
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"L'Église catholique commémore tous les fidèles défunts (la « Fête des morts ») le lendemain de la Toussaint ou fête de tous les saints, soit le 2 novembre. C'est une façon de placer symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints."
FAE
Comme son nom l'indique, la Toussaint est la fête de tous les saints.
"Ce jour est l'occasion pour les chrétiens de célébrer la vie de ceux qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Cette fête n'est pas seulement un moment de célébration, mais aussi de prière, en particulier pour les défunts, qui sont commémorés le lendemain, le 2 novembre."
Misterprof-
1er novembre 1755 :
Tremblement de terre à Lisbonne.
Lisbonne (235 000 habitants) est frappée par trois violentes secousses telluriques et plusieurs raz de marée.
La très belle capitale du Portugal, qui doit sa prospérité à un immense empire colonial, est presque entièrement détruite par le séisme et l'incendie qui lui fait suite.
On dénombre 60 000 victimes.
Beaucoup périssent dans l'effondrement des églises où elles assistaient à l'office de la Toussaint.
Le tremblement de terre est ressenti dans toute l'Europe, entraînant des oscillations jusque dans les lochs écossais et les lacs suisses.
Les religieux et les philosophes de tout le continent y voient l'occasion de débattre de la miséricorde divine et des mérites de la civilisation urbaine.
Voltaire se fend d'un conte brillant, Candide, où il tourne en dérision les espoirs que plaçait le savant Leibniz dans la science et la connaissance comme moyens de faire progresser l'humanité.
Il moque tout autant les religieux qui invoquent la soumission à la volonté divine.
Mais ses contemporains se montrent dans l'ensemble plus pragmatiques, à l'image du Premier ministre du Portugal : José de Carvalho e Melo, futur marquis de Pombal, lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme.
C'est la première fois que l'on tente une explication scientifique des tremblements de terre.
Le Premier ministre reconstruit par ailleurs les quartiers sinistrés avec des rues à angles droits et des constructions sobres.
Sur les bords du Tage le palais royal, détruit, est remplacé par la monumentale place du Commerce, cœur de la Lisbonne actuelle.
delphinium29
31 octobre 1984
Indira Gandhi est assassinée
Le 31 octobre 1984, Indira Gandhi, Premier ministre de l'Union indienne, est assassinée par ses propres gardes du corps, des Sikhs ralliés à la cause indépendantiste.
Une héritière en politique
Fille unique du père de l'indépendance de l'Inde, le pandit Nehru, elle devient à son tour Premier ministre en janvier 1966, un poste qu'elle exerce jusqu'en 1977, puis de 1980 à sa mort.
Elle poursuit l'œuvre de son père, dont elle reprend aussi volontiers le style autoritaire. Son objectif est de moderniser l'Inde, selon des principes inspirés par le socialisme. Battue et même arrêtée en 1977, elle rebondit en janvier 1980 et redevient premier ministre.
Son deuxième mandat est marqué par les tensions avec la communauté sikh, implantée surtout au Pendjab, au nord de l'Inde.
Le 5 juin 1984, l'armée indienne pénètre dans le temple sacré d'Amritsar et ouvre le feu, faisant au total plusieurs centaines de morts, y compris parmi les pèlerins. C'est pour venger ce massacre que deux gardes du corps assassinent le Premier ministre avec leurs armes de service.
Le fils d'Indira, Rajiv Gandhi, lui succède comme premier ministre.
Mais il est également assassiné, par une kamikaze tamoul, le 21 mai 1991. Comme sa mère, il soutenait en effet le gouvernement du Sri-Lanka dans sa lutte contre le LTTE, les «tigres tamouls». Aujourd'hui, sa femme, Sonia Gandhi, d'origine italienne, et son fils Rahul, poursuivent l'œuvre de la famille Nehru-Gandhi, dont les tragédies (qui incluent la mort en 1980 du fils cadet d'Indira, Sanjay, dans un accident d'avion) font des «Kennedy indiens».
Misterprof-
31 octobre 1512 :
Inauguration de la fresque de la chapelle Sixtine, œuvre maîtresse de Michel-Ange.
La chapelle Sixtine doit son nom au pape Sixte IV, né Francesco della Rovere, qui l'a faite ériger au cœur des palais du Vatican en 1481-1483, à la place de l'ancienne Capella Magna datant du Moyen Âge.
Conçue par l'architecte Baccio Pontelli, la nouvelle chapelle a 40 mètres de long, 13 de large et 21 de haut.
Ses murs (2500 m2) sont alors peints à fresque par d'illustres artistes tels Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin.
Elle est inaugurée le 15 août 1483 et consacrée à la Vierge de l'Assomption.
En 1508, le pape Jules II exige de son artiste favori, Michel-Ange (33 ans), qu'il décore la voûte de la chapelle avec des scènes et des personnages de la Bible.
Michel-Ange, qui s'estime plus sculpteur que peintre, se rebiffe.
Il soupçonne à juste titre l'architecte favori du pape, Bramante, d'être à l'origine de l'idée, dans le but de le placer en situation d'échec et de le ridiculiser.
En définitive, vaincu par l'obstination du pape, il passera quatre années extrêmement pénibles sur les échafaudages et nous laissera 800 m2 de fresques imposantes, représentant les principaux épisodes de la Genèse, de la création du monde au Déluge en passant bien sûr par la création de l'Homme. Dans cette œuvre proprement monumentale, l'architecture est valorisée par des effets de trompe-l’œil tels les colosses nus ou Ignudi qui semblent soutenir la voûte.
Vingt-trois ans plus tard, en 1535, le pape Clément VII rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, et lui demande de décorer le mur de l'autel.
L'immense fresque, qui représente le Jugement dernier, est achevée six ans plus tard.
La chapelle Sixtine apparaît depuis lors comme le plus remarquable ensemble de fresques qui soit.
Un cadre exceptionnel pour le déroulement des conclaves destinés à l'élection des papes.
delphinium29
30 octobre 1940
Philippe Pétain annonce que la France va collaborer avec l’Allemagne. Cette entrevue orchestrée par Laval a été vue comme une trahison par de nombreux Français, notamment après la large médiatisation de la poignée de main entre le maréchal et le Führer, qui symbolisait officiellement l'entrée dans la "collaboration" entre la France défaite et l'Allemagne victorieuse. Le vieux maréchal s'en expliquera dans une allocution radio quelques jours plus tard, le 30 octobre 1940 : "C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration (...). Cette collaboration doit être sincère...".
Voici le script du discours :
"Français, j'ai rencontré, jeudi dernier, le chancelier du Reich. Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes. Je vous dois à ce sujet quelques explications. Une telle entrevue n'a été possible, quatre mois après la défaite de nos armes, que grâce à la dignité des Français devant l'épreuve, grâce à l'immense effort de régénération, auquel ils se sont prêtés, grâce aussi à l’héroïsme de nos marins, à l'énergie de nos chefs coloniaux, au loyalisme de nos populations indigènes. La France s'est ressaisie. Cette première rencontre, entre le vainqueur et le vaincu, marque le premier redressement de notre pays.
"C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi, de sa part, aucun "diktat", aucune pression"...
"... Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. A tous ceux qui attendent aujourd'hui le salut de la France, je tiens à dire que ce salut est d'abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d'avoir confiance. A ceux qui doutent comme à ceux qui s'obstinent, je rappellerai qu'en se raidissant à l'excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. Celui qui a pris en main les destinées de la France a le devoir de créer l'atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays.
"C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration"...
"... Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d'occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilités l'administration et le ravitaillement du territoire. Cette collaboration doit être sincère. Elle doit être exclusive de toute pensée d'agression. Elle doit comporter un effort patient et confiant. L'armistice, au demeurant, n'est pas la paix. La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Du moins reste-t-elle souveraine. Cette souveraineté lui impose de défendre son sol, d'éteindre les divergences de l'opinion, de réduire les dissidences de ses colonies. Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi. C'est moi seul que l'histoire jugera. Je vous ai tenu jusqu'ici le langage d'un père. Je vous tiens aujourd'hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre confiance en la France éternelle".
Misterprof-
30 octobre 1691 :
Soumission de l'Irlande.
La signature du traité de Limerick, signé entre le nouveau roi d'Angleterre Guillaume III d'Orange et son prédécesseur Jacques II, renversé en 1688, met fin à la conquête de l'Irlande par les troupes anglaises.
L'honneur est sauf pour les catholiques irlandais, auxquels ce traité assure le droit de partir en exil et une certaine liberté de culte.
Un grand nombre d'Irlandais quittent alors leur pays pour venir en France, où Jacques II vit en exil sous la protection de Louis XIV et où les réfugiés jacobites sont accueillis favorablement.
Ils ont ainsi constitué la Brigade irlandaise qui, à la bataille de Fontenoy, s'était regroupée sous le cri de guerre « Cuimhnígí ar Luimneach agus ar fheall na Sasanach! » qui, en Gaélique, signifiait « Rappeler Limerick et la perfidie anglaise ».
Mais les conventions de paix ne tarderont pas à être violées par les troupes anglaises d'occupation qui, à la suite de nouvelles rébellions, ont instauré de sévères lois pénales, interdisant aux catholiques de circuler librement, d'occuper un poste dans les fonctions publiques et d’acquérir des terres, semant de ce fait une discorde durable entre les deux communautés.
Misterprof-
29 octobre 1929 :
« Mardi noir » à Wall Street.
Deux jours plus tôt un très illustre économiste, Irving Fisher, affirmait dans le New York Times que « le cours des actions est encore trop bas ».
Mais après dix-huit mois de hausse frénétique, les spéculateurs cessent quant à eux de croire à une hausse infinie des cours.
C'est à qui vendra le plus vite ses actions.
2,6 millions d'actions sont échangées en une seule séance, pour 4 milliards de dollars de l'époque.
La chute des cours est dans un premier temps limitée à 2% grâce à l'intervention des banques qui rachètent les actions.
Mais la pression s'accentue et, dans les jours suivants, la chute se poursuit jusqu'à atteindre 30%.
Le krach se confirme le 29 octobre, le « Mardi noir », avec une chute de 43 points de l'indice des valeurs boursières.
La crise de 1929 tire ses origines lointaines de la Grande Guerre de 14-18.
Les États-Unis n'ont pas été affectés par les destructions et ont beaucoup prêté aux Européens en guerre.
Au sortir du conflit, ils sont en position de force par rapport au Vieux Continent.
Leur industrie tourne à plein régime et leur balance commerciale est fortement excédentaire.
Revenus à leur tradition isolationniste, ils renouent aussi avec le protectionnisme.
En 1922, par la loi dite Fordney-McCumber Tariff, ils portent les droits de douane sur les importations à une moyenne de 38,5% avec des conséquences équivoques sur l'économie : des achats plus coûteux pour les fermiers et guère de profit pour les industriels américains qui dominent déjà de façon écrasante leur marché intérieur et aspirent surtout à développer leurs exportations.
En Europe, le gouvernement de Grande-Bretagne croit possible de restaurer les signes monétaires de sa splendeur d'antan.
Le chancelier de l'Échiquier, un certain Winston Churchill, rétablit en 1925 le Gold Exchange Standard d'avant-guerre, qui fait en théorie de la livre une monnaie de réserve à l'égal de l'or et du dollar.
Mais le gouvernement britannique n'a plus les moyens de ses ambitions.
Pour soutenir le cours de sa monnaie, il doit lancer des emprunts à des taux très élevés :
• Dans un premier temps, les capitaux affluent dans la City de Londres pour profiter de l'aubaine. Mais le cours de la livre s'en trouve surévalué par rapport au dollar.
Les exportations britanniques s'effondrent.
• Dans un deuxième temps les capitaux, faute de pouvoir s'investir sur place, profitent de la surévaluation de la livre pour se convertir en dollars.
• Il s'ensuit un nouvel afflux de capitaux à Wall Street.
Cette arrivée massive d'argent frais tire à la baisse les taux d'intérêt et encourage les ménages des classes moyennes à s'endetter pour investir elles-mêmes à la Bourse.
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28 octobre 1886 :
« La Liberté éclairant le monde » est inaugurée à l'entrée du port de New York.
C'est la plus colossale statue jamais construite (46 mètres de haut et 93 avec le piédestal).
Elle est l’œuvre du sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi.
Ce cadeau de la France aux États-Unis célèbre l'amitié franco-américaine.
Il a été financé par une souscription publique des deux côtés de l'Atlantique.
Sculpteur originaire de Colmar, Auguste Bartholdi noue une relation amicale avec le professeur de droit Édouard Laboulaye (1811-1883), dont il réalise le buste en 1866.
À ce moment-là la guerre de Sécession vient de se terminer aux États-Unis .
Lors d'une soirée à laquelle est invité le jeune Bartholdi, Larboulaye lance l'idée d'un monument qui scellerait l'amitié entre les peuples français et américain.
Il serait inauguré à l'occasion du centenaire de la Déclaration d'Indépendance, soit en 1876.
Mais l'idée reste en jachère jusqu'à la guerre franco-prussienne de 1870-1871.
Tandis que la France est encore sous le coup de la défaite, Édouard Laboulaye, devenu député républicain, se montre plus que jamais convaincu de l'utilité du monument.
Il suggère à son ami de se rendre aux États-Unis pour tâter le terrain.
Dès son arrivée dans la rade de New York, à l'automne 1871, Bartholdi repère l'emplacement idoine pour son futur monument.
C'est l'île de Bedloe, rebaptisée Liberty Island en 1956.
Elle est visible de tous les arrivants et offre un point de vue à la fois sur le grand large et la cité.
Laboulaye et Bartholdi ont dans l'idée que le monument, d'un coût de 250.000 dollars (une somme colossale pour l'époque), soit financé par souscription, pour moitié par le peuple français et par le peuple américain, le premier se réservant la statue et le second le piédestal.
Bartholdi rencontre à cette fin le président Ulysses S. Grant, des sénateurs, des industriels et des journalistes.
Mais ses interlocuteurs demeurent très réservés à l'égard du projet.
Tout comme d'ailleurs les élus et les notables français qui penchent majoritairement pour une restauration de la monarchie et en veulent surtout aux Américains d'avoir soutenu la Prusse durant la précédente guerre.
En attendant que la situation se débloque, Bartholdi s'attelle à une commande publique destinée à rappeler le siège héroïque de Belfort en 1870-1871, le célèbre Lion de Belfort.
Enfin le régime politique bascule, en janvier 1875, vers la République et le projet de statue recueille désormais les faveurs de l'opinion mais le temps presse.
Laboulaye fonde un Comité de l'union franco-américaine en vue de lever des fonds et Charles Gounod compose pour les généreux donateurs, à l'Opéra de Paris, un Hymne à la Liberté éclairant le monde.
Auguste Bartholdi reçoit le concours d'Eugène Viollet-le-Duc, qui prescrit une peau composée de plaques de cuivre modelées par martelage sur des formes en plâtre.
L'ensemble doit être monté sur une armature métallique, stabilisée par un remplissage en sable.
La fabrication peut commencer dans les ateliers de la société Gaget, Gauthier et Cie.
Elle mobilisera jusqu'à six cents ouvriers.
Mais il est devenu illusoire d'inaugurer la statue pour le centenaire de l'indépendance américaine.
À tout le moins, Laboulaye et Bartholdi veulent profiter de l'Exposition universelle de Philadelphie de 1876 pour sensibiliser l'opinion américaine à leur projet.
Présenté en avant-première, le bras droit et sa torche recueillent un très vif succès auprès du public et, grâce à une première collecte de fonds, on met à l'étude le piédestal.
Il est confié à un architecte de renom, Richard Morris Hunt.
Comme les fonds manquent aussi pour la réalisation de la statue, Laboulaye présente une reproduction grandeur nature de la tête à l'Exposition universelle de Paris, en 1878.
Les visiteurs, impressionnés et séduits, souscrivent en masse et l'année suivante, le financement est bouclé avec plus de cent mille donateurs.
Mais Viollet-le-Duc décède l'année suivante, emportant dans la tombe les principes de montage. Bartholdi se tourne alors vers Gustave Eiffel (47 ans), un ingénieur déjà réputé pour sa maîtrise des structures en acier.
À l'opposé de Viollet-le-Duc, il conçoit une charpente métallique légère qui, tel le roseau de la fable, saura résister aux plus violentes tempêtes en pliant et en se déformant.
Dernier coup du sort : Laboulaye décède à son tour le 25 mai 1883.
Bartholdi porte désormais le projet sur ses seules épaules.
Outre-Atlantique, le projet se délite.
Les riches New-yorkais le dédaignent et l'on n'arrive pas à recueillir les fonds pour l'achèvement du piédestal.
Alors se lève un sauveur inattendu, Joseph Pulitzer.
Né en Hongrie en 1847 et devenu le patron du New York World, il a inventé la presse populaire à scandale.
Il multiplie les campagnes de presse en faveur du projet, et c'est un succès.
Les dons, généralement modestes, affluent et le financement est enfin bouclé avec cent mille dollars supplémentaires offerts par cent vingt mille donateurs.
À raison de 350 pièces dans 214 caisses, la Liberté est chargée sur une frégate et arrive à New York le 17 juin 1886.
Quatre mois suffiront pour monter les cent tonnes de la structure et les quatre-vingt de l'enveloppe de cuivre.
Inaugurée à la veille de la grande vague d'immigration qui a vu débarquer à New York des millions d'Européens chassés par l'oppression et la misère, la statue est devenue le visage de l'Amérique rêvée et de la Liberté.
C'est elle que les manifestants de la place Tien An Men ont reproduite en plâtre en 1989.
Laboulaye et Bartholdi imaginaient-ils que leur idéal ferait le tour du monde, de Paris à New York et Pékin ?
Misterprof-
27 octobre 1870 :
Bazaine capitule à Metz.
Le maréchal François Achille Bazaine capitule avec son armée d'environ 180 000 hommes.
Cette reddition, aux allures de trahison, sonne le glas de la résistance française face à l'invasion prussienne, à l'issue de la guerre déclenchée par Napoléon III trois mois plus tôt.
La guerre entre la France et la Prusse avait conduit deux mois plus tôt à la capture de l'empereur, à Sedan.
L'armée de Bazaine était le dernier espoir de la France, bien qu'elle fût assiégée à Metz par les Prussiens et leurs alliés allemands, lesquels assiégeaient aussi Paris.
Après la capture de l'empereur, les Français, sans cesser de se battre, avaient instauré une IIIe République et Léon Gambetta avait échappé en ballon au siège de la capitale pour lever en province de nouvelles armées.
Ces armées de volontaires, mal équipées et inexpérimentées, avaient du moins l'avantage du nombre, aussi longtemps que le gros des troupes ennemies était fixé autour de Metz et de Paris.
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e 26 octobre est le 299e jour de l'année du calendrier grégorien, 300e lorsqu'elle est bissextile (il en reste ensuite 66).
C'était généralement l'équivalent du 5 brumaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, officiellement dénommé jour de l'oie.
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Georges Danton
26 octobre 1759 à Arcis-sur-Aube - 5 avril 1794 à Paris
Biographie Georges Danton
Georges Danton, ancien avocat, orateur puissant et inspiré, avide d'argent et de plaisirs, manifeste dès les débuts de la Révolution une énergie débordante.
Membre du club des Cordeliers, il rompt avec La Fayette après le massacre des républicains du Champ-de-Mars (17 juillet 1791) et s'enfuit quelques mois en Angleterre. De retour en France, le tribun contribue à la chute de la monarchie puis devient ministre de la Justice et ranime les énergies lorsque les Prussiens envahissent le pays...
Fils d'un procureur d'Arcis-sur-Aube, en Champagne, Danton devient avocat en 1787 avant de se rallier avec passion au mouvement révolutionnaire. Sa laideur et sa vigueur, sa vénalité aussi, le font surnommer le « Mirabeau de la canaille ».
En avril 1790, il fonde dans l'ancien couvent des Cordeliers, à Paris, la « Société des amis des Droits de l'Homme et du citoyen », plus connue sous le nom de Club des Cordeliers. Après que le roi Louis XVI a tenté de fuir à l'étranger, en juin 1791, Danton demande en vain qu'il soit déposé. Menacé d'arrestation après la fusillade de manifestants républicains sur le Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791, il doit s'enfuir quelques mois en Angleterre.
Le tribun du peuple
C'est à l'été 1792 que Danton se révèle. L'Assemblée législative est réduite à l'impuissance par les menées séditieuses de la Commune insurrectionnelle de Paris... Le pays est menacé d'invasion par les Prussiens et les Autrichiens. Le 21 juillet, un décret proclame « la Patrie en danger ».
Mais le 10 août 1792, la monarchie est renversée et l'Assemblée législative décide de se saborder et de laisser la place à une nouvelle assemblée constituante, la Convention. Entre temps, elle fait entrer Danton au Conseil exécutif (le gouvernement), au poste de ministre de la Justice.
Longwy capitule devant les Prussiens le 23 août. La Révolution semble perdue. Le 2 septembre, à Paris, mûs par le désespoir et la haine, des émeutiers commencent à massacrer des malheureux en attente de jugement dans les prisons...
Mais le même jour, à la tribune de l'Assemblée, Danton galvanise les énergies et lance : « Tout s'émeut, tout s'ébranle, tout brûle de combattre. Une partie du peuple va se porter aux frontières, une autre va creuser des retranchements et la troisième, avec des piques, défendra l'intérieur des villes (...). Nous demandons que quiconque refusera de servir de sa personne ou de remettre ses armes soit puni de mort (...). Le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme, c'est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée ».
Ce discours (et plus encore peut-être les arrangements secrets de Danton avec le duc de Brunswick, commandant en chef de l'armée ennemie) vont être à l'origine du sursaut de Valmy. Par cette victoire inespérée, la Révolution sera sauvée.
Sur sa lancée, après la victoire de Jemmapes, Danton inaugure à la tribune de l'Assemblée le dogme des « frontières naturelles », à l'origine de guerres incessantes.
Vers un Comité de salut public
Le dimanche 10 mars 1793, pour faire face au retour offensif des armées coalisées, la Convention vote la levée en masse de 300 000 hommes. Sur le soir, comme le président s'apprête à lever la séance, Danton intervient et réclame des mesures contre les contre-révolutionnaires et les ennemis de la liberté. Des voix s'élèvent et évoquent le spectre des massacres de septembre 1792 et des exécutions sommaires. Alors, le tribun s'exclame : « Soyons terribles pour dispenser le peuple de l'être ! ». Dans la foulée, il fait voter la création d'un Tribunal criminel extraordinaire, qui deviendra plus tard, sous le nom de Tribunal révolutionnaire, l'outil de la Terreur.
Le 6 avril 1793, l'assemblée de la Convention crée le Comité de salut public à l'initiative de Danton. Il s'agit de sauver la France et la Révolution des périls intérieurs et extérieurs. Danton lui-même préside le Comité. Mais enrichi par la corruption et remarié le 13 juin 1793 avec une jeunette de 17 ans, Sébastienne Gély, il aspire à jouir de la vie dans sa retraite d'Arcis-sur-Aube et prend du recul par rapport à la Révolution.
Le 10 juillet 1793, il est évincé de la présidence du Comité, où fait son entrée Robespierre, un rival aussi austère que lui-même est jouisseur.
Un mois plus tard, le 13 août 1793, à la tribune de la Convention, Danton, toujours en avance d'une idée, n'en lance pas moins le projet d'une instruction publique, gratuite et obligatoire : « Quand vous semez dans le vaste champ de la République, vous ne devez pas compter le prix de la semence ! Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple ! ».
Fin 1793, Danton aspire à clore le processus révolutionnaire et mettre un terme à la Terreur d'autant que les périls extérieurs et intérieurs semblent écartés. Il mène campagne en ce sens avec ses amis, dont Camille Desmoulins, rédacteur du Vieux Cordelier. À la tribune de la Convention, il lance le 26 novembre 1793 : « Il est un terme à tout. Je demande qu'on pose la barrière ». Quelques jours plus tard, il a cette autre belle formule : « Rappelons que si c'est avec la pique que l'on renverse, c'est avec le compas de la raison et du génie qu'on peut élever et consolider l'édifice de la Société ».
Mais les Jacobins, unis autour de Robespierre et maîtres du Comité de salut public, ne l'entendent pas ainsi. Ils dénoncent les dantonistes, surnommés avec mépris les « Indulgents » et les font arrêter le 30 mars 1794. Danton, auquel on conseille de fuir, répond avec panache : « On n'emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ». Il se défend avec énergie devant le Tribunal révolutionnaire le 2 avril. Il n'en est pas moins guillotiné le 17 Germinal An II (5 avril 1794).
Publié ou mis à jour le : 2021-12-21 09:19:5 sur Herodot.net
