

lyvi
Le 6 septembre 1492 :
Christophe Colomb part des Canaries pour la découverte du Nouveau Monde
Le 3 août, Christophe Colomb quittait l’Espagne pour aller à la découverte du Nouveau Monde.
Il cingla droit aux Canaries, et y arriva sans aucun événement, qui dans toute autre circonstance fût digne d’être remarqué ; mais dans un voyage dont les suites devaient être si intéressantes, tout mérite attention : le gouvernail de la Pinta se rompit le deuxième jour de la route ; cet accident alarma les équipages, aussi superstitieux que peu habiles à réparer cet accident, et fut regardé comme un augure assuré du mauvais succès de l’expédition.
D’ailleurs, dans le court trajet d’Espagne aux Canaries, on éprouva que les navires étaient si mauvais et si mal en ordre, qu’on jugea qu’ils résisteraient difficilement à une navigation longue et dangereuse.
Colomb les fit rétablir de son mieux ; et ayant embarqué des provisions fraîches, il partit de Gomère, l’une des plus occidentales des Canaries, le sixième jour de septembre.
Misterprof-
6 septembre 2009 :
Décès du comédien Sim.
Né le 21 juillet 1926 à Cauterets (Hautes-Pyrénées), Simon Berryer est un acteur, humoriste, chanteur, parolier et écrivain français.
Il est le fils d'Henri Berryer et de Marie-Thérèse Bonnemazou.
À l'époque de la naissance de Sim, son père était électricien du réalisateur Abel Gance et tournait les raccords du film Napoléon.
La famille s'installe à Paris dans un petit appartement du cinquième arrondissement, rue du Fer-à-Moulin, où Simon passe la première partie de son enfance.
Très tôt, son oncle d'origine russe travaillant à la maison Synchro-Standard l'emmène voir les premiers films parlants, qui vont le marquer toute sa vie.
En 1936, la famille Berryer s'installe à Nantes.
Le père de Sim trouve alors un emploi de technicien au cinéma Le Majestic, place René-Bouhier.
À l'âge de onze ans (ou quatorze selon les sources), il crée une compagnie de comédiens connue sous le nom de « Sim-Art » et qui se produit devant une arche ensablée de l'Erdre récemment comblée en guise de décor.
En 1939, avec son copain Jojo, Sim obtient son tout premier cachet en remportant un concours de grimaces organisé le 15 août à Saint-Julien-de-Concelles.
À l'âge de quatorze ans et durant deux mois, la bande de la « Sim-Art » joue des sketchs dans une cave grâce à des fausses attestations de leurs parents pour justifier leur absence du lycée.
Le jeune Simon suit alors ses études au collège technique De Launay, l'actuel lycée Leloup-Bouhier de Nantes.
En 1941, les parents de Sim reprennent l'exploitation du cinéma L'Éden, dans la petite ville d'Ancenis.
La famille quitte Nantes pour s'y installer en 1942 et exploite le cinéma jusqu'en 1946.
Sim poursuit alors sa scolarité au lycée Joubert d'Ancenis et travaille comme opérateur dans le cinéma familial.
En 1946, la famille Berryer cesse son activité à Ancenis pour prendre la gestion d'une maison de sous-distribution de films à Rennes, sans succès.
Les parents Berryer rentrent à Ancenis tandis que Sim, désormais marié, reste employé comme opérateur au cinéma Le Royal à Rennes.
L'établissement présentant également des spectacles de music-hall, Sim admire les grands artistes de l'époque (Piaf, Montand, Salvador, Chevalier, Bourvil, etc.) et exerce son talent d'amuseur, seul, après les spectacles.
Il décroche un contrat de chanteur humoristique pour une salle de bal.
Il est repéré par Étienne Perrin avec qui il monte un numéro de clown Etty et Balta.
À partir de 1953, il présente un tour de chant comique dans des cabarets parisiens, souvent en travesti, comme chez Madame Arthur à Montmartre.
Il travaille aussi au Crazy Horse Saloon comme dresseur de tétons afin de faire pointer les seins des filles. Cette époque de sa carrière sera évoquée dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! de Michel Audiard, où il incarne un éducateur d'enfants obligé de se travestir en « Libellule » pour payer des colonies de vacances à des orphelins de banlieue.
Dans les années 1960, il fait partie de l'équipe animant les émissions télévisées pour la jeunesse organisées le jeudi après-midi par Jean Nohain, puis interprète la « baronne de la Tronche-en-Biais » dans une émission de Guy Lux.
Il participe à plusieurs feuilletons télévisés, ainsi que, dans les années 1970, avec l'humoriste Édouard Caillau, à des duos de chansons et des sketchs comiques pour Chansons à la carte sur la RTBF.
Sim incarne toujours son personnage de la « baronne de la tronche en biais », qui lui permet en particulier de mettre à profit la grande plasticité de son visage.
En France, il intervient régulièrement pour de courts sketches comiques, souvent déguisé, dans les émissions de Guy Lux.
Les années 1970 sont pour lui les plus riches cinématographiquement.
En 1974, il fait une apparition remarquée dans un épisode de Les Saintes Chéries, où il interprète un inspecteur des impôts bègue dont les mimiques provoquent le fou rire de Daniel Gélin.
Sim participe aussi à l'émission radiophonique (et plus tard télévisée) des Grosses Têtes, dès sa création en 1977, ainsi qu'au jeu télévisé L'Académie des neuf dont il est un invité régulier.
En 1981, il joue face à Romain Bouteille dans un remake de la comédie musicale policière Les Rats de cave, réalisée pour France 3 par Jean-Claude Morin.
En 1983, une nouvelle inédite qu'il a écrite quelques années plus tôt, Le Brin de muguet, est adaptée pour France 3 par Marie-France Briselance et réalisée également par J.-C. Morin.
Sim y tient le rôle d'un marin pêcheur, amoureux transi de l'épouse d'un collègue (jouée par France Dougnac) réussissant impunément un crime parfait.
C'était son premier rôle tragique.
En 1990, il joue dans le film italien La voce della luna de Federico Fellini, à la demande de celui-ci.
Il participe à la rédaction de scénarios pour la série Louis la Brocante, dans laquelle il joue, en outre, le rôle de Théodore de Montalenvert dans plusieurs épisodes.
Il meurt le dimanche 6 septembre 2009, à l'âge de 83 ans, d'une embolie pulmonaire, à l'hôpital intercommunal Bonnet de Fréjus, où il avait été hospitalisé quelques jours auparavant pour une pneumonie.
Ses obsèques ont lieu le 11 septembre 2009 en l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Roquebrune-sur-Argens (Var), commune où il résidait depuis neuf ans et où il est inhumé, après son incinération à Vidauban.
En plus de sa femme Marie-Claude et de sa fille Laurence, de nombreuses personnalités du spectacle, dont Victor Lanoux, Jacques Balutin, Évelyne Buyle, Philippe Bouvard, Pierre Sisser, Danielle Moreau étaient présentes à la cérémonie, célébrée par le père Jérôme Renard.
delphinium29
c'est arrivé un 6 septembre ...................
6 septembre 1683 : Mort de Colbert
Considéré comme l’archétype de grand commis scrupuleusement dévoué à l’État, l’homme qui mit fin à l’ascension de Nicolas Fouquet reste encore l’une des personnalités marquantes du Grand Siècle, puisqu’il resta plus de vingt-deux années au service du Roi Soleil.
J-B. Colbert .........
Né en 1619 dans une famille de la bourgeoisie drapière rémoise, fait d’abord ses études à l’Université de Paris en Droit.
Il démarre sa carrière chez un banquier de Lyon, puis comme clerc de notaire. A la fin de la Guerre de Trente Ans, on le retrouve comme Commissaire aux Armées. C’est là qu’il rencontre Michel le Tellier en 1645, le très bon Secrétaire d’État à la Guerre de la Régence. Le Tellier le présente alors au Cardinal Mazarin qui le prend à son service pour administrer sa fortune. Le Cardinal apprécie très vite les compétences gestionnaires et la loyauté de ce bourgeois de province.
Colbert, personnage froid (Madame de Sévigné le surnomme avec mépris « le Nord ») peu flamboyant préférant les registres de comptes aux productions artistiques se heurte très vite au Surintendant Nicolas Fouquet envers lequel il nourrit une féroce détestation. S’il a scrupuleusement fermé les yeux sur les détournements d’argent effectués par Mazarin, Colbert dénonce sans détour la mauvaise gestion des Finances du Royaume et les fraudes commises par Fouquet.
Après la mort de Mazarin, Colbert est nommé Intendant ce qui lui permet d’approcher Louis XIV et de gagner sa confiance. Confiance qui ne faillira jamais jusqu’à la mort de Colbert.
En 1661, malgré l’important réseau et les protections dont le très puissant Surintendant des Finances (voir l’article consacré à l’arrestation de N.Fouquet), Colbert manœuvre habilement et convainc Louis XIV de se débarrasser de Fouquet. Celui-ci est donc arrêté à Nantes le 5 septembre 1661 par d’Artagnan et enfermé à Angers. C’est Colbert qui organise lui-même le long procès marqué par des pressions sur les témoins et l’implacabilité de Pierre Séguier.
Après la destitution de Fouquet, Louis XIV nomme Colbert Contrôleur Général des Finances du Royaume (la charge de Surintendant étant supprimée), ce qui fait de l’ancien administrateur des Finances de Mazarin le second personnage de l’État. Signe de la confiance que lui accorde le Roi, les deux hommes s’entretiennent cinq fois par semaines pour discuter des affaires de l’État.
S’il n’a pas rang de Ministre, Colbert a cependant en charge l’administration risquée des Finances, du Commerce, la Marine, de la Surintendance des Bâtiments et des Arts et Manufactures.
La première mission de Colbert est d’assainir et de remettre de l’ordre dans les Finances. En dépit des limites causées par l’enchevêtrement des circonscriptions administratives et les coutumes de Province, Colbert s’évertue à rationaliser le système fiscal français avec la création de la Ferme Générale et tente de réformer la Taille. Seulement, ces initiatives échouent et après lors du déclenchement de la Guerre de Hollande en 1672, l’État est forcé de recourir aux emprunts, alors que Colbert s’était évertué à maintenir un budget équilibré sinon excédentaire.
Le Contrôleur Général des Finances comprend qu’il faut donner à la France une véritable industrie, encouragée est contrôlée par l’État. Sa politique mercantiliste (appelée plus tard colbertiste) se caractérise par la hausse des tarifs douaniers, la surveillance des Corporations (institutions quadricentenaires datant de Saint-Louis) et la fondation de Manufactures Royales. Les plus célèbres sont Sèvres (céramiques), Saint-Gobain (verrerie, fondée à l’aide d’artisans verriers vénitiens) et les Gobelins (Tapisseries, avec l’apport du savoir-faire d’artisans de Hollande).
Le troisième axe de sa politique est d’étendre l’influence commerciale de la France dans le monde. Reprenant la politique de Richelieu pour l’Amérique, Colbert encourage vivement l’implantation de colons en Nouvelle-France (Québec). En 1664, il fonde la Compagnie des Indes Orientales, dotée d’un capital de 8,8 millions de Livres. Si cette compagnie va rencontre un succès certain dans ses premières années, les Guerres de Hollandes viendront mettre à mal son fonctionnement.
En politique internationale, Colbert veut mettre fin à la puissance du commerce hollandais dans l’Atlantique et dans la Manche. Cela conduit donc Louis XIV à envahir la Hollande en 1672.
C’est enfin Colbert qui s’emploie à légiférer sur l’administration des colonies des Antilles et particulièrement sur le traitement des esclaves. Cela aboutira à la rédaction du Code Noir, institué après sa mort en 1685, par son fils Colbert de Seignelay.
Enfin, Jean-Baptiste Colbert contribue à l’embellissement de Paris avec l’aménagement de l’Église de Saint-Eustache à laquelle il est très attaché et fait bâtir le siège de l’Académie Royale créée par Richelieu. Soucieux tout comme Louis XIV de de promouvoir la grandeur culturelle de la France, il fonde l’Académie des Sciences, l’Académie Royale de Musique, l’Académie des Belles Lettres, et l’Académie de Peinture et de Sculpture. Enfin, il dirige le financement des travaux du château de Versailles mais n’a de cesse d’avertir Louis XIV sur leur coût astronomique.C’est justement peu de temps après que Louis XIV eut définitivement fait installer sa cour à Versailles que Colbert s’éteint le 6 septembre 1683. Claude Le Peletier de Morfontaine Seigneur d’Ablon, alors Prévôt de Paris, prend sa succession en tant que Contrôleur Général des Finances.
Jean-Baptiste Colbert repose toujours aujourd’hui en l’Église Saint-Eustache à Paris.

ANCOLIE67
Charles Péguy, né le 7 janvier 1873 à Orléans (Loiret)], mort pour la France[2] le 5 septembre 1914 à Villeroy[3] (Seine-et-Marne)] durant la Première Guerre mondiale lors de la bataille de l'Ourcq, est un écrivain, poète, essayiste et officier de réserve français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Baudouin, Jacques Daube, Pierre Deloire et Jacques Lantier].
Intellectuel engagé, Péguy est un militant socialiste libertaire], anticlérical, puis dreyfusard. Il se rapproche à partir de 1908 du catholicisme] et compose des mystères et des poèmes d'inspiration religieuse comme La Tapisserie de Notre-Dame (1913).
Disciple des « hussards noirs de la république » (expression dont il est l'auteur), défenseur de la « mystique républicaine », il est l'auteur d'essais comme Notre Jeunesse (1910) ou L'Argent (1913) où il exprime ses préoccupations sociales et son rejet de l'âge moderne et de ses conventions.
Le 28 octobre 1897, il épouse civilement Charlotte-Françoise Baudouin (1879-1963), sœur de Marcel Baudouin, un de ses proches amis décédé en juillet 1896, et s'installe avec elle au 7, rue de l'Estrapade (aujourd'hui no 21, rue des Fossés-Saint-Jacques). Ils ont quatre enfants : Marcel (1898-1972), Germaine (1901-2001), Pierre (1903-1941) et Charles-Pierre (1915-2005). Le 30 octobre 1897, il est promu sous-lieutenant de réserve[40]. Un an plus tard, il fonde, près de la Sorbonne, la librairie Bellais, qui sert de quartier général au mouvement dreyfusiste ; son échec à l'agrégation de philosophie l'éloigne définitivement de l'université. À la même époque, il écrit dans la Revue blanche[41].
Cependant, dès 1900, après la quasi-faillite de sa librairie, il se détache de ses associés Lucien Herr et Léon Blum et fonde dans la foulée les Cahiers de la Quinzaine, au 8, rue de la Sorbonne, revue destinée à publier ses propres œuvres et à faire découvrir de nouveaux écrivains. Romain Rolland, Julien Benda, Georges Sorel, Daniel Halévy et André Suarès y contribuent. Le premier numéro paraît le 5 janvier 1900, tiré à mille trois cents exemplaires ; en quatorze années d'existence et deux cent vingt-neuf Cahiers à parution relativement irrégulière, la revue ne dépasse jamais les mille quatre cents abonnés, et sa survie reste toujours précaire. Il fut un farouche défenseur de la cause arménienne, lors des massacres qui préludèrent au génocide[42].
En politique, après sa « conversion »[43] au socialisme, Péguy soutient longtemps Jean Jaurès[44], avant qu'il n'en vienne à considérer ce dernier, à cause de son pacifisme, comme un traître à la nation[45] et à sa vision du socialisme : car pour Péguy, « le parti politique socialiste est entièrement composé de bourgeois intellectuels. Ce sont eux qui ont inventé le sabotage et la double désertion, la désertion du travail, la désertion de l'outil. Pour ne point parler ici de la désertion militaire. […] Ce sont eux qui ont fait croire au peuple que c'était cela le socialisme et que c'était cela la révolution »[46],[47]. Dans l'immédiate avant-guerre et le climat de fièvre d'une revanche longtemps espérée sur l'Allemagne, il écrit dans le Petit Journal daté du 22 juin 1913 : « Dès la déclaration de guerre, la première chose que nous ferons sera de fusiller Jaurès. Nous ne laisserons pas derrière nous un traître pour nous poignarder dans le dos »[
Péguy, disciple de Bergson dès 1898, quand le philosophe fut nommé maître de conférences à l'École normale supérieure, exprima ensuite son enthousiasme d'auditeur des leçons de ce maître au Collège de France. C'est que très tôt, Péguy avait pressenti l'affinité de la philosophie bergsonienne avec la spiritualité chrétienne, que Bergson explicitera en 1932 dans Les Deux sources de la morale et de la religion. Il écrit à Bergson, dès le 2 mars 1914 : « C'est vous qui avez rouvert en ce pays les sources de la vie spirituelle[50] ». Bien que mise à l'Index en juin 1914 par l'Église catholique et sévèrement critiquée par Jacques Maritain[Note 3], la philosophie bergsonienne du « mouvant » avait de quoi profondément séduire Péguy[51]. Dans sa Note conjointe, il traduit en termes littéraires, notamment la notion — si centrale dans cette philosophie — de la durée :
« Quand Bergson oppose le tout fait au se faisant[Note 4] […] il fait une opposition, il reconnaît une contrariété métaphysique de l'ordre même de la durée et portant sur l'opposition, sur la contrariété profonde, essentielle, métaphysique du présent au futur et du présent au passé. C'est une distinction de l'ordre de la métaphysique. C'est cette profonde et capitale idée bergsonienne que le présent, le passé, le futur ne sont pas du temps seulement mais l'être même[Note 5]. Qu'ils ne sont pas seulement chronologiques. Que le futur n'est pas seulement du passé pour plus tard. Que le passé n'est pas seulement de l'ancien futur, du futur de dedans le temps. Mais que la création, à mesure qu'elle passe, qu'elle descend, qu'elle tombe du futur au passé par le ministère, par l'accomplissement du présent ne change pas seulement de date, qu'elle change d'être. Qu'elle ne change pas seulement de calendrier, qu'elle change de nature. Que le passage par le présent est le revêtement d'un autre être. Que c'est le dévêtement de la liberté et le revêtement de la mémoire. »
Son retour au catholicisme, dont il avait été nourri durant son enfance, a eu lieu entre 1907 et 1908[55],[Note 6]. Il confie en septembre 1908 à son ami Joseph Lotte : « Je ne t'ai pas tout dit… J'ai retrouvé la foi… Je suis catholique… »[56] Cependant, son entourage remarquait depuis quelques années déjà ses inclinations mystiques ; ainsi, les frères Jean et Jérôme Tharaud se souviennent l'avoir fait pleurer en racontant les miracles de la Vierge, à Noël en 1902[57]. Une confidence à demi-mot de Péguy[58] laisse à penser que sa conversion intervint à la suite d'une lecture de l'Évangile de la Passion selon saint Matthieu[59]. Le 16 janvier 1910 paraît Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, qui s'inscrit clairement dans la perspective d'une méditation catholique et manifeste publiquement sa conversion. Plutôt que par le mot conversion qui sous-entendrait un rejet de sa vie passée, c'est par « un approfondissement du cœur » que Péguy retrouve la foi. Approfondissement qu'il exprime ainsi : « Ce n’est nullement par un rebroussement que nous avons trouvé la voie de chrétienté. Nous ne l’avons pas trouvée en revenant. Nous l’avons trouvée au bout. C’est pour cela que nous ne renierons jamais un atome de notre passé ». La réaction du public catholique au Mystère de la charité de Jeanne d'Arc est plutôt méfiante, même si L'Amitié de France et La Croix font une critique élogieuse de l'ouvrage. Son intransigeance et son caractère passionné le rendent suspect à la fois aux yeux de l'Église, dont il attaque l'autoritarisme et l'orientation bourgeoise, et aux yeux des socialistes, dont il dénonce l'anticléricalisme ou, un peu plus tard, le pacifisme, pour lui inopérant et, qui plus est, à contre-sens, quand l'Allemagne redevient menaçante.
À partir de 1911, Péguy qui est au tournant de la quarantaine, fait l'expérience des déceptions et des critiques des milieux académiques après les remous provoqués par l'essai polémique contre Fernand Laudet[Note 7]. La passion amoureuse qu'il éprouve pour Blanche Raphaël est sans espoir et seul l'art lui permet d'en exprimer secrètement la douleur. Son pessimisme et sa détresse sont immenses, comme en témoigne son ami Daniel Halévy : « Ah, lui dit un jour Péguy, je ne savais pas que c'était ça la vie ! » Cet aveu de désespoir est suivi d'une frénésie de travail, moyen pour lui de tenter de lui échapper : « Je travaille tout le temps, tous les jours, je me sauve ainsi de descendre plus profondément », écrit-il le 4 août 1911 à son ami Charles Lucas de Pesloüan[Note 8]. Rédigés entre l'automne 1911 et le printemps 1912, les Quatrains, envahis de visions sanglantes, sont à la fois une imploration et le poème de ce désespoir[60]. Au milieu de ces difficultés, s'ajoute en 1912, l'inquiétude provoquée par la paratyphoïde de Pierre, son second fils ; Péguy fait alors le vœu de se rendre en pèlerinage solitaire à Chartres, du 14 au 17 juin, parcourant 144 km en trois jours. Alain-Fournier l'accompagne sur une partie du chemin[61]. « J'ai fait un pèlerinage à Chartres. Je suis Beauceron, Chartres est ma cathédrale », avoue-t-il à son ami Joseph Lotte, ajoutant : « Notre Dame m'a sauvé du désespoir »[62]. C’est ce pèlerinage qui, par la suite, inspira les pèlerinages de Chartres. Il fait à nouveau ce pèlerinage en 1913, du 25 au 28 juillet. Il écrit : « … J'ai tant souffert et tant prié… Mais j'ai des trésors de grâce, une surabondance de grâce inconcevable… »[63]. Vivant dans une situation maritale incompatible avec la foi catholique, notamment du fait de son épouse qui refuse le mariage religieux, il ne pourra jamais communier[64]. Pourtant, Péguy n'a pas retrouvé la joie, mais seulement une sérénité précaire qui n'empêche ni regret ni mélancolie. Il n'aurait reçu le sacrement de l'Eucharistie qu'un mois avant sa mort, le 15 août 1914, à Loupmont, alors qu'il était sous l'uniforme.
Mais Péguy c'est aussi un style. Il fait de l'écriture une source d'accomplissement et de construction d’une personnalité singulière. Il vise en profondeur ce qu'il y a de plus personnel en chacun de nous et qui relève moins de la recherche du sens que de la quête d'une voix et d'une énergie personnelles : « c'est le ton et la matière qui fait l'œuvre, infiniment plus que le sens » dit-il lui-même dans son essai sur l'histoire Clio[86]. Au-delà des mots, au-delà des idées, au-delà des sons et du sens, il cherche à établir un style qui lui est propre et qui traduit l’humanité particulière qui l'anime. Dans Personnalités, il en donne même la définition : « Plus que la figure du corps, plus que le geste, plus que la démarche, plus que l'aspect, plus que la forme des corps, plus que les traits du visage, plus que le regard des yeux, plus que le son de la voix, plus que le ton de l'éloquence, plus que le verbe, plus que la parole parlée, le style est de l'homme même »[87][réf. nécessaire]. Le style c'est aussi, pour l'éditeur et l'imprimeur qu'il fut, la qualité graphique et le soin qu'elle suppose. Péguy s'était formé à la typographie et y excellait. Les Cahiers sont d’une qualité de composition et d’impression exceptionnelles. L’écriture est indissociable des gestes qui la produisent. Écrire dépend des mouvements corporels qui la font vivre. Il écrit non en intellectuel aux mains lisses, mais en bon artisan aux mains caleuses. Il écrit comme il rempaille les chaises[88], ligne après ligne, vers après vers. Il écrit petit à petit comme un tapissier et jamais comme un écrivain dilettante : « Je fais ça comme une tapisserie, un point et puis un autre point[89]. » Il cultive l’art poétique de la tapisserie en produisant La Tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d'Arc et La Tapisserie de Notre Dame. Pour Romain Rolland, Péguy est un ouvrier créatif qui s’applique à bousculer la matière poétique pour innover. « Il n’est pas fait pour un art de miniaturiste ou de joaillier. Tapissier, voilà son lot. Voilà son mot qui lui vient, sans doute, au cours de son travail, et qui l’éclaire[90] ». Eve en est l’expression aboutie. Les personnages y figurent sur le même niveau que le fond et les premiers plans. Les rimes s’y entrecroisent comme les fils du tisserand. La méditation artisanale est lente et progressive, émaillée de multiples répétitions, d’assonances, de groupements binaires et ternaires, et d’allitérations. La persistance du thème, la répétition d’une structure verbale en l’environnant d’images et de variété de métaphores sans cesse renouvelées, l’entrelacement de fils, conjuguant continuité et reprise, donnent l’allure de tapisseries où les mêmes fils reparaissent et s’entrelacent à intervalles irréguliers. La recherche stylistique n’est sans doute pas sans rapport avec l’univers familial clos et étroit où Péguy a grandi entre une mère et une grand-mère sans fratrie, avec pour seul horizon le travail quotidien répétitif et l’accomplissement du devoir.
L'amitié qui unissait Charles Péguy à Jules Isaac est aujourd'hui encore célébrée comme un exemple du trait d'union nécessaire entre chrétiens et juifs.
Parmi sa postérité, on peut nommer Georges Bernanos, Emmanuel Mounier, Albert Beguin, Charles de Gaulle
Son œuvre a influencé des auteurs aussi différents que Alain Badiou, Alain Finkielkraut et Bruno Latour[
delphinium29
C'est arrivé un 5 septembre...
Une tragédie olympique : les Jeux de Munich de 1972
Le 5 septembre 1972, le monde a été choqué par un événement tragique lors des Jeux Olympiques d'été à Munich. À cette date, un commando palestinien du groupe nommé « Septembre noir » a pris en otage plusieurs athlètes israéliens, provoquant une crise qui a rapidement captivé l'attention internationale. Cette situation de crise a été largement couverte par les médias, notamment par une équipe de télévision sportive américaine qui a dû s'adapter pour rapporter ces événements horribles. Ce chantage a abouti à la mort de 11 athlètes israéliens, un incident marquant qui a laissé des cicatrices dans l'histoire du sport et de la géopolitique.
Principaux faits entourant les Jeux de Munich :
Date : 5 septembre 1972
Lieu : Munich, Allemagne
Groupes impliqués : Septembre noir, athlètes israéliens
Conséquences : Mort de 11 athlètes israéliens
L'héritage cinématographique : le film "Munich"
L'impact des événements du 5 septembre 1972 a été si profond qu'il a inspiré le réalisateur Steven Spielberg à réaliser le film « Munich », qui traite des conséquences de la tragédie sur la vie des athlètes et de leurs familles. Le film repose sur des faits réels et fait le récit des événements entourant les Jeux olympiques et les répercussions qui ont suivi. En abordant des thèmes de vengeance, de politique et de paix, le film illustre comment les événements tragiques d'un jour peuvent hanter les générations suivantes.
En somme, le 5 septembre est une date chargée d'histoire, qui rappelle à la fois la gloire et la tragédie, et témoigne de l'impuissance et des luttes humaines face à des événements qui échappent souvent à notre contrôle.

lyvi
Le 5 septembre 1798 :
Loi établissant une conscription militaire en France
La loi du 19 fructidor an VI (5 septembre 1798), connue sous le nom de loi Jourdan-Delbrel, a institué la conscription et le service militaire obligatoire en France.
L'article 1er dispose que « Tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ».
Elle impose l'inscription sur les registres et le service militaire à tous les citoyens français de sexe masculin âgés de 20 à 25
Portée par le général Jean-Baptiste Jourdan sous le Directoire, cette loi visait à stabiliser le recrutement des armées face à l'insuffisance des engagements volontaires et aux limites des levées en masse précédentes.
Ce principe est resté la base du recrutement militaire en France à travers les différents régimes politiques jusqu'à la fin du service militaire obligatoire à la fin des années 1990.
Misterprof-
5 septembre 1638 :
Naissance du futur « Roi-Soleil ».
Louis Dieudonné, futur Louis XIV, naît au château de Saint-Germain-en-Laye.
Ses parents, Louis XIII et Anne d'Autriche (37 ans l'un et l'autre), sont d'autant plus ravis de la naissance de ce premier enfant qu'elle arrive après plus de 22 ans de mariage stérile.
La conception du Roi-Soleil survient après 13 ans de mésentente entre le roi et sa femme, dans un concours de circonstances proprement miraculeux que rapporte la rumeur et qui vaut d'être conté (même si sa véracité n'est pas établie).
Louis XIII, que l'on surnomme aussi le Chaste (c'est tout dire !), manifeste dès son adolescence les plus grandes réserves à l'égard des femmes.
Il n'a hérité en rien du tempérament de son père, Henri IV le Vert Galant.
Après une nuit de noces infructueuse et décevante, il attend plusieurs années avant de consommer son mariage avec Anne d'Autriche.
Là-dessus survient la fameuse nuit du 5 décembre 1637.
Le roi quitte son modeste château de Versailles (rien à voir avec le splendide palais qu'il deviendra 30 ans plus tard) pour aller coucher à Saint-Maur, de l'autre côté de Paris.
Un orage survient, rendant périlleuse la poursuite du voyage jusqu'à Saint-Maur.
Le capitaine des gardes, avisé, suggère au roi de se replier au Louvre où loge la reine.
Au palais, ses appartements n'étant pas préparés, on lui fait remarquer qu'il n'a d'autre solution que de partager le lit de la reine.
Le 10 février 1638, à peine la grossesse de la reine est-elle avérée que le roi réalise par une lettre patente son vœu formulé à la Noël 1635 de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie.
Depuis lors, le 15 août, fête de l'Assomption de la Vierge, est férié et chômé en France.
Neuf mois plus tard, enfin, survient l'accouchement.
Ainsi naît le petit Louis.
Son deuxième prénom, Dieudonné, atteste des circonstances quasi-miraculeuses de sa naissance et des espoirs qui reposent sur lui.
Tout à la joie de sa bonne fortune, la reine fait élever au sud de Paris, sur le flanc de la montagne Sainte-Geneviève, la très belle église du Val-de-Grâce (c'est l'un des très rares témoins de l'art baroque en France). Elle songe à se retirer dans le couvent attenant, une fois l'âge venu, mais un douloureux cancer du sein ne lui en laissera pas le loisir.
Deux ans plus tard, Anne donne le jour à un deuxième fils, Philippe d'Orléans.
La lignée est sauve et le roi n'a plus à supporter l'arrogance de son frère, Gaston, duc d'Orléans, dit «Monsieur», qui était auparavant l'héritier présomptif.
Louis succède à son père sur le trône de France le 14 mai 1643, à l'âge de quatre ans.
delphinium29
C'est arrivé un 4 septembre .......
4 septembre 1774
James Cook découvre la Nouvelle-Calédonie.
James Cook découvrait la Nouvelle-Calédonie il y a 240 ans
Il y a 240 ans, le 4 septembre 1774, le navigateur James Cook découvrait ce qu'il allait ensuite nommer la Nouvelle-Calédonie.
Une contrée jusque là inconnue des Européens. Une île que le navigateur va s'empresser de cartographier.
C’est lors de sa deuxième circumnavigation que l’expédition de James Cook découvre la Nouvelle-Calédonie en 1774. Le navigateur baptise cette terre « New Caledonia » parce qu’elle lui rappelle l’Écosse. Il longe la côte est et aperçoit l’île des Pins, qu’il nomme ainsi, semble-t-il, en raison de ses pins colonnaires. Des Britanniques et des Français (Hunter, Raven, Kent, Lapérouse et d’Entrecasteaux) achèvent l’exploration de la Grande Terre. À partir de la fin du xviiie siècle, l’océan Pacifique devient le siège d’un commerce actif. La chasse à la baleine prend son essor dans les années 1820 et les navires font ainsi relâche à Lifou et Maré. D’autres bateaux sont à la recherche du bois de santal. Les nouveaux arrivants introduisent virus ou microbes contre lesquels les Océaniens ne sont pas préservés. Des épidémies de grippe, tuberculose ou rougeole se succèdent, provoquant une chute spectaculaire de la population et des bouleversements sociaux avec famines, conflits, migrations et fragmentations des clans. En même temps, des marins et aventuriers anglo-saxons, appelés traders, s’installent sur place, prenant femme, fondant les premières familles métisses et organisant les échanges entre les Kanak, nom du peuple autochtone mélanésien de la Nouvelle-Calédonie, et les navires.

ANCOLIE67
François-René, vicomte de Chateaubriand[N 1], né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et mort le 4 juillet 1848 à Paris, est un écrivain, mémorialiste et homme politique français. Il est considéré comme l'un des précurseurs et pionniers du romantisme français et l'un des grands noms de la littérature française.
Issu de la noblesse bretonne, membre le plus célèbre de sa famille originaire de Saint-Malo, Chateaubriand s'inscrit politiquement dans la mouvance royaliste. Plusieurs fois ambassadeur auprès de souverains divers, il est nommé, en 1822, sous la Restauration, ministre des Affaires étrangères et occupe cette fonction jusqu'en 1824. Sous le règne de Charles X, il compte parmi les ultraroyalistes. Les nombreuses responsabilités politiques et diplomatiques qui jalonnent sa carrière ainsi que son goût pour le voyage, en Amérique puis dans le bassin méditerranéen, structurent une vie marquée par l'exil et la nostalgie de la stabilité.
Ses premières publications majeures, l'Essai sur les révolutions (1797)[1] et le Génie du christianisme (1802), manifestent son engagement politique alors en faveur de la contre-révolution et en défense de la société d'Ancien Régime. Mais la question idéologique s'entremêle très rapidement à la promotion d'une esthétique originale qui remporte un grand succès populaire et littéraire : la description de la nature et l'analyse des sentiments du « Moi », qu'il met en œuvre dans les fictions Atala (1801) et René (1802). D'abord publiées comme illustrations des thèses du Génie puis rattachées au vaste cycle romanesque des Natchez (intégralement paru en 1826), elles sont un modèle pour la génération suivante des écrivains français. Sa propension au mystère, à l'amplitude, à l'emphase, à la grandeur mélancolique, sa tentative d'exprimer une souffrance indicible et sa soif d'exotisme, qu'il réaffirme dans le récit de son voyage en Méditerranée Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), lui ont valu d'être considéré a posteriori comme l'un des « préromantiques » les plus influents de sa génération. La sensibilité douloureuse de ce « vague des passions
illustré à travers le personnage de René, connaît une importante postérité dans le romantisme français : le « mal du siècle » de Musset ou le « spleen » de Baudelaire peuvent en être considérés, entre autres, comme de lointains avatars.
Mais l'œuvre monumentale de Chateaubriand réside dans les Mémoires d'outre-tombe, parus à titre posthume dès 1849, dont les premiers livres recréent son enfance et sa formation dans son milieu social de petite noblesse à Saint-Malo et à Combourg. Les livres suivants relèvent davantage du tableau historique des périodes dont il a été le témoin de 1789 à 1841. Ce texte, à la fois chef-d'œuvre autobiographique et témoignage historique de premier plan, manifeste une évolution de sa prose qui ne demeure pas moins influente sur la littérature française.
De retour en France en 1800, il participe activement au Mercure de France avec Louis de Fontanes, puis le dirige pendant quelques années. C'est dans cette logique qu'il fait paraître, en 1801, Atala, création originale qui suscite une admiration controversée.
Sa sœur Lucile.
Il compose vers la même époque René, œuvre empreinte d'une mélancolie rêveuse, qui devient un modèle pour les futurs écrivains romantiques. Dans cette œuvre, il rapporte de manière à peine déguisée l'amour chaste, mais violent et passionné, qu'il a éprouvé pour sa sœur aînée Lucile, qui le surnommait « l'Enchanteur ». Sa femme Céleste vit alors avec Lucile dans leur château de Bretagne, mais elles ont cessé de parler de François-René, leur grand homme, qu'elles aiment toutes deux.
Il publie ensuite à Paris le 14 avril 1802 le Génie du christianisme, en partie rédigé en Angleterre, et dont Atala et René, à l'origine, sont seulement des épisodes. Il s'est proposé d'y montrer que le christianisme, bien supérieur au paganisme par la pureté de sa morale, n'est pas moins favorable à l'art et à la poésie que les « fictions » de l'Antiquité. Il y célèbre la liberté, selon lui fille du christianisme, et non de la Révolution. Ce livre fait événement et donne le signal d'un retour du religieux après la Révolution.
Toujours sur la liste des émigrés dont il veut être radié, il plaide sa cause auprès d'Élisa Bonaparte, sœur du Premier Consul et dont Fontanes est l'amant. Elle intervient plusieurs fois auprès de son frère pour lui montrer le talent de l'écrivain, qui est rayé de cette liste le 21 juillet 1801. Bonaparte le choisit en 1803 pour accompagner le cardinal Fesch à Rome comme premier secrétaire d'ambassade[14]. François-René reparaît alors au château, tout juste vingt-quatre heures, pour inviter sa femme Céleste à l'accompagner à Rome. Celle-ci, apprenant sa liaison avec la comtesse Pauline de Beaumont, refuse le ménage à trois[22]. Cet amour est pourtant proche de sa fin, puisque Châteaubriant part pour Rome en tant que premier secrétaire d'ambassade. Malade, proche de sa fin, Pauline de Beaumont le rejoint à Rome où elle meurt peu après. L'écrivain fait ériger un monument funéraire à sa mémoire en l'église Saint-Louis des Français. Cependant, le moraliste Joseph Joubert écrira : "Châteaubriand la regrette sûrement autant que moi mais elle lui manquera moins longtemps."
Multipliant les maladresses à Rome — il demande notamment au pape Pie VII d'abolir les lois organiques qui complètent le régime concordataire pour rétablir le culte catholique en France —, il exaspère le cardinal-ambassadeur Fesch qui obtient son départ au bout de six mois. Bonaparte le nomme le 29 novembre 1803 chargé d'affaires dans la République du Valais. Le 21 mars 1804, il apprend l'exécution du duc d'Enghien. Il donne immédiatement sa démission et passe dans l'opposition à l'Empire. Lors du sacre de l'empereur, il va chez son ami Joseph Joubert à Villeneuve-sur-Yonne où il écrit plusieurs chapitres des Martyrs et des passages des Mémoires d'outre-tombe.
(wiki)
Misterprof-
4 septembre 1843 :
Drame familial à Villequier.
En villégiature à Villequier, sur la Seine, la fille de Victor Hugo, Léopoldine, monte dans un canot avec son mari Charles Vacquerie, fils aîné d'un riche armateur du Havre, qui a découvert la famille de Victor Hugo par l'intermédiaire de son frère Auguste, un admirateur du poète.
Il fait la connaissance de Léopoldine, et les deux jeunes gens s'éprennent passionnément l'un de l'autre.
Ils se marient au printemps 1843 malgré l'opposition de Victor Hugo.
Léopoldine a alors 19 ans et Charles 27.
Le matin du 4 septembre 1843, Charles doit rendre visite à son notaire, à Caudebec-en-Caux, à trois ou quatre kilomètres en amont de Villequier, sur la même rive.
Comme le temps est au beau fixe, il emprunte le canot tout neuf que vient de recevoir la famille.
Son oncle et le jeune fils de celui-ci l'accompagnent.
Léopoldine, encore à sa toilette, regrette de ne pouvoir les suivre.
Là-dessus, à peine partis, les voyageurs reviennent à quai pour charger sur le canot à voile des pierres de lest.
La jeune femme, qui s'est entre temps apprêtée, décide de les accompagner.
Le notaire de Caudebec fait remarquer à ses hôtes que le vent s'est levé sur la Seine.
Il leur propose de les raccompagner dans sa voiture mais le petit groupe préfère les joies de la navigation.
Hélas, dans la boucle de la Seine, un coup de vent inattendu fait chavirer le canot.
L'oncle et le neveu de Charles se noient.
De la rive, des paysans distinguent un jeune homme qui, à plusieurs reprises, se hisse sur l'embarcation et replonge aussitôt.
Ils diront plus tard avoir cru à un jeu.
Il s'agit en fait de Charles Vacquerie qui, une demi-douzaine de fois, tente de délivrer sa jeune épouse, piégée sous le canot par ses vêtements.
N'y arrivant pas et la voyant mourir, cet excellent nageur se laisse à son tour couler.
Quelques heures plus tard, une charrette funèbre ramène à la maison quatre corps inanimés.
La mère de Léopoldine, Adèle Hugo, est rapidement alertée.
Il n'en va pas de même de son père, en voyage en Espagne avec sa maîtresse Juliette Drouet.
Le poète découvre le sort tragique de sa fille préférée à son arrivée à Rochefort, le 9 septembre 1843, en lisant dans Le Siècle le récit du drame par le journaliste Alphonse Karr.
Ce drame va bouleverser la vie de Victor Hugo, chef de file de l'école romantique, pair de France, gloire du royaume.
Mesurant la fragilité de la vie et du bonheur, l'écrivain mûrit très vite.
Pendant plusieurs années, il s'abstient de toute publication.
Il s'initie aussi au spiritisme et aux tables tournantes.
Enfin, ce pilier de l'ordre monarchique et bourgeois se mue en héraut des humbles et de la République.
Auguste Vacquerie, le jeune frère de Charles, demeure l'ami de la famille et le confident de Madame Hugo.
À Jersey et Guernesey, où le clan Hugo s'exile sous le Second Empire, il multiplie les reportages photographiques.

lyvi
Le 3 septembre 1499
Maîtresse du roi Henri II (et peut-être de son père), Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, personnifie la Renaissance française et la vie de cour joyeuse, raffinée... et cruelle du XVIe siècle.
Née le 3 septembre 1499 on ne sait où, Diane est la fille aînée du comte Jean de Saint-Vallier, seigneur de Poitiers (ce nom n'a rien à voir avec la capitale du Poitou ; il désigne un ancien marquisat de Provence, Peytieu, Poitiers en langue d'oïl !).
Elle est mariée à 16 ans au grand sénéchal de Normandie Louis de Brézé, de 40 ans plus âgé qu'elle.
C'est sous le nom de Diane de Brézé qu'elle est dès lors connue de ses contemporains.
on père est mêlé malgré lui à la conspiration du connétable de Bourbon, dépouillé de ses biens et condamné à mort, enfin grâcié d'extrême justesse sur l'échafaud.
Diane échappe aux conséquences de ce faux-pas paternel.
Veuve à 32 ans, c'est une femme d'une grande culture et à la beauté épanouie.
Elle s'occupe avec tendresse des fils du roi François 1er.
Le deuxième, Henri d'Orléans, a connu la captivité à Madrid et en a gardé une grande mélancolie. Il trouve du réconfort auprès de cette femme supérieure et de vingt-et-un ans plus âgée que lui. Diane va jusqu'à arranger son mariage avec Catherine de Médicis en 1533. Mais les choses ne s'arrêtent pas là et Diane devient vers 1536 la maîtresse d'Henri !
Après la mort de François 1er, le 31 mars 1547, Diane prend sa revanche sur la dernière maîtresse du défunt roi, Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes. Le nouveau roi la fait duchesse de Valentinois et lui offre le château de Chenonceau, sur le Cher.
Les revers surviennent après le fatal tournoi qui coûte la vie à son royal amant.
Catherine de Médicis, devenue régente du royaume, prend sa revanche après de longues années d'effacement.
L'ancienne favorite est exilée dans son château d'Anet.
C'est là qu'elle meurt le 22 septembre 1566, à 66 ou 67 ans.
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AU COEUR DE L'HISTOIRE : Diane de Poitiers, la dame d’Henri II
Écoutez l’histoire de Diane de Poitiers, l’une des femmes les plus influentes de la Renaissance, racontée par l’historienne Virginie Girod dans deux épisodes inédits.
Née autour de 1500, Diane de Poitiers a 15 ans lorsqu’elle est mariée à Louis de Brézé, de 37 ans son aîné.
Avec cet homme fortuné et proche du roi, Diane fréquente la cour.
Elle a probablement été dame d'honneur de la reine Claude, épouse du roi François Ier et mère d’Henri II.
Après la mort de la reine, Diane s’occupe d’Henri à l’image d’une gouvernante.
En 1531, à 31 ans, elle devient veuve et reprend les titres de son époux.
Celle qu’on appelle désormais "La Sénéchale" ne se drape plus que de noir.
Elle gère elle-même ses biens et devient une véritable femme d’affaires.
Influente à la cour, elle impose une de ses cousines éloignées, Catherine de Médicis, comme épouse idéale pour Henri, alors âgé de 14 ans.
Mais peu de femmes rivalisent avec la beauté de Diane.
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Diane de Poitiers et son Cœur pour un Roi !
Dans les vastes salles du château de Chenonceau, les murmures de la cour résonnaient comme une douce mélodie, porteurs des intrigues et des passions qui enflammaient la Renaissance française.
Au cœur de cette toile tissée de pouvoir et d'amour se tenait une femme d'une beauté ensorcelante et d'une intelligence éblouissante : Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois.
Fille de Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier, Diane avait grandi dans l'ombre des arbres majestueux de la forêt de Poitiers, où elle avait appris à chevaucher comme le vent et à chasser avec une grâce infinie.
Mais ce n'était pas seulement sa virtuosité à l'équitation qui attirait les regards, c'était son esprit vif et son charme envoûtant qui ensorcelaient les cœurs.
Le destin l'amena à croiser la route du jeune prince Henri, héritier du trône de France, après la mort de son frère ainé François.
Entre eux naquit une passion dévorante, une passion interdite, car le prince était déjà promis à Catherine de Médicis, venue d'Italie avec sa dot de richesses et d'ambitions.
Mais Diane et Henri étaient comme deux étoiles destinées à se croiser, à briller ensemble dans le firmament de l'histoire.
Malgré les obstacles dressés sur leur chemin, leur amour résista aux tempêtes politiques et aux intrigues de cour. Diane devint la confidente du prince, sa muse, son égérie.
Ensemble, ils voguèrent sur les eaux tumultueuses de la politique, affrontant les complots et les trahisons avec une détermination farouche.
Pourtant, l'ombre de Catherine de Médicis planait toujours sur leur bonheur. La reine, jalouse et ambitieuse, consacra sa vie à saper l'influence de Diane, ourdissant des machinations sournoises pour évincer celle qu'elle considérait comme sa rivale.
Mais malgré tous ses efforts, Catherine ne put jamais éteindre la flamme qui brûlait dans le cœur d'Henri pour Diane.
Lorsque la mort faucha le roi François Ier et que Henri monta sur le trône, Diane devint la femme la plus puissante de France, sa beauté et son intelligence éclairant la cour de sa grâce.
Mais leur bonheur fut de courte durée. Lors d'un tournoi tragique, Henri fut mortellement blessé, laissant Diane seule, dévastée par le chagrin, son cœur brisé en mille morceaux.
Dans sa douleur, Diane se retira au château d'Anet, le joyau que Henri lui avait offert comme un symbole de leur amour éternel. Là, entourée de souvenirs et de mélancolie, elle vécut le reste de ses jours, gardant précieusement le souvenir de son cher Henri, le seul homme qu'elle avait aimé de tout son être.
Et même si le temps emporta avec lui les échos de leur amour, l'histoire retint le nom de Diane de Poitiers comme celui d'une femme exceptionnelle, qui défia les conventions de son époque pour vivre un amour aussi épique que romantique, un amour qui transcenda les frontières du temps et de l'immortalité.