
Misterprof-
21 septembre 1711 :
René Duguay-Trouin s'empare de Rio de Janeiro.
Ancien corsaire de Saint-Malo, René Duguay-Trouin est devenu officier de la Royale, la flotte de guerre de Louis XIV.
Confronté à une coalition européenne dans le cadre de la guerre de la Succession d'Espagne, le vieux roi lui confie une flotte de 15 vaisseaux et 6000 hommes en vue de s'emparer de Rio de Janeiro et de faire main basse sur la colonie portugaise et ses richesses.
L'État étant désargenté, le financement de l'expédition, 700 000 livres au total, est assuré par des armateurs malouins qui envisagent de se rémunérer sur le butin.
L'escadre quitte La Rochelle le 9 juin 1711.
Elle entre dans la baie de Rio le 12 septembre suivant.
Les hommes débarquent le matériel et entament le siège de la ville.
Ils livrent l'assaut final le 21 septembre 1711.
Après avoir délivré les survivants d'une expédition qui avait échoué l'année précédente, ils célèbrent un Te Deum puis se livrent au pillage de la ville, lequel sera reproché à Duguay-Trouin par le ministre de la Marine Jérôme Phelypeaux, comte de Pontchartrain.
Il n'empêche que ce succès réconforte le roi à un moment crucial de la guerre.
Il lui rapporte un colossal butin (1,35 tonne d'or et 1,6 millions de livres de marchandises) et démontre que les Anglais n'ont pas encore la maîtrise des mers.
delphinium29
C'est arrive un 20 septembre :
20 septembre 1947
Signature par 16 pays du Plan Marshall, un programme de rétablissement européen, consistant en des prêts accordés par les Etats-Unis afin d’aider à la reconstruction des villes et installations bombardées durant la Seconde Guerre mondiale.
Résumé du plan Marshall - Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe est exsangue. Il faut reconstruire des villes, remettre les transports en route, relancer l'économie, et réparer des dégâts dans tous les secteurs. Le plan Marshall est une aide financière proposée en 1947 par les Etats-Unis afin d'aider l'Europe à se remettre de la guerre. On parle également de Programme de rétablissement européen. En échange, les pays européens s'engagent à importer des produits américains pour un montant équivalent à celui emprunté. Au total, les Etats-Unis prêteront 16,5 milliards de dollars, soit 173 milliards de dollars actuels.
Dans quel contexte historique le plan Marshall a-t-il eu lieu ?
Le plan Marshall intervient dans un contexte de fin de guerre. Toute l'Europe est en effet à reconstruire, car les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ont causé d'importants dégâts. De leur côté, les Etats-Unis souhaitent maintenir en temps de paix la croissance que le pays a connue grâce à l'industrie de guerre en trouvant des débouchés commerciaux à l'étranger. S'ils n'ont pas subi de dégâts durant la guerre, ils cherchent à maintenir leur activité économique que la Seconde Guerre mondiale a décuplée. En outre, le gouvernement américain craint le développement en Europe du communisme, qui rencontre déjà un succès certain en France et en Italie. Le plan Marshall s'inscrit donc dans le cadre de la doctrine Truman, président des Etats-Unis, qui cherche à combattre le communisme sur son sol, mais aussi dans le monde : c'est l'endiguement.
Quand et où le plan Marshall a-t-il été instauré ?
Avant d'être signé en septembre 1947, le plan Marshall est longuement discuté durant la conférence de Paris, 3 mois plus tôt, où il est notamment question de savoir qui pourra en bénéficier. Les représentants des gouvernements soviétique, britannique et français se rencontrent et proposent à 22 pays européens de se réunir en juillet 1947 pour une conférence de coopération économique européenne. Britanniques et Français font cependant face à un refus catégorique de l'URSS. Le plan Marshall est ensuite mis en œuvre officiellement pour 4 ans, du 1er avril 1948 au 30 juin 1952.
Qui est à l'origine du plan Marshall ?
A l'origine du plan Marshall, ainsi baptisé par la presse avant de prendre son nom officiel de Programme de rétablissement européen, on trouve le général Marshall, conseiller du président Truman. C'est le général Marshall qui annonce les modalités finales du plan à l'université de Harvard en juin 1947, et la volonté de l'Amérique de soutenir la reconstruction de l'Europe.
Quel est le but du plan Marshall ?
Le plan Marshall poursuit des buts très divers selon le point de vue observé. Pour l'Europe, il s'agit de trouver un financement sûr et suffisant pour assurer la reconstruction des villes et des installations bombardées. Pour les Etats-Unis, il s'agit non seulement d'aider l'Europe, mais aussi d'éviter la récession sur le sol américain. En effet, la guerre a entraîné une production massive, ce qui a permis une croissance exceptionnelle, mais une chute brutale due à la fin des hostilités risque de provoquer un déclin économique important. Le plan Marshall n'est en effet pas un don à l'Europe, mais un prêt qui s'accompagne de conditions : les pays bénéficiaires doivent acheter leurs équipements et services aux Etats-Unis, pour un montant égal à la somme prêtée. Le plan Marshall soutient également l'épargne européenne en interdisant aux états de se financer par la création monétaire, ce qui les oblige à passer par des banques ou par l'impôt. De son côté, l'URSS voit dans le plan Marshall un moyen de grignoter son glacis de sécurité composé par les pays du futur bloc de l'Est. Soutenus financièrement par les Etats-Unis, ces pays risqueraient d'abandonner plus facilement leur allégeance envers l'URSS.
Comment le plan Marshall a-t-il été mis en place ?
Le plan Marshall a été adopté en 1947 et mis en œuvre durant 4 ans, entre avril 1948 et juin 1952. Sa mise en place n'a cependant pas été évidente. Une autre possibilité s'ouvrait en effet : faire payer les réparations des villes et structures des pays endommagés par l'Allemagne.
C'était ce que proposait le plan Morgenthau, imaginé par le secrétaire du Trésor des Etats-Unis, Henry Morgenthau, qui prévoyait également la destruction des industries lourdes de l'Allemagne, sa séparation en 2 Etats et le démembrement du reste du territoire entre la France, la Pologne et l'URSS. Cependant, tirant les leçons de la Première Guerre mondiale, ce plan n'a pas été retenu par le gouvernement Truman, qui craignait qu'un tel traitement de l'Allemagne mène à un profond sentiment d'injustice et à une nouvelle guerre, comme cela avait été le cas pour la Seconde Guerre mondiale.
Misterprof-
20 septembre 1946 :
Première édition du festival de Cannes.
Le festival de Cannes s'affirme aujourd'hui comme la manifestation la plus prestigieuse du cinéma mondial, appréciée autant pour la qualité des oeuvres en compétition que par son étalage de clinquant et de luxe.
De manière quelque peu inattendue, il doit sa naissance à une initiative du Front Populaire.
Irrité par la mainmise hitlérienne et mussolinienne sur la Mostra de Venise, née en 1932, le gouvernement français décide de créer un festival du cinéma concurrent.
Le lieu choisi est Cannes, village de pêcheurs mis à la mode sous le règne de Louis-Philippe par l'aristocratie anglaise, rapidement suivie par l'aristocratie russe.
Il est devenu, à la Belle Époque, une station balnéaire cossue avec une enfilade de grands hôtels de luxe sur le boulevard de la Croisette, à l'est du vieux port.
L'idée du festival en revient au ministre de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts Jean Zay.
Tout est prêt pour l'heureux événement : affiches, sélection de films avec en vedette Le Magicien d'Oz (Victor Fleming).
La présidence du festival est attribuée à Louis Lumière.
Hélas, l'ouverture, prévue le 1er septembre 1939, est reportée en catastrophe du fait de l'invasion de la Pologne le même jour.
C'est donc seulement après la Seconde Guerre mondiale, sept ans plus tard, que Cannes reçoit stars américaines, réalisateurs et journalistes pour la plus grande joie des badauds.
Les Français y voient une revanche sur la défaite et les mauvais jours, alors que le pays vit encore la période difficile de la reconstruction et du rationnement.

lyvi
La bataille de Poitiers a eu lieu le 19 septembre 1356.
C'est une bataille de la guerre de Cent Ans.
Elle oppose l'armée anglo-gasconne du Prince Noir, héritier de la couronne d'Angleterre et l'armée française du roi Jean II le Bon.
Les Anglo-gascons sont victorieux.
Le roi de France et son plus jeune fils sont faits prisonniers.
Les Français devront verser une énorme rançon (3 millions de franc-or) pour faire libérer leur roi et donner en toute souveraineté au roi d'Angleterre le tiers sud-ouest du royaume.
https://fr.vikidia.org/wiki/Bataille_de_Poitiers_(1356)
https://www.lanouvellerepublique.fr/centre-presse/vienne-plongez-au-coeur-du-moyen-age-le-temps-d-une-nuit-avec-le-nouveau-spectacle-itinerant-de-nouaille-maupertuis-1779721752
delphinium29
C'est arrive un 19 septembre !
19 septembre 1870 : encerclée par les troupes prussiennes, le siège de Paris commence. En plus de subir un blocus total, la ville est bombardée quotidiennement. La France capitule le 28 janvier 1871. [CC / The York project]
19 septembre 1870 - 28 janvier 1871
Siège de Paris
Impensable ! Deux semaines après la défaite de Sedan, la capture de Napoléon III et la proclamation de la IIIe République, les armées prussiennes atteignent Paris. Le siège de la capitale débute le 19 septembre 1870.
Le même jour, Jules Favre, vice-président du Gouvernement de la Défense nationale et ministre des Affaires étrangères, gagne le château de Ferrières-en-Brie, près de Brie, où le chancelier Bismarck a installé son quartier général. Les deux hommes vont s'entretenir en secret pendant deux jours et le chancelier va faire comprendre à son interlocuteur que la paix devra se payer de la cession de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine à l'Allemagne. Ne se résignant pas à cette issue, le gouvernement provisoire va donc relancer la guerre.
Paris affamé
Deux millions d'habitants, de réfugiés et de soldats se voient pris au piège à l'intérieur des 33 kilomètres de fortifications érigées sous l'égide d'Adolphe Thiers trente ans plus tôt. 16 forts ceinturent Paris.
100 000 bourgeois ont fui la capitale mais 200 000 banlieusards l'ont rejointe pour se mettre à l'abri. Près de cent cinquante mille soldats réguliers sont aussi venus la défendre, sous le commandement du général Louis Trochu, assistés de deux cents mille gardes nationaux. Ces derniers n'ont, il est vrai, aucune valeur combattive faute d'entraînement. Ils représentent à peu près toute la population masculine en âge de combattre. Ils se voient remettre une modeste solde de 1,50 franc par jour. Elle ne compense pas, pour beaucoup d'artisans et de commerçants la perte de leur revenu du fait de l'interruption de nombre d'activités.
Paris se voit encercler par 400 000 soldats ennemis. Ceux-ci coupent les voies ferrées et sectionnent le câble télégraphique qui emprunte le lit de la Seine. Les assiégés ne peuvent plus communiquer avec l'extérieur que par pigeons voyageurs et ballons dirigeables.
Le jeune maire de Montmartre, un médecin et journaliste de 29 ans qui a nom Georges Clemenceau affiche le 23 septembre 1870 une proclamation à l'attention de ses concitoyens : « Nous sommes les enfants de la Révolution. Inspirons-nous de l'exemple de nos pères de 1792 et, comme eux, nous vaincrons. Vive la France ! Vive la République ! ». Cette référence à la Grande Révolution va nourrir les espoirs les plus fous au sein du peuple parisien, composé pour l'essentiel d'artisans, ouvriers et boutiquiers. Dans le reste du pays, cependant, bourgeois et paysans vont dans leur grande majorité aspirer à faire la paix et tourner la page au plus vite.
Reddition des francs-tireurs de l'église Saint-Nicolas, au Bourget, le 30 octobre 1870 (1878, Alphonse de Neuville)Le 7 octobre, le fougueux Gambetta, ministre de l'Intérieur, quitte Paris à bord d'un ballon. Sitôt à Tours, il organise l'armée de la Loire en vue de secourir la capitale et de mener une « guerre à outrance ». Son initiative recueille quelques éphémères succès mais elle inquiète les populations rurales qui aspirent au retour de la paix. Les troupes hâtivement rassemblées par Gambetta vont être sans trop de difficultés battues par les Prussiens.
Pendant ce temps, à Paris, les combattants ne veulent pas rester inactifs .300 francs-tireurs occupent sans coup férir le village du Bourget, au nord de la capitale. Mais les Allemands lancent une furieuse riposte le 30 octobre et, faute de renforts, les francs-tireurs doivent capituler.
Les Parisiens, déjà éprouvés par un siège impitoyable et un hiver qui s'annonce des plus rigoureux, apprennent la nouvelle en même temps que la reddition honteuse de l'armée de Bazaine, à Metz, le 27 octobre. Ils ressentent avec rage cette trahison et leur impuissance à desserrer l'étau prussien.
Misterprof-
19 septembre 1648 :
Pascal découvre le vide.
Né dans la famille d'un conseiller à la cour des aides de Clermont (aujourd'hui Clermont-Ferrand), Blaise est éduqué par son père dans l'esprit de Montaigne et de Rabelais.
Dès le plus jeune âge, il témoigne d'une vivacité d'esprit exceptionnelle ainsi que d'une sensibilité exacerbée.
Curieux de sciences et de mathématiques, il écrit à onze ans un Traité des sons puis passe à la géométrie d'Euclide.
À seize ans, un essai le fait remarquer par la communauté des savants.
Esprit pratique, éloigné en cela de son aîné Descartes, Pascal a 19 ans quand il met au point une machine à calculer, la « pascaline » pour aider son père, nommé surintendant de Haute-Normandie par Richelieu.
Il échouera toutefois à l'industrialiser et la commercialiser.
Il lancera aussi plus tard, à Paris, la première ligne au monde de transports en commun.
À 23 ans, l'âge où le commun des mortels se passionne pour l'autre sexe, Blaise Pascal se tourne vers la religion et, avec sa sœur Jacqueline, découvre les écrits de l'abbé de Saint-Cyran, directeur de conscience de Port-Royal et promoteur des idées de Jansénius.
Il effectue sa « première conversion ».
Dans le même temps, il multiplie les travaux de recherche et s'intéresse au vide.
En scientifique averti et précautionneux, il reproduit l'expérience de Torricelli, un savant italien inventeur du baromètre à mercure (1608-1647).
Le 19 septembre 1648, au sommet du Puy de Dôme, dans une totale indifférence aux troubles de la Fronde qui agitent la capitale, il apporte avec son beau-frère la preuve de l'existence du vide et de la pesanteur en montrant que le niveau de mercure dans un « thermomètre de Torricelli » descend à mesure que l'altitude augmente.
L'impact ultérieur de cette expérience sera tel que Pascal deviendra, comme son cadet Isaac Newton, une unité de mesure.
Pascal rencontre Descartes, mais les deux esprits sont trop différents pour pouvoir dialoguer utilement.
Le premier est mystique et pratique, le second très abstrait et plus ou moins agnostique.
Quelques années plus tard, il correspond avec un autre génie de son temps, Pierre de Fermat.
De leurs entretiens, il tire les bases d'une nouvelle discipline mathématique : les probabilités.
À l'aube du XVIIIe siècle, le philosophe allemand Leibniz allait reprendre ses travaux et les mener à leur terme.
Blaise Pascal est troublé lorsque sa sœur entre à Port-Royal, en 1652.
En réaction, il fréquente les salons comme celui de Madame d'Aiguillon, nièce de feu le cardinal Richelieu.
Il est tenté d'entrer dans le « monde » et de se marier, bref, de se ranger.
Tout change dans la nuit du 23 novembre 1654, qu'il qualifiera de « Nuit de Feu ».
Revenant la veille au soir de Paris à son domicile d'Argenteuil, le jeune homme (31 ans) est bouleversé quand ses chevaux s'emballent sur le pont de la Seine et tombent dans la Seine.
La nuit venue, il éprouve alors dans sa chambre une violente expérience mystique.
Nous en avons connaissance à travers un billet que l'on retrouvera plié dans son pourpoint après sa mort : le Mémorial.
Le savant se rapproche dès lors de sa sœur et des jansénistes de Port-Royal.
Il renonce presque entièrement aux sciences et se consacre à la réflexion théologique.
Participant à la querelle des jansénistes et des jésuites, qui rappelle en plus violent les débats contemporains entre intégristes et modérés, il publie un célèbre pamphlet, les Provinciales, où il défend la rigueur de Port-Royal et ridiculise les Jésuites et leur souci d'accommodement avec les réalités humaines.
Affaibli par la maladie, il jette toutes ses forces dans un projet d'ouvrage théologique qui n'aboutira pas mais dont il nous reste un recueil de notes, les Pensées.
Il ambitionne de ramener les « libertins », autrement dit les gens du monde, à la foi catholique dans toute sa pureté et développe pour cela l'argument du pari, resté fameux.
Misterprof-
delphinium29 a écrit :
C'est arrivé un 18 septembre :
18 septembre 1981
La France abolit la peine de mort
En 1981, à la veille des élections présidentielles, la France faisait figure de mouton noir dans une Communauté européenne qui avait depuis longtemps déjà renoncé à la peine de mort. François Mitterrand s'empare donc du thème de l'abolition, faisant oublier que, vingt-cinq ans plus tôt, comme garde des Sceaux dans le gouvernement socialiste de Guy Mollet, il n'avait pas cillé quand des dizaines de militants FLN avaient été envoyés à la guillotine (note).
Le candidat socialiste ne prête pas attention aux sondages qui donnent une majorité de Français favorables à la peine de mort ; fin politicien, il sait que les sondages n'ont pas la valeur d'un débat démocratique suivi d'un scrutin (note). En se prononçant sans façon pour l'abolition de la peine capitale, il fait d'une pierre deux coups : il affiche son courage politique ; il consolide son image d'homme de gauche face à un rival renvoyé bien malgré lui dans le camp de la réaction (ne venait-il pas d'abroger une ordonnance discriminatoire envers les homosexuels ?).
Une fois à l'Élysée, il va mettre en oeuvre son engagement sans attendre. Lors du conseil des ministres du 26 août 1981, le ministre de la Défense Charles Hernu fait valoir que la peine capitale peut s'avérer indispensable en cas de guerre pour prévenir les mutineries. Le garde des Sceaux Robert Badinter en convient mais insiste pour que le texte de loi reste sobre afin de préserver la solennité du vote.
Robert Badinter devant l'Assemblée le 17 septembre 1981 (photo : Dominique Faget, AFP), DRLe 18 septembre 1981, après deux jours de débats, l'Assemblée nationale vote la loi d'abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans. 369 députés votent en sa faveur et 113 s'y opposent.
Promulguée le 9 octobre 1981, la loi n°81-908 débute par un article d'une extrême concision : « Article 1 : La peine de mort est abolie. »
C'est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand (avec l'abandon de la souveraineté monétaire par le traité de Maastricht). C'est en tout cas celle que l'on a coutume de citer quand on évoque son bilan.
Cette initiative met la France au diapason des autres pays d'Europe occidentale. Elle est l'aboutissement d'un débat qui a agité les cercles intellectuels et politiques d'Occident pendant trois siècles.
Pour plus de sûreté, un quart de siècle plus tard, le président Jacques Chirac propose d'inscrire l'interdiction de la peine de mort dans la Constitution. Le 19 février 2007, le Parlement réuni en congrès à Versailles adopte avec 828 voix sur 876 votants une loi constitutionnelle qui insère un article 66-1 dans la Constitution aux termes duquel : « Nul ne peut être condamné à la peine de mort ».
Il n'empêche qu'en ce début du XXIe siècle, la peine de mort demeure en application dans des États qui rassemblent près des deux tiers de l'humanité !...
Monsieur François Mitterrand, pour qui le mépris des autres était coutumier a sorti la France de la barbarie !!! ??? Quelques années après sa collaboration à Vichy, il devint ministre de la justice ...
On parle plutôt de plus 2000 déportés kabyles (1800 de droit commun et 120 politique).
Question de sensibilité (pas de sensiblerie): Il faut bien admettre, qu'au contraire du bon sens, elle n'est pas la chose du monde la mieux partagée . Je n'ai aucune sympathie pour les tueurs, violeurs.....
Merci Delphinium pour ce rappel historique.
J'ai eu la même idée mais, à la suite d'une mauvaise manipulation, mon commentaire s'est retrouvé dans "Poussons la chansonnette" 😀
delphinium29
C'est arrivé un 18 septembre :
18 septembre 1981
La France abolit la peine de mort
En 1981, à la veille des élections présidentielles, la France faisait figure de mouton noir dans une Communauté européenne qui avait depuis longtemps déjà renoncé à la peine de mort. François Mitterrand s'empare donc du thème de l'abolition, faisant oublier que, vingt-cinq ans plus tôt, comme garde des Sceaux dans le gouvernement socialiste de Guy Mollet, il n'avait pas cillé quand des dizaines de militants FLN avaient été envoyés à la guillotine (note).
Le candidat socialiste ne prête pas attention aux sondages qui donnent une majorité de Français favorables à la peine de mort ; fin politicien, il sait que les sondages n'ont pas la valeur d'un débat démocratique suivi d'un scrutin (note). En se prononçant sans façon pour l'abolition de la peine capitale, il fait d'une pierre deux coups : il affiche son courage politique ; il consolide son image d'homme de gauche face à un rival renvoyé bien malgré lui dans le camp de la réaction (ne venait-il pas d'abroger une ordonnance discriminatoire envers les homosexuels ?).
Une fois à l'Élysée, il va mettre en oeuvre son engagement sans attendre. Lors du conseil des ministres du 26 août 1981, le ministre de la Défense Charles Hernu fait valoir que la peine capitale peut s'avérer indispensable en cas de guerre pour prévenir les mutineries. Le garde des Sceaux Robert Badinter en convient mais insiste pour que le texte de loi reste sobre afin de préserver la solennité du vote.
Robert Badinter devant l'Assemblée le 17 septembre 1981 (photo : Dominique Faget, AFP), DRLe 18 septembre 1981, après deux jours de débats, l'Assemblée nationale vote la loi d'abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans. 369 députés votent en sa faveur et 113 s'y opposent.
Promulguée le 9 octobre 1981, la loi n°81-908 débute par un article d'une extrême concision : « Article 1 : La peine de mort est abolie. »
C'est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand (avec l'abandon de la souveraineté monétaire par le traité de Maastricht). C'est en tout cas celle que l'on a coutume de citer quand on évoque son bilan.
Cette initiative met la France au diapason des autres pays d'Europe occidentale. Elle est l'aboutissement d'un débat qui a agité les cercles intellectuels et politiques d'Occident pendant trois siècles.
Pour plus de sûreté, un quart de siècle plus tard, le président Jacques Chirac propose d'inscrire l'interdiction de la peine de mort dans la Constitution. Le 19 février 2007, le Parlement réuni en congrès à Versailles adopte avec 828 voix sur 876 votants une loi constitutionnelle qui insère un article 66-1 dans la Constitution aux termes duquel : « Nul ne peut être condamné à la peine de mort ».
Il n'empêche qu'en ce début du XXIe siècle, la peine de mort demeure en application dans des États qui rassemblent près des deux tiers de l'humanité !...
Monsieur François Mitterrand, pour qui le mépris des autres était coutumier a sorti la France de la barbarie !!! ??? Quelques années après sa collaboration à Vichy, il devint ministre de la justice ...
On parle plutôt de plus 2000 déportés kabyles (1800 de droit commun et 120 politique).
Question de sensibilité (pas de sensiblerie): Il faut bien admettre, qu'au contraire du bon sens, elle n'est pas la chose du monde la mieux partagée . Je n'ai aucune sympathie pour les tueurs, violeurs.....

lyvi
Le 18 septembre 1853
Collision frontale
L’accident s'est déroulé le 18 septembre 1853, peu avant 4 heures 30 du matin, sur la ligne Bordeaux-Paris encore à voie unique.
Non retenu en gare par erreur humaine, un train de marchandises venant de Bordeaux avec un retard de plusieurs dizaines d'heures heurtait de front un train de voyageurs régulier venant de Paris.
La collision coûta la vie à six personnes employées à l'exploitation du chemin de fer et fit une trentaine de blessés.
Dans son compte rendu, « Le courrier de la Vienne » explique que des habitants du bourg de Saint-Benoît « furent réveillés par les sifflements aigus et le fracas des locomotives qui se heurtaient, et auxquels se mêlaient les cris déchirants des voyageurs » et qu'un spectacle affreux s'offre alors aux regards des habitants du bourg venus sur place « aux premières lueurs du crépuscule » pour participer aux secours.
« La gravité de cet accident a nécessité hier la réunion de la cour impériale de Poitiers »explique le titre qui, à demi-mots, poursuit de ses vœux – « en présence d'un tel malheur » –le doublement de la ligne par les administrateurs de la compagnie.
Quand l'histoire se répète au " pont de l'Accident "
Cet ouvrage qui enjambe le Clain à Saint-Benoît doit son nom à la collision de chemin de fer de 1853.
Un deuxième drame s’y est déroulé le 25 mars 1925.
Le train N°34 effectuant la liaison Bordeaux Paris déraille à 2 heures du matin au kilomètre 340, à Saint-Benoît, à 4 kilomètres de Poitiers.
Ce déraillement est à imputé à une rupture de rail. Sept voitures se renversent dont un wagon de première classe qui tombe dans la rivière.
L’accident spectaculaire fait cinq morts dont le sénateur maire de Tournay, Adolphe Pédebidou, mais aussi quarante blessés
Saint-Benoît est une commune, située dans la banlieue sud de Poitiers.

lyvi
Le 17 septembre 1577
L'édit de Poitiers, signé le 17 septembre 1577 (et confirmé par la Paix de Bergerac), est un édit de pacification pris par le roi Henri III qui met fin à la sixième guerre de Religion en France.
Il conclut la sixième guerre de Religion commencée quelques mois plus tôt.
Il confirme la liberté de conscience, mais limite le culte protestant réformé (interdit à la Cour, restreint à un seul lieu par bailliage hors des villes)
Il réduit les avantages accordés aux protestants par l'édit de Beaulieu de 1576, cherchant un équilibre fragile entre catholiques et protestants.
Misterprof-
17 septembre 1792 :
Vol des joyaux de la Couronne.
À Paris, dans la nuit du 16 au 17 septembre 1792, une patrouille de police entend des chants d'ivrognes qui viennent du Garde-Meuble national, à l'angle de la place de la Concorde et de la rue Saint-Florentin (l'actuel Hôtel de la Marine).
Étrange, car ce magnifique bâtiment néo-classique, où sont exposés le mobilier et les joyaux de la Couronne, a été cadenassé depuis l'arrestation du roi Louis XVI, le mois précédent.
Sage précaution dans une capitale livrée depuis lors aux troubles de toutes sortes.
Les policiers arrêtent une bande de malandrins et découvre sur eux quelques mauvais diamants.
Dans les étages du Garde-Meuble, sous les lambris dorés des salles de réception, ils découvrent ce qui reste des orgies et des beuveries qui se sont déroulées au milieu d'un mobilier saccagé.
Une enquête rapide montre alors que diverses bandes de malfrats se sont succédées sur les lieux depuis le 11 septembre, les unes et les autres emportant ce qui leur tombait sous la main.
C'est au total plus de 9 000 pierres précieuses qui ont été dérobées, soit l'équivalent de 7 tonnes d'or, sans compter des bijoux d'une infinie préciosité : les Joyaux de la Couronne.
Parmi eux de fameux diamants comme le « Grand Diamant Bleu », le « Régent » ou « Pitt » qui vaut à lui seul douze millions de livres mais sera retrouvé plus tard, le « Sancy », ou le « Miroir du Portugal ».
C'est ainsi qu'éclate l'affaire du « Vol du Garde-Meuble » dans une capitale enfiévrée par la chute de la monarchie et les massacres de Septembre.
Dix-sept seconds couteaux sont rapidement jugés et cinq exécutés sous l'inculpation de menées contre-révolutionnaires.
Mais très vite des rumeurs courent sur les commanditaires du vol et l'on suspecte rien moins que les ministres girondins d'y avoir trempé.
Parmi eux le ministre de l'Intérieur Roland et le ministre de la Justice Danton qui aurait fait remettre quelques joyaux au duc de Brunswick, commandant des troupes d'invasion prussiennes, pour le convaincre de se retirer.
La victoire française de Valmy en serait la conséquence mais tout cela n'est qu'hypothèse.