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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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13 juillet 2025 09:38

13 juillet 1965 :
Les députés français accordent aux femmes mariées l'autonomie financière que leur avait retirée le Code Napoléon.
Jusque-là, en effet, les femmes perdaient en se mariant le droit de signer un chèque, d'ouvrir un compte courant ou parapher l'acte d'achat d'une maison.
Toutes ces responsabilités étaient dévolues au mari, chef de famille en titre.
Et si les femmes souhaitaient exercer une profession, elles devaient obtenir son autorisation.
Portée par le garde des Sceaux Jean Foyer, dans un gouvernement de droite dirigé par Georges Pompidou, la nouvelle loi constitue donc un progrès immense par rapport à la grande régression du XIXe siècle.
Elle s'inscrit dans un mouvement d'émancipation qui va prendre corps des deux côtés de l'Atlantique dans les années 1970.
En juin 1970, une nouvelle loi supprimera la notion de chef de famille et consacrera l'égalité des époux en matière d'éducation parentale.
En 1975 enfin, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, sera légalisé le divorce par consentement mutuel.

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13 juillet 2025 08:06

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃

Jacques Simonet
Nationalité Français
Naissance 13 juillet 1941 (Paris - France)
Décès 21 avril 2022 à l'age de 80 ans (Paris - France)
Biographie

Immergé dès son enfance dans l'univers du théâtre, Jacques Perrin entre au Conservatoire d'art dramatique, qu'il quitte rapidement pour monter sur les planches. Il fait plusieurs apparitions au cinéma, notamment dans La Peau de l'ours (Claude Boissol, 1957) avant d'obtenir un rôle de premier plan dans La Fille a la valise (Valerio Zurlini, 1960). Le comédien a alors 19 ans, et sa rencontre avec Zurlini aboutira à deux autres collaborations : Journal intime (1962) et Le Desert des Tartares (1976), dont il est également co-producteur.

Malgré son jeune âge, Jacques Perrin enchaîne les rôles au cinéma avec des réalisateurs prestigieux : Pierre Schoendoerffer (La 317e Section, 1964), Constantin Costa-Gavras (Compartiment tueurs, 1964), Claude Chabrol (La Ligne de demarcation, 1966) et Jacques Demy (Les Demoiselles de Rochefort, 1966 ; Peau-d'Ane, 1970). Il joue ainsi aux côtés de personnalités célèbres telles que Claude Berri, Yves Montand ou encore Catherine Deneuve, dans des genres très divers, du film policier au conte fantastique, en passant par la comédie musicale.

En 1968, Jacques Perrin fonde sa propre société de production, Reggane Films, qui prend notamment en charge plusieurs films de Constantin Costa-Gavras dont Z (1968), ainsi que Le Crabe tambour (Pierre Schoendoerffer, 1977). Autant de films dans lesquels il est également acteur.

Dans les années 1980 et 1990, s'il poursuit une carrière de comédien au cinéma, avec notamment le succès de Cinema Paradiso (Giuseppe Tornatore, 1988), Jacques Perrin se consacre surtout à la télévision. Il produit par ailleurs de plus en plus, notamment sur des thèmes qui lui tiennent à cœur.

Homme de défi, il rend hommage au cinéma en compilant 300 extraits de film dans Les Enfants de Lumière (Collectif, 1994), mais mais oeuvre surtout sur des documentaires consacrés à la nature comme Microcosmos, le peuple de l'herbe (Claude Nuridsany et Marie Perennou, 1996, qui lui vaut le César du Meilleur producteur) et Himalaya, l'enfance d'un chef (Eric Valli, 1999). Il participe également à la réalisation du Peuple migrateur (2001), filmant de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs au plus près de leur périple.

Désormais producteur prolifique et réalisateur en herbe, il n'abandonne pas pour autant sa carrière d'acteur. Il joue entre autres dans Le Pacte des loups de Christophe Gans (2001), Le Petit lieutenant de Xavier Beauvois (2005) ou encore Les Choristes de Christophe Barratier (2004). Ce dernier fait d’ailleurs appel à Perrin pour produire son film suivant, Faubourg 36.

Son amour de la mer l’incite à financer un documentaire de Pierre Marcel sur le marin Tabarly, puis à diriger, scénariser et jouer dans Océans (2009) un documentaire sur les fonds marins, réalisé aux côtés de Jacques Cluzaud. La mer le passionne, mais l’histoire également, c’est pourquoi il signe avec Eric Deroo un documentaire sur la colonisation française du Vietnam constitué exclusivement d'images d'archives.

Après avoir réalisé le documentaire Les Saisons et produit Mia et le Lion Blanc, Jacques Perrin s'illustre dans Rémi Sans Famille, incarnant le héros âgé. Sa dernière apparition à l'écran est au générique du thriller Goliath, aux côtés de Gilles Lellouche et Pierre Niney.

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12 juillet 2025 08:55

Bonjour à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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12 juillet 2025 08:09

Tout le monde se souvient du 12 juillet 1998, qui a vu la victoire de la France lors de la Coupe du Monde de football.
Mais, bien avant, il y eut le :
12 juillet 1790 :
Constitution civile du clergé.
À Paris, l'Assemblée constituante adopte un décret va causer la ruine de la Révolution démocratique inaugurée un an plus tôt.
Le 2 novembre 1789, les députés français avaient voté la nationalisation des biens de l'Église.
Ils ont par ailleurs dissous les ordres religieux contemplatifs le 13 février 1790, tout en ménageant les religieux qui s'occupent d'enseignement ou d’œuvres caritatives, mettant en œuvre ces réformes sans en référer au pape.
Dans la foulée, les députés veulent mettre l'Église de France en harmonie avec les nouvelles institutions nationales.
Pétris de bonnes intentions, ils veulent en particulier assurer aux curés et aux évêques un revenu régulier en compensation des biens dont ils ont été privés.
C'est ainsi qu'un « comité ecclésiastique » rédige la Constitution civile du Clergé, qui abroge le concordat conclu en 1516 entre le roi François 1er et les représentants du pape, et la soumet à l'Assemblée.
La carte religieuse est calquée sur la carte administrative, avec un diocèse par département (83 au total) au lieu de 135 précédemment, aux contours parfois extravagants ; l'État s'engage à appointer les évêques et les curés et fixe des niveaux de traitements, d'ailleurs tout à fait convenables : 50 000 livres pour l'évêque métropolitain de Paris, 20 000 livres pour les autres évêques, 1 200 à 6 000 livres pour les curés ; les évêques et les curés doivent être désignés par les électeurs de leur paroisse ou de leur diocèse, que ces électeurs soient catholiques, protestants ou athées, et le pape n'a plus d'avis à donner sur ces nominations ; les curés et les évêques sont invités à prêter « en présence des officiers municipaux, du peuple et du clergé, le serment d'être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution ».
C'est le triomphe du gallicanisme, un courant de pensée vivace dans la haute société française depuis Philippe le Bel, mais qui se distingue toutefois du principe de séparation des Églises et de l'État car, selon les gallicans, il revient à l'État de prendre en charge l'organisation de la religion.
Deux jours après l'adoption du décret, le 14 juillet 1790, les Français et la famille royale célèbrent ensemble la Fête de la Fédération.
La Révolution semble close et la monarchie constitutionnelle bien installée.
C'est compter sans les divergences religieuses consécutives à la Constitution civile du clergé. Après avoir beaucoup hésité, le roi Louis XVI approuve, le 22 juillet 1790, la Constitution civile du clergé.
Mais le lendemain, le roi reçoit l'avis négatif du pape Pie VI, qui s'oppose à l'élection des curés et des évêques par les fidèles, et condamne en bloc la Constitution civile du clergé.
Par la suite, lorsque des évêques élus conformément à la Constitution civile solliciteront son investiture, il la leur refusera, les plaçant devant l'obligation de choisir entre Rome et la Révolution.
Voyant cela, l'Assemblée exige du clergé, le 27 novembre 1790, un serment de fidélité à la Constitution civile du clergé.
La moitié des curés et tous les évêques sauf 4 (dont Talleyrand et Loménie de Brienne) s'y refusent et c'est la rupture entre les catholiques et la Révolution.
Les ecclésiastiques qui prêtent serment sont appelés jureurs, assermentés ou constitutionnels ; les autres insermentés, non-jureurs ou réfractaires.
La rupture est consommée le 13 avril 1791 avec un décret du pape qui déclare la Constitution civile du clergé « hérétique et schismatique ».
Le roi Louis XVI, très pieux, est dès lors confronté à un dilemme qui va le conduire à fuir à Varennes.

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FAE

11 juillet 2025 11:10

Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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11 juillet 2025 08:57

11 juillet 711 :
Les musulmans s'emparent de l'Espagne.
Par la bataille de Guadalete, les disciples de Mahomet, au nombre de quelques centaines, défont les troupes de Rodrigue, le roi wisigoth qui règne sur l'Espagne chrétienne.
La plus grande partie de la péninsule ibérique sera dès lors occupée pendant près de sept siècles.
Les Wisigoths, une tribu germaine venue d'au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse.
Ils en avaient été chassés par Clovis et ses Francs, et s'étaient dès lors repliés sur la péninsule espagnole.
Au fil du temps, ils avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.
Mais après la mort du dernier grand roi wisigoth, Wamba, en 680, l'Espagne wisigothe se fragmente, en proie à des luttes claniques liées au caractère électif de la monarchie (comme dans la plupart des royaumes barbares, les successeurs des souverains défunts sont élus par l'assemblée des nobles).
L'un de ses successeurs, Wittiza, a pris la précaution d'associer au trône son fils Agila, mais à sa mort en 710, un clan rival élit un autre prétendant, Rodéric (ou Rodrigue).
Agila appelle à l'aide un seigneur établi sur l'autre rive de la Méditerranée, l'émir de Tanger Mousa ibn-Nocair.
Il sait qu'il a une manière quelque peu différente d'adorer Dieu mais n'y voit rien à redire.
La chose est moins surprenante qu'il n'y paraît, car les chrétiens d'Occident ont encore à cette époque une notion très floue de l'islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale.
Mousa ibn-Nocair ne se fait pas prier et envoie à son nouvel ami un corps d'armée commandé par un jeune chef berbère latinisé et fraîchement converti à l'islam, Tarik ibn Zyad.
C'est ainsi que le 30 avril 711, 7 000 guerriers débarquent en Espagne.
Ce sont essentiellement des Berbères mais aussi des Arabes et des Syriens, musulmans, chrétiens ou juifs.
Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (d'après l'arabe djebel al Tarik, la « montagne de Tarik »).
Tirant parti de l'impopularité des Wisigoths et faisant peu de cas d'Agila, les musulmans s'emparent sans difficulté d'Algésiras et s'avancent vers Cordoue et l'intérieur des terres.
Ils se heurtent bientôt à l'armée du roi Rodrigue.
La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes, et bataille de Guadalete par les historiens espagnols.
Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte : soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix ; soit sur celles du fleuve Guadarranque; soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.
Bien que les Wisigoths soient supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Rodrigue.
Le roi lui-même périt dans l'affrontement.
Tarik n'a plus beaucoup de mal à s'emparer des villes méridionales, à commencer par Séville, qui est détruite faute d'avoir accepté de se rendre.
Instruites par cet exemple, les autres villes, comme Cordoue et Grenade, capitulent sans se faire prier.
Les habitants chrétiens et juifs ont la vie sauve, conservent leurs biens, leurs lois et leur foi, mais sont soumis à un impôt supplémentaire en leur qualité de dhimmis (« protégés »).
Il est rapidement rejoint par l'émir Mousa, accompagné de 18 000 hommes et désireux de s'approprier le festin.
Authentique Arabe, l'émir entre rapidement en conflit avec son ancien serviteur.
Les deux hommes sont invités à s'expliquer devant le calife, à Damas, en 715, et de ce moment, on perd la trace de Tarik ibn Zyad.
La conquête ne s'arrête pas pour autant.
Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l'Espagne.
En quelques années, la résistance wisigothe est balayée.
Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l'extrême nord de la péninsule.
Les envahisseurs, dans la foulée, traversent les Pyrénées et occupent la Narbonnaise.
Mais ils se heurtent à Toulouse, en 721, au duc d'Aquitaine.
La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique.
Leur chef élu, Pélage (ou Pelayo), bat les musulmans à Covadonga, près d'Oviedo, dès l'année suivante.
Cette bataille symbolisera beaucoup plus tard le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens (la « Reconquista », nom donné à la période de conflit entre les royaumes chrétiens du Nord de l'Espagne et les territoires musulmans d'Al-Andalus jusqu'à leur disparition complète de la péninsule Ibérique en 1492).

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FAE

10 juillet 2025 10:25

Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci, Misterprof !

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10 juillet 2025 08:04

10 juillet 1547 :
Le « coup de Jarnac ».
Deux nobles se préparent à un duel sans concession devant la Cour et le roi de France Henri II.
À l'origine de ce duel se tient Diane de Poitiers, maîtresse du roi Henri II, successeur de son père François Ier.
Après la mort de celui-ci, le 31 mars 1547, Diane veut prendre sa revanche sur sa dernière maîtresse, Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes.
Elle se souvient opportunément d'une rumeur répandue à la cour deux ans plus tôt par le Dauphin selon laquelle le beau-frère de la duchesse, un jeune écervelé du nom de Guy Chabot, par ailleurs baron de Jarnac, aurait été l'amant d'Éléonore d'Autriche, deuxième épouse de François Ier.
La rumeur était arrivée aux oreilles de François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, un colosse réputé pour sa force.
La Châtaigneraie, indigné, avait publiquement accablé Jarnac de ses insultes mais ce dernier n'avait pas osé relever l'affront et l'affaire en était restée là.
À l'avènement d'Henri II, Diane rappelle l'incident et convainc son royal amant d'autoriser un duel judiciaire entre les deux rivaux ; la mort devant désigner le coupable devant Dieu et les hommes.
À titre exceptionnel, le roi autorise donc le duel judiciaire, une pratique médiévale que Saint Louis, déjà, avait interdite au XIIIe siècle.
Le dernier duel judiciaire avait eu lieu en 1386, sous le règne de Charles VI.
Autorisé par le Parlement de Paris, il avait opposé Jean de Carrouges à Jacques Le Gris, le premier accusant le second d'avoir violé son épouse Marguerite.
N'ayant rien à perdre, le sieur de Jarnac se fait enseigner quelques bottes secrètes par un vieux maître italien.
Arrive le jour du duel.
Sur la terrasse du château de Saint-Germain-en-Laye où s'est réunie la cour, Vivonne se présente en grande pompe, accompagné de 300 gentilshommes.
Sûr de sa victoire, il a préparé un grand festin.
Après quelques passes d'armes, Jarnac se découvre et frappe son adversaire au jarret.
Les leçons du maître italien n'auront pas été vaines.
Le roi consent à rendre son honneur au vainqueur et accorde la vie sauve à La Châtaigneraie, qui n'en meurt pas moins pendant la nuit.
L'expression « coup de Jarnac » devient bientôt synonyme d'habileté mais elle est détournée de son sens à la fin du XVIIIe siècle par le Dictionnaire de Trévoux qui préfère y voir une manœuvre traîtresse et déloyale.

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FAE

9 juillet 2025 09:32

Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci à Misterprof pour sa fidélité à ce sujet ainsi que pour la variété de ses participations.

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9 juillet 2025 09:22

9 juillet 2011 :
Naissance du Sud-Soudan
Ce nouvel État, issu d'une scission d'avec le Soudan, au terme de deux longues guerres civiles qui ont fait plusieurs millions de morts depuis l'indépendance du Soudan anglo-égyptien le 1er janvier 1956, est officiellement appelé République du Soudan du Sud (ou Sud-Soudan).
Il constitue le 193e État des Nations Unies et le 50e État africain.
Sa capitale est Juba (ou Djouba).
Connues dans l'Antiquité sous le nom de Nubie ou « pays de Coush », les régions qui forment aujourd'hui le Soudan et le Sud-Soudan constituent depuis la haute Antiquité l'« arrière-cour » de l'Égypte.
Dès son indépendance, en 1956, le Soudan connaît des tensions ethniques et religieuses, principalement entre « Blancs » et « Noirs » et entre musulmans et chrétiens ou animistes.
Modelés par une tradition millénaire, les musulmans de Khartoum considèrent les Noirs du Sud comme des esclaves et des êtres inférieurs.
Ils tentent de les arabiser et islamiser par la contrainte.
Opprimés, les habitants des provinces équatoriales se soulèvent sous la conduite de quelques officiers.
Cette première guerre civile dure une quinzaine d'années, jusqu'au coup d'État qui porte au pouvoir le général Gaafar Nimeiry, en 1969.
Il accorde trois ans plus tard une forme d'autonomie aux provinces du Sud.
Mais la paix est mise à mal une décennie plus tard par la montée en puissance des islamistes (ou mahdistes), dans le droit-fil de la révolution iranienne.
En 1983, pour sauver son pouvoir, Nimeiry suspend l'autonomie du Sud et surtout élargit la charia (loi islamique) à tout le pays.
Il s'ensuit une deuxième guerre civile, sous la conduite d'un vétéran de la première, le général sudiste John Garang.
Elle va perdurer pendant plus de vingt ans, faisant au bas mot deux millions de morts et plusieurs millions de réfugiés.
Elle entraîne également une résurgence de l'esclavage dans le Nord.
À peine un cessez-le-feu est-il acquis au Sud en 2005 que le général Omar el-Béchir, nouveau maître du Soudan, déclenche un nouveau conflit au Darfour, contre des populations négro-musulmanes cette fois.
Le méfait lui vaut d'être inculpé par la Cour pénale internationale de La Haye de crimes contre l’humanité et crimes de guerre le 4 mars 2009.
Cette condamnation est une première diplomatique.
Bien que non appliquée, elle le rend plus conciliant avec les exigences des chancelleries.
De guerre lasse, el-Béchir concède un référendum d'autodétermination aux populations du Sud, lequel aboutit à l'indépendance du 9 juillet 2011.
Une indépendance de tous les dangers pour ce nouvel État africain, enclavé entre des États hostiles, démuni de tout, très pauvre et dont la majorité de la population dépend pour sa survie des organisations humanitaires.
Mal préparé à l'indépendance, misérable et sans infrastructures, sans élites instruites, soumis à la convoitise des compagnies pétrolières et plus que tout tenaillé par les haines recuites de la guerre antérieure, le nouvel État sombre au bout de quelques mois seulement dans l'une des plus cruelles guerres ethniques qu'ait connues l'Afrique noire des indépendances.
Les terribles massacres qui ensanglantent depuis lors le Sud-Soudan dans l'indifférence de la communauté internationale sont la conséquence de la guerre que se livrent les Dinka et les Nuer, les deux principales ethnies du pays.
Les premiers, majoritaires, sont représentés au gouvernement par le président Salva Kiir.
Les seconds le sont par le vice-président Riek Machar.
Le conflit entre les deux ethnies et leur chef puise son origine dans la guerre d'indépendance contre le pouvoir arabo-musulman de Khartoum.
Cette guerre a été menée essentiellement par les Dinka.
Quant aux Nuer, ils ont changé constamment de camp, rejoignant tantôt les Dinka, tantôt épaulant les forces de Khartoum.
Dans ce pays, comme dans le reste de l'Afrique noire, les clivages ethniques l'emportent sur les clivages idéologiques.
Les Nuer ne se résignent pas à laisser le pouvoir à leurs ennemis.
Leurs revendications sont attisées par le gouvernement de Khartoum qui conserve de cette façon son influence dans cette région riche en pétrole et dont il a été privé.
Dix ans après l'indépendance, rien ne laisse entrevoir un apaisement.

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8 juillet 2025 08:13

8 juillet 1976 :
Naissance de la navigatrice et entrepreneuse sociale britannique Ellen MacArthur.
En septembre 1997, seule femme et plus jeune concurrent engagé pour la traversée de l'Atlantique, elle participe à la Mini-Transat au départ de Brest.
En 1998, elle est désignée « Marin de l'année » par la Royal Yachting Association, après son premier grand voyage en solitaire, sur Iduna (British Telecom).
Elle arrive deuxième du Vendée Globe 2000-2001 sur Kingfisher à seulement 24 ans, puis obtient le prix Monique Berlioux, décerné par l'Académie des sports, en 2000.
Le 23 novembre 2002, elle remporte la route du Rhum en monocoque sur Kingfisher.
En 2003, elle fonde l'association Ellen MacArthur Cancer Trust, dans le but de faire naviguer des enfants malades.
Elle parle français couramment (sur ses bateaux, on pouvait lire la phrase : « À donf », qui est restée son expression favorite).
Sur un multicoque de 75 pieds, le trimaran B&Q/Castorama, elle bat dans la nuit du 7 au 8 février 2005 le record du tour du monde à la voile en solitaire (détenu jusque-là par Francis Joyon), en 71 jours 14 heures 18 minutes et 33 secondes, soit une moyenne de 16,2 nœuds sur 27 354 milles.
Le 27 avril, un titre de chevalerie lui est attribué par la reine Élisabeth II : elle devient dame commandeur de l'ordre de l'Empire britannique.
Après sa visite de la station baleinière de Géorgie du Sud, en 2006, elle accentue son effort, grâce à sa notoriété, en faveur de la promotion du développement durable.
Le 5 novembre 2007, à Estoril (Portugal), elle entre au Panthéon de l'ISAF (International Sailing Federation : Fédération Internationale de Voile) avec Paul Elvström, Barbara Kendall, Sir Robin Knox-Johnston, Olin Stephens et Eric Tabarly.
Le 27 mars 2008, au deuxième jour de sa visite d'État au Royaume-Uni, le président français Nicolas Sarkozy lui remet les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, lors d'une cérémonie à l’ancien collège naval de Greenwich.
Le 31 août 2010, à l'âge de 34 ans, Ellen McArthur annonce qu'elle met fin à sa carrière sportive.
Son ancien trimaran a été racheté par Romain Pilliard et baptisé Use it again (Réutilise-le), du nom d’un fonds de donation qui promeut l'économie circulaire et la protection de l'océan.

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7 juillet 2025 09:09

7 juillet 1807 :
Le traité de Tilsit.
Le tsar Alexandre Ier et l'empereur Napoléon Ier, les deux plus puissants souverains d'Europe continentale, signent un traité secret à Tilsit, une petite ville fortifiée de Prusse-orientale.
Avec ce traité et celui, public, qui sera signé deux jours plus tard, c'en est fini de la quatrième coalition européenne contre la France qui a vu la défaite de la Prusse à Iéna et celle de la Russie à Friedland.
Les deux nouveaux alliés se promettent « paix et amitié », et s'engagent sur un partage du continent : à l'Empereur l'Occident, au tsar l'Orient et Constantinople.
Mais ces engagements ne dureront guère.
Quelques jours plus tôt, le 25 juin, les deux souverains se sont rencontrés pour la première fois à proximité de là, sur un radeau au milieu du Niemen, à la frontière de l'empire russe.
Le tsar, battu à Austerlitz, Eylau et Friedland, souhaite gagner du temps dans la guerre contre l'usurpateur français.
Il feint en conséquence de se réconcilier avec lui et il ne lui déplairait pas d'en tirer profit en étendant la domination de la Russie à Constantinople, capitale d'un empire ottoman décati.
De son côté, Napoléon croit possible d'en finir avec la résistance de l'Angleterre, maîtresse des mers depuis la bataille de Trafalgar, en associant la Russie au « Blocus continental » destiné à ruiner son économie.
Il s'agit d'interdire aux Européens de commercer avec les Anglais.
Les Espagnols et les Portugais, très dépendants du commerce britannique, y rechignent mais Napoléon ne s'en inquiète pas et se dit qu'il saura les y contraindre le jour venu.
Et pour rallier l'Europe du Nord au blocus, rien ne vaut le concours de la Russie.

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5 juillet 2025 08:04

5 juillet 1946 :
Au bord de la piscine Molitor, le public Parisien découvre avec ravissement un maillot de bain féminin « plus petit que le maillot de bain le plus petit au monde » selon le slogan de son créateur, l' ingénieur automobile Louis Réard.
Il s'agit du bikini, du nom d' un atoll de l'archipel des Marshall sur lequel les Américains ont fait un essai nucléaire quelques jours plus tôt.
Les mannequins professionnels s'étant défilées, c'est à une danseuse nue du Casino de Paris, Micheline Bernardini, que son créateur a dû s'adresser pour sa présentation officielle à la presse internationale.
Considéré comme transgressif, scandaleux, mais aussi incitant au péché par le Vatican, le bikini fut à la fois acclamé et décrié dans ses premières années de circulation dans le commerce.
Certains pays, comme les États-Unis, l’ont même interdit dans certains lieux publics.
Il fut néanmoins rapidement adopté, dans les années 50, par les jeunes femmes de la jet-set de la Côte d’Azur et des stations balnéaires huppées.
Les reines de beauté et divas du cinéma en firent de même, participant à démocratiser pour de bon le deux-pièces dans les mœurs françaises, puis étrangères.
De Jayne Mansfield à Raquel Welch, en passant par Ava Gardner et les Italiennes Sophia Loren et Gina Lollobrigida, les stars d’Hollywood affichent alors ce nouveau micro maillot de bain comme un objet d’expression féminine.
Une certaine Marilyn Monroe est photographiée sur le tournage du film Niagara (1951) portant un deux-pièces rayé.
Audrey Hepburn, quant à elle, le sera en bikini et lunettes XL par Terry O’Neill, une photo qui fit le tour en mode.
La regrettée Jane Birkin marquera également les annales dans la même tenue, assise sur un rocher, les cheveux ébouriffés, le regard sérieux fixé à l’objectif de Victor Blackman.
Comment ne pas citer, non plus, Ursula Andress sortant de l’eau dans le film de la série des James Bond Permis de Tuer (1962), comme tournant de la carrière du bikini au cinéma.
Enfin, une célèbre chanson de Dalida a elle aussi contribué à sa popularité.

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4 juillet 2025 08:13

Le Jour de l’Indépendance, également appelé 4 juillet (en anglais : Independence Day, July 4 ou Fourth of July), est la fête nationale des États-Unis commémorant la Déclaration d'indépendance du 4 juillet 1776, vis-à-vis de la Grande-Bretagne.

Ce jour est l’occasion de fêtes et de cérémonies célébrant l'histoire du pays, son gouvernement et ses traditions. Se déroulent notamment des feux d'artifice, des défilés (appelés « parades »), des barbecues, des pique-niques, des matchs de baseball, etc.

Histoire
Choix de la date
Bien que le 4 juillet soit une sorte d'icône pour les Américains, certains clament que la date est arbitraire. Les indépendantistes américains se sont battus contre les Britanniques dès avril 1775. La première motion concernant l'indépendance a été faite le 4 juin 1776 au Congrès continental. Après de longs débats, le Congrès vota de façon unanime, mais secrètement, l'indépendance vis-à-vis de la Grande-Bretagne le 2 juillet (la Lee Resolution), et désigna Thomas Jefferson pour écrire une ébauche de déclaration. Le Congrès retravailla l'ébauche jusqu'à peu après 11 heures, le 4 juillet, quand treize colonies votèrent pour son adoption (New York s'est abstenu des deux votes) et donnèrent une copie aux imprimeurs signée seulement par John Hancock, le Président du Congrès, et le secrétaire Charles Thomson. Philadelphie célébra la Déclaration par des lectures publiques et des feux de joie le 6 juillet. Les autres membres du Congrès n'ont pas signé avant le 2 août, mais ce fut quand même gardé secret par peur de représailles britanniques.

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4 juillet 2025 08:08

4 juillet 1987
Klaus Barbie est reconnu coupable par la cour d’assises du Rhône de 17 crimes contre l’humanité, et est condamné à la prison à perpétuité. L’ancien officier SS surnommé le boucher de Lyon mourra en prison le 25 septembre 1991.

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