déposer George Ier, roi d’Angleterre, et pour exciter des troubles en France, déterminèrent ces trois puissances à s’unir ensemble contre l’Espagne, par un traité signé à Londres, auquel accédèrent depuis les Etats-Généraux : c’est ce qu’on a nommé la quadruple alliance.
Ce traité maintenait George Ier sur le trône d’Angleterre, et plaçait le régent sur celui de France, en cas que son frêle pupille (Louis XV) vînt à mourir — Louis XV venant à manquer, la couronne de France était naturellement dévolue à un des fils de Philippe V, roi d’Espagne, et petit-fils de Louis XIV.
L’Espagne, effrayée de cette coalition, demanda la paix, qu’elle obtint, à condition de renvoyer le cardinal Albéroni.
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2 août 1802 :
Bonaparte Premier Consul à vie.
Le 18 Brumaire An VIII, selon le calendrier républicain, le général Napoléon Bonaparte met fin au régime du Directoire par un coup d'État parlementaire.
Il instaure un nouveau régime, le Consulat, qui ouvre la voie à sa propre dictature.
Il s'ensuit cinq années durant lesquelles le Premier Consul Bonaparte va mener à bien les réformes initiées par le Directoire.
Il va moderniser les institutions et ramener la paix civile.
Mais il va échouer à faire reconnaître par les autres puissances les conquêtes de la Révolution et ne pourra empêcher la formation d'une nouvelle coalition européenne contre la France.
Dix ans après la prise de la Bastille, la Révolution s’essouffle.
Le gouvernement du Directoire est désemparé par les difficultés économiques et militaires, et menacé par un retour prématuré des royalistes.
Le Directeur Sieyès dit à qui veut l'entendre qu'il « cherche un sabre » capable de sauver ce qui reste de la Révolution, et en particulier les fortunes des profiteurs.
Le retour d'Égypte du général Napoléon Bonaparte lui offre l'occasion qu'il cherchait.
Sieyès voit en ce jeune général couvert de gloire le dictateur de salut public dont la République française a besoin pour éviter le retour de Louis XVIII et de l'Ancien Régime.
Il concocte avec lui un coup d'État parlementaire qui passerait par une révision de la Constitution.
Sieyès demande à l'assemblée des Anciens de confier à Bonaparte le commandement des troupes de la capitale et de la garde du Corps Législatif.
Puis, le 18 Brumaire, il convainc les deux assemblées des Cinq-Cents et des Anciens de se transporter au château de Saint-Cloud, sous le prétexte d'un « complot des terroristes » (royalistes).
Complices, trois des cinq Directeurs, Sieyès, Barras et Ducos, démissionnent.
Les deux autres, Gohier et Moulin, suspects de sympathies jacobines, sont destitués et arrêtés. Le lendemain, la troupe boucle le château de Saint-Cloud.
Mais les élus des Cinq-Cents réunis dans la salle de l'Orangerie refusent de modifier la Constitution comme on le leur demande.
Bonaparte, qui a déjà prononcé une médiocre harangue devant les Anciens, fait de même devant les Cinq-Cents.
Sa déplorable prestation est accueillie par des huées et les cris de « À bas le dictateur ! »
Violemment pris à partie par les députés et même menacé d'arrestation, il a un moment de faiblesse.
Il est sauvé par des grenadiers qui l'amènent hors de la salle.
Son frère Lucien qui préside fort opportunément l'assemblée sort à son tour et fait valoir à la troupe que son frère et les élus sont menacés d'assassinat.
Le général Murat qui commande les grenadiers leur demande de faire évacuer la salle.
Les députés tout de rouge vêtus sautent à qui mieux mieux par les fenêtres et se dispersent dans le brouillard.
La nuit venue, sur les deux heures du matin, le Conseil des Anciens et quelques élus des Cinq-Cents que l'on a rassemblés manu militari votent enfin une révision de la Constitution.
Ils nomment un gouvernement provisoire en la personne de trois Consuls, Napoléon Bonaparte, Emmanuel Joseph Sieyès et Roger Ducos.
L'affaire est liquidée et chacun rentre à Paris.
Napoléon Bonaparte, soulagé, fait rédiger à la hâte une nouvelle Constitution.
Sieyès, qui se pique de droit constitutionnel, dirige le travail.
On s'oriente vers une dictature à la romaine, la Rome antique étant la référence commune à tous les hommes cultivés de l'époque.
Le terme inhabituel de consul est lui-même emprunté à l'Antiquité.
Le texte de la Constitution de l'an VIII est réécrit par Daunou, lequel écrit à ce propos : « Il faut qu'une Constitution soit courte et obscure ».
Conformément aux dispositions imposées par Bonaparte, le titre de Premier Consul et la réalité des pouvoirs sont octroyés au vainqueur du 18 Brumaire, alors âgé de 30 ans.
À ses côtés figurent deux Consuls qui n'ont qu'un rôle consultatif : Cambacérès, un ancien conventionnel régicide, et Lebrun, un ancien député de la Constituante, aux penchants royalistes.
Les trois consuls sont nommés pour dix ans.
Le pouvoir législatif est réparti entre quatre assemblées : le Sénat conservateur, le Tribunat, le Corps législatif et le Conseil d'État.
Les membres de ces assemblées sont choisis par le gouvernement parmi des listes de notabilités.
Ces listes elles-mêmes résultent d'un vote des citoyens à plusieurs degrés.
Autant dire que l'on est ici très loin de notre conception de la démocratie.
FAE
Vous choisissez fort bien ce que vous aller poster . . .
Ceci dit, je vous donne entièrement raison.
On constate hélas souvent que les expériences passées n'ont guère servi aux générations suivantes . . .
Au lycée, l'histoire m'ennuyait. Le professeur* se tricotait des pulls que nous admirions tous . . . A la fin des cours nous échangions sur les diminutions pour produire de manches raglans . . .
Au moins j'ai de bons souvenirs de mon* professeur d'histoire ! 😂
* A l'époque, le professeur femme était masculin, ce qui ne dérangeait personne . . .

lyvi
Le 1er août 1785 :
Départ de Brest du navigateur La Pérouse pour un voyage d’exploration
Ce fut pour compléter les informations du capitaine anglais Cook collectées lors des voyages de 1769, 1772 et 1775, que Louis XVI résolut d’envoyer deux frégates sur ses traces afin de rechercher le passage qu’il n’avait pas trouvé, faire des découvertes dans le continent austral et dans la mer du Sud, explorer des côtes peu connues, observer des volcans, rechercher des minéraux inconnus à l’Europe, des plantes nouvelles, étudier de nouveaux peuples et chercher au commerce de nouveaux débouchés
Le 1er août 1785, les quais de Brest, qui s’allongent, sinueux, depuis le château jusqu’à la chaîne qui fermait la ville sur la rivière de Penfeld, présentaient une animation extraordinaire. L’intendance, la forge du bassin au-dessus de laquelle était si bizarrement logée l’Académie de marine, le contrôle, les magasins, la corderie et le magasin au goudron, qui s’alignaient en face des cales et des ateliers de mâture, de menuiserie et de peinture de Recouvrance, semblaient abandonnés.
Une foule compacte d’ouvriers et de matelots, de soldats et de gardes-marine, et parmi laquelle on remarquait un assez grand nombre d’officiers supérieurs, se dirigeaient vers la rade.
Pourtant, ce n’est pas un spectacle bien extraordinaire, dans un port militaire, que l’appareillage de deux frégates.
Mais à cette époque, partir pour plusieurs années, aller faire le tour du monde, cela ne se voyait pas tous les jours.
Les matelots et les canonniers de la Boussole et de l’Astrolabe étaient, pour la plupart, originaires de Brest ou des environs, et les officiers des deux bâtiments comptaient parmi les meilleurs et les plus estimés du port.
Aussi ne fallait-il pas s’étonner qu’à Recouvrance, aussi bien qu’à Roscanvel et à Plougastel, l’émotion fût grande.
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lyvi
Le 31 juillet 1899 :
Décret instaurant les mougeottes, boîtes aux lettres en fonte de Léon Mougeot
Boîte aux lettres privée en fonte dont l’initiative est due à Léon Mougeot, sous-secrétaire des Postes et Télégraphes, la mougeotte, affirme le journal Le Gaulois, est la course évitée aux bureaux de poste ou aux boîtes de la rue : « c’est la poste chez soi, c’est le progrès »
Et....
CE JOUR-LÀ.
Un jour de juillet dans l'Histoire ► événements historiques du mois.
Une plongée animée au coeur de l'Histoire de France, avec les événements marquants, faits mémorables, instants historiques ayant eu lieu un jour de juillet