
delphinium29
ça c'est passe un 8 octobre !!!
8 octobre 1813 : Wellington franchit les Pyrénées
Le 8 octobre 1813, le général anglais Arthur Wellesley, futur duc de Wellington, traverse les Pyrénées avec son armée et envahit la France de Napoléon 1er. Il a chassé les Français du Portugal et les a battus à Vitoria, dans le Pays Basque. Il les oblige enfin à quitter l'Espagne et s'apprête à battre le maréchal Soult aux portes de Toulouse. Mais c'est dix-huit mois plus tard, à Waterloo, que Wellington connaîtra son plus grand succès en battant la dernière armée de Napoléon 1er.

ANCOLIE67
Les tueries du mont du Temple, également appelées massacre d'al-Aqsa[1] ou lundi noir[2], ont lieu dans l'enceinte de la mosquée al-Aqsa au mont du Temple à Jérusalem-Est, le 8 octobre 1990 à 10 h 30, juste avant la prière de Salat Dhuhr, au cours de la troisième année de la première intifada. Des fidèles du Mont du Temple (en), un mouvement juif orthodoxe extrémiste, décident de poser la pierre angulaire d'un troisième temple juif sur le mont du Temple, déclenchant des émeutes de masse[3]. Au cours des affrontements qui ont suivi, 17 Palestiniens sont tués[note 1], plus de 150 Palestiniens sont blessés par les forces de sécurité israéliennes et plus de 20 civils et policiers israéliens sont blessés par des Palestiniens. La résolution 672 du Conseil de sécurité des Nations unies « condamne en particulier les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » et la résolution 673 du Conseil de sécurité des Nations unies demande instamment à Israël de reconsidérer son refus d'autoriser le Secrétaire général des Nations unies, Javier Pérez de Cuéllar, à mener une enquête. La résolution 681, prise après avoir reçu le rapport du Secrétaire général Javier Pérez de Cuéllar exprime la préoccupation du conseil quant au rejet par Israël des résolutions 672 (1990) et 673 (1990).
• L'élément déclencheur : Des membres du mouvement des fidèles du Mont du Temple, un groupe juif orthodoxe extrémiste, ont voulu poser la première pierre d'un troisième temple juif.
• Les émeutes : Cette action a provoqué de vastes manifestations et des émeutes de masse parmi les fidèles musulmans présents sur place.
• La répression : Les forces de sécurité israéliennes sont intervenues, entraînant des affrontements armés et des tirs réels.
Misterprof-
8 octobre 1517 :
François 1er fonde « Le Havre de Grâce », un nouveau port face à l'Angleterre.
C'est un acte fort qui répond à un double objectif, commercial et militaire, en cette époque de la Renaissance qui va de pair avec les grandes découvertes de l’autre côté de la « mer océane ».
Le visiteur qui découvre Le Havre a beau savoir que cette ville à nulle autre pareille fête ses cinq siècles d’existence, sa première impression risque d’être celle d’un voyage à travers les âges nettement plus court, l’emmenant jusqu’à l’un de ces ensembles urbains sans âme sortis de terre à la hâte, au milieu du XXe siècle, quelque part dans l’immense Union soviétique en plein développement.
Qu’on ne cherche dans les lignes qui précèdent aucune intention péjorative, mais seulement la traduction d’un choc visuel de forte intensité, tel que l’ont vécu les Havrais ayant connu leur ville d’avant le martyre de 1944 et celle d’après.
L’indispensable déambulation qui s’ensuit présente le double avantage de se familiariser progressivement avec cette architecture anguleuse à l’abord déconcertant et de dénicher ça et là des traces de la cité d’origine, qui sont autant d’indices pour remonter le temps jusqu’à ce début du XVIe siècle où débute l’histoire qui nous intéresse.
L' objectif militaire de la création du Havre s'impose par le fait que la guerre de Cent Ans n’est pas loin et l’estuaire de la Seine est un endroit clé qu’il faut protéger.
Il y a besoin d’un nouveau port car Honfleur est limité du fait qu’il se trouve directement sur la Seine et le port de Harfleur s’envase.
Le Havre présente l’avantage d’être situé à l’extrémité de l’estuaire et de bénéficier d’une marée étale longtemps, permettant d’accueillir des navires de fort tonnage.
Par la volonté de François Ier, tout va aller très vite.

ANCOLIE67
Trois ans après les attaques terroristes commises par le Hamas, le traumatisme reste profond au sein de la société israélienne,
A l'occasion des 3 ans des massacres du 7 octobre 2023, un rassemblement organisé par le Crif invite les visiteurs «à la mémoire, à la transmission et à la réflexion», du mardi 6 au jeudi 8 octobre, place des Vosges.
Un hommage fort en émotion. Trois ans jour pour jour après les massacres orchestrés par les terroristes islamistes du Hamas le 7 octobre 2023, conférences, projections et rencontres seront au programme du triste anniversaire organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), à partir de ce mardi 6 octobre et jusqu'au jeudi 8 octobre.
Au Pavillon Mémoriel, un lieu éphémère présenté par le Crif comme un espace «consacré à la mémoire, à la transmission et à la réflexion», dans le 4e arrondissement de Paris, le public sera invité à rendre hommage aux victimes du 7-Octobre.
L'exposition proposera notamment des œuvres majeures du peintre français contemporain Gérard Garouste. L’Arbre de vie et Guer, seront accompagnées d’une exposition photographique au sujet du «7-Octobre, à ses victimes et à l’antisémitisme en France depuis le cette date».
Une partie de cette projection sera également consacrée aux «Femmes du 7-Octobre» et aux violences sexuelles. Le Crif précise que «des rencontres, conférences et projections viendront prolonger l’exposition, dans un lieu ouvert à tous pour se recueillir, comprendre, échanger et faire vivre la mémoire des victimes».
L'effroi s'était emparé d'Israël
Le 7 octobre 2023, 3.000 participants du festival Nova à Reim (Israël) se retrouvaient assaillis par les coups de feu du Hamas, tirés à l'aveugle. La stupeur s'était alors emparée des festivaliers, qui ont tenté de fuir, et de se cacher, en vain pour certains. Dans le même temps, survenaient plusieurs attaques coordonnées.
Pas moins de 5.000 roquettes avaient été lancées sur Israël ce jour-là. Si le dôme de fer était parvenu à intercepter plusieurs projectiles, il s'était vite retrouvé dépassé par leur nombre. Des bases militaires situées autour de la bande de Gaza avaient également été prises d'assaut, dont celles d'Erez, de Nahal Oz, de Beeri, et de Reim.
«Ce matin, le Hamas a lancé une attaque surprise meurtrière contre l'État d'Israël et ses citoyens», avait alors déclaré Benjamin Netanyahou. Ces attaques avaient provoqué le départ de nombreux militaires réservistes, dont de nombreux franco-israéliens, pour se mobiliser sur place.
Au total, plus de 1.200 personnes avaient été tuées ce jour-là, tandis que 251 avaient été prises en otage, gardées par le Hamas comme monnaie d'échange.
À cause de cet antisémitisme, "il y a malheureusement beaucoup de Français juifs qui s'interrogent sur leur avenir", juge le président du Crif, qui s'interroge sur l'état de la société : "quand un Français, quel que soit sa confession, sa culture, n'arrive pas à concevoir son avenir sereinement dans la société française et en France, ça doit être une alarme pour tous, parce que ça dit que quelque chose dans notre modèle de société ne fonctionne pas."
Misterprof-
7 octobre 1337 :
Début de la guerre de Cent Ans.
À l'abbaye de Westminster, le roi d'Angleterre Édouard III lance publiquement un défi à son cousin le roi de France Philippe VI de Valois, dont il conteste la légitimité, revendiquant la couronne de France pour lui-même.
C'est le début de la guerre de Cent Ans.
L'accession au trône de Philippe VI de Valois, après la mort sans postérité du dernier fils de Philippe le Bel, n'avait pas été sans susciter de contestation.
À peine élu, le nouveau roi de France avait tenté de consolider son autorité en écrasant au Mont Cassel, près de Lille, le 23 août 1328, les Flamands insurgés contre leur comte, Louis de Nevers.
Là-dessus, il avait rappelé au roi d'Angleterre Édouard III qu'il devait lui rendre hommage pour ses possessions de Guyenne et de Gascogne.
Selon les règles féodales, ces provinces relevaient en effet de la monarchie française, qui était censée les avoir confiées aux Plantagenêts en qualité de fiefs.
Les choses se gâtent dès lors très vite.
Le comte de Flandre prend le parti du roi de France dans la querelle qui s'amorce.
Or les bourgeois flamands tirent leur prospérité de la laine anglaise, qu'ils importent en abondance et dont ils font des draps qu'ils vendent dans toute l'Europe.
Édouard III punit la Flandre en imposant l'embargo sur les exportations de laine anglaise le 12 août 1336.
Mis en difficulté, les drapiers flamands se soulèvent contre leur comte sous la direction de l'un des leurs, Jacob van Artevelde, un marchand de Gand charismatique et éloquent.
Ce dernier suggère au roi d'Angleterre de revendiquer pour lui-même la couronne de France.
Philippe VI de Valois, loin de calmer le jeu, prononce le 24 mai 1337 la confiscation de Bordeaux et du duché de Guyenne.
Dès lors, c' est la guerre, qualifiée de guerre de Cent Ans.
Le roi d'Angleterre est aussi encouragé à la guerre par Robert III d'Artois.
Son père Philippe est mort en 1298 des suites de ses blessures à la bataille de Furnes contre les Flamands, un an plus tôt.
Ensuite est mort son grand-père Robert II d'Artois à la « bataille des éperons d'or », en 1302.
Du coup, le jeune Robert a été privé de la succession au profit de sa tante Mahaut.
Personnage haut en couleur, il est au cœur de la saga historique de Maurice Druon : Les rois maudits.
Beau-frère du roi Philippe VI de Valois dont il a épousé la demi-sœur, le colérique féodal intrigue sans trêve pour recouvrer ses droits et n'hésite pas à produire de faux documents.
Son épouse Jeanne de Valois et ses fils sont incarcérés à Château-Gaillard.
Lui-même doit s'enfuir et va chercher une revanche à Londres.
C'est ainsi qu'à Westminster, Édouard III défie publiquement Philippe VI qu'il appelle « Philippe de Valois, qui se dit roi de France ».
Quelques mois plus tard, en janvier 1338, chez ses alliés flamands de Gand, il prend publiquement le titre de « roi de France ».
Le conflit va rebondir avec une guerre de succession ouverte en Bretagne par la mort du duc Jean III.
Le roi d'Angleterre a d'abord l'avantage sur son cousin et rival, Philippe VI.
La flotte française est détruite dans le port flamand de l'Écluse, en aval de Bruges, le 24 juin 1340.
Quelques années plus tard survient à Crécy le premier affrontement terrestre.
delphinium29
c'est arrivé un 6 octobre ...........
6 octobre 1973 :
La guerre du Kippour et ses armes
Le 6 octobre 1973, l'armée égyptienne franchit le canal de Suez à la faveur de la fête juive du Yom Kippour ou du Grand Pardon. Elle prend à revers les troupes israéliennes qui stationnent dans le Sinaï depuis juin 1967.
La Syrie lance au même moment 3 divisions blindées et 1000 chars sur le plateau du Golan, également occupé par les Israéliens depuis 1967. En quatre jours, elle s'empare du mont Hermon et de la ville de Qunaytra…
Les Israéliens ripostent, non sans mal. Peu après, les pays arabes exportateurs de pétrole décrètent un embargo sur les livraisons aux pays amis d’Israël comme les Pays-Bas. Ils relèvent très fortement le prix du baril, provoquant le premier « choc pétrolier ». Il s’ensuit dans le monde développé un ralentissement brutal de la croissance économique et une accélération de l’inflation…
Le pari osé de Sadate
Ayant succédé à la tête de l'Égypte au prestigieux Nasser, le président Anouar el-Sadate a pris l'initiative de la guerre pour venger les Arabes de leurs humiliations passées et consolider sa légitimité auprès de ses concitoyens. C'est la quatrième fois que vont se heurter les armées arabes et israéliennes après la guerre de 1948, consécutive à la proclamation de l'indépendance de l'État d'Israël par l'ONU, l'opération israélo-franco-britannique de Suez en 1956 et la guerre des Six Jours en 1967.
Le Premier ministre israélien Golda Meir, le général de division Rehavam Zeevi et le DM Moshe Dayan lors d'un vol en hélicoptère militaire pendant la guerre du Kippour. Agrandissement : Golda Meir, Richard Nixon et Henri Kissinger devant la Maison Blanche le 1er novembre 1973.Le gouvernement israélien dirigé par Golda Meir, une femme de grande énergie, se montre trop confiant dans la supériorité de Tsahal et le ministre de la Guerre, le général Moshé Dayan, repousse les avertissements du service de renseignement et néglige d'ordonner une mobilisation partielle préventive.
Quand survient l'offensive, les Israéliens, qui éprouvent pour le coup la plus grande peur de leur Histoire, reprennent rapidement leurs esprits et jettent toutes leurs forces dans la bataille (275 000 soldats). Ils ripostent aux Syriens avec leurs chars, anéantissent l'aviation ennemie et s'engagent sur la route de Damas, la capitale syrienne.
Sur le front sud, le 15 et le 16 octobre, les troupes blindées du général Ariel Sharon repassent le canal de Suez dans l'autre sens et établissent une tête de pont qui menace la vallée du Nil et Le Caire. Plus sérieusement, ils encerclent la troisième armée égyptienne qui s'était trop vite aventurée de l'autre côté du canal, dans la péninsule du Sinaï. La plupart des chars égyptiens sont détruits. Les pertes humaines du côté arabe ne sont pas chiffrées. Quant aux Israéliens, ils ont à déplorer 3.000 morts, un chiffre important au regard de leur population.
Le 23 octobre, l'Égypte accepte le cessez-le-feu après que l'ONU, à New York, eût appelé les belligérants à négocier (résolution 338 du Conseil de sécurité).
La Syrie l'accepte à son tour le lendemain... Seul l'Irak refuse toute négociation. A vrai dire, il n'a pas grand chose à craindre des Israéliens vu l'éloignement du front.
Le 11 novembre, Israéliens et Égyptiens signent un accord au kilomètre 101 suite auquel ils reviennent sur leurs positions d'avant le conflit.
Misterprof-
6 octobre 1981 :
Anouar el-Sadate meurt en plein triomphe.
Tandis qu'il assiste, dans un stade du Caire, à un défilé militaire à l'occasion de la fête nationale, Anouar el-Sadate est assassiné par des soldats islamistes.
Le raïs a 63 ans.
Sa mort cause une immense émotion dans le monde entier.
Elle fait craindre pour le processus de paix qu'il a engagé trois ans plus tôt avec Israël.
Fort heureusement, le général Hosni Moubarak, qui lui succède, va préserver la paix avec autant d'habileté qu'il en mettra à affermir son pouvoir à la tête de l'Égypte.
Jeune officier, Anouar el-Sadate a été affilié aux Frères musulmans, mouvance islamiste très bien implantée en Égypte.
Mais, en 1952, il s'en détache et rejoint le groupe nationaliste des « officiers libres », auquel participe son ami Gamal Abdel Nasser, futur président de l'Égypte.
Celui-ci meurt en pleine gloire le 28 septembre 1970, après avoir essuyé deux défaites cuisantes face à Israël.
Sadate, en sa qualité de vice-président, succède sans difficulté au prestigieux raïs à la tête de l'Égypte.
Il prend l'initiative d'attaquer l'armée israélienne le 6 octobre 1973, à la faveur de la fête juive du Yom Kippour, pendant laquelle se recueillent beaucoup d'Israéliens.
D'abord victorieuse, son armée venge les Arabes de leurs humiliations passées.
Après avoir éprouvé la plus grande peur de leur Histoire, les Israéliens reprennent leurs esprits et repoussent avec succès les attaques des Égyptiens et de leurs alliés syriens.
Les troupes du général Ariel Sharon repassent même le canal de Suez dans l'autre sens.
Avec la guerre du Kippour, par laquelle il a mis fin au mythe de l'invincibilité de l'armée israélienne, Anouar el-Sadate s'acquiert un immense prestige dans son pays et l'ensemble du monde arabe.
Sans renier officiellement l'héritage nassérien, il s'éloigne en douceur de l'Union soviétique et se rapproche de l'Occident.
Il libéralise l'économie, et relance également la chasse aux Frères musulmans et aux islamistes.
Surtout, il renonce aux envolées panarabistes, faisant passer le sort de l'Égypte au premier plan de ses préoccupations.
Fort de sa demi-victoire sur Israël, il engage des négociations de paix avec cet État.
Avec un grand courage, il se rend à Jérusalem en novembre 1977 et prononce un mémorable discours devant la Knesset, le Parlement d'Israël.
Puis, en octobre 1978, il conclut les accords de Camp-David avec le Premier ministre israélien Menahem Begin, sous l'égide du président américain Jimmy Carter.
Le traité de paix est signé le 26 mars de l'année suivante et le Prix Nobel de la paix récompense fort justement les deux ennemis de toujours, Begin et Sadate (ce dernier, cependant, ne se rend pas à Oslo pour recevoir le prix).
Mais Anouar el-Sadate va se confronter à l'incompréhension de ses concitoyens et de la majorité des Arabes. Il doit aussi affronter la montée de l'intégrisme islamique, encouragé par la victoire de Khomeiny en Iran.
Le 3 septembre 1981, il fait arrêter 150 opposants islamistes.
Parmi eux figure le frère d'un des soldats appelés à défiler devant le raïs un mois plus tard, dans le stade où, pour des raisons de sécurité, a été cantonnée la parade militaire.
Tandis que le président, debout, salue le passage des avions Mirage, un camion s'arrête devant la tribune, en simulant une panne.
Un lieutenant en sort et lance une grenade fumigène.
C'est le signal de l'assaut : des complices sortent du camion et courent vers la tribune en tirant à l'arme automatique et en criant : « Mort au pharaon ! »
Onze personnes sont tuées, y compris l'ambassadeur de Cuba ; 38 sont blessées, parmi lesquelles le président qui meurt peu après son arrivée à l'hôpital.
Toute l'attention des gardes se porte sur le vice-président Hosni Moubarak, blessé à la main : il est extrait de la tribune en toute hâte car la continuité de l'État repose sur lui.
Le drame s'est déroulé sous l’œil du public et des caméras, dans une pagaille indescriptible.
Anouar el-Sadate a été assassiné huit ans jour pour jour après le déclenchement de la guerre du Kippour qui lui avait apporté la légitimité et la gloire.
Misterprof-
5 octobre 1789 :
Les Parisiennes vont chercher le roi à Versailles.
Quelques milliers de femmes mécontentes de la cherté de la vie et de la disette se rendent à Versailles auprès du roi Louis XVI.
Victime de ses hésitations, le roi va se trouver prisonnier des révolutionnaires et des agitateurs parisiens.
Tout commence avec l'arrivée de nouvelles troupes à Versailles.
Le 1er octobre, un banquet leur est offert.
L'apprenant, les Parisiens pauvres s'en irritent.
Eux-mêmes manquent de pain en raison de l'insécurité qui rend difficile l'acheminement des grains.
Le dimanche 4 octobre, une foule nombreuse se réunit dans les jardins du Palais-Royal.
Le lendemain s'ébranle un cortège de 7 000 ou 8 000 femmes en direction de Versailles.
On crie : « À Versailles ! » ou encore « Du pain ! ».
Chacun brandit une arme improvisée, fourche ou pique.
À la mi-journée, le cortège arrive devant les grilles du palais cependant qu'un autre quitte à son tour la capitale.
L'Assemblée est envahie et une délégation de femmes conduite par Mounier se rend auprès du roi.
Celui-ci les écoute et promet de ravitailler Paris.
Mais le second cortège arrive sur ces entrefaites et force les grandes grilles des écuries.
Les émeutiers s'installent sur la place d'Armes, devant le château, en vue d'y passer la nuit.
La Fayette, informé des événements, arrive en fin de soirée à la tête de vingt mille hommes de la garde nationale.
Il rétablit un semblant d'ordre et va se coucher.
Son inaction lui vaut le surnom de « Général Morphée ».
Le roi, qui dispose pourtant de troupes sûres, renonce à disperser les émeutiers sur le conseil de son ministre Jacques Necker.
Mais le lendemain matin, un garde de la Maison du roi, pris à partie par la foule, tue un garde national.
C'est l'émeute.
Plusieurs gardes royaux sont tués.
Les grilles du château sont forcées et la foule se rue vers les appartements de la reine.
Un garde du corps a juste le temps de crier : « Sauvez la reine ! » avant d'être sauvagement tué.
Marie-Antoinette s'enfuit par une porte dérobée, retrouve ses enfants et rejoint le roi dans ses appartements, échappant de peu au massacre.
La Fayette, tout juste réveillé, accourt et persuade le couple royal de se montrer avec lui au balcon de la cour de marbre pour apaiser les émeutiers.
À l'apparition de Louis XVI, les femmes crient : «Vive le Roi ! » puis : « À Paris ! ».
La Fayette convainc enfin Louis XVI de ratifier la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen puis de se rendre à Paris.
C'est ainsi qu'à 13 heures, la famille royale abandonne définitivement Versailles pour la capitale.
Sa voiture est précédée par la foule triomphante des émeutiers qui exposent au bout de piques les têtes des gardes tués le matin même.
Une cinquantaine de voitures de grains et de farines accompagnent cet étrange convoi.
On s'exclame : « Nous ne manquerons plus de pain, nous ramenons le boulanger, la boulangère, et le petit mitron ».
Le roi est accueilli dans sa capitale par un discours emphatique du maire Jean Bailly : « Quel beau jour, sire, que celui où les Parisiens vont posséder Votre Majesté et sa famille ! ».
En soirée, la famille royale s'installe tant bien que mal dans le palais des Tuileries, à l'abandon depuis trois décennies.
Quelques jours plus tard, l'Assemblée constituante quitte à son tour la ville du Roi Soleil et s'installe près des Tuileries, dans la salle du Manège (en bordure de l'actuelle place de la Concorde).
La monarchie et l'Assemblée constituante se retrouvent prisonniers de Paris et soumis aux accès d'humeur de ses habitants.
Il suffira dès lors qu'un groupe d'émeutiers envahisse la Chambre des députés pour qu'un gouvernement soit renversé.
delphinium29
4 octobre 1945
Création de la Sécurité sociale en France par une ordonnance uniformisant les prestations.
bismarckien
La Grande-Bretagne montre la voie d’un modèle étatisé
En France, l’État s’inspire des caisses de secours des travailleurs
« Les Jours heureux » du CNR à l’origine de notre Sécu
Pour le financement, le choix d’un modèle hybride
Naissance des régimes spéciaux
La Sécu : une conquête ouvrière ?
Les Trente Glorieuses : l'apogée de l’État-providence
Chronologie
Pour aller plus loin
Thèmes
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Manifestation pour la défense de la Sécurité sociale, à Paris, le 10 octobre 1967.
Par Guilherme-André Ringuenet, Journaliste
Publication : 17 nov. 2025 | Mis à jour : 11 mai 2026Temps de lecture : 14 min
Niveaux et disciplines
Cycle 4Histoire3e
Lycée général et technologiqueHistoire |Sciences économiques et sociales
Lycée professionnelHistoire
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la France aspire à bâtir une société plus juste et solidaire. Portée par l’élan du Conseil national de la Résistance, la Sécurité sociale voit le jour en 1945 sous le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Un an plus tard, elle est inscrite dans la Constitution de la IVe République. De la Libération aux Trente Glorieuses, son extension progressive marque la naissance d’un État-providence à la française.
La Sécurité sociale, c’est avant tout une promesse, formulée sur les ruines de la Seconde Guerre mondiale. Celle d’une société soudée par la solidarité nationale. Une ambition aussi. Celle de garantir aux Français des prestations permettant d’atténuer les risques liés aux maladies, aux aléas familiaux et à la vieillesse. En somme, faire en sorte que les Français n’aient plus peur de l’avenir. L’article premier de l’ordonnance du 4 octobre 1945 fait de la toute nouvelle Sécurité sociale l’acteur central de l’État-providence français. Son objectif ? « Garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu'ils supportent. »