
delphinium29
4 novembre 1910 : Naissance de l'aéronavale
Le 14 novembre 1910, un avion biplan décolle du croiseur américain Birmingham. C'est la naissance de l'aéronavale. Onze mois plus tard, le pilote Eugène Ely réussit l'opération dans les deux sens (décollage et atterrissage) sur une plate-forme spécialement aménagée à l'arrière du cuirassé Pennsylvania. Le porte-avions est né.
Misterprof-
14 novembre 1888 :
Inauguration de l'Institut Pasteur.
L'Institut Pasteur est inauguré à Paris par le président de la République Sadi Carnot.
C'est une fondation privée dédiée à la recherche médicale.
Financée par une souscription internationale à hauteur de deux millions de francs, elle comble les vœux du plus populaire savant dont il porte le nom.
C'est sans doute le plus ancien institut de recherche publique.
Chimiste de formation, Louis Pasteur débute ses recherches sur la cristallographie (science qui se consacre à l'étude des cristaux à l'échelle atomique), avant de mener une carrière jalonnée de découvertes qui feront de lui l'instigateur des plus grandes révolutions scientifiques du XIXème siècle.
Biologie, agriculture, médecine ou hygiène, il se distingue dans de nombreux domaines mais l'Histoire le retient surtout comme l'inventeur de la pasteurisation et du vaccin contre la rage en 1885.
C'est ce dernier succès, diffusé par la presse du monde entier, qui étend sa notoriété à l'échelle planétaire.
Ses fidèles se pressent dans son laboratoire de la rue d'Ulm.
Il faut penser plus grand, et Pasteur a alors l'idée de créer un établissement indépendant à même de répondre à la demande croissante de vaccination.
Une souscription nationale et internationale est lancée par l'Académie des sciences et récolte près de deux millions de francs.
Deux ans plus tard, l'Institut Pasteur est inauguré.
Pasteur le dirigera jusqu'à sa mort, le 28 septembre 1895.
La France organise des obsèques nationales pour celui que certains désignent comme « le plus grand bienfaiteur de l'humanité ».
Inhumé dans son Institut, le savant continue encore d'inspirer ses chercheurs en France et dans le monde.
Envoyé en Indochine française par Louis Pasteur, Albert Calmette a créé une antenne de l'Institut Pasteur à Saigon .
L'établissement est dédié à la vaccination contre la rage et la variole, ainsi qu'à la recherche sur les maladies infectieuses.
C'est le premier d'un réseau qui compte actuellement une trentaine d'instituts de par le monde.
Depuis plus d'un siècle, les « Pastoriens » multiplient les découvertes que sont venus couronner huit prix Nobel, dont les professeurs Jacob, Monod et Lwoff en 1965.
En 1891, Émile Roux met au point le sérum antidiphtérique.
En 1894, Alexandre Yersin isole à Hong-Kong le bacille de la peste.
En 1921, Albert Calmette et Camille Guérin mettent au point le vaccin BCG contre la tuberculose. En 1923, Gaston Ramon donne toute son efficacité au vaccin antidiphtérique.
En 1934, Jean Laigret met au point, à Dakar, le premier vaccin contre la fièvre jaune.
C’est également à un virologue français, Philippe Maupas, que l’on doit en 1976 le vaccin contre l'hépatite B.
En 1983, le professeur Luc Montagnier et Françoise Barré-Senoussi découvrent le virus du sida.
Misterprof-
13 novembre 1907 :
Premier vol en hélicoptère.
À Coquainvilliers, près de Lisieux, Paul Cornu réussit à s'élever pour la première fois à bord d'un hélicoptère.
Le mot hélicoptère a été forgé en 1861 par le vicomte Ponton d'Amécourt à partir du grec helix (spirale) et pteron (aile).
Mais quatre siècles plus tôt, Léonard de Vinci en avait déjà pressenti le concept à en juger par certains de ses croquis.
Louis Breguet, un jeune industriel de 27 ans, conçoit la première aile tournante.
Le 29 septembre 1907, il fait un premier essai dans la cour de son usine, à Douai.
L'appareil, baptisé Gyroplane N°1, est doté de quatre voilures tournantes de 8,10 mètres de diamètre et d'un moteur de 50 CV.
Il atteint l'altitude de 1,5 mètre mais quatre techniciens ont soin de le maintenir en équilibre, ce qui altère la portée de l'exploit.
Trois semaines plus tard, Paul Cornu, simple mécanicien à la tête d'une petite entreprise normande, relève le défi.
Son engin a une envergure de plus de 6 mètres et comporte, à chaque extrémité, un rotor ou hélice avec de grandes pales horizontales recouvertes de soie et de 6 mètres de diamètre.
Ces rotors sont entraînés par un moteur de 24 CV.
Après plusieurs essais, l'engin s'élève à 1,50 mètre au-dessus du sol en vol vertical libre avec son pilote, sans personne au sol pour le maintenir en équilibre.
Cet exploit marque la véritable naissance de l'hélicoptère.
L'année suivante, Louis Breguet récidive avec le Gyroplane N°2, qui a l'avantage de pouvoir se diriger grâce à une voilure fixe planante et deux rotors inclinés sur l'avant.
Il s'élève à plus de quatre mètres et parcourt une distance d'une centaine de mètres.
Misterprof-
FAE a écrit :
Bonjour et merci à tous ! 😃
"Le 11 novembre est un jour férié en France depuis une loi du 24 octobre 1922.
Ce mardi 11 novembre 2025, la France commémore le 107eme anniversaire de la signature de l'Armistice de 1918 mettant fin à la Première Guerre mondiale."
Depuis 1975, la cérémonie a été élargie à tous les soldats tombés pour la France.
Sont donc intégrés les morts des guerres de décolonisation et d’autres conflits divers. Autre étape marquante : en 2012, elle inclut les soldats décédés en opérations extérieures.
Un bon moyen de rappeler l’engagement de la France dans des missions internationales. De la même façon, le 11 novembre 2018, la cérémonie à l'Arc de triomphe s'est déroulée en présence de 70 dirigeants étrangers.
11 novembre 1940 :
Les lycéens de Paris défient Pétain et l'occupant.
À l'automne 1940, la France s'installait dans la Collaboration avec l'occupant allemand.
Le 24 octobre, Pétain rencontre Hitler à Montoire.
Mais la fronde gronde à l'Université.
L'illustre professeur Paul Langevin, coupable de manifester son aversion pour le nazisme, est arrêté le 30 octobre (il sera relâché 40 jours plus tard).
À l'approche de la commémoration de l'Armistice, des étudiants et des lycéens parisiens (le lycée débute à cette époque avec la classe de 6e), envisagent de manifester devant la flamme du Soldat Inconnu, sur les Champs-Élysées en portant deux cannes à pêche sur l'épaule, pour signifier qu'ils défilaient avec deux gaules (de Gaulle 😄).
Ils y sont encouragés par la radio de la France Libre, à Londres.
À titre préventif, le gouvernement interdit les manifestations.
Mais le jour venu, des jeunes gens venus du Quartier latin et des grands lycées parisiens, en particulier Janson de Sailly, commencent à converger vers les Champs-Élysées. Certains déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine sous l'Arc de triomphe.
On compte un total de trois mille à cinq mille manifestants, essentiellement des jeunes garçons et des jeunes filles issus de la bourgeoisie parisienne.
Ils huent Pétain, Laval et Hitler devant les soldats allemands médusés installés aux terrasses des cafés.
La police intervient mollement pour les disperser et procède à quelques arrestations, une centaine au total.
Enfin, à dix-huit heures, des troupes de la Wehrmacht déboulent sur l'avenue et tirent à l'aveugle.
La foule se disperse sans que l'on ne compte heureusement aucun mort.
Il s'agit de la première expression publique de la Résistance.
delphinium29
De 1938 à nos jours
La Turquie après Atatürk
Moustafa Kémal, président-fondateur de la République turque, meurt le 10 novembre 1938, à 9h05, à Istamboul.
Toutes les horloges du palais de Dolmabahçe où il est décédé sont encore arrêtées à cette heure... Et depuis cette date, tous les ans, à 9h05, les Turcs respectent une minute de silence en signe d'hommage au Ghazi qui leur a donné une identité nationale et fondé leur État. La circulation s'arrête cependant que résonnent dans le port d'Istamboul les sirènes des bateaux.
L'héritage kémaliste
Dès le 11 novembre 1938, la Grande Assemblée nationale d'Ankara porte à la présidence de la République Ismet Inönü, fidèle compagnon d'armes et bras droit d'Atatürk, également son Premier ministre pendant de longues années.
Cet ancien militaire de 54 ans, héros de la Guerre d'indépendance contre les Grecs, ne partage pas l'athéisme militant de son mentor et pratique au contraire une religiosité discrète. Aussi ne va-t-il pas tarder à revenir sur quelques dispositions laïcistes qui outragent les fidèles, comme l'obligation pour les muezzin de prier en turc et non en arabe...
La laïcité, inscrite dans la Constitution depuis 1938, n'a pas grand-chose à voir de ce fait avec l'idée que s'en font les Occidentaux et les Français. Elle exprime non pas la séparation de l'État et de la religion, mais la subordination de celle-ci et de son clergé au pouvoir. D'ailleurs, l'islam est toujours religion d'État en Turquie.
À l'image de Moustafa Kémal, Inönü va poursuivre l'exercice autoritaire du pouvoir, avec l'assistance d'un parti unique, le Parti républicain du Peuple. Il va s'attribuer même le qualificatif de Milli Şef (Chef national) pour faire bonne figure auprès des Duce, Caudillo, Conducator et autre Führer de son époque.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, fidèle à l'héritage kémaliste, il va prendre soin de maintenir le pays en-dehors du conflit tout en cultivant des relations très amicales avec les Allemands et en leur offrant de multiples facilités. Ainsi leur fournit-il du chrome par le traité du 18 juin 1941.
Rencontrant à Adana Winston Churchill en février 1943, il refuse obstinément d'entrer en guerre du côté des Anglo-Saxons. C'est seulement en février 1945 qu'il déclare la guerre à l'Allemagne et au Japon, histoire d'être au côté des vainqueurs par la suite.
À ce moment-là, il concède aussi le multipartisme. Du coup, son rival Celâl Bayar passe dans l'opposition ouverte en créant le Parti démocrate, soucieux de libéralisme économique et d'une laïcité plus conciliante. Grâce au vote en sa faveur de la nouvelle bourgeoisie urbaine, il le met en minorité aux élections législatives du 14 mai 1950 et prend sa place à la présidence de la République.
Dans la guerre froide qui se précise, la Turquie, mitoyenne de l'URSS, prend franchement le parti des États-Unis. Elle adhère à l'OTAN et envoie un contingent en Corée !
Le 27 mai 1960, le président Bayar et son Premier ministre Menderes sont victimes d'un coup d'État brutal du général Cemal Gürsel, qu'irritent les atteintes du gouvernement aux principes de laïcité.
Dès lors, l'armée ne va cesser de se poser en gardienne vigilante de l'héritage kémaliste jusqu'à sa mise au pas par Récep Tayip Erdogan, le 22 février 2010, avec l'arrestation de cinquante officiers de haut rang !...
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10 novembre 1918 : Renaissance de la Pologne
123 ans après son effacement de la carte, nonobstant le bref épisode du Grand-Duché de Varsovie (1807-1813), la Pologne retrouve son indépendance à l'issue de la défaite allemande et de la dislocation de l'empire tsariste, avec à sa tête le maréchal Jozef Pilsudski. Libéré par les Allemands, celui-ci rentre à Varsovie le 10 novembre 1918 et prend le commandement des forces armées polonaises. Le lendemain, jour de l'Armistice, il proclame officiellement l'indépendance de la Pologne et devient le chef d'État provisoire de la Deuxième République polonaise.
Il devra toutefois encore combattre les bolchéviques russes. Victorieux (avec l'aide des Français), il obtiendra avec le traité de Versailles la reconnaissance de l'indépendance dans des frontiières très étendues, tant à l'est qu'à l'ouest.
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L'élection présidentielle américaine de 1960 est la quarante-quatrième élection présidentielle depuis l'adoption de la Constitution américaine en 1787. Elle se déroule le mardi 8 novembre 1960.
John Fitzgerald Kennedy, le premier catholique à avoir été élu à la présidence[5], l'a emporté avec une faible avance de 112 827 voix (soit 0,17 %) sur son adversaire Richard Nixon, soit le plus faible des écarts dans le vote populaire depuis 1900 et même depuis 1880[5], selon la Revue française de science politique
C'est la première fois qu'un candidat perd l'élection générale tout en ayant remporté la majorité des États, Nixon en ayant gagné 26 contre 23 à Kennedy. Nixon avait pour lui l'expérience acquise par huit années de mandat à la vice-présidence face à la jeunesse et l'inexpérience de Kennedy. Avec une campagne bien organisée et bien financée, il s'est appuyé efficacement sur son colistier pour tenir les États du Sud.
C'est la première fois dans l'histoire des Etats-Unis que les candidats des deux grands partis, Kennedy et Nixon, tous deux des politiciens expérimentés et habiles, mais aussi des "orateurs extrêmement aptes à improviser"[5] sont invités quatre « grands débats » en face à face[6], le 26 septembre puis les 7, 13 et 21 octobre, sur les réseaux nationaux de télévision et de radio, qui déclenche un "intérêt sans précédent du public" avec 64 millions de téléspectateurs pour le premier[5].
