
delphinium29
C'est arrive un 13 octobre ....
Le 13 octobre 1307
Tous les Templiers en France sont arrêtés par Guillaume de Nogaret et des hommes d’armes. 138 Templiers plus le maître de l’ordre furent arrêtés pour la seule ville de Paris.
Au matin du vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France, soit plusieurs milliers au total, sont arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel, petit-fils de saint Louis.
Cet acte de violence arbitraire met fin à un ordre original de moines-soldats, vieux de près de deux siècles, qui s'est illustré en Terre sainte et s'est acquis puissance et richesse, s'attirant ainsi la jalousie des féodaux et la convoitise des souverains.
L'ordre du Temple est né en Terre sainte, en 1119, après la première croisade, pour protéger les pèlerins se rendant à Jérusalem.
Le prestige des moines-chevaliers au manteau blanc frappé d'une croix rouge est immense pendant les deux siècles que durent les croisades... malgré la trahison du grand maître Gérard de Ridefort à la bataille de Hattîn, en 1187.
Mais les musulmans finissent par chasser les Francs de Terre sainte et s'emparent de Saint-Jean-d'Acre le 28 mai 1291 malgré la résistance héroïque des Templiers.
Au début du XIVe siècle, l'ordre du Temple, chassé de Palestine, n'en dispose pas moins encore d'une force militaire impressionnante de quinze mille hommes, bien plus que n'aurait pu en lever n'importe quel roi de la chrétienté. Mais, de soldats, les Templiers se sont reconvertis en usuriers et ont complètement perdu de vue la reconquête des Lieux saints.
C'est que de considérables donations ont rendu l'ordre immensément riche et l'ont transformé en l'une des principales institutions financières occidentales... et la seule qui soit sûre. Il gère ainsi, en véritable banquier, les biens de l'Église et ceux des rois d'Occident (Philippe le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jaime Ier d'Aragon...).
Les Templiers en Europe
Les commanderies templières couvrent l'ensemble de l'Europe médiévale d'une véritable toile d'araignée. Elles abritent les moines-soldats, avec aussi une vocation caritative.
L'opinion européenne commence à s'interroger sur la légitimité du Temple. Le roi Philippe le Bel lui-même a souvenance que les Templiers ont refusé de contribuer à la rançon de saint Louis lorsqu'il a été fait prisonnier au cours de la septième croisade. Il entend aussi quelques méchantes rumeurs sur les moeurs prétendument dépravées et diaboliques des moines-chevaliers...
Le drame
Le roi presse le pape d'agir contre l'Ordre et, finalement, décide d'arrêter les Templiers sous l'inculpation d'hérésie, sans prendre la peine d'en référer au pape.
C'est ainsi que tous les Templiers de France sont arrêtés au petit matin par les sénéchaux et les baillis du royaume au terme d'une opération de police conduite dans le secret absolu par Guillaume de Nogaret. Ils sont interrogés sous la torture par les commissaires royaux avant d'être remis aux inquisiteurs dominicains.
Parmi les 140 Templiers de Paris, 54 sont brûlés après avoir avoué pratiquer la sodomie ou commis des crimes extravagants comme de cracher sur la croix ou de pratiquer des « baisers impudiques ». L'opinion publique et le roi lui-même y voient la confirmation de leurs terribles soupçons sur l'impiété des Templiers et leur connivence avec les forces du Mal.
Pour ne pas donner l'impression d'être désavoué, le pape choisit la fuite en avant et, le 22 novembre 1307, ordonne à son tour l'arrestation des Templiers dans tous les États de la chrétienté et l'ouverture d'une enquête sur leurs crimes supposés.
Le roi obtient de Clément V la suppression de l'ordre, au concile de Vienne, en 1312. Elle est officialisée le 3 avril 1312 par la bulle « Vox in excelso », bien qu'il soit tout à fait exceptionnel qu'un ordre religieux soit purement et simplement dissous.
Avec l'affaire du Temple, la monarchie capétienne montre qu'elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l'Église.
Misterprof-
13 octobre 1906 :
La Charte d'Amiens fonde le syndicalisme révolutionnaire.
À Amiens s’ouvre le congrès de la Confédération Générale du Travail (CGT), qui groupe 2400 syndicats français et deux cent mille adhérents.
Cinq jours plus tard en sort une motion qui va entrer dans l’Histoire syndicale sous le nom de Charte d’Amiens.
Ce texte très court (2000 signes) définit encore aujourd’hui, en théorie, les objectifs du syndicalisme français, en radicale opposition avec les syndicalismes allemand et britannique.
La CGT était née en 1895 à Limoges, à peine plus de dix ans après la légalisation des syndicats ouvriers.
Au départ simple association de quelques fédérations nationales de syndicats, elle se structure et se renforce au congrès de Montpellier, en 1902.
Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes, un ancien militant anarchiste.
Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de huit heures.
Ce coup d’éclat met le monde syndical en ébullition, d’autant qu’il survient juste après la catastrophe de Courrières et la répression des mineurs par l’armée.
L’année précédente, la sphère politique a vu naître le premier parti constitué comme tel : la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO).
Ce parti est dirigé par Jules Guesde et se réclame du marxisme.
Partageant peu ou prou les mêmes convictions, syndicalistes et militants politiques s’interrogent sur la meilleure façon de les promouvoir.
Jules Guesde s’est violemment opposé à Alexandre Millerand en 1899 quand ce « socialiste indépendant » a choisi de participer au gouvernement « bourgeois » de Pierre Waldek-Rousseau.
Il souhaite faire de son parti, avec le concours de la CGT, le fer de lance de la révolution à venir.
Mais au sein de la confédération syndicale, les « guesdistes » sont nettement minoritaires.
Ils doivent compter avec les réformistes qui veulent se cantonner dans des revendications purement syndicales pour l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations.
Quant à la mouvance anarchiste regroupée autour de Victor Griffuelhes, elle prône une action révolutionnaire, à l'écart des partis politiques, avec rien moins que l’objectif de renverser la société capitaliste et de confier l’outil de production aux syndicats.
Le débat va être tranché au congrès d’Amiens au profit des derniers.
Le IXe congrès confédéral réunit plus de 800 délégués dans l’école publique du faubourg de Noyon, à Amiens.
Trois motions sont débattues : celle des « guesdistes », présentée par la Fédération du Textile, est mise en minorité par la coalition contre nature des réformistes et des anarchistes ; la motion réformiste, présentée par la Fédération du Livre, exprime « le caractère exclusivement économique de l'organisation syndicale », mais elle est retirée par ses promoteurs qui veulent plus que tout rester à l’écart des partis politiques.
Ils se rallient donc à la dernière motion de Victor Griffuelhes, laquelle préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et « l'expropriation capitaliste ».
Après une semaine de débats ladite motion est donc votée, obtenant 830 voix sur 839.
Mais même si elle est acceptée à la quasi-unanimité des congressistes, n'y voyons pas le reflet des aspirations de la classe ouvrière ou des huit millions de salariés français car les délégués présents à Amiens représentent en tout et pour tout un millier de syndicats et beaucoup sont des néophytes qui ont reçu un mandat en blanc d'un ou même plusieurs syndicats.
Misterprof-
12 octobre 1999 :
Six milliards d'hommes sur la Terre.
La population mondiale s'élevait à 1 milliard d'hommes en 1800, 1,6 milliards d'hommes en 1900 et 6 milliards en 2000.
Elle aurait atteint les huit milliards à la mi-novembre 2022 selon la Division de la Population des Nations Unies.
Elle pourrait encore augmenter d'un tiers pour atteindre 9,7 milliards en 2050 et culminer à 10,4 milliards en 2080 d'après les projections moyennes de l'ONU.
Cette croissance très rapide résulte de la baisse de la mortalité et en particulier de la mortalité infantile (enfants de moins d'un an) et de la mortalité maternelle.
Elle est la conséquence d'une amélioration sans précédent des conditions de vie moyennes de l'humanité : disparition des grandes famines et augmentation de l'espérance de vie d'environ vingt ans, et n'a rien à voir avec la natalité.
Depuis les temps les plus anciens, en effet, les femmes n'ont cessé de s'éloigner de leur fécondité « naturelle » (vingt maternités environ dans une vie féconde complète) et, sauf rares exceptions, si dans un pays la population augmente, c'est seulement parce que la mortalité diminue plus vite que la natalité.
La croissance démographique des deux derniers siècles est donc étroitement liée à l'amélioration de nos conditions de vie.
Elle est désormais derrière nous et l'on peut craindre que la décroissance démographique qui se profile, si elle devient trop rapide, soit le signe d'une dégradation de nos conditions de vie.
La mortalité infantile, étant arrivée à son étiage, ne peut plus guère diminuer.
Il n'y a pas de progrès significatif à en attendre.
Par ailleurs, l'indice de fécondité est en train de chuter dans de nombreux pays très en-dessous du seuil indispensable au simple renouvellement de la population.
Hors Afrique noire, cet indice de fécondité n'est plus que de 1,91 enfants par femme en 2021 selon le calcul d’Hérodote.net, quand il en faudrait 2,1 pour simplement éviter une diminution de la population.
Ce non-renouvellement massif des générations est un phénomène complètement inédit dans l'Histoire de l'humanité, du moins en temps de paix.
Dans toutes les hypothèses, la population mondiale hors Afrique noire diminuera bien avant 2100 et le reliquat de croissance sera tout entier porté par l'Afrique subsaharienne dont la population passera de 2 à près de 4 milliards.
Misterprof-
11 octobre 1962 :
Ouverture du concile Vatican II.
Dans la basilique Saint-Pierre de Rome, le pape Jean XXIII ouvre le concile Vatican II.
Élu pape le 28 octobre 1958, à 76 ans et onze mois, Angelo Roncalli ne devait être qu'un pape de transition après le pontificat flamboyant et tourmenté de Pie XII.
En portant leur choix sur lui, les cardinaux qui l'avaient élu voulaient se donner le temps d'une transition avant d'élire un pape d'action.
Mais le nouvel élu, replet et bonhomme, provoque d'emblée la surprise en annonçant un aggiornamento ( mise à jour) de l'Église catholique, autrement dit un grand concile en vue d'adapter l'Église au monde moderne.
C'est le 21e concile œcuménique depuis les origines de l'Église.
Aucune entreprise comparable n'avait été menée depuis le concile de Trente, quatre cents ans plus tôt, qui avait lancé la Contre- Réforme catholique.
Son retentissement mondial va être d'autant plus important que les catholiques, en ce milieu du XXe siècle, représentent un quart environ de la population mondiale, laquelle s'élève à 3 milliards d'êtres humains.
Mais en sacrifiant beaucoup de rituels propres à la religion populaire et en promouvant une religiosité plus strictement intellectuelle, le concile va aussi accélérer le mouvement de déchristianisation en cours en Europe depuis le XIXe siècle.
Réunis au grand complet pour la séance plénière d'ouverture, les 2500 évêques venus du monde entier se voient donc confier la mission d'adapter l'Église au monde moderne, intégrer une réflexion religieuse dans les mouvements d'idées et réconcilier toutes les chrétientés.
Les Pères conciliaires viennent pour un tiers d'Europe, mais l'Amérique latine fait une entrée en force au concile (22%), avec l'Amérique du Nord (13%), l'Afrique noire (10%) et l'Asie (10%).
Fait inédit, des représentants de différentes confessions chrétiennes non-catholiques ont par ailleurs été invitées à la cérémonie en qualité d'observateurs.
Dans son allocution inaugurale, le pape dénonce l'enseignement du mépris et témoigne de son ouverture aux autres religions et en particulier aux juifs.
Le concile adapte la communication de l'Église au monde moderne afin que soit mieux perçu le message de l'Évangile.
C'est ainsi que les langues usuelles se substituent peu à peu au latin dans les offices religieux.
Les prêtres renoncent à la soutane.
Dans les églises, lors des messes, l'officiant fait désormais face aux fidèles et ne leur tourne plus le dos.
L'un des textes majeurs de Vatican II, Gaudium et spes (La joie et l'espoir), promulgué le dernier jour du concile (8 décembre 1965), exprime la solidarité de l'Église avec tous les mouvements qui concourent à protéger et rehausser la dignité de l'individu, y compris les mouvements socialistes.
Surtout, l'Église catholique rompt avec une hiérarchie pyramidale et renforce le rôle des évêques et des synodes nationaux.
Elle obtient des gouvernements liés par un Concordat au Saint-Siège qu'ils renoncent peu à peu à leurs prérogatives dans la nomination des évêques.
Enfin, le concile adopte le principe de la liberté de conscience religieuse, à l'initiative de Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II.
delphinium29
11 octobre 1963
La France pleure Jean Cocteau et Édith Piaf
Le vendredi 11 octobre 1963, s'éteignait dans sa 74e année le poète et académicien Jean Cocteau (1889-1963). Déjà malade, il avait appris quelques heures plus tard la disparition de sa grande amie, la chanteuse française Édith Piaf (1915-1963), à 48 ans. C'était la fin d'une longue amitié tissée depuis plus de vingt ans...
Le « Poète de tous les Arts »
Écrivain et poète (roman, théâtre, critique), peintre, dessinateur, décorateur, graphiste et céramiste, chorégraphe et cinéaste, Jean Cocteau (1889-1963) est né à Maisons-Laffitte le 5 juillet 1889 au sein d'une famille de la grande bourgeoisie parisienne. Dès l'enfance, il est inspiré par les réceptions musicales de son grand-père et les lectures de contes par sa gouvernante Joséphine (illustrations de Gustave Doré).
Malheureusement, très affecté par le suicide de son père, Georges, alors qu'il n'a que 9 ans (1898), il décide d'exorciser cette tragédie qui le minera toute sa vie en découvrant le monde du cirque, de l'illusion et du trompe l'oeil, l'âme créatrice de l'imagination et du rêve. Pour l'anecdote, il oubliera même de se présenter à l'épreuve du baccalauréat au lycée Condorcet puis abandonnera ses études.
delphinium29
C EST ARRIVE UN 11 OCTOBRE...
11 octobre 1899 : Guerre des Boers
Le 11 octobre 1899, les Britanniques entrent en guerre contre les Boers du Transvaal, en Afrique du sud, après un ultimatum adressé à leur président Paul Kruger. La guerre va durer près de trois ans. C'est la plus dure guerre coloniale qu'aient eu à soutenir les Anglais. Et c'est face à des paysans d'origine européenne ! Elle ouvre de premières fissures dans l'empire de Sa Très Gracieuse Majesté...

ANCOLIE67
L'affaire des diamants, ou affaire des diamants de Bokassa, est une affaire politique impliquant l'homme politique français Valéry Giscard d'Estaing et le dirigeant centrafricain Jean-Bedel Bokassa.
Emblématique du journalisme d'investigation et de la protection des sources d'information, l'affaire débute en octobre 1979 à la suite de révélations du Canard enchaîné selon lesquelles le président de la République centrafricaine, Jean-Bedel Bokassa, remet des diamants de grande valeur à Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre de l'Économie et des Finances — devenu chef de l'État lorsque éclate le scandale —, ainsi qu'à des membres de sa famille et de son entourage.
Bokassa vient alors d'être renversé par une intervention militaire sur ordre de Giscard d'Estaing (opération Barracuda et opération Caban).
L'affaire se complique encore avec la publication de documents supplémentaires, détaillant la livraison confidentielle de diamants à Valéry Giscard d'Estaing à au moins quatre reprises, ainsi qu'à des membres de sa famille et de son entourage proche.
Cette affaire, qui nuit à la campagne de Valéry Giscard d'Estaing lors de l'élection présidentielle de 1981, est close par l'expertise puis la vente publique de l'ensemble des diamants pour la somme de 114 997 francs[1
Le 10 octobre 1979, peu après la chute du despote africain, Le Canard enchaîné publie le fac-similé d'une commande de Bokassa en 1973 au Comptoir national du diamant pour une plaquette de diamants de trente carats destinée à Valéry Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances[5],[6]. Selon Claude Angeli, auteur avec Pierre Péan de cette investigation[7], le président Giscard d'Estaing avait reçu une plaquette de diamants de 30 carats, estimée à un million de francs, à l'époque où il était ministre des Finances, deux de ses cousins recevant des terrains de chasse en Centrafrique et la nationalité centrafricaine[7], tandis que le sacre de Bokassa en décembre 1977 a été payé par le contribuable français[7].
Le journal évalue alors ces diamants à un million de francs, estimation approximative qui est contestée par VGE[8]. Selon Le Point, le document est authentifié par Mme Dimitri, ancienne secrétaire de Bokassa[9].
D'autres documents mentionnent que deux cousins de Valéry Giscard d'Estaing, ainsi que deux de ses ministres et un de ses conseillers, ont eux aussi reçu des diamants d'une grande valeur[9].
Le Monde reprend l'information le même jour, le journal déplore l'absence de commentaires du président de la République français[10].
L'Élysée publie un communiqué le même jour indiquant « que les échanges de cadeaux de caractère traditionnel, notamment lors des visites de membres du gouvernement dans les États étrangers, n'ont, en aucun cas, ni le caractère ni la valeur qui ont été mentionnés par certains organes de presse à propos du Centrafrique ». Selon Laurent Martin, cette réponse est perçue comme ambiguë par la presse d'opposition[11] et les journaux étrangers : « Les informations firent le tour de la planète : le grand quotidien japonais Asahi Shimbun, (…) le Washington Post, (…) New York Times, Time (…), Newsweek »[11].
Le 17 octobre 1979, Le Canard enchaîné affirme que Giscard d'Estaing aurait reçu d'autres diamants, également en 1970, lors d'un safari privé, en 1972, et en 1975, alors qu'il est président de la République, pendant sa première visite officielle en Centrafrique
delphinium29
c'est arrivé un 10 octobre .................
10 octobre 1941 : sorti en novembre 1940 aux Etats-Unis, Fantasia, le film de Walt Disney est projeté pour la première fois en France.
10 octobre 1684 : le peintre Jean Antoine Watteau naît à Valenciennes. Il deviendra l'un des chefs de file du style baroque au XVIIIe siècle, en particulier du Rococo.
10 octobre 1963 : la chanteuse française d’Édith Piaf décède à Grasse, à seulement 47 ans, victime des excès d'une vie bien remplie. Sa mort n'est annoncée que le lendemain. [AFP/Archives]
Misterprof-
10 octobre 1903 :
Mise en vente de l'aspirine.
La mise en vente de l'aspirine, en Allemagne, est l'aboutissement d'une très longue recherche qui remonte aux Sumériens.
Ces derniers avaient observé que l'écorce de saule calmait les douleurs.
Le Grec Hippocrate avait validé leur observation mais il avait fallu attendre le XIXe siècle pour découvrir le principe actif à l'origine de cette propriété : l'acide acétylsalicylique.
Le chimiste allemand Felix Hoffmann part en quête d'un composé équivalent mais plus facile à synthétiser. Ce sera l'acide spirique, extrait de la spirée ou reine-des-prés.
Le laboratoire Dreser, qui emploie Hoffmann, dépose un brevet à Munich le 6 mars 1899 et confie à l'entreprise Bayer la commercialisation de l'aspirine.
Sitôt sur le marché, ce médicament anti-fièvre et antalgique recueille un immense succès.
L'aspirine suscite en Allemagne le développement d'une puissante industrie pharmaceutique.
Elle a aussi les honneurs du traité de Versailles (1919), une clause de celui-ci faisant tomber son brevet dans le domaine public, en France exclusivement.
Dans les années 1950, l'aspirine semble condamnée par l'arrivée d'un nouvel antalgique, le paracétamol. Mais l'on découvre opportunément qu'elle peut aussi prévenir les accidents vasculaires.
Et la voilà repartie pour une deuxième vie.
delphinium29
Créée en 1874, l'Union postale universelle (UPU), dont le siège se trouve à Berne (Suisse), est la seconde plus ancienne organisation internationale après l'Union internationale des télécommunications.
Forte de ses 192 Pays-membres, l'UPU constitue le principal forum de coopération entre les acteurs du secteur postal, permettant d'assurer un véritable réseau universel de produits et de services à la pointe du progrès.
L'organisation joue un rôle de conseil, de médiation et de liaison et fournit, s'il y a lieu, l'assistance technique. Elle fixe les règles des échanges de courrier international et formule des recommandations pour stimuler la croissance des volumes de la poste aux lettres, des colis et des services financiers et pour améliorer la qualité de service offert aux clients.
delphinium29
C'EST PASSE UN 9 OCTOBRE....................
9 octobre 1874
Création de l’Union générale des postes, première organisation internationale pour standardiser les systèmes postaux. Toujours existante aujourd’hui, elle est désormais appelée l’Union postale universelle et dépend de l’ONU.
Misterprof-
9 octobre 1945 :
Création de l'École nationale d'administration (ENA).
L’ ENA a été créée à la Libération par une ordonnance prise par le Gouvernement provisoire de la République présidé par Charles de Gaulle, à l'initiative de Michel Debré, alors maître des requêtes au Conseil d'État.
Elle a pour objectif de « refondre la machine administrative française » en démocratisant le recrutement des hauts fonctionnaires, grâce à l’instauration d’un concours d’accès unique à la Fonction publique, sans passe-droits ni favoritisme.
Considérée à tort ou à raison comme la matrice d’une nouvelle « noblesse d’État », l’ENA a formé la plupart des hauts fonctionnaires de la Ve République.
Elle a aussi donné à la France quatre présidents de la République (Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, François Hollande et Emmanuel Macron) en cinquante ans.
L’élitisme et les abus reprochés aujourd’hui aux hauts fonctionnaires ont en fait toujours accompagné l’histoire de l’État depuis sa création.
C’est au Moyen Âge qu’apparaissent les ancêtres de nos « fonctionnaires », même si le mot n’existe pas encore.
Le pouvoir royal commence à s’imposer face aux seigneurs à travers la lente construction de l’État monarchique, notamment sous le règne de Philippe Le Bel (1285-1314) qui utilise les compétences de légistes formés au droit romain.
De la Renaissance à la Révolution de 1789, le pouvoir central ne fera que s’étendre, au détriment des féodalités et des identités provinciales, forgeant la colonne vertébrale à la fois territoriale et administrative de la France, en particulier dans les secteurs militaire, financier, législatif et judiciaire.
L’administration devient un facteur d’unification du pays en contenant les poussées centrifuges de populations très différentes entre elles par leurs mœurs et leurs lois : Bretons, Pyrénéens, Flamands, Provençaux etc.
Elle est confiée à un personnel de plus en plus nombreux et stratifié, dominé par les officiers et les commissaires.
Les premiers sont des agents au service du roi et sont titulaires d'un « office », c'est à dire une fonction publique pourvue par le souverain.
À l'origine, l'office est un don gratuit du roi contre versement d'un prêt par l'officier, moyennant le versement de gages modestes.
Dignité, honneurs, titre et fonction sont attachés à l'office qui procure à son titulaire un « état », c'est-à-dire un rang dans la société d'Ancien Régime.
Déjà, être agent de l’État signifie faire partie d’une élite.
Mais le statut de l'office évolue rapidement.
Sa vente se généralise sous le règne de François Ier à un point tel que l'office tend à se transformer en un véritable objet de commerce et de transaction.
Lorsque son détenteur en devient propriétaire, le système est qualifié de vénalité de l’office.
Le summum est atteint sous le règne d’Henri IV avec la faculté de transmettre l’office à son héritier en contrepartie d’une taxe, la « Paulette », du nom du conseiller Paulet qui en a eu la funeste idée.
Certes, la vente des offices, notamment dans les domaines de la justice et de la finance, permet au roi de renflouer les caisses du trésor royal, mais elle lui fait perdre de son autorité sur ces agents.
Elle s’accompagne aussi d’une corruption qui discrédite l’image du pouvoir et de ses représentants au sein du peuple.
En revanche, à travers les commissaires qui sont nommés et révoqués à la discrétion du roi, et ne sont pas propriétaires de leur charge, qui est temporaire et limitée, le monarque peut s’appuyer sur des hommes voués à son service.
En contrepartie, les organes centraux de l’État renforcent le pouvoir monarchique.
Il s’agit notamment des ministres et des Conseils du Roi et du gouvernement.
Au sein de tout ce dispositif, un homme détient un pouvoir très étendu : le contrôleur général des finances.
Il assure la direction et la coordination de tous les agents publics ayant des compétences financières et il assure aussi la préparation du budget.
Véritable patron de l'économie, au XVIIe siècle, il en assure toute la responsabilité et devient un des personnages les plus puissants de la monarchie.
Le plus impopulaire aussi.
On ne compte plus les grands financiers voués à la potence ou la prison.
Durant l’Ancien Régime, les agents publics de l’Ancien connaissent déjà une hiérarchisation entre une « haute fonction publique » et une fonction publique cantonnée dans des tâches d’exécution.
Au XVIIIe siècle est institué le recrutement sur concours, sur le modèle chinois du mandarinat, avec une progression au mérite et à l'ancienneté dans la carrière, à la manière du cursus honorum des Romains.
Il s'ensuit de premiers corps de hauts fonctionnaires prestigieux et dévoués à l'État (Ponts-et-Chaussées...). Sous l’Empire, Napoléon crée les grands corps de l’État : Conseil d’État, Cour des Comptes et Inspection générale du Trésor, à l’origine de l’actuelle Inspection générale des Finances.
La haute fonction publique est essentiellement réservée aux notables et à leurs enfants, le recrutement s’effectuant par cooptation au sein des mêmes milieux.
Ses membres peuvent être gratifiés de titres de noblesse et de distinctions comme la Légion d’Honneur.
Avec l’avènement de la Seconde République qui souffre d’une forte instabilité ministérielle, les hauts fonctionnaires représentent la continuité de l’État.
Mais la question de leur formation n’est pas résolue.
Dès 1848, Hippolyte Carnot, ministre de l’Instruction publique, fonde une École d’administration pour former la haute fonction publique que Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, supprimera en 1849. L’idée resurgit sous la IIIe République, mais le projet de la création d’une école nationale d’administration, échoue finalement et, pour le recrutement des hauts fonctionnaires, on se satisfait d'une école privée, l’École libre des sciences politiques, fondée en 1872 dans la rue Saint-Guillaume, au cœur du très chic faubourg Saint-Germain, à Paris.
delphinium29
ça c'est passe un 8 octobre !!!
8 octobre 1813 : Wellington franchit les Pyrénées
Le 8 octobre 1813, le général anglais Arthur Wellesley, futur duc de Wellington, traverse les Pyrénées avec son armée et envahit la France de Napoléon 1er. Il a chassé les Français du Portugal et les a battus à Vitoria, dans le Pays Basque. Il les oblige enfin à quitter l'Espagne et s'apprête à battre le maréchal Soult aux portes de Toulouse. Mais c'est dix-huit mois plus tard, à Waterloo, que Wellington connaîtra son plus grand succès en battant la dernière armée de Napoléon 1er.