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8 novembre 1942
Débarquement en Afrique du Nord
Le 8 novembre 1942, les troupes anglaises et américaines débarquent en Afrique du Nord sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower. C'est l'opération «Torch».
Résistance insensée
Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique du Nord française (départements d'Algérie, protectorats du Maroc et de la Tunisie) s'était placée sous l'autorité du gouvernement de Vichy, lui-même inféodé à l'occupant allemand.
Au moment du débarquement, l'amiral François Darlan, dauphin du maréchal Pétain, se trouve par hasard à Alger où il est venu rendre visite à son fils malade. Il ordonne aux troupes françaises de résister à l'envahisseur. C'est ainsi qu'à leur arrivée à Casablanca comme à Oran et Alger, les troupes anglo-saxonnes se heurtent contre toute attente à une furieuse résistance des troupes françaises.
Les Anglo-Saxons craignent que cette résistance de leurs ex-alliés ne permette aux Allemands de se ressaisir et de les renvoyer à la mer. Heureusement, Darlan finit par signer la reddition d'Alger et les Anglo-Saxons obtiennent un arrêt des combats. L'Afrique du Nord passe sous leur contrôle tout en conservant l'administration et les lois de Vichy !
Le reflux de l'Axe
Hitler réagit à l'invasion de l'Afrique du Nord par l'occupation de la «zone libre», en France, en violation des accords d'armistice du 22 juin 1940 avec le maréchal Pétain. C'est l'opération «Attila»... La flotte française en rade à Toulon se saborde le 27 novembre sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, pour échapper aux Allemands sans avoir à se livrer aux ennemis traditionnels de la marine française, les Anglais ! Les Allemands et leurs alliés Italiens occupent d'autre part la Tunisie, protectorat français revendiqué par l'Italie.
Dans le même temps, dans le désert libyen, à el-Alamein, le général Montgomery repousse l'Afrika Korps de Rommel. Pris en tenaille, les Allemands et les Italiens n'ont pas d'autre issue que de se retrancher sur Bizerte, en Tunisie, d'où ils regagneront l'Europe en mai 1943.
En janvier 1943, Roosevelt et Churchill se retrouvent à Casablanca pour une conférence où ils préparent la libération complète de l'Afrique du Nord et l'invasion de la Sicile.
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8 novembre 1226 :
Avènement de Louis IX, futur saint Louis.
Né à Poissy le 25 avril 1214, le roi est monté sur le trône sous le nom de Louis IX, à l'âge de douze ans, à la suite du décès du roi Louis VIII le Lion emporté par une dysenterie aiguë, à Montpensier, en revenant de sa croisade contre les hérétiques albigeois.
Il a régné près de quarante-quatre ans jusqu'à sa mort devant Tunis, le 25 août 1270 portant, durant cette longue période, le royaume capétien à son maximum de prestige, ce qui lui a valu de devenir, sous le nom de Saint Louis, le roi le plus aimé des Français, tant sous la monarchie que sous la République.
Chevalier courageux et combatif, souverain habile et sage, mari empressé autant que fidèle, profondément pieux, Louis IX apparaît comme le modèle du roi chrétien tel que se le représentaient les hommes du « beau Moyen Âge » (XIIe-XIIIe siècles).
Son règne est très nettement segmenté en deux périodes :
- la première est une longue phase d'apprentissage, auprès de sa mère Blanche de Castille et des anciens conseillers de son père et de son grand-père, jusqu'en 1242 ;
- la seconde se révèle à partir de son retour de Terre Sainte, en 1254, après six ans d'absence.
Il se montre alors tout entier tendu vers la sainteté, même s'il ne la cherche pas expressément.
Dans sa vie privée, il témoigne d'une austérité à toute épreuve, se restreint sur la bonne chère et le vin, porte un cilice (vêtement de crin) à même la peau pour se mortifier, se fait fouetter le vendredi en souvenir de la mort du Christ, soigne et lave les pauvres, ne craint pas de nourrir lui-même des lépreux.
Dans sa vie publique, il privilégie en toutes choses la conciliation et le droit du plus faible, ce qui ne l'empêche d'agir en fin politique, avec fermeté et sans naïveté aucune, conscient des intérêts de son royaume.
Le roi met fin à la première « guerre de Cent Ans » contre l'Angleterre ainsi qu'à la croisade contre les Albigeois.
Il régularise les relations entre la France et l'Aragon.
Il remet enfin à leur place les turbulents féodaux et modernise l'administration.
Sous son règne, Paris devient la ville la plus prestigieuse de la chrétienté occidentale avec son Université et ses monuments (Sainte Chapelle, Notre-Dame).
Les foires de Champagne, entre Flandres et Lombardie, stimulent le commerce et la naissance d'une bourgeoisie urbaine active et entreprenante.
Sans surprise, son procès en canonisation est engagé deux ans à peine après sa mort, au vu des miracles et guérisons accomplis auprès de son tombeau.
En 1297, au terme d'une longue enquête, le pape Boniface VIII range Louis IX au rang des saints de l'Église catholique.
Le 25 août, anniversaire de sa mort, devient sa fête canonique.
Le roi de France est l'un des premiers laïcs à être canonisé, l'Église ayant jusque-là canonisé seulement des religieux.
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7 novembre 1980 :
Décès de l'acteur Steve McQueen.
Né le 24 mars 1930 à Beech Grove (Indiana), Terrence Stephen McQueen est un acteur et producteur de cinéma américain, par ailleurs pilote automobile et pilote de moto.
Sa mère, Julia Crawford (1910-1965), est la fille de Victor Crawford et Lilliam Thomson, de Saint-Louis[6].
Enfant unique, il n'a pas connu son père, William McQueen, un pilote d'avion de voltige aérienne et ancien militaire de la Navy qui a quitté sa mère six mois avant sa naissance.
Danseuse de cabaret se prostituant, sa mère, alcoolique tout comme son père, l'abandonne à sa naissance dans une ferme.
Il est élevé par son grand-oncle, Claude W. Thomson (1873-1957), à Slater (Missouri) dans la ferme appelée « Thomson Farm ».
Dans un documentaire de 2014, Neile Adams raconte que McQueen fera plus tard des recherches pour retrouver son père, mais qu'il ne retrouvera sa trace que quelques jours après la mort de celui-ci.
Lorsqu'il a douze ans, sa mère revient d'Indianapolis pour le reprendre, mais le jeune Terrence ne lui pardonne pas de l'avoir délaissé, mais il part toutefois avec elle à Los Angeles.
Adolescent incontrôlable, il se mêle aux bandes de voyous de Los Angeles, passe son temps à s’échapper du foyer Boys Republic dans lequel il est placé, et frôle la délinquance.
Il quitte très tôt l'école, s'engage dans la marine marchande et voyage jusqu'en République dominicaine.
Il revient aux États-Unis, à Port Arthur (Texas).
Après un passage chez son grand-oncle à Slater, il part pour l'Ontario et travaille durant une saison comme bûcheron.
Il revient aux États-Unis et participe à un cirque itinérant.
En avril 1947, à l'âge de 17 ans, il fait son service militaire chez les Marines à Myrtle Beach (Caroline du Sud), où il est conducteur de char et mécanicien dans la 2e division des Marines.
En 1950, il arrive à New York et, avec son pécule de soldat, s'installe à Greenwich Village où il loue une chambre avec lavabo pour 19 dollars par mois.
Il rencontre sa mère, qui a aussi emménagé à New York.
Il travaille comme docker en journée et, le soir, fait du porte-à-porte pour vendre des encyclopédies.
C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié avec un étudiant en art dramatique, Mark Rydell.
Sans vocation, McQueen décide d'embrasser la carrière d'acteur lorsque son copain Rydell lui dit qu'à Hollywood il y a beaucoup de filles.
En tant qu'ex-marine, il peut bénéficier des aides financières du G.I. Bill pour faire des études, si bien qu'il s'inscrit en juin 1951 à la Neighborhood Playhouse School of the Theatre de Sanford Meisner, puis étudie à l'école HB Studio durant 2 ans, et à l'Actors Studio de New York.
En 1955, il fait ses débuts à Broadway dans la pièce A Hatful of Rain.
En juin 1956, il rencontre la danseuse professionnelle de Broadway Neile Adams, qu'il épouse le 2 novembre 1956.
La même année, le couple quitte New York pour Las Vegas, où sa femme trouve un emploi comme danseuse au casino Tropicana Las Vegas.
Elle quitte le casino en 1958, et le couple part s'installer dans une maison à North Hollywood. C'est alors que le producteur de télévision Vincent M. Fennelly et l'agent artistique Abe Lastfogel le repèrent et lui font signer son premier contrat pour jouer dans une série télévisée de western appelée Trackdown.
Ses diverses conquêtes féminines et sa consommation de drogues contribuent à détériorer son couple qui divorcera en 1972.
Après une brillante carrière cinématographique, marquée notamment par des films tels que Les Sept Mercenaires (1960), La Grande Évasion (1962),Le Kid de Cincinnati (1964), La Canonnière du Yang-Tsé (1966), L'Affaire Thomas Crown (1968),Bullitt (sorti la même année), Papillon (1973), La Tour infernale (1974), et sur les conseils d'Ali MacGraw qu'il avait épousé en secondes noces le 31 août 1973 il s'engage, en 1976, sur un film très austère, Un ennemi du peuple d'après la pièce d'Henrik Ibsen, qui ne sera distribué qu'en 1978 dans un tout petit nombre de salles.
Mais, rongé par un cancer des poumons, son état de santé se dégrade.
Il développe une toux persistante en 1978.
Il arrête alors la cigarette et suit un traitement antibiotique, mais son état ne s'améliore pas.
Le 22 décembre 1979, après le tournage du film Le Chasseur, une biopsie révèle un mésothéliome pleural, un cancer de la plèvre incurable, habituellement associé à l’inhalation de poussières d'amiante, particules auxquelles il a été régulièrement exposé lors de ses courses de moto où il porte des combinaisons et des foulards traités pour être ininflammables.
En février 1980, on découvre dans son corps la présence de métastases.
En juillet 1980 l'acteur, qui refuse la chimiothérapie, se rend à Rosarito Beach (Mexique), pour suivre un traitement non conventionnel, après que les médecins américains lui ont dit qu'ils ne pouvaient plus rien faire pour prolonger sa vie.
L'acteur retourne aux États-Unis début octobre 1980 et, malgré les métastases cancéreuses présentes dans tout son corps, William Kelley annonce publiquement que McQueen est en rémission.
Son état se détériore pourtant, et d'énormes tumeurs se développent dans son abdomen.
Fin octobre 1980, il retourne au Mexique, à Ciudad Juárez, pour se faire retirer une tumeur abdominale de plus de deux kilos sur son foie, malgré les avertissements des médecins américains, qui le préviennent que la tumeur est inopérable et que son cœur ne supportera pas une telle opération chirurgicale.
Le 7 novembre 1980, Steve McQueen meurt dans son sommeil d'un arrêt cardiaque 12 heures après l'opération.
Il est incinéré, et ses cendres sont dispersées dans l'océan Pacifique.
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6 novembre 1792 :
Les volontaires de l'armée française battent les soldats autrichiens à Jemmapes, près de Mons (Belgique).
Forte d'un premier succès à Valmy, la toute jeune République française décide de pousser son avantage contre les Prussiens et les Autrichiens qui la menacent d'invasion.
C'est en Belgique, possession des Habsbourg depuis Charles Quint, qu'ils portent leur effort. L'armée autrichienne du duc de Saxe-Teschen, qui y prend ses quartiers d'hiver, est prise au dépourvu par l'offensive de Charles François Dumouriez, le vainqueur de Valmy.
Les Français sont portés par la ferveur révolutionnaire.
Mais ils bénéficient surtout de l'avantage du nombre : ils sont 55 000, soit deux fois plus nombreux que les Autrichiens.
La journée débute par une canonnade sans guère de résultat.
Dumouriez lance ensuite plusieurs charges d'infanterie auxquelles participe le duc de Chartres, qui sera plus tard roi de France sous le nom de Louis-Philippe 1er.
Les deux camps combattent bravement mais en désordre.
A la mi-journée, après qu'ont été tués 2 000 hommes français et autant d'Autrichiens, le duc de Saxe-Teschen se retire sans que Dumouriez se soucie de le poursuivre.
Dans les jours qui suivent, les Autrichiens évacuent la Belgique sans demander leur reste.
Bien qu'incomplète, car elle n'a pas entamé les forces ennemies, la victoire de Jemmapes éloigne la crainte de l'invasion et magnifie la République française aux yeux de tous les Européens.
La Révolution atteint des sommets de popularité jusqu'en Angleterre, et plus personne ne tient à la combattre.
Les principaux belligérants, le roi de Prusse et l'archiduc d'Autriche, sont eux-mêmes davantage intéressés par les affaires polonaises que par la guerre contre la France.
Ils s'apprêtent avec le tsar de Russie à un deuxième partage de la malheureuse Pologne, après que celle-ci ait en vain tenté de réformer ses institutions à l'image de la France.
Hélas, les révolutionnaires n'ont pas la sagesse de s'en tenir là.
En permettant aux Français d'occuper la Belgique et la rive gauche du Rhin, la victoire de Jemmapes excite leur appétit de conquête.
Dépassés par leur succès, les députés girondins de la Convention proposent d'étendre la guerre et d'annexer les régions occupées.
Leur attitude témoigne d'une rupture avec la bonne volonté initiale manifestée par les révolutionnaires.
Le 19 novembre, l'assemblée révolutionnaire vote un décret qui énonce : « La Convention nationale déclare au nom de la nation française qu'elle accordera fraternité et secours à tous les peuples qui voudront reconquérir leur liberté ».
Le 15 décembre, elle proclame avec emphase : « Guerre aux châteaux, paix aux chaumières ».
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5 novembre 1922 :
Découverte du tombeau de Toutânkhamon.
Howard Carter découvre une dalle dans le sable d'Égypte.
C'est l'entrée de l'unique tombe de pharaon encore inviolée.
Elle va révéler au monde la prodigieuse richesse de l'Égypte pharaonique.
L'archéologue britannique envoie un télégramme à son mécène, Lord Carnarvon, et deux semaines plus tard, les deux hommes descendent l'escalier qui mène au tombeau.
Des cartouches montrent qu'il s'agit du tombeau de Toutânkhamon.
Mort à 18 ans, vers 1360 av. J.-C., le jeune roi eut un règne falot et dut attendre 3300 ans pour connaître la gloire.
Carter et Carnarvon promènent leur regard sur une salle remplie d'objets de la vie quotidienne et d’œuvres d'art, y compris des litières et un trône d'or.
Mais le meilleur reste à venir car, au printemps suivant, après avoir enregistré ses premières trouvailles, Carter perce une porte de l'antichambre et découvre un coffre en or de plus de cinq mètres de long contenant plusieurs sarcophages et la momie du pharaon.
À la différence d'autres momies comme celle de Ramsès II, qui avaient été jetées de leur sarcophage par les pillards et préservées par l'air sec des caveaux, celle-ci est complètement rongée par les huiles saintes.
Il n'en subsiste presque rien.
L'exploration des cinq salles du tombeau de Toutânkhamon va livrer plus de cinq mille objets en or, en albâtre et en pierres précieuses, dont le célèbre masque mortuaire du jeune pharaon. L'ensemble est aujourd'hui visible au musée du Caire.
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4 novembre 1904 :
Le ministre de la Guerre, le général Louis André, est giflé à la Chambre par le député nationaliste Syveton, un désaxé qui se suicidera peu après.
Ce drame met un point final à l'« affaire des fiches ».
L'incident porte à son paroxysme le conflit entre l'Église et le gouvernement de la IIIe République, que d'aucuns qualifient de « république des francs-maçons » (on évalue à 30 000 le nombre de francs-maçons dans les instances politiques parmi lesquels 250 députés, 200 sénateurs et un grand nombre d'instituteurs).
Le 1er juillet 1901, le président du Conseil Pierre Waldeck-Rousseau avait fait voter une loi sur les associations, encore bien connue de tous les créateurs d'associations sans but lucratif.
Cette loi établit la liberté d'association mais son article 13 fait une exception pour les congrégations religieuses en soumettant leur création à une autorisation préalable.
La loi Waldeck-Rousseau est motivée par le souci de restaurer la préséance de l'État après plusieurs décennies de complaisance à l'égard des institutions ecclésiastiques.
Elle est dans un premier temps appliquée de façon libérale mais, en janvier 1902, le Conseil d'État établit que l'autorisation préalable s'imposerait désormais à toute école où enseignerait ne fût-ce qu'un congrégationniste.
C'est la voie ouverte à tous les excès.
Quand Émile Combes (67 ans) succède à Waldeck-Rousseau à la présidence du Conseil, il s'engouffre dans cette brèche.
Né dans une famille pauvre du Tarn, Émile Combes a pu accomplir de brillantes études grâce au soutien bienveillant de quelques ecclésiastiques.
Mais le directeur du séminaire juge qu'il n'a pas la vocation religieuse et le dissuade de devenir prêtre.
Le jeune homme s'installe comme médecin, devient franc-maçon et s'engage dans la vie politique.
Il est élu au Sénat, qu'il lui arrive de comparer à un « couvent bien tenu ».
D'abord « opportuniste » (nom que l'on donne à la mouvance républicaine de Jules Ferry), il évolue peu à peu vers l'extrême-gauche et entre au parti radical de Georges Clemenceau.
Son premier passage au gouvernement, en 1895, comme ministre de l'Instruction publique et des Cultes lui permet de mettre en pratique ses convictions laïques mais ne le fait pas sortir de l'anonymat.
Ses convictions anticléricales, à l'unisson du parti radical, s'affichent ouvertement lors de son accession à la présidence du Conseil.
Dans une célèbre circulaire adressée aux préfets le 20 juin 1902, Émile Combes lance : « Votre devoir vous commande de réserver les faveurs dont vous disposez seulement à ceux de vos administrés qui ont donné des preuves non équivoques de fidélité aux institutions républicaines.
Je me suis mis d'accord avec mes collègues du cabinet pour qu'aucune nomination, qu'aucun avancement de fonctionnaire appartenant à votre département ne se produise sans que vous ayez été au préalable consulté ».
À mille lieues de la modération de son prédécesseur, il fait fermer en quelques jours plus de 2 500 écoles religieuses.
Le 7 juillet 1904, il fait voter une nouvelle loi qui interdit d'enseignement les prêtres des congrégations.
En Novembre de la même année, à l'initiative du général André et dans un contexte de liquidation de l'affaire Dreyfus et d'accusations d'anti-républicanisme portées par la gauche à l'encontre du corps des officiers à la suite du refus du haut-commandement militaire de laisser la vérité éclater ainsi que l'attitude hautaine des officiers amenés à témoigner au second procès de Dreyfus ont laissé deviner aux républicains un « État dans l'État », une opération de fichage politique et religieux fut mise en place dans l'Armée française.
Ce système de fichage politique, en plus de provoquer une certaine crise morale dans les milieux dreyfusards qui se divisent sur la priorité à donner entre la défense de la République et la protection de la liberté de conscience, semble avoir affaibli le haut-commandement militaire, du fait de plus d'une dizaine d'années de discriminations à l'avancement des officiers.
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3 novembre 1867 :
Les chassepots font merveille à Mentana.
Giuseppe Garibaldi et 8 000 volontaires, désignés sous le terme de « Chemises rouges », tentent d'entrer à Rome afin d'en chasser le pape Pie IX.
Ils veulent remettre la ville au roi d'Italie Victor-Emmanuel II et parachever ainsi l'unité politique de la péninsule.
Mais le roi désapprouve cette initiative, la jugeant prématurée.
Qu'à cela ne tienne, le fougueux Garibaldi viole les injonctions de son roi et prépare l'invasion du Latium.
L'empereur Napoléon III envoie un corps expéditionnaire à Rome pour protéger les possessions du pape.
Un premier contingent quitte Toulon le 26 octobre 1867 et arrive à Civitavecchia trois jours plus tard, alors que les volontaires garibaldiens ne sont plus qu'à 25 kilomètres de Rome.
Dès le lendemain, une avant-garde aux ordres du général de Polhès entre à Rome et rejoint les troupes pontificales.
Le 3 novembre au matin, trois mille soldats pontificaux sortent de Rome et font leur jonction avec les soldats français.
Devant eux, autour du village de Mentana, campent les huit mille volontaires garibaldiens, mal équipés, indisciplinés et dépourvus d'artillerie.
Les zouaves et carabiniers pontificaux s'avancent vers Mentana.
Craignant une sortie des garibaldiens, ils appellent à la rescousse les Français, lesquels usent de leurs nouveaux fusils.
Leur feu, efficace et précis, provoque la débandade des adversaires.
Les Chemises rouges battent en retraite, laissant sur le terrain près d'un millier de morts et de blessés, ainsi que 1500 prisonniers et 2000 fusils.
Les troupes pontificales ne déplorent quant à elle qu'une centaine de tués et blessés.
Pour les militaires français, c'est un franc succès, mais les Français se sont bien gardés de poursuivre Garibaldi, personnage populaire dans le monde entier.
Le roi d'Italie comprend qu'il n'a plus rien à espérer de Napoléon III.
Quand celui-ci va entrer en guerre contre la Prusse, trois ans plus tard, il profitera de sa défaite pour se saisir enfin de la ville de Rome et en faire sa capitale.
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2 novembre 2019 :
Décès de l' actrice, chanteuse et autrice-compositrice Marie Laforêt.
Née le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer (Gironde), Maïtena Douménach a également utilisé le pseudonyme Françoise They en tant que parolière.
Elle est la fille de Jean Eugène Douménach (1909-1983), polytechnicien, mathématicien et chercheur au CNRS, et de Marie Louise Saint Guily (1912-1993), femme au foyer.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille Douménach trouve refuge à Cahors et dans la commune de ses ancêtres, Lavelanet.
Alors que son père est prisonnier de guerre en Allemagne, Marie, sa sœur Alexandra et leur mère vivent difficilement.
Après le retour du père de captivité, en mai 1945, la famille vit à Raismes où Jean Douménach dirige une fabrique de matériel roulant ferroviaire, la Société franco-belge.
Maïtena fait sa scolarité au lycée de filles Watteau, jusqu'à la classe de cinquième.
Ensuite, la famille Doumenach s'établit à Paris.
Après s'être rapprochée de la religion et avoir envisagé d'entrer au couvent, elle suit des études au lycée Jean-de-La Fontaine où elle éprouve un vif intérêt pour le jeu dramatique.
Elle fréquente par la suite le cours Simon avec sa sœur aînée Alexandra.
En ce qui concerne sa vie privée, Marie Laforêt s'est mariée et a divorcé à cinq reprises, épousant successivement le réalisateur Jean-Gabriel Albicocco en 1961,dont elle divorce trois ans plus tard puis, de 1965 à 196, Judas Azuelos, homme d'affaires d'origine marocaine dont elle a deux enfants : Lisa (née en 1965), réalisatrice, et Jean-Mehdi Abraham (né en 1967).
En 1971, elle épouse Alain Kahn-Sriber, homme d'affaires et collectionneur d'art avec lequel elle a une fille, Ève Marie Deborah, née en 1974.
En 1978, elle s'installe à Genève où Pierre Cornette de Saint-Cyr, commissaire-priseur, écrivain et collectionneur d'art, l'initie au marché de l'art.
En 1980, à Genève, elle épouse le chirurgien Pierre Meyer et divorce peu après.
Elle tient jusqu'en 1981 une galerie d'art pour laquelle elle exerce aussi la profession de commissaire-priseur.
Le 7 septembre 1990, elle épouse l'agent de change Éric de Lavandeyra avec lequel elle vit près de huit ans et dont elle a élevé les deux enfants, Isabelle (née en 1972) et Diego (né en 1973), issus d'un premier mariage avec Catherine Hennessy, héritière des cognacs Hennessy.
Le couple se sépare quatre ans plus tard.
Dans l'émission télévisée Tout le monde en parle, diffusée le 9 février 2002, elle livre un témoignage à charge visant Éric de Lavandeyra et impliquant l'ancien homme politique Didier Schuller.
Elle se dit persécutée par « une organisation criminelle disposant d'un budget d'environ deux cent cinquante fois supérieur à celui de la France » et liée à l'ordre du Temple solaire, accusant également son ex-mari d'en vouloir à sa vie.
Jugée pour diffamation devant la justice suisse, elle maintient ses accusations et demande la revalorisation de la pension alimentaire qui lui a été accordée au moment du divorce sans prendre en compte les années de concubinage.
Elle obtient finalement gain de cause en 2006, jugement dont Lavandeyra fait appel pour « chantage et extorsion ».
En 2012, elle est condamnée à 500 euros d'amende avec sursis pour « discrimination » après avoir publié une offre d'emploi pour un service de ménage demandant aux « musulmans orthodoxes de s'abstenir ».
L'annonce précisait « petit chien (chihuahua) ; allergique ou musulman orthodoxe s'abstenir ».
Son avocat la défend en affirmant le respect de Marie Laforêt pour l'islam en connaissant le statut impur du chien dans cette religion.
Marie Laforêt meurt le 2 novembre 2019, à Genolier (Suisse), d'un cancer des os généralisé.
Ses obsèques se déroulent à l'église Saint-Eustache de Paris le 7 novembre suivant ; elles sont suivies de son inhumation dans l'intimité familiale au cimetière du Père-Lachaise.
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2 novembre 1917
La Déclaration Balfour
Balfour et Churchill pendant la Grande Guerre Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ».
Cette lettre ouverte n'a pour les Anglais d'autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu'une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l'État d'Israël.
Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l'antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l'installation des juifs en Palestine.
Les juifs dans la Grande Guerre
Au début de la Grande Guerre, les juifs combattent loyalement dans les armées de leur pays respectif. Toutefois, ceux qui vivent aux États-Unis, pays neutre, ne cachent pas leur sympathie pour les puissances centrales, l'Allemagne et l'Autriche, plus tolérantes que la Russie et même la France à l'égard du judaïsme !
À mesure que l'Europe s'enfonce dans la guerre, chaque camp tente de rallier un maximum de soutiens, au prix parfois de tractations secrètes que la morale réprouve. Il en va ainsi du traité secret de Londres avec l'Italie.
En 1916, les Français et les Anglais concluent les accords secrets Sykes-Picot, du nom de leurs signataires, en vue de se partager les futures dépouilles de l'empire turc, allié des puissances centrales, notamment la Syrie, la Palestine et l'Irak. Dans le même temps, les Britanniques n'ont pas de scrupule à promettre au chérif Hussein qui gouverne La Mecque tous les territoires arabes sous occupation turque.... y compris Palestine et Syrie. Le colonel T.E. Lawrence, animé par son amour de l'Orient arabe, fait son possible pour mettre en oeuvre cette promesse. Il y gagne le surnom de « Lawrence d'Arabie ».
Le summum de l'hypocrisie est atteint avec la déclaration Balfour destinée à rallier les communautés juives en leur promettant de façon vague, non pas un État mais un « foyer national juif » en Palestine.
Six semaines plus tard, le 9 décembre 1917, le général britannique Robert Allenby entre à Jérusalem sans coup férir. Son armée, venue d'Égypte, compte trois bataillons juifs. C'en est donc fini d'onze siècles de domination musulmane sur la Ville sainte, arabe puis turque (mis à part l'intermède croisé).
Les malentendus de la paix
Avec la fin de la Grande Guerre, les Alliés ont, comme prévu, le plus grand mal à concilier leurs promesses aux uns et aux autres. La Société des Nations (SDN), à peine née, reconnaît la déclaration Balfour. Elle fait de la création d'un « foyer national juif » en Palestine l'un des principaux objectifs du mandat confié aux Britanniques.
Fayçal, fils du défunt chérif de La Mecque et compagnon d'armes de T.E. Lawrence, ne voit pas d'inconvénient à une cohabitation des Palestiniens avec les colons juifs. Il signe dans ce sens un accord avec le représentant des sionistes, Chaïm Weizmann, le 3 janvier 1919 à Akaba. Mais il exige en parallèle que soit reconnue sa souveraineté sur le monde arabe.
Fayçal, comme tous les nationalistes arabes, rêve de reconstituer un empire arabe dont la capitale serait Damas ou à tout le moins d'une « Grande Syrie ». Il réunirait le Proche-Orient, de la Méditerranée à l'Euphrate. Ce rêve se volatilise lorsque la France chasse Fayçal de Damas et met la main sur la Syrie et le Mont Liban, conformément aux accords Sykes-Picot. Fayçal doit se contenter du trône d'Irak, sous la tutelle britannique.
Dans l'ancienne province ottomane de Palestine germe alors l'idée d'une nation palestinienne.
Les Arabes commencent à s'en prendre aux implantations juives mais ils ne pourront empêcher la fondation de l'État d'Israël le 14 mai 1948. Le conflit entre l'état hébreu et ses voisins arabes ne semble pas près de cesser 80 ans après.
Les malentendus de la paix
Avec la fin de la Grande Guerre, les Alliés ont, comme prévu, le plus grand mal à concilier leurs promesses aux uns et aux autres. La Société des Nations (SDN), à peine née, reconnaît la déclaration Balfour. Elle fait de la création d'un « foyer national juif » en Palestine l'un des principaux objectifs du mandat confié aux Britanniques.
Fayçal, fils du défunt chérif de La Mecque et compagnon d'armes de T.E. Lawrence, ne voit pas d'inconvénient à une cohabitation des Palestiniens avec les colons juifs. Il signe dans ce sens un accord avec le représentant des sionistes, Chaïm Weizmann, le 3 janvier 1919 à Akaba. Mais il exige en parallèle que soit reconnue sa souveraineté sur le monde arabe.
Fayçal, comme tous les nationalistes arabes, rêve de reconstituer un empire arabe dont la capitale serait Damas ou à tout le moins d'une « Grande Syrie ». Il réunirait le Proche-Orient, de la Méditerranée à l'Euphrate. Ce rêve se volatilise lorsque la France chasse Fayçal de Damas et met la main sur la Syrie et le Mont Liban, conformément aux accords Sykes-Picot. Fayçal doit se contenter du trône d'Irak, sous la tutelle britannique.
Dans l'ancienne province ottomane de Palestine germe alors l'idée d'une nation palestinienne.
Les Arabes commencent à s'en prendre aux implantations juives mais ils ne pourront empêcher la fondation de l'État d'Israël le 14 mai 1948. Le conflit entre l'état hébreu et ses voisins arabes ne semble pas près de cesser 80 ans après.
