
FAE
"Le président du Conseil, Édouard Daladier lance le 3 septembre 1939, un appel à la Nation :
« Françaises et Français !, Depuis le 1er septembre au lever du jour, la Pologne est victime de la plus brutale et de la plus cynique des agressions. Ses frontières ont été violées. Ses villes sont bombardées. Son armée résiste héroïquement à l’envahisseur. La responsabilité du sang répandu retombe entièrement sur le gouvernement hitlérien. Le sort de la paix était dans les mains de Hitler. Il a voulu la guerre ; La France et l’Angleterre ont multiplié leurs efforts pour sauver la paix. Elles ont fait ce matin encore une pressante intervention à Berlin pour adresser au gouvernement allemand un dernier appel à la raison et lui demander l’arrêt des hostilités et l’ouverture de négociations pacifiques. L’Allemagne nous a opposé un refus. Elle avait déjà refusé de répondre à tous les hommes de cœur dont la voix s’était élevée ces temps derniers en faveur de la paix dans le monde.
Elle veut donc la destruction de la Pologne afin de pouvoir assurer avec rapidité sa domination sur l’Europe et asservir la France. En nous dressant contre la plus effroyable des tyrannies, en faisant honneur à notre parole, nous luttons pour défendre notre terre, nos foyers, nos libertés. J’ai conscience d’avoir travaillé sans trêve ni répit contre la guerre jusqu’à la dernière minute. Je salue avec émotion et tendresse nos jeunes soldats, qui vont accomplir maintenant le devoir sacré que nous avons nous-même accompli. Ils peuvent avoir confiance dans leurs chefs, dignes de ceux qui ont déjà mené la France à la victoire.
La cause de la France se confond avec celle de la Justice. Elle est celle de toutes les nations pacifiques et libres. Elle sera victorieuse.
Français, Françaises ! Nous faisons la guerre parce qu’elle nous est imposée. Chacun de nous est à son poste sur le sol de France, sur cette terre de liberté où le respect de la dignité humaine trouve un de ses derniers refuges. Vous associerez tous vos efforts, dans un profond sentiment d’union et de fraternité, pour le salut de la Patrie. Vive la France. »
— Édouard Daladier, Appel à la Nation"
Misterprof-
3 septembre 1928 :
Alexander Fleming découvre la pénicilline.
De retour de vacances, le docteur Alexander Fleming (47 ans), retrouve son laboratoire de Saint-Mary's Hospital, à Londres.
Il constate que les boîtes où il faisait pousser des staphylocoques ont été envahies par des colonies cotonneuses d'un blanc verdâtre.
C'est qu'elles ont été contaminées par un champignon microscopique, le penicillium notatum, qu'utilisait son voisin de paillasse.
Avant de les jeter, Fleming y jette un coup d'œil et s'aperçoit qu'autour des colonies de champignons, ses staphylocoques ne se sont pas développés.
Il devine qu'une substance sécrétée par le champignon en est responsable et l'appelle aussitôt « pénicilline ».
Elle ne va d’abord servir qu'à isoler en laboratoire la bactérie B. influenzae, qui seule résiste à son action.
En 1936, à Oxford, le professeur Howard Walter Florey engage un biochimiste allemand de 30 ans qui a fui le nazisme, Ernst Boris Chain.
Ce dernier pressent l'intérêt de la pénicilline pour la santé humaine et, en mars 1940, réussit à en produire 100 milligrammes.
Le 25 mai 1940, Florey injecte une dose mortelle de streptocoques à huit souris.
Il en traite deux avec une injection de pénicilline et deux autres avec plusieurs injections répétées de pénicilline.
Au bout de dix heures, ces dernières survivent ainsi que l'une de celles qui ont reçu une seule dose.
L’équipe publie ses résultats mais l’information tombe à plat.
L'Angleterre est bombardée par l'aviation allemande et le public a d'autres préoccupations que les vertus de la pénicilline.
Florey s'embarque donc pour les États-Unis et entre en relation avec une entreprise de l'Illinois, spécialisée dans l'épuration des eaux usées par des bactéries spécialisées.
Un jour, une femme apporte au laboratoire de l'usine un melon recouvert d'une moisissure à l'aspect inhabituel.
Les chercheurs identifient la moisissure, qui a pour nom penicillium chrysogenum.
Et ils découvrent qu'elle produit 200 fois plus de pénicilline que la penicillium notatum.
Il devient dès lors possible de produire la pénicilline à l'échelle industrielle.
Les laboratoires américains Merck, Pfizer et Squibb se lancent dans l'aventure.
Première d'une nouvelle famille de médicaments qualifiés d'antibiotiques, la pénicilline va sauver de nombreux blessés sur le front.
Elle va ouvrir aussi la voie à la guérison de nombreuses maladies comme la tuberculose ou la syphilis.
On estime que les antibiotiques ont permis de prolonger d'une dizaine d'années l'espérance de vie des hommes.
Fleming a été anobli et, en 1945, a reçu le prix Nobel de physiologie-médecine avec Chain et Florey.

ANCOLIE67
2 septembre 1969 : Prémices du réseau internet
Les prémices du réseau Internet font une discrète apparition le 2 septembre 1969, pendant le week-end de la fête du Travail (premier lundi de septembre aux États-Unis). Il s'agit d'un projet financé par le Pentagone, sous le nom d'ARPAnet (Advanced research Projects Agency network) et destiné à mettre en relation des ordinateurs via le réseau téléphonique.
Un premier noeud est installé ce jour-là à l'UCLA (University of California Los Angeles), à Stanford (Californie) sur un mini-ordinateur Honeywell Model 516, de la taille d'un réfrigérateur, connecté à un unique terminal. Un mois plus tard, un deuxième noeud est installé au Stanford Research Institute (SRI) et connecté au premier par une ligne spécialisée de 50 Ko/s. Plusieurs transferts de données sont réalisés entre l'université de Los Angeles et le SRI durant le mois d'octobre 1969. La première trace documentée de cette connexion est datée du 29 octobre 1969.
On est encore loin de l'internet actuel. Celui-ci prend forme une dizaine d'années plus tard à Genève, dans un laboratoire public, le CERN.

lyvi
Le 2 septembre 1726 :
Secousses sismiques à Palerme
Un violent tremblement de terre a frappé la ville de Palerme, en Sicile, détruisant environ un quart de la cité.
On commença à sentir quelques secousses de tremblements de terre ; bientôt elles augmentèrent et continuèrent avec une violence extrême pendant 25 minutes.
Le quart de la ville en fut renversé, une rue entière du quartier de Sainte-Claire s’ouvrit subitement avec un bruit épouvantable, et il en sortit quantité de flammes entremêlées de pierres calcinées, et un torrent de soufre brûlant, qui réduisit tout le quartier en cendres en moins d’une demi-heure.
Le peuple se sauva dans la campagne malgré les instances du gouverneur qui voulut l’engager à éteindre le feu qui avait pris dans plusieurs endroits de la ville.
On fait monter le nombre des habitants enterrés sous les ruines à six mille, sans compter ceux qui ont péri dans le quartier de Sainte-Claire.
Cet événement historique a profondément marqué la ville, dont la vulnérabilité sismique a souvent été aggravée par la construction sur d'anciens lits de rivières ou des cavités souterraines.
Séismes à Palerme : Anatomie d'une fragilité
https://fr.italiani.it/terremoti-a-palermo-anatomia-di-una-fragilita/
Misterprof-
2 septembre 1666 :
Londres est ravagée par un Grand Incendie.
Le feu se déclenche dans l'arrière-boutique d'un boulanger londonien du nom de Faryner.
L'incendie s'étend très vite dans la rue Pudding Lane, près du pont de Londres.
Les maisons en bois enduites de poix favorisent sa propagation.
La capitale anglaise, qui compte à cette époque près de 500 000 habitants, est une métropole active et populeuse, à défaut d'être belle.
Elle se relève d'une épidémie de peste qui l'a touchée l'année précédente, en 1665, et provoqué 70 000 décès.
Comme le sinistre a déjà gagné plusieurs maisons, le maire de la ville, sir Thomas Bludworth, est alerté et se rend sur place mais il ne voit pas de raison de s'alarmer outre mesure et laisse les sauveteurs à leur travail. C'est alors que le feu gagne des entrepôts de chanvre et de poix situés à Thames Street, au bord de la Tamise.
L'embrasement de ces entrepôts accélère la propagation de l'incendie le long du fleuve et les sauveteurs sont très vite dépassés.
Dix mille maisons et près d'une centaine d'églises sont la proie des flammes.
La cathédrale Saint-Paul s'écroule sous le poids de sa charpente (elle sera ensuite reconstruite avec le dôme qu'on lui connaît).
Le roi Charles II Stuart se joint bientôt aux sauveteurs.
Des soldats entreprennent de faire sauter les maisons, rue par rue, pour mieux étouffer le feu.
Celui-ci s'éteint enfin au bout de six jours.
Grâce au sang-froid des habitants, il n'aura en définitive fait que huit victimes.
Mais la plus grande partie de la capitale est à reconstruire et 100 000 personnes sont sans abri.
Une colonne commémorant l'événement s'élève aujourd'hui sur les lieux de l'incendie.
Les Londoniens l'appellent tout simplement « The Monument ».

lyvi
Le 1er septembre 1923
Un séisme d'une magnitude de 7,9, connu sous le nom de séisme du Kantō, a frappé la plaine du Kantō au Japon à 11h58, détruisant en grande partie Tokyo et Yokohama.
Cette catastrophe est l'une des plus meurtrières de l'histoire du pays
On estime entre 100 000 et 142 000 le nombre de morts et disparus, en grande partie en raison des violents incendies et des tempêtes de feu qui ont suivi les secousses.
Tokyo a été détruite à près de 70 % et Yokohama à 85 %, laissant des millions de personnes sans abri.
Le 1er septembre est aujourd'hui commémoré chaque année au Japon comme la Journée de prévention des catastrophes.

ANCOLIE67
François Mauriac, né le 11 octobre 1885 à Bordeaux et mort le 1er septembre 1970 à Paris, est un écrivain français.
Lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française en 1926, il est élu membre de l'Académie française au fauteuil no 22 en 1933. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1952].
Charles François Mauriac naît le 11 octobre 1885 dans la maison familiale du 86, rue du Pas-Saint-Georges à Bordeaux[2],[3]. Il est le dernier d'une fratrie composée d'une sœur aînée, Germaine (1878-1974), et de trois frères, Raymond (1880-1960), Jean (1881-1945) et Pierre (1882-1963).
Son père, Jean-Paul Mauriac (né le 22 mai 1850 à Saint-Pierre-d'Aurillac) est un marchand de bois merrain, banquier et propriétaire terrien dans les Landes de Gascogne, qui avait le goût des lettres mais qui, en sa qualité d'aîné, fut dirigé vers les affaires. Il a épousé à Bordeaux, le 14 janvier 1878, Marguerite Marie Claire Coiffard (née le 14 novembre 1853 à Bordeaux), héritière d'une famille du négoce bordelais[4],[5]. Il meurt prématurément le 11 juin 1887 à Bordeaux à 37 ans des suites d'un « abcès au cerveau »[2],[5]. Marguerite Mauriac meurt le 24 juin 1929 à Lanton.
Orphelin de père à vingt mois, François Mauriac vit toute son enfance très entouré par une mère catholique très pratiquante – dont il est le fils préféré et celui qui gère toutes les affaires familiales –, par sa grand-mère Irma Coiffard (née Abribat) et sous le tutorat de son oncle, Louis Mauriac, magistrat (seul frère, cadet, de son père)[4]. N'ayant pas connu son père, il en interpréta les sentiments profondément laïcs et républicains comme contrepoids au formalisme religieux maternel[6].
François Mauriac apprend à lire et à écrire rue du Mirail, chez la sœur Adrienne, avec Martial-Piéchaud, son plus vieil ami bordelais[7]. Il fait à partir de 1892 ses études primaires puis secondaires chez les Marianistes de l'institution Sainte-Marie Grand-Lebrun à Caudéran[8], où il fera la rencontre d'un ami d'une vie, André Lacaze[].
Outre les divers logements que la famille occupe à Bordeaux, son adolescence est marquée par plusieurs lieux girondins qui tous, marqueront profondément son œuvre : Gradignan où sa grand-mère Irma possède le « Château-Lange »[10], les Landes de Gascogne autour de Langon, Verdelais et surtout l'été à Saint-Symphorien, tous ces bourgs dominés par la bourgeoisie viticole ou ayant fait fortune dans l'exploitation forestière, au climat lourd de secrets étouffés qu'il peindra dans la plupart de ses romans.
Après avoir écrit, dans son enfance, de petits textes et poèmes, il compose à treize ans sa première réelle œuvre, un mélodrame de jeunesse intitulé Va-t'en ![11], dédié à sa sœur Germaine[12].
La mort de sa grand-mère Irma en 1902 est un profond choc pour l'adolescent. Il constate la profonde hypocrisie de sa famille religieuse et bourgeoise qui se partage déjà l'héritage à côté de l'agonisante[13],[5].
François Mauriac rate la seconde partie du baccalauréat de philosophie et doit redoubler, préférant refaire une année au lycée public de Bordeaux[]. Dans cet établissement, il a notamment pour professeur Marcel Drouin, beau-frère d'André Gide, qui lui fait découvrir les textes de Paul Claudel, Francis Jammes, Henri de Régnier, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, Colette et André Gide (notamment L'Immoraliste et Les Nourritures terrestres qui le marqueront), tous proscrits dans sa famille et chez les pères, finissant ainsi de constituer son corpus littéraire personnel[]. Il découvre également à cette époque les textes et idées de Maurice Barrès qui marqueront sa jeunesse].
En 1952, l'année où paraît son roman Galigaï, François Mauriac reçoit le prix Nobel de littérature pour « la profonde imprégnation spirituelle et l'intensité artistique avec laquelle ses romans ont pénétré le drame de la vie humaine »[41]. Des rumeurs ont affirmé à partir d'octobre que le Prix pourrait être partagé entre lui et Graham Greene et il est prêt à y renoncer si c'est le cas[42]. Son fils Jean Mauriac, journaliste politique à l'Agence France-Presse, qui suit de Gaulle l'a informé de cette rumeur[42]. En allant chercher son prix le 9 décembre, il est accueilli en Suède par un diplomate français qui l'informe des émeutes des 7 et 8 décembre 1952 à Casablanca[43]. Cet événement choque Mauriac, qui a été approché peu avant par des libéraux du Maroc comme Robert Barrat[43]. Avec Patrice Blaque-Belair, ce dernier l'invite, avec les étudiants marocains[44] parmi lesquels les futurs ministres Ahmed Alaoui et Taïbi Benhima, au pèlerinage annuel des étudiants parisiens à Chartres, où il est acclamé[44], pour son éditorial du 13 janvier 1953 dans Le Figaro dénonçant la situation au Maroc.
François Mauriac meurt le 1er septembre 1970 en son domicile au no 38 avenue Théophile-Gautier dans le 16e arrondissement de Paris[46]. Ses funérailles se tiennent le 5 septembre à la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence, en plus de la famille, du président Georges Pompidou, du Premier ministre Jacques Chaban-Delmas et d'André Malraux[47]. Il est ensuite inhumé au cimetière de Vémars (Val-d'Oise)[48].
Dans une féroce lettre ouverte de 1964, Roger Peyrefitte avait accusé Mauriac d'être un homosexuel refoulé et l'avait traité de Tartuffe. Mauriac, éconduit par Jean Cocteau dans leur jeunesse, avait insulté par une phrase lapidaire la mémoire de Cocteau à son décès en octobre 1963. Peyreffite écrit : « […] vous avez fait votre apparition dans le monde. Sous les auspices du marquis d'Argenson. […] Ce furent alors des voyages en Italie, avec le directeur de cette revue, fameux par son fond de teint et sa perruque. Il conserve, au-dessus de son lit, un portrait de vos belles années où votre poitrine, dans le décolleté de la chemise, est nue jusqu'au nombril. » (Revue Arts, 1er mai 1964.)
Cette attirance a été évoquée par Daniel Guérin dans une interview publiée dans le livre de Gilles Barbedette et Michel Carassou, Paris gay 1925, publié en 1981 aux Presses de la Renaissance, se fondant sur la correspondance qu'il avait reçue de Mauriac, conservée à la Contemporaine, bien que Mauriac ait souhaité la récupérer et la détruire.
En 2001, Françoise Giroud, cofondatrice de L'Express, hebdomadaire qui avait engagé François Mauriac en novembre 1953, écrit : « Ce vieux monsieur avait un petit défaut : il ne supportait pas les femmes avant qu'elles aient atteint l'âge canonique, après quoi il les trouvait bien vilaines » et constate : « Ce vieux monsieur délicieux aimait les garçons. C'était éclatant dès qu'il posait les yeux sur Jean-Jacques Servan-Schreiber : il était amoureux.
Ses œuvres complètes ont été publiées chez Fayard en douze volumes entre 1950 et 1956[49]. Une édition complète de ses œuvres romanesques et théâtrales a été éditée dans la collection de la Bibliothèque de la Pléiade, en quatre volumes, parus entre 1978 et 1985[50] ; elle est suivie en 1990 d'une édition de ses œuvres autobiographiques.
Claude Mauriac et Jean Mauriac, ses fils, et Anne Wiazemsky, sa petite-fille, sont aussi écrivains. Luce Mauriac, sa fille, a publié un roman en 2008.
Misterprof-
1er septembre 1651 :
Robinson Crusoé s'embarque pour 28 ans d' aventure.
C'est du moins ce que raconte Daniel Defoe dans son roman paru le 25 avril 1719.
L'histoire s'inspire d'une situation assez fréquente à la grande époque de la marine à voile et de la piraterie, celle d'un marin abandonné par son capitaine sur une île déserte pour cause de désobéissance.
Sous le titre original : The Life and Strange Surprizing Adventures of Robinson Crusoe, l'ouvrage est considéré comme le premier roman d'aventures jamais écrit.
Il est traduit en français dès l'année suivant sa publication et, depuis lors, trône parmi les grands succès de la littérature mondiale.
Le marin qui inspira Daniel Defoe s'appelle Alexander Selkirk.
À 30 ans, il est recueilli par le capitaine Woodes Roger à bord du Duc le 2 février 1709 et raconte quatre ans plus tard ses aventures.
Daniel Defoe en tirera l'histoire de son héros sans jamais avoir rencontré l'auteur.
Fils d'un tanneur écossais, Alexander Selkirk choisit de prendre la mer.
Navigant dans l'océan Pacifique en 1704 en qualité de second sur le Cinq-Ports, il se plaint de l'état du navire et s'oppose à son capitaine sur l'opportunité de poursuivre la route.
Il demande de lui-même à être abandonné sur un îlot inconnu à 600 kilomètres du Chili (finalement, ledit voilier s'échouera sur la côte péruvienne, ne laissant que huit rescapés aussitôt emprisonnés par les autorités locales).
L'îlot sur lequel se retrouve Selkirk est un rocher escarpé à la végétation luxuriante qui culmine à 900 mètres. Il est habité par des milliers de chèvres mais aussi des chats, les uns et les autres abandonnées par de précédents naufragés, ainsi que des phoques.
S'accommodant non sans mal de la solitude, Selkirk aménage de ses mains une cabane et apprend à tirer des chèvres l'essentiel de sa nourriture, ainsi que ses vêtements.
Il s'occupe l'esprit en lisant la Bible et récite à haute voix ses prières pour ne pas perdre l'usage de la parole.
Un jour, un vaisseau accoste sur l'îlot mais il s'agit d'Espagnols et ces ennemis acharnés des Britanniques prennent en chasse le malheureux ermite qui finalement leur échappe.
Après plus de quatre ans de solitude forcée, Selkirk est enfin libéré par un équipage de compatriotes envoyé à sa recherche par son ancien employeur, le capitaine William Dampier.
Il va rapidement réapprendre les usages sociaux et se mettre en ménage.
Reprenant la mer comme quartier-maître, il mourra en pleine mer en 1721, deux ans après la parution de Robinson Crusoé.

lyvi
Le 31 août 1867 :
Mort du poète Charles Baudelaire
« Vous créez un frisson nouveau » écrivait le 6 octobre 1859 Hugo à Baudelaire, orphelin de père à 6 ans, poète dont l’oeuvre fut inséparable de sa vie, côtoyant la misère et faisant voeu de dandysme en vue d’ôter à l’amour son caractère de « répugnante utilité » pour le réduire à n’être plus qu’ « un caprice brûlant ou rêveur »
delphinium29
C'est arrivé un 31 aout .................
31 août 1794
A Vaugirard, dans la plaine de Grenelle, la poudrière explose, faisant plus de 1000 morts parmi les employés et la population voisine, sans compter les dégâts considérables aux alentours, par exemple au couvent des Visitandines de Chaillot.Couvent-de-Chaillot..
L’explosion de la poudrerie de Grenelle est une catastrophe industrielle française survenue le 14 fructidor an II (31 août 1794) à Paris dans le château de Grenelle. Le bâtiment était devenu depuis quelques mois une poudrerie, destinée à produire la poudre noire explosive dont ont besoin les armées révolutionnaires.
Cet évènement est considéré comme le « premier grand accident industriel » survenu en France.
La catastrophe
Le 14 fructidor an II (31 août 1794)[6], à 7 h 15[3], le contenu du magasin d'entreposage de la poudrière explose, soit trente à cent cinquante tonnes de poudre[3]. Trois fortes détonations sont entendues, et une immense colonne de fumée se déploie, visible de tout Paris.
Le son de l'explosion est perçu jusqu'à Fontainebleau[3].
La veille de la catastrophe, environ vingt-trois tonnes de poudres avaient été extraites de la poudrière et envoyées aux frontières. Deux jours plus tôt, on en avait expédié plus de quarante-six tonnes. Jamais la poudrerie n'avait contenu aussi peu de poudre qu'au moment de l'explosion[3].
Une partie seulement du dépôt a explosé : les stocks restants de poudre, de soufre et de salpêtre sont aussitôt mis en sûreté à Meudon[3].
L'explosion provoque la mort d'environ un millier d'ouvriers et employés de la poudrerie, et d'habitants du voisinage. Les dégâts aux alentours sont considérables[3], comme la destruction du couvent des Visitandines de Chaillot, abandonné depuis le début de la Révolution.
Ce nombre de mille morts est avancé par Chaptal lui-même, alors directeur de l'Agence révolutionnaire des poudres. On parle même de 1 500 morts à l'étranger pour nuire à la France. Cependant, en s'appuyant sur l'étude des dossiers d'indemnisation, qui ne relèvent officiellement que 536 morts, on peut estimer le nombre de victimes à 1 360 (dont moins de la moitié de morts).
Le souffle de l'explosion provoque la destruction de nombreuses vitres, et anéantit un grand nombre de vitraux d'églises dans la capitale : presque toutes les églises de Paris sont affectées, y compris sur la rive droite. Jacques Hillairet rapporte que le grand orgue de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois est endommagé et que l'explosion est entendue par Marie-Thérèse de France, détenue à la prison du Temple[8].
À la suite de cette catastrophe, la prise de conscience des risques induits par les activités de nature industrielle contribue au fondement de la réglementation française sur les établissements dangereux par le décret impérial de 1810[3],[9].
Selon l'universitaire Thomas Le Roux, il s'agit « de l'accident industriel le plus meurtrier de l'histoire de France (Courrières mis à part) et sans aucun doute son premier véritable accident technologique »[7],[10].