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28 juillet 1755 :
Le Grand Dérangement des Acadiens.
Les Anglais entament la déportation de plusieurs milliers de paysans français établis au sud du Saint-Laurent, au bord de l'océan Atlantique.
Ils avaient le tort de ne pas vouloir prêter serment d'allégeance à la couronne britannique et combattre leurs cousins de Nouvelle-France.
Ces rebelles vivaient depuis le siècle précédent sur une péninsule et des îles baptisées Acadie par leur découvreur en référence à une terre mythique de l'Antiquité.
Plusieurs milliers allaient périr des suites de cette déportation, demeurée dans l'Histoire sous le nom de « Grand Dérangement ».
Les Acadiens descendent de paysans poitevins qui peuplèrent l'Acadie avant que celle-ci ne fut cédée à l'Angleterre en 1713 et rebaptisée Nouvelle-Écosse.
Au milieu du XVIIIe siècle les Anglais, qui se préparent à une nouvelle guerre contre la France, décident de leur imposer un serment d'allégeance à la couronne, avec l'éventualité de devoir prendre les armes contre la France.
Mais ils se heurent à un refus massif des 13 000 Acadiens.
Quelques milliers se réfugient sans attendre dans les colonies françaises voisines.
Les autres sont, au cours des mois suivants, rassemblés par les miliciens anglais, embarqués sur des bateaux avec leurs maigres biens et répartis dans les colonies anglaises (les futurs États-Unis).
Sur les 7 000 à 8 000 personnes concernées par ce « Grand Dérangement », beaucoup périssent en cours de route de faim ou de maladie.
Dans la colonie anglaise du Maryland, les déportés ne se résignent pas à la tutelle anglaise et s'enfuient au péril de leur vie vers la Louisiane juste avant que cette colonie française ne passe sous souveraineté espagnole.
Établis dans les mangroves du delta du Mississipi, ils donneront naissance à la communauté des « Cajuns » (une déformation du mot Acadien).
Ils seraient aujourd'hui 800 000 mais très peu parlent encore l'ancien dialecte français.
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27 juillet 1794 :
Arrestation de Robespierre.
La dictature de Maximilien de Robespierre prend brutalement fin le 9 thermidor An II de la République française.
Le président du Comité de Salut public et ses proches sont arrêtés après un an de pouvoir sans partage.
La veille, à midi, l'Incorruptible est monté à la tribune de la Convention et a tenu un discours lourd de menaces dénonçant une «ligue de fripons» mais sans donner de noms.
Les députés s'inquiètent car la loi de Prairial (10 juin 1794) lui permet de faire arrêter et exécuter le moindre suspect.
Tous ceux qui ont quelque motif de craindre Robespierre prennent peur et se dévoilent.
Parmi eux Collot d'Herbois, qui proteste contre la «dictature de la vertu», Billaud-Varenne, Barras et Fréron qui se sont impunément enrichis à Marseille, Fouché qui a aussi profité de son autorité pour s'enrichir.
Quand il s'approche de la tribune pour parler à nouveau, Robespierre est houspillé.
On le montre du doigt aux cris de : «À bas le tyran !».
Dans un sursaut de courage, un député, Cambon, lance à la tribune sa mise en accusation.
Il est arrêté ainsi que son frère, Saint-Just, Lebas et Couthon, tous membres du Comité de Salut public.
Les prisonniers sont transférés à l'Hôtel de ville de Paris et se retrouvent sous la protection des sans-culottes, fervents partisans de la Révolution.
Tandis que sonne le tocsin, le député Barras se dépêche d'intervenir.
Il rassemble des troupes et entre dans l'Hôtel de ville.
Dans la confusion, Robespierre est blessé à la mâchoire par un coup de pistolet.
En piteux état, il est guillotiné le lendemain, le 10 thermidor An II (28 juillet 1794) avec Saint-Just, Couthon et Robespierre jeune, son frère, ainsi qu'une vingtaine d'autres partisans.
Le jour suivant, quelque 80 autres robespierristes montent à l'échafaud.
Surnommés les «Thermidoriens», les députés qui ont osé s'en prendre à Robespierre libèrent les suspects et mettent fin à la Terreur tout en préparant la mise en place d'un nouveau régime, le Directoire, dont on espère qu'il ramènera la paix, l'ordre et la prospérité sans trahir les acquis révolutionnaires.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Isabelle Aubret, nom d’artiste de Thérèse Coquerelle née le 27 juillet 1938 à Marquette-lez-Lille près de Lille, est une chanteuse française. En 1952, elle remporte les Championnats de France de gymnastique et, en 1962, le Concours Eurovision de la chanson pour la France, avec la chanson Un premier amour.
Biographie
Famille
Isabelle Aubret est la cinquième de onze enfants. Son père est contremaître dans une filature ; sa mère, d'origine ukrainienne, est femme au foyer.
Débuts
En 1952, à l'âge de quatorze ans, elle quitte l'école et est engagée comme bobineuse dans l'usine Lemaire-Destombes à Saint-André où travaille son père. Elle reviendra quelques années plus tard dans cette filature chanter dans le théâtre de sa Maison de Famille, dans le cadre d’une émission de radio. Elle continue à suivre des cours d'art dramatique et de danse classique. La même année, elle remporte les Championnats de France de gymnastique.
Parallèlement, elle participe à des concours locaux de chant. Son professeur d'art dramatique la présente au directeur d’une radio lilloise et elle monte sur scène pour la première fois. Elle chante dans des ensembles et en 1956, à l'âge de 18 ans, elle est engagée dans un orchestre du Havre.
En 1960, elle gagne un concours de chant, organisé à l'Olympia. Elle est remarquée par le directeur de la salle, Bruno Coquatrix, qui l'aide à obtenir un contrat dans un cabaret de Pigalle, le Fifty-Fifty.
En 1961, elle auditionne pour l'agent artistique Jacques Canetti, qui lui fait signer un contrat d'enregistrement. Elle publie son premier 45 tours, avec en face A Le Gars de n'importe où et, en face B Nous les amoureux, reprise de la chanson gagnante du Concours Eurovision de la chanson 1961, interprétée initialement par Jean-Claude Pascal. Avec Le Gars de n'importe où (paroles de Maurice Vidalin et musique de Jacques Datin), elle participe à la sélection nationale pour le Grand Prix Eurovision 1961 de la chanson européenne et termine troisième. Grâce à cette chanson, elle remporte le Grand Prix du Festival d'Enghien.
Premiers succès
En 1962, elle est sélectionnée par la télévision publique française pour représenter la France à la septième édition du Concours Eurovision de la chanson. Ses concurrents au titre sont notamment Alain Barrière, Serge Gainsbourg et le vainqueur du Concours Eurovision de l'année précédente Jean-Claude Pascal pour le Luxembourg. La chanson Un premier amour qu'elle interprète, a été écrite par Roland Valade et composée par Claude-Henri Vic. Le 18 mars 1962, à la Villa Louvigny de Luxembourg, elle représente donc la France avec cette chanson au Concours Eurovision nommé « Grand Prix Eurovision de la chanson 1962 ». Elle passe en 9e sur les seize pays sous la direction du chef d'orchestre Franck Pourcel. Elle remporte le concours pour la France, offrant au pays sa troisième victoire. Jean-Claude Pascal, vainqueur de l'Eurovision 1961, lui remet la médaille du Grand Prix.
La même année, elle rencontre Jean Ferrat. Il écrit pour elle la chanson Deux enfants au soleil et lui offre la première partie de sa tournée. Elle demeurera toujours fort proche de Jean Ferrat et reprendra plusieurs chansons écrites initialement pour lui, notamment Deux enfants au soleil, de Claude Delécluse, en 1961 ; Un enfant quitte Paris, de Georges Coulonges, en 1967, et Tout ce que j'aime, de Philippe Pauletto, en 1970.
En 1963, elle partage la scène de l'ABC avec Sacha Distel et fait la première partie de Jacques Brel à l'Olympia.
Premier accident
En 1963, elle est pressentie par le réalisateur Jacques Demy et le musicien Michel Legrand pour le rôle principal du film Les Parapluies de Cherbourg. Mais elle est victime d'un grave accident de voiture à Arnay-le-Duc, sa voiture ayant dérapé dans un virage. Il y a un mort, André Duclos, 33 ans, et trois blessés graves, dont son pianiste accompagnateur Serge Sentis. Hospitalisée à Autun, elle doit subir de multiples opérations et entreprendre une très longue rééducation qui la tient éloignée de la scène.
Jacques Brel lui offre les droits à vie de la chanson La Fanette. Michelle Senlis lui écrit C'est beau la vie, sur une musique de Jean Ferrat. Elle enregistre la chanson et remporte un grand succès commercial.
En 1965, encore convalescente, elle fait la première partie de Salvatore Adamo à l'Olympia. Elle quitte le label Philips pour Polydor.
En 1965 toujours, elle interprète le générique de la série à succès Les Aventures de Saturnin, montage cinématographique mettant en scène des animaux réels auxquels des comédiens prêtent leur voix, et qui sera diffusé jusqu'en 1970.
Nouveaux succès
En 1968, la télévision publique française la sélectionne à nouveau, pour la représenter à la treizième édition du Concours Eurovision de la chanson. Sa chanson, La Source, écrite par Henri Dijan et Guy Bonnet, et composée par Daniel Faure, est inspirée d'une légende, adaptée au cinéma en 1960, par Ingmar Bergman, dans son film La Source. Le 6 avril 1968, au Royal Albert Hall de Londres, elle passe en 10e position sur 17 pays sous la direction d'Alain Goraguer. Au terme du vote des pays, elle se classe troisième après Massiel, gagnante pour l'Espagne avec La, la, la et le représentant du Royaume-Uni Cliff Richard, deuxième avec Congratulations. Isabelle Aubret est la première artiste à avoir représenté deux fois la France au Concours Eurovision de la chanson. Guy Bonnet représentera également la France deux fois (en 1970 et 1983).
En mai de la même année, elle partage la scène de Bobino avec le chanteur québécois Félix Leclerc. Le spectacle est cependant interrompu par les événements de Mai 68 et l'explosion d'un commissariat tout proche[réf. nécessaire]. Elle part en tournée en France et à l'étranger, chantant dans plus de 70 villes.
En 1969, elle quitte Polydor et signe un contrat d'enregistrement avec le producteur Gérard Meys, propriétaire du label Meys et producteur de Jean Ferrat et de Juliette Gréco. La même année, elle interprète Savez-vous ce qu'il faut au sapin de Noël ?, version française de Do You Know How Christmas Trees Are Grown?, composée par John Barry pour le film Au service secret de Sa Majesté, sixième épisode de la série des James Bond.
Tournées internationales
En 1970, elle participe à la sélection nationale française pour la quinzième édition du Concours Eurovision de la chanson. Elle y interprète Olivier, Olivia, en duo avec Daniel Beretta. Ils terminent à la deuxième place, derrière Guy Bonnet et sa chanson Marie- Blanche.
Se sentant délaissée par les médias français, elle entame une tournée internationale, qui la mène au Canada, en Algérie, à Cuba et en Pologne. Elle revient sur la scène de Bobino, en 1973, et sort un nouvel album, le Soleil est dans une orange, pour lequel Alain Bashung, encore inconnu à l’époque, lui a écrit une chanson.
En 1976, elle participe au festival musical de Tokyo (Tokyo Music Festival (en)) et remporte le prix de la meilleure chanteuse. La même année, elle participe à la sélection nationale française pour la vingt-et-unième édition du Concours Eurovision de la chanson. Elle y interprète Je te connais déjà, mais est éliminée en demi-finale.
Elle publie ensuite deux nouveaux albums : Berceuse pour une femme, en 1977, et Une vie, en 1979. En 1980, elle reçoit le prix de Meilleure chanteuse du monde, décerné par le public japonais. L'année suivante, elle repart pour une longue tournée internationale, qui l'amène en URSS, en Allemagne, en Finlande, au Japon, au Canada et au Maroc.
Second accident
En 1981, Isabelle est victime d'un nouvel accident. Elle répète un numéro de trapèze volant pour le gala de l'Union des artistes, avec son partenaire, le boxeur Jean-Claude Bouttier, lorsqu'elle fait une chute. Elle se brise les deux jambes et demeure longtemps handicapée. Il lui faudra finalement deux longues années de rééducation pour recouvrer l'usage de ses jambes et marcher à nouveau[7].
En 1983, durant sa convalescence, elle enregistre cependant un 45 tours, France France (chanson qu'elle présentera à la sélection française pour l'Eurovision 1983) ; puis, en 1984, un album, Le Monde chante, et en 1985, une chanson qui remporte un certain succès, 1789, signée Claude Lemesle et Alice Dona[3]. La même année, elle participe, avec 24 autres chanteuses à l'enregistrement du disque La Chanson de la vie, écrit par Claude Lemesle et composé par Alice Dona, à la demande de Marie-Claire Noah pour son association Care France, Femmes du Monde. Elle rencontre le pianiste-compositeur pédagogue Michel Sogny et perfectionne auprès de lui son jeu pianistique.
En 1985, elle participe au projet La chanson de la vie, chanson caritative pour l'association CARE France créée par Marie-Claire Noah, composé par Alice Dona, sur un texte de Claude Lemesle. La particularité de ce projet est de faire enregistrer cette chanson caritative uniquement à des femmes, chose qui ne s'était jamais encore faite en France à cette époque. Sur le disque, qui sort en format Maxi 45 tours[15], hormis Alice Dona elle-même, on peut entendre 24 autres chanteuses : Barbara, Marie-Paule Belle, Bibie, Jane Birkin, Nicole Croisille, Claire D'Asta, Maria d'Apparecida, Dorothée, Julie Pietri, Catherine Lara (au violon), Nathalie Lermitte, Jeane Manson, Isabelle Mayereau, Milva, Marie Myriam, Nicoletta, Vivian Reed, Ginette Reno, Sheila, Stone, Linda De Suza, Michèle Torr et Rika Zaraï.
Retour sur scène
Isabelle Aubret lors des obsèques de Jean Ferrat, en mars 2010, en compagnie de Pierre Tenenbaum et Michel Pesenti.
Sa convalescence terminée, elle reprend ses tournées. En 1986, elle chante en URSS, au Canada et en Tunisie. En 1987, elle publie l'album Vague à l'homme, grâce auquel, elle reçoit le Prix du Président de la République, décerné par le jury de l'Académie Charles-Cros. En mars 1987, elle chante à l'Olympia, avec Allain Leprest en première partie.
En 1989, année du Bicentenaire de la Révolution française, elle sort un album intitulé 1989, pour lequel elle obtient le prix de la Meilleure interprète lors d'un festival à Berlin[7].
En 1990, elle publie l’album Vivre en flèche et remonte sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre des poèmes d’Aragon, mis en musique par Léo Ferré et Jean Ferrat. Elle commence à reprendre les artistes qui lui tiennent à cœur : Jacques Brel, Guy Béart, Francis Cabrel, Serge Gainsbourg, Jean-Jacques Goldman, Nicole Rieu, Henri Salvador, Alain Souchon et Charles Trenet. En 1992, elle reçoit la Légion d'honneur des mains du président de la République François Mitterrand. Dans la suite de la décennie, elle enchaîne albums et tournées, parcourant la France et le monde.
En 2001, elle fête ses quarante ans de carrière, en donnant une série de concerts à Bobino. En 2006, elle publie un album intitulé 2006. Parmi les auteurs de ses chansons, se retrouvent Claude Lemesle, qui lui a écrit Berceuse pour une femme et Aimer, ou encore Marys Santini, qui a signé Sahara Sarabande. La même année, elle partage l'affiche des Monologues du vagin, avec les actrices Astrid Veillon et Sara Giraudeau.
En 2009, elle intègre la tournée Âge tendre et Têtes de bois et renouvelle l'expérience en 2010.
En 2011, elle donne deux concerts exceptionnels au Palais des sports de Paris, les 18 et 19 mai.
Isabelle Aubret sur la scène de la tournée Âge Tendre, en 2017.
En 2014, elle est l'invitée d'honneur et la marraine de la neuvième et dernière tournée Âge tendre et Têtes de bois, intitulée la Tournée supplémentaire.
Le 23 septembre 2016, la chanteuse sort un nouvel album, intitulé Allons Enfants. Elle présente ses nouvelles chansons sur la scène de l'Olympia de Paris, où elle se produit le 3 octobre 2016. Cette représentation est celle des adieux d'Isabelle Aubret au public parisien. Un double CD et DVD live de ce concert à L'Olympia sort le 3 novembre 2017.
Dès novembre 2016, elle participe une nouvelle fois à la tournée Âge Tendre qui fête son 10e anniversaire, puis à la croisière de cette tournée en novembre. Enfin, de janvier à avril 2018, elle participe à nouveau, une dernière fois, à la tournée Âge Tendre pour sa onzième édition.
La chanteuse part ensuite en tournée dans toute la France pour un ultime rendez-vous avec le public. Plusieurs dates sont reportées en raison de la pandémie de Covid-19. La tournée se prolonge puis Isabelle Aubret donne les deux derniers concerts de sa longue carrière les 18 et 19 mars 2023 dans sa commune natale de Marquette-Lez-Lille, au Kiosk, dans la salle de spectacle qui porte son nom, inaugurée en sa présence en mars 2020."
Misterprof-
26 juillet 1956 :
Le président égyptien Gamal Abel-Nasser, avec le soutien des Soviétiques, annonce la nationalisation du canal de Suez.
Il accompagne sa déclaration d'un retentissant éclat de rire, retransmis en direct par toutes les radios du monde arabe.
Les Britanniques et les Français décident de réagir et de répondre à la menace que fait peser, sur leurs intérêts dans la région, ce coup de force égyptien.
Dans cette optique, ils vont trouver un allié de poids dans la région, l’État d'Israël, qui craint également la montée en puissance de son voisin égyptien extrêmement menaçant.
Persuadé de leur bon droit, Guy Mollet et Sir Anthony Eden, respectivement chefs de gouvernements de la France et de l'Angleterre, proclament qu'ils ne céderont donc pas à l'intimidation.
Les deux pays mènent une opération conjointe avec Israël et rassemblent plus de 60 000 hommes, 300 avions de combats et 6 porte-avions afin de mettre au pas le leader égyptien.
Après des premières opérations militaires victorieuses, les trois pays sont contraints de se replier sous la pression de l'URSS et des États-Unis.
Il s'agit là d'une humiliation cinglante pour les deux anciennes grandes puissances, soumises aux injonctions des deux nouveaux géants, américain et soviétique, soucieux de protéger leurs propres intérêts et d'éviter une conflagration militaire généralisée.
Misterprof-
25 juillet 306 :
Constantin proclamé empereur par ses soldats à Eburacum, (aujourd'hui York), où il a rejoint le quartier général de son père Constance Chlore, qui vient de mourir.
C'est le début d'une prodigieuse ascension qui va conduire le jeune trentenaire à la tête de l'empire romain, après l'élimination de tous ses rivaux.
Surmontant le semi-échec de son prédécesseur Dioclétien, il va restaurer l'autorité de l'État et accomplir deux réformes majeures : la reconnaissance de la religion chrétienne, encore très minoritaire mais influente et en plein essor, et la fondation d'une « nouvelle Rome » sur les rives du Bosphore.
Une dizaine d'années plus tôt, Dioclétien et son compagnon d'armes Maximien Hercule ont tenté de résoudre la question successorale à la tête de l'empire romain, en instaurant la « tétrarchie » (Gouvernement de quatre personnes).
Eux-mêmes se sont attribués le titre d'« Auguste », Dioclétien gouvernant l'Orient et Maximien l'Occident, et chacun d'eux s'est donné un adjoint appelé « César » et destiné à lui succéder.
Constance Chlore, « César » associé à Maximien, militaire illyrien comme lui, avait épousé Hélène, une servante d'auberge au caractère trempé qui lui avait donné le futur Constantin.
Tôt convertie à la religion chrétienne, Hélène a sans doute contribué à rapprocher son mari et son fils de la foi nouvelle, l'un et l'autre se gardant toutefois d'afficher leurs convictions en public.
Usés par la tâche, Dioclétien et Maximien se retirent de leur plein gré le 1er mai 305, selon la règle qu'ils ont eux-mêmes fixée.
Mais leurs successeurs montrent beaucoup moins de désintéressement et ne tardent pas à se disputer le pouvoir.
Lorsque Constance Chlore, nouvel « Auguste » d'Occident, décède de mort naturelle, c'est son fils Constantin qui se fait désigner « Auguste » à sa place, enfreignant ainsi les règles édictées par Dioclétien.
De son côté, à Rome, Maxence, fils de Maximien, n'accepte pas davantage d'être privé de la succession de son père.
Il se fait à son tour proclamer «Auguste » par la garde prétorienne, une troupe d'élite stationnée dans la Ville éternelle et chargée de la protection de l'empereur.
Ainsi le principe héréditaire vient-il brutalement se heurter à la cooptation au mérite qu'avaient tenté d'instituer les premiers tétrarques.
Il s'ensuit une succession de conflits et de guerres civiles qui vont heureusement se conclure assez rapidement par le triomphe de Constantin.
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24 juillet 1967 :
De Gaulle : « Vive le Québec libre ! ».
Après avoir remonté le Saint-Laurent à bord du croiseur français Colbert, le général de Gaulle débarque à Québec le 23 juillet 1967.
C'est la première visite officielle d'un chef d'État français dans la « Belle Province ».
Le lendemain, il emprunte le « Chemin du Roy » qui relie la ville de Québec à la métropole provinciale.
Sur le parcours, il est acclamé par la foule, aux cris de « Vive le Canada français ! » ou « Québec libre ! ».
Reçu à l'Hôtel de ville de Montréal par le maire Jean Drapeau, le président français s'avance de sa propre initiative vers le balcon et s'adresse à la foule qui se presse au pied de l'édifice.
Il entame son disours avec émotion : « Tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération ». puis conclut par un vibrant : « Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec libre ! Vive le Canada français et vive la France ! ».
Par ce cri imprévu, y compris sans doute de lui-même, le Général apporte un soutien spectaculaire et décisif à la revendication d'autonomie que promeut en particulier l'Union nationale du Premier ministre québécois Daniel Johnson, à l'origine de l'invitation du président français.
De façon quelque peu abusive, les Canadiens anglophones y voient aussi un appui au Parti québécois indépendantiste ou « souverainiste » de René Lévesque.
Celui-ci, devenu à son tour Premier ministre, organise en mai 1980 un référendum sur l'indépendance qui se solde par un échec sévère (60% de Non).
Un deuxième référendum, en octobre 1995, donne 49% de Oui : le Québec ne demeure dans la fédération du Canada que grâce au vote massif des anglophones (un tiers de la population de la province).
Rassérénés, les Québécois conservent en ce début du XXIe siècle de la sympathie pour la revendication indépendantiste sans toutefois l'envisager concrètement.
Misterprof-
23 juillet 1999 :
Décès du roi Hassan II.
Né le 9 juillet 1929 à Rabat , Hassan II succède à son père Mohammed V le 26 février 1961.
Il promulgue une Constitution l'année suivante, mais n'en dirige pas moins le pays d'une main de fer, sans reculer devant l'élimination de ses adversaires ou opposants comme Mehdi Ben Barka et son propre ministre de l'Intérieur Mohamed Oufkir.
À sa mort, son fils aîné lui succède sous le nom de Mohammed VI, devenant à 35 ans le 23e souverain de la dynastie alaouite et le 3e à porter le titre de roi du Maroc.
Préparé dès l'enfance à son rôle de souverain, il va avoir la tâche difficile d'assurer la modernisation du royaume tout en le préservant des menées islamistes.
Misterprof-
22 juillet 1944 :
Accords de Bretton Woods.
Tandis que la Seconde Guerre mondiale se poursuit avec rage, tant sur le front européen que dans le Pacifique, une conférence financière réunit les représentants de 44 nations alliées à Bretton Woods (New-Hampshire, États-Unis).
Elle se conclut par la mise en place d'un nouveau système financier destiné à corriger l'instabilité monétaire d'entre les deux guerres mondiales.
Les accords de Bretton Woods se soldent par la création du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BIRD, Banque Internationale pour la reconstruction et le développement). Ils inaugurent une longue période de stabilité monétaire qui perdurera pendant 27 ans, jusqu'à la fin de la convertibilité-or du dollar par le président Nixon.
Ils mourront pour de bon avec les accords du Plaza, quatre décennies plus tard.
La précédente conférence économique de Gênes, en 1922, avait confirmé la primauté de l'étalon-or : toutes les monnaies étaient évaluées en référence à l'or et les banques centrales devaient être en mesure de donner leur équivalent en or à quiconque en faisait la demande.
Cela était le cas lorsqu'un pays avait une balance commerciale déficitaire : ses fournisseurs n'avaient d'autre choix que de convertir en or le produit de leurs ventes.
Mais le krach de Wall Street de 1929 avait mis à nu les faiblesses des pays européens.
L'étalon-or ayant failli, il va falloir le réformer.
C'est à quoi s'attellent les Anglo-Saxons dès que se profile la défaite de l'Axe Berlin-Tokyo.
À partir de l'été 1942, le Chancelier de l'Échiquier britannique et le Secrétaire du Trésor américain, en charge des questions économiques et financières au sein de leur gouvernement, entament d'âpres négociations par le biais de leurs conseillers respectifs.
Le premier est le prestigieux économiste John Maynard Keynes, le second, moins connu, est Harry Dexter White, un proche du très influent Secrétaire du Trésor Henry Morgenthau Jr.
Soucieux des intérêts de son pays, Keynes préconise une organisation multilatérale qui laisse à chaque pays une certaine marge de manœuvre économique, commerciale et monétaire.
Quelque peu visionnaire et en tout cas audacieux, il suggère d'en finir avec l'or, qu'il qualifie de « relique barbare », et de le remplacer par un étalon monétaire international purement conventionnel, le bancor, qui serait géré par une institution internationale multilatérale.
Tout cela est en radicale opposition aux visées de White.
Celui-ci a pris acte de ce que les États-Unis sont devenus le créancier de la planète et ont à ce titre leur mot à dire sur les politiques de leurs partenaires.
Il n'est que temps qu'ils tirent enfin le bénéfice de leur engagement dans la guerre.
White veut donc un système centralisé et rigide avec des taux de change fixes par rapport à l'or et au dollar, avec une institution supranationale qui propose des prêts aux pays en déficit commercial à des conditions très strictes.
Le 1er juillet 1944, au terme de longues tractations âpres et discrètes, une conférence internationale se réunit dans la station de sports d'hiver de Bretton Woods.
La conférence elle-même est de pure forme, le scénario en ayant été écrit par les Américains. White s'attribue la présidence de la commission la plus importante, celle qui doit mettre en place l'institution monétaire, le futur FMI.
Keynes reçoit la présidence de la commission de la future Banque mondiale.
Une troisième commission travaille sur une organisation mondiale du commerce mais ses travaux n'aboutiront pas, du moins pas dans l'immédiat.
Il faudra attendre très précisément un demi-siècle pour que l'OMC sorte de terre, en 1994.
C'est l'occasion pour Harry Dexter White de réussir son coup de maître.
Il fait adopter par les financiers de sa commission, qui n'y comprennent goutte, le principe que les pays devront déclarer la parité de leur monnaie en or« ou en une devise convertible en or ».
Après la guerre, en manque d’or à donner en échange de leurs devises si leur parité était déclarée en or, tous les pays vont de fait déclarer leur parité en dollar, faisant de la monnaie américaine le cœur du système.
Ainsi sera institutionnalisée la domination du dollar.
L'étalon-or d'avant-guerre est abandonné au profit d'un étalon-change or (le « Gold Exchange Standard ») qui accorde une place prépondérante au dollar.
Ce n'est plus par rapport à l'or que les différentes monnaies seront référencées mais par rapport au dollar, celui-ci seulement étant indexé sur l'or.
delphinium29
22 juillet 1834 : Les Français s'installent en Algérie
Le roi des Français Louis-Philippe 1er institue le 22 juillet 1834 un gouvernement général pour les « possessions françaises du nord de l'Afrique », sans plus de précision. Debute alors la Colonisation ...
. Les Français, qui comptent sur Abd el-Kader pour pacifier l'arrière-pays, l'aident à constituer son armée : 2.000 cavaliers, 8.000 fantassins avec fusils modernes à baïonnette, 250 artilleurs,...
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Misterprof- a écrit :
C'est arrivé un 21 juillet
Erreur de manipulation !
21 juillet 1831 :
Un roi pour la Belgique.
La Belgique ayant arraché son indépendance au roi de Hollande en 1830, le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha prête serment sur la Constitution, à Bruxelles, et devient le premier roi des Belges sous le nom de Léopold Ier.
Sa descendance règne encore à Bruxelles en la personne du roi Philippe.
L'anniversaire de cet événement est devenu fête nationale.