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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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26 octobre 2025 10:57

26 octobre 1440 :
Mort de Gilles de Rais.
Ancien compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, Gilles de Rais est pendu et brûlé pour avoir violé et tué d'atroce façon des centaines d'enfants.
Sa vie tumultueuse, ses crimes et sa mort vont inspirer deux siècles plus tard la légende de « Barbe-bleue ».
Charles Perrault raconte dans son célèbre recueil des Contes de ma mère l'Oye l'histoire d'un féroce seigneur qui tuait ses épouses successives.
Mais Gilles de Rais, le véritable Barbe-bleue, préférait quant à lui les garçonnets.
Ce riche et puissant seigneur, né vers 1404 dans l'une des plus grandes familles de Bretagne, accompagna Jeanne d'Arc dans la guerre contre les Anglais.
Au sacre de Charles VII à Reims, il figurait à la gauche du roi, Jeanne étant à sa droite.
Le soir du sacre, il fut nommé maréchal de France.
Disgrâcié après l'échec du siège de Paris et affecté par la mort de sa femme, Gilles de Rais se retire sur ses terres de Machecoul et Tiffauges, dans la région de Nantes, où il dilapide la fortune héritée de sa femme.
Assouvissant ses pulsions sado-pédérastiques, il commet alors des meurtres horribles sur au moins 140 garçonnets de sa région, peut-être beaucoup plus, les violant avant de les torturer, les égorger ou les dépecer de ses propres mains.
Ses méfaits allaient perdurer pendant une dizaine d'années, les pauvres habitants de sa région n'osant pas faire part de leur suspicion à l'encontre du puissant sire de Tiffauges et de ses hommes de main, chargés d'enlever les enfants.
Gilles de Rais, d'ailleurs, ne manquait pas d'afficher une piété ostentatoire et sans doute sincère, se répandant en messes, processions et oraisons, tout cela entremêlé de magie noire et de délires alchimiques.
Confondu à la suite d'une plainte de certains débiteurs, le maréchal de France Gilles de Rais est arrêté le 15 septembre 1440 dans son château de Machecoul par les hommes du duc de Bretagne, Jean V.
Il est déféré devant la haute cour de Bretagne, à Nantes.
Il nie d'abord ses crimes puis s’effondre sous le poids des témoignages de pauvres paysans venus déplorer l'enlèvement de leurs enfants et des indices matériels.
Les enquêteurs retrouvent ainsi quantité d'ossements calcinés dans les citernes et les douves de ses châteaux et manoirs, à Champtocé, Rais, Tiffauges, Machecoul notamment.
Le seigneur confesse alors ses crimes avec force détails, en donnant pour motif ses mauvaises lectures : « Cette idée diabolique me vint il y a huit ans, année où mourut le sire de Suze, mon parent. Me trouvant alors par hasard dans la bibliothèque de son château, je trouvai un livre latin sur la vie et les mœurs des empereurs romains, écrit par le savant historien Suétone.
Ce dit livre était orné de gravures fort bien peintes, montrant les coutumes de ces princes païens.
Je lus dans ce beau livre d'histoire que Tibère, Caligula et autres Césars, jouaient avec des enfants et prenaient un plaisir singulier à les martyriser.
Là-dessus, je décidai d'imiter lesdits Césars, et le même soir, je commençai à le faire en suivant les images reproduites dans le livre ».
Gilles de Rais est condamné au bûcher et exécuté dès le lendemain avec deux complices, après avoir manifesté un spectaculaire repentir.
Émues par ce repentir, des dames de son lignage recueilleront pieusement ses cendres et un monument expiatoire sera érigé sur le lieu de son supplice.
Par considération pour son statut et ses hauts faits d'armes, on prit soin de l'étrangler avant de le livrer aux flammes.
Cette opération se faisait ordinairement dans la discrétion et n'enlevait rien à l'intérêt du spectacle. L'assistance « n'y voyait que du feu » (c'est l'origine de l'expression).
Notons que Jeanne d'Arc n'eut pas droit à semblables égards et fut quant à elle brûlée vive dans les plus grandes souffrances.

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FAE

26 octobre 2025 10:42

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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25 octobre 2025 08:05

25 octobre 732 :
Charles Martel arrête une armée arabe au nord de Poitiers.
Cette bataille, sans grande importance militaire, va néanmoins obtenir presque aussitôt un très grand retentissement dans les milieux éduqués.
C'est ainsi qu'une chronique espagnole à peine postérieure la décrit comme une victoire des Européens sur l'infidèle.
En 711, soit à peine 80 ans après la mort de Mahomet, les musulmans envahissent l'Espagne.
Ils traversent la péninsule et occupent, en 719, le Languedoc actuel.
Cette province, entre les Pyrénées et le Rhône, s'appelle alors Gothie, en souvenir des Wisigoths, ou Septimanie, d'après ses sept villes principales (sa capitale Narbonne, Agde, Béziers, Nîmes, Maguelone, Lodève et Elne).
Les nouveaux-venus sont arrêtés à Toulouse, en 721, par le duc Eudes d'Aquitaine.
Ils tournent alors leurs regards vers l'est et prennent Nîmes et Arles en 725.
La même année, ils lancent une fructueuse razzia sur la riche abbaye d'Autun, en Bourgogne.
En 732, le gouverneur d'Espagne Abd er-Rahman marche vers Tours à la tête de ses troupes, composées d'Arabes et surtout de Berbères fraîchement convertis à l'islam.
Il veut simplement mettre la main sur les richesses du sanctuaire de saint Martin.
Dans l'urgence, le duc d'Aquitaine Eudes appelle à son secours les Francs et leur chef Charles, le maire du palais d'Austrasie (l'Est de la France).
L'armée aquitaine fait sa jonction avec les contingents francs d'Austrasie et de Neustrie.
On suppose que l'effectif total est d'environ 30 000 guerriers.
Confronté à l'approche des Francs et des Aquitains, Abd er-Rahman interrompt sa marche.
Les ennemis se font face à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours.
Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.
Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille.
Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au « mur infranchissable » que forment les guerriers francs, à pied mais disciplinés et bardés de fer.
Abd er-Rahman meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.
Charles, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne, ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile.
Il saccage les villes de Septimanie et y gagne le surnom de Charles Martel (« celui qui frappe comme un marteau »).

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FAE

24 octobre 2025 18:26

Bonsoir et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Très intéressant. Merci !

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24 octobre 2025 08:40

24 octobre 1902 :
Bertillon invente la police scientifique en démontrant pour la première fois à ses compatriotes l'utilité des empreintes digitales en criminologie.
Chef du service de l'identité judiciaire à la préfecture de police de Paris, où il est entré en 1879 comme simple commis, Alphonse Bertillon a fondé l'anthropométrie, un système de classement des photos sur la base de onze caractères fondamentaux.
Grâce à la « signalisation » systématique des criminels et délinquants, l'inventeur aboutit à quelques succès dans l'identification des récidivistes, ce qui lui vaut une immense popularité.
Son classement anthropométrique est parfois encore appelé « bertillonnage » en son honneur.
Mais le système anthropométrique demeure aléatoire, et il est bientôt concurrencé par la comparaison des empreintes digitales, une technique mise au point aux Indes britanniques et adoptée par Scotland Yard en 1901, à l'initiative du commissaire Edward Henry.
Alphonse Bertillon est d'abord tenté de nier l'intérêt de cette technique concurrente, anglaise qui plus est.
Mais, sollicité après un meurtre qui a eu lieu chez un dentiste parisien, il met en évidence les similitudes entre les empreintes digitales recueillies sur place et celles d'un obscur repris de justice auquel il a eu affaire quelques mois plus tôt.
Ce premier coup d'éclat de la police scientifique consacre la gloire de Bertillon. et la supériorité du fichier d'empreintes digitales.
Malgré tout, on ne saurait oublier aussi qu'Alphonse Bertillon s'était empêtré en 1894 dans l'analyse graphologique du bordereau qui allait entraîner l'incarcération du capitaine Dreyfus.
Ayant cru reconnaître l'écriture du capitaine, contre l'avis des autres graphologues, il s'est enferré dans son erreur en émettant une fumeuse théorie sur la façon dont l'inculpé aurait tenté de maquiller son écriture.
Ce faux pas n'a pas pour autant entamé sa popularité.

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23 octobre 2025 11:00

Bonjour à tous ! 😃
MERCI Mstrprf !

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23 octobre 2025 08:52

23 octobre 1837 :
Assemblée des Six-Comtés.
Six mille paysans et Patriotes du Bas-Canada francophone se réunissent à Saint-Charles, en violation des ordres du gouverneur anglais Archibald Acheson.
À l'instigation de Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote, ils réclament pour leur province des institutions véritablement représentatives de la majorité francophone.
Cette « Assemblée des Six-Comtés » est présidée par Wolfred Nelson, un Patriote anglophone, protestant et apparenté à l'amiral Nelson.
Des mandats d'arrêt sont lancés contre les chefs patriotes.
Ceux-ci sont assiégés par la troupe à Saint-Denis le 23 novembre 1837.
Nelson, à la tête des rebelles, force les soldats à se replier.
Mais il est bientôt arrêté et condamné à l'exil.
L'année suivante, de nouveaux soulèvements armés se produisent au sud de Montréal.
La répression est brutale : douze Patriotes sont pendus devant la prison Au-pied-du-courant, à Montréal.
Deux ans plus tard, par l'« Acte d'Union », le gouvernement de Londres va tenter de dissoudre les francophones dans la masse anglo-saxonne au sein d'un Canada-Uni.

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22 octobre 2025 12:34

Un grand merci, les amis !
Vous êtes passionnants !

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22 octobre 2025 07:50

22 octobre 1921 :
Naissance du chanteur Georges Brassens.

Originaire de Sète, Georges Brassens est un auteur-compositeur-interprète et poète français.
Dans la maison familiale, il est entouré de sa mère, Elvira (née Dagrosa, 1887-1962), de son père, Jean-Louis (1881-1965, maçon), de sa demi-sœur Simone Comte (1912-1994), née du premier mariage de sa mère, et de ses grands-parents paternels, Jules et Marguerite (née Josserand), natifs de Castelnaudary.
Sa mère, dont les parents sont originaires de Marsico Nuovo dans la région de la Basilicate (Italie du Sud), est une catholique d'une grande dévotion.
Veuve de guerre d'Alphonse Comte, tonnelier tué au front (27 août 1881-28 octobre 1914), Elvira épouse, en 1919, Jean-Louis Brassens, un entrepreneur de maçonnerie, paisible, généreux, libre-penseur, anticlérical (il refusera d'assister à la communion de son fils) et doté d'une grande indépendance d'esprit.
Deux caractères très différents qu'une chose réunit : le goût de la chanson.
D’ailleurs, tout le monde chante à la maison.
Sur le gramophone, les disques de Mireille, Jean Nohain, Tino Rossi ou Ray Ventura et ses Collégiens.
Anarchiste et pacifiste de cœur, il est indifférent au contexte dramatique de l'époque.
En février 1940, le futur poète « monte » à Paris et trouve asile chez sa tante Antoinette où il apprend la musique sur son piano.
En 1943, il est envoyé dans un camp de travailleurs à Basdorf, près de Berlin, au titre du STO.
Il s'enfuit un an plus tard, à la faveur d'une permission, et se réfugie chez Jeanne et Marcel Planche où il restera 22 ans.
Pour Jeanne, il écrit La cane de Jeanne et pour Marcel, qui tient un bistrot dans la rue d'Alésia voisine, sa plus célèbre chanson : L'Auvergnat.
Pour sa compagne Pupchen, rencontrée en 1947 et à laquelle il restera toujours fidèle, il écrit aussi La non demande en mariage.
Ayant abandonné le piano pour la guitare en 1951, il multiplie les auditions sans succès.
Au bord du découragement, le 24 janvier 1952, il obtient enfin sa chance grâce à la chanteuse Patachou qui l'a pris en affection et, malgré son trac, accepte de le produire dans son cabaret de Montmartre.
La consécration vient deux ans plus tard, le 23 septembre 1954, à l'Olympia.
Quand Patachou parle de sa découverte, elle ne manque pas de piquer la curiosité du directeur du théâtre des Trois Baudets, Jacques Canetti, également directeur artistique pour la firme phonographique Philips.
Le 9 mars 1952, il se rend au cabaret Chez Patachou pour écouter le protégé de la chanteuse. Emballé, il convainc le président de Philips de lui signer un contrat.
Le quotidien France-Soir, des 16-17 mars, proclame en gros titre : « Patachou a découvert un poète ! »
Séduit par les chansons qui passent à la radio, l’écrivain René Fallet va l’écouter un soir aux Trois Baudets.
Il en sort ravi et son enthousiasme le pousse à publier un article dithyrambique dans Le Canard enchaîné du 29 avril 1953.
Touché, Brassens lui écrit pour le remercier et lui demander de venir le voir aux « Trois Baudets ». Leur rencontre sera le début d’une amitié qui durera le restant de leur vie.
En 1954, pour son passage à l’Olympia, il fait appel à Pierre Nicolas pour l’accompagner à la contrebasse, marquant ainsi le début d’une collaboration qui durera presque trente ans.
À la demande de René Fallet, Brassens a accepté, par amitié, de faire l’acteur aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel.
Le roman La Grande Ceinture, de son ami Fallet, est adapté à l’écran par René Clair.
Le film s’intitulera Porte des Lilas et sortira en 1957.
Auteur de plus de deux cents chansons aux textes soignés, parmi lesquelles Chanson pour l'Auvergnat, La Mauvaise Réputation, Le Gorille, Les Amoureux des bancs publics, Les Copains d'abord, Supplique pour être enterré à la plage de Sète, Les Trompettes de la renommée, Georges Brassens a également mis en musique des poèmes de François Villon, Victor Hugo, Paul Verlaine, Francis Jammes, Paul Fort, Antoine Pol, Théodore de Banville, ou encore Louis Aragon.
Il reçoit le Grand prix de poésie de l'Académie française en 1967.
Le 20 mars 1977, jour de la dernière à Bobino, personne ne se doute qu’il ne foulera plus jamais les planches de son music-hall de prédilection.
D'inquiétantes douleurs abdominales, de plus en plus vives, l’amènent à se faire examiner.
Un cancer de l’intestin est diagnostiqué et se généralise.
Il est opéré à Montpellier, dans la clinique du docteur Bousquet, en novembre 1980.
L'année suivante, une nouvelle opération à l’hôpital américain de Paris lui accorde une rémission qui lui permet de passer l'été dans la propriété des Bousquet, à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier, avant de revenir à Paris puis de séjourner à Lézardrieux.
Hormis les disques de ses chansons arrangées en jazz en 1979, dans lesquels il est à la guitare auprès de prestigieux musiciens, et celui en faveur de Perce-neige, l’association de son ami Lino Ventura, sur lequel il chante les chansons de sa jeunesse en 1980, sans oublier son interprétation de la Chanson du hérisson dans le conte musical Émilie Jolie de Philippe Chatel, il n’a pas enregistré d’album depuis cinq ans.
Le 9 octobre 1981, l'abolition de la peine de mort, contre laquelle il a participé à des manifestations, signé des pétitions et au sujet de laquelle il a écrit des chansons telles que Le Gorille en 1952 ou La Messe au pendu en 1976, est pour lui une ultime satisfaction.
Revenu dans la famille de son chirurgien à Saint-Gély-du-Fesc, Georges Brassens fête son soixantième anniversaire le 22 octobre.
Il meurt en toute fin de soirée du 29 octobre 1981, à 23 h 15.
Il est inhumé le matin du 31 dans son caveau familial du cimetière Le Py, proche de la plage de la Corniche de Sète.

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21 octobre 2025 06:09

21 octobre 1833 :
Naissance d'Alfred Nobel.
Alfred Bernhard Nobel est un chimiste, industriel et fabricant d'armes suédois.
Il est le troisième fils d'Immanuel Nobel (1801-1872) et d'Andriette Ahlsell Nobel.
Il descend également d'Olof Rudbeck (1630-1702), l'un des scientifiques suédois les plus connus du XVIIe siècle, auteur de l'ouvrage de science-fiction Atlantis.
À l'âge de neuf ans, il déménage avec sa famille pour Saint-Pétersbourg, où son père, qui plus tard inventera le contreplaqué moderne, fonde une entreprise de mines marines.
À la suite d'une infortune dans son pays natal, à tradition pacifiste, Immanuel Nobel s'installa en Russie en 1838.
En Suède, ses inventions d'explosifs, notamment les mines, ne rencontrèrent que peu de succès.
À l'âge de 18 ans, Alfred part aux États-Unis, où il étudie la chimie pendant quatre ans et travaille pendant une courte période avec John Ericsson.
En 1859, la direction de l'entreprise paternelle est laissée à son frère Ludvig Nobel (1831-1888), qui plus tard fonda, en Russie, la Machine-Building Factory Ludvig Nobel et Branobel, et devint l'un des hommes les plus riches et les plus puissants de Russie.
Durant des siècles, la poudre à canon est restée le seul explosif puissant.
En 1846, sont découvertes la nitrocellulose, puis en 1847, par Ascanio Sobrero, la nitroglycérine.
En 1850, Alfred Nobel passe un an à Paris pour étudier sous la direction de Théophile-Jules Pelouze, collègue d'Ascanio Sobrero.
Après son retour en Suède en compagnie de son père, Alfred se consacre entièrement, à partir de 1862, à l'étude des explosifs, mettant l'accent sur l'utilisation et la commercialisation sécurisée de la nitroglycérine.
Bien que frustré dans son désir d'être un homme de lettres, il rédige à cette période, en anglais, des poèmes de qualité littéraire modeste et entame deux romans restés inachevés, Brothers and Sisters et In Lightest Africa.
En 1871, il fonde KemaNobel, une des entreprises à l'origine d'AkzoNobel.
Plusieurs explosions ont eu lieu dans l'usine familiale d'Heleneborg, dont une particulièrement désastreuse qui, le 3 septembre 1864, coûta la vie à cinq personnes dont Emil, le frère cadet d'Alfred.
Il s'attelle donc à rendre l'usage de la nitroglycérine moins dangereux, et est le premier à réussir à maîtriser sa puissance explosive.
Alfred Nobel découvre accidentellement, par sérendipité (fait de faire par hasard une découverte inattendue qui s'avère ensuite fructueuse), que lorsque la nitroglycérine est mélangée à un solide inerte et absorbant appelé Kieselguhr, elle devient beaucoup plus sûre à transporter et à manipuler, l'explosion nécessitant l'usage d'un détonateur.
Il met au point le « détonateur breveté Nobel » en 1865.
La dynamite fait l'objet d'un brevet d'invention du 7 mai 1867 en Angleterre et du 19 septembre 1867 en Suède.
Il l'utilise pour la première fois, le 14 juillet 1867, dans une carrière à Redhill (Surrey).
Alfred Nobel réside à Paris à partir de 1875.
En 1876, il rencontre une jeune femme de dix ans sa cadette, Bertha von Suttner, qui est sa secrétaire pendant deux semaines.
Il entretiendra une correspondance avec la future pacifiste.
En 1881, il acquiert l'ancien château de Sevran (Seine-Saint-Denis).
Le 8 mars 1881, il acquiert le château dit « La Maison du Fayet », une maison caractéristique du XVIIIe siècle.
Cette propriété historique à Sevran était consacrée par Alfred Nobel pour ses recherches sur la dynamite-gomme, qui est utilisée dans les travaux sous-marins.
Sevran était à l’époque un village de 500 habitants, qui abritait « d’éminents pyrotechniciens qui pratiquent leurs recherches dans les bâtiments de la poudrerie nationale ».
Son laboratoire, construit pour ses expériences est situé derrière la maison.
Sa « ballistite » (poudre sans fumée, pour laquelle il a travaillé avec acharnement), est mise au point secrètement par la Poudrerie nationale.
Dans son laboratoire français, il invente là encore accidentellement, un nouvel explosif plus pratique d'emploi que la dynamite.
Composée de nitroglycérine (93 %) et de collodion (7 %), la « dynamite extra Nobel » (brevet de 1875) ou gélignite n'est autre que la dynamite gomme ou dynamite plastique (à ne pas confondre avec le plastic qui est un mélange d'hexogène et/ou de penthrite avec une huile et un plastifiant).
C'est la publication erronée par un journal français d'une nécrologie prématurée en 1888, qui affirmait que le Docteur Alfred Nobel fit fortune en trouvant le moyen de tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant, et condamnant son invention de la dynamite, qui le décida à laisser au monde une meilleure image de lui après sa mort. au monde ,
Fatigué par les lourdeurs administratives françaises et une violente campagne de presse contre lui, qui lui reproche d'avoir vendu les droits de la ballistite au gouvernement italien, Alfred Nobel s'installe dans la villa Nobel à Sanremo en 1891, ce qui ne fait qu'irriter les milieux nationalistes français, l'Italie étant l’alliée des ennemies de la France, l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne.
Le 27 novembre 1895, au Cercle suédois et norvégien de Paris, Alfred Nobel met un point final à son testament en léguant la quasi-intégralité de sa fortune pour la création d'un fonds dont les intérêts doivent être redistribués « à ceux qui au cours de l'année écoulée auront rendu à l'humanité les plus grands services » dans cinq domaines : la paix ou la diplomatie, la littérature, la chimie, la physiologie ou la médecine, et la physique : c'est la naissance du Prix Nobel.
Resté célibataire toute sa vie et sans enfant, saint-simonien prônant la récompense en fonction du mérite et condamnant l'institution de l'héritage qui abandonne l'utilisation des instruments de production au hasard de la naissance, Alfred Nobel lègue tout de même près d'un million de couronnes suédoises, réparties principalement entre les deux fils de son frère aîné Robert Nobel, mais aussi ses nièces, d’anciens employés et des amis.
Alfred Nobel, lui-même de tendance mélancolique, avait songé à créer un établissement d'euthanasie pour les personnes désireuses d'en finir avec l'existence.
Ainsi avait-il proposé à Francesco Crispi, président du Conseil italien, la somme de trois millions de lires afin de créer à Rome ou à Milan un établissement d'euthanasie pour ceux qui sont fatigués de vivre ; là, au terme d'un repas somptueux, ils seraient définitivement endormis par des parfums agréables au son d'une douce musique.
Il meurt d'un accident vasculaire cérébral le 10 décembre 1896, dans les bras d'un domestique, à Sanremo et est enterré au cimetière du Nord à Stockholm.

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20 octobre 2025 21:11

Bonsoir à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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20 octobre 2025 09:12

20 octobre 1952 :
La révolte des Mau-Mau au Kenya.
À la suite à la révolte des Mau-Mau, une société secrète composée de Kikouyous, l’état d’urgence est déclaré dans la colonie britannique du Kenya .
Sévèrement réprimée, elle amène le gouvernement britannique à réfléchir sur le statut du pays, jusque-là perçu comme une terre de peuplement européen.
Les Kikouyous et les Kambas sont les principales populations bantoues qui habitent le Kenya.
Après avoir lutté contre les Massaï et été soumis à l’influence des Arabes puis des Portugais, leur pays tombe aux mains des Britanniques lorsque le sultan d’Oman concède les droits de la zone côtière à la British East Africa Company en 1887.
En 1895, le Kenya devient un protectorat britannique.
Le Royaume-Uni occupe le territoire et construit un chemin de fer entre Mombasa, sur la côte, et Kisumu, au bord du lac Victoria.
Cette innovation permet un constat de taille : une grande partie des plateaux traversés par le chemin de fer est fertile et occupée seulement par de rares populations de pasteurs ou d'agriculteurs.
Des milliers de colons européens s’installent alors, expulsant au passage les agriculteurs kikouyous ou les employant comme main-d’œuvre bon marché, notamment pour la culture du café.
Cette aventure coloniale a inspiré en 1937 un chef-d'oeuvre de la littérature anglaise, Out of Africa, sous la plume de la Danoise Karen Blixen, adapté au cinéma en 1985 par Sidney Pollack, avec Meryl Streep et Robert Redford.
De protectorat, le Kenya devient une colonie de la Couronne en 1920.
Mais dès 1925 s'ébauche une organisation politique nationale à l'initiative d'intellectuels éduqués par les missionnaires protestants : la Kikuyu Central Association.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle est dissoute par son président, Jomo Kenyatta, qui crée la KAU (Kenyan African Union).
Son programme est d'abolir les barrières raciales et d'appliquer l’égalité en matière de droits politiques.
Pour la majorité des membres de la Kikuyu Association, ce n’est pas suffisant.
La puissance coloniale leur a laissé moins d’un quart des terres cultivables, et ils adhèrent alors à une société secrète connue sous le nom de Mau-Mau, ancrée sur le fonds culturel traditionnel et sur des pratiques de sorcellerie.
En mai 1952, les Mau-Mau commencent à assassiner ceux des Kikouyous qui ne voulaient pas les rejoindre.
En novembre, les premiers meurtres d’Européens sont commis.
En juin 1953, 7 500 Britanniques, 5 000 soldats africains des King’s African Rifles et 21 000 policiers sont déployés.
À la fin des l’année 1955, la révolte est définitivement écrasée.
Seuls quelques centaines de Mau-Mau se sont réfugiés dans les zones les plus impénétrables de la forêt de montagne.
La guerre s’achève officiellement en octobre 1956 avec la capture et la pendaison de Dedan Kimathi, le principal chef Mau-Mau.
Le bilan fait état de 32 civils et 63 soldats tués chez les Européens, 26 civils et 12 soldats tués chez les Asiatiques, 100 policiers, 1 800 civils et 10 000 Mau-Mau chez les Africains.
Renforcés par leur succès, les Britanniques négocient les modalités de l’indépendance avec Jomo Kenyatta, emprisonné pour avoir mené la révolte alors même qu'il dénonçait la violence des Mau-Mau.
Deux coalitions ethniques donnent jour à deux nouveaux partis : la Kanu (Kenya Africain National Union) dirigée par Jomo Kenyatta et la Kadu (Kenya African Democratic Union).
Le 1er juin 1963, Jomo Kenyatta est désigné Premier ministre.
Surnommé « le Javelot flamboyant », le leader kikouyou devient le chef du nouvel État.
Le Kenya accède à une pleine indépendance le 12 décembre 1963 et adopte un régime républicain, tout en restant dans le Commonwealth.

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19 octobre 2025 17:36

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19 octobre 2025 10:36

19 octobre 1935 :
Fin de la Longue Marche.
Cette péripétie proprement héroïque de quelques dizaines de milliers d'hommes, sous la conduite de leur chef Mao Zedong, demeure le plus haut fait d'armes du Parti communiste chinois dans sa conquête du pouvoir.
Ayant fui leur bastion du Jianxi, au sud-est, un noyau de militants communistes se réfugient au Shaanxi, au nord-ouest, après une épopée de douze mille kilomètres à travers la Chine.
Dans cette province montagneuse isolée du nord-ouest, ils vont enfin se mettre à l'abri des attaques du gouvernement chinois dirigé par le parti du Guomindang et son chef Chiang Kaï-shek.
C'est au cours de la Longue Marche que Mao Zedong s'est imposé comme le leader des communistes chinois avant de les mener à la victoire finale.
Fils d'un riche paysan, Mao est né le 28 décembre 1893 au Hounan, au coeur de la Chine.
Il a participé au mouvement étudiant du 4 mai 1919 puis à la fondation du Parti communiste en 1921.
Au risque de mécontenter les alliés soviétiques, il cultive l'idée que les révolutionnaires chinois doivent s'appuyer en priorité sur la paysannerie des campagnes, si méprisée soit-elle, plutôt que sur la classe ouvrière des villes, qui est à l'époque quasiment inexistante.
Cette idée est longtemps combattue par les autres leaders du Parti, notamment le très influent Zhou Enlai, l'un des chefs de la malheureuse insurrection ouvrière de Shanghai de 1927.

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18 octobre 2025 07:49

18 octobre 1905 :
Les «​ Fauve​s » font scandale au Grand Palais.
Du 18 octobre au 25 novembre 1905, les visiteurs du Salon d'automne ont la révélation d'un nouveau courant artistique illustré par des peintres tels que Henri Matisse, Maurice de Vlaminck, Albert Marquet, Henri Manguin, André Derain et Charles Camoin.
Leurs œuvres, réunies dans la salle VII, se distinguent par l'exaltation de la couleur pure, appliquée en larges traits de pinceau.
Cet excès chromatique choque le public et l'on crie au scandale au point que le président de la République Émile Loubet préfère renonce à l'inauguration.
Le critique Louis Vauxcelles remaque un candide buste d'enfant du sculpteur d’Albert Marque dont la candeur, dit-il, « surprend au milieu de l'orgie des tons purs : Donatello chez les fauves » !
La phrase fait mouche et « fauvisme » devient le nom désignant le premier mouvement d’avant-garde du XXe siècle.
Matisse, Manguin, Derain, Vlaminck, Rouault, Marquet, Dufy, van Dongen, Braque, entre autres, participent de cette libération des tonalités où la sensation le dispute à l’émotion.
La Seine et les villages de Chatou, de Collioure, d’Argenteuil et la Normandie font partie des paysages allumés par les Fauves.
Le Salon d'Automne démontre aussi,avec des statuettes d’Afrique, l’influence des arts premiers et de l'exotisme dans les ateliers des Fauves.
Dans le même temps, certains artistes s’ouvrent à des innovations comme la céramique, un art dans lequel Picasso excellera.

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