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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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delphinium29

24 mai 2026 08:39

1994
Quatre hommes reconnus coupables de l'attentat à la bombe contre le World Trade Center à New York en 1993 sont chacun condamnés à 240 ans de prison.

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delphinium29

24 mai 2026 08:35

Après sainte Angèle, le jardinier ne craint plus le gel.
Lorsqu’il pleut à la Saint-Donatien, c’est de la pluie pour le mois qui vient.
Le 24 mai la vendange sera bonne si le temps est clair et serein.
Le contraire arrivera s’il est obscur et pluvieux.

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24 mai 2026 08:11

24 mai 1844 :
Première ligne de télégraphe.
La première ligne de télégraphe du monde est inaugurée entre Washington et Baltimore.
Le télégraphe a été inventé sept ans auparavant par l'Américain Samuel F. B. Morse mais c'est un Français, Claude Chappe, qui le premier en a eu l'idée.
Ce premier système de télécommunication apparaît à la fin du Siècle des Lumières, une époque fertile en innovations techniques et bien sûr politiques et sociales.
Cette invention sera validée par une commission de la Convention le 12 juillet 1793.
Claude Chappe naît le 25 décembre 1763 à Brûlon, près du Mans, précédant de quelques heures sa sœur jumelle.
La famille, qui appartient à la noblesse de robe, compte un total de dix enfants dont cinq frères qui vont s'illustrer dans la télégraphie optique.
Après des études au collège royal de La Flèche, Claude Chappe est nommé abbé commendataire, pourvu de deux importants bénéfices et sans obligation de fonction religieuse.
Il en profite pour se consacrer à sa passion, la physique, et se livre à diverses expériences, en particulier sur l’électricité statique.
Arrive la Révolution.
L’assemblée Constituante ayant supprimé les bénéfices, il entreprend avec ses frères diverses expériences de télégraphe aérien.
Les 2 et 3 mars 1791, il procède à la transmission d’un message avec un système de cadran à deux positions entre Brûlon et Parcé, distants de 14 kilomètres, dont il fait établir le procès-verbal.
Puis, avec l’aide de son frère Ignace, élu député de la Sarthe à l’Assemblée législative, il « fait hommage » de son invention à l'assemblée le 22 mars 1792.
Une deuxième expérience a lieu en septembre 1792 à Belleville, dans la propriété du député Lepeletier de Saint-Fargeau.
Claude Chappe commence ses essais mais une foule en colère, croyant avoir affaire à des espions en contact avec les Autrichiens, détruit et brûle sa machine.
Enfin l’expérience décisive a lieu e 12 juillet 1793, devant les membres de la Convention (Lakanal, Daunou et Arbogast).
Elle démontre la fiabilité de son système en transmettant des messages sur 35 kilomètres entre Paris et Saint-Martin-du-Tertre avec une station intermédiaire à Écouen.
Son invention est adoptée par la Convention qui, le 26 juillet 1793, le nomme « Ingénieur Thélégraphe (sic) aux appointements de lieutenant du génie ».
Le 4 août 1793, le Comité de Salut Public décrète la réalisation de la première ligne télégraphique entre Paris et Lille.
Il faut tout inventer : technique de recherche des sites, mise au point de l’appareil, construction du matériel, recrutement et formation des cadres et des stationnaires etc.
Un travail énorme que Claude Chappe va mener à bien avec l'aide de ses frères.
La liaison Paris-Lille est opérationnelle en août 1794.
La première dépêche officille, transmise le 15 août 1794 depuis Lille, annonce la reprise de la ville du Quesnoy par les armées républicaines sur les troupes autrichiennes.
D’autres lignes s’ajoutent rapidement : Paris-Strasbourg (1798), Paris-Brest (1799) puis Paris-Lyon, prolongée sur Marseille et Toulon, avec également un embranchement vers Turin, Milan et Venise utilisé par Bonaparte pendant sa campagne d’Italie.
Le télégraphe de Chappe constitue ainsi, au milieu du XIXe siècle, un réseau de télécommunication de 5000 kilomètres de lignes en étoile autour de Paris, desservant 29 grandes villes grâce à 534 stations.
En dix ans d’un travail harassant, Claude Chappe voit sa santé morale et physique affaiblie.
Il se donne la mort le 23 janvier 1805, à l'âge de 42 ans, en se jetant dans le puits de l’hôtel de Villeroy, siège de l’administration du télégraphe.
Ses quatre frères vont prendre le relais et poursuivre son œuvre.
Il repose au côté de son frère Ignace, au cimetière du Père Lachaise.

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lyvi

24 mai 2026 07:19

24 mai 1938
Création par décret du centre national de la recherche scientifique appliquée, le CNRSA, qui fusionnera avec la caisse nationale de la recherche scientifique le 19 octobre 1939. L’ensemble deviendra le CNRS existant encore de nos jours.

Il y a 55 ans pile, le 24 mai 1968, à la bastille, la gare de Lyon, la bourse, au Panthéon, et bien sûr à Saint Germain... c’est la 2e grande nuit des barricades des évènements de mai 68, la nuit où tout aurait pu basculer.

La Journée de l'indépendance de l'Érythrée commémore le 24 mai 1991, date à laquelle le Front populaire de libération de l'Érythrée a libéré Asmara, mettant fin à trente ans d'occupation éthiopienne et menant au référendum d'indépendance de 1993.

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24 mai 2026 07:13

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Un grand merci Ancolie !

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24 mai 2026 06:56

Nicolas Copernic est un astronome polonais, également chanoine, médecin et mathématicien, né le 19 février 1473 à Thorn en Prusse royale (royaume de Pologne), et mort le 24 mai 1543 à Frauenburg (Prusse royale, royaume de Pologne ; aujourd'hui Frombork).

Il est célèbre pour avoir développé et défendu la théorie de l'héliocentrisme, selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, supposé au centre de l'Univers, contre l'opinion alors admise que la Terre était centrale et immobile. Les conséquences de cette théorie, ayant causé de profonds changements des points de vue scientifique, philosophique et religieux, sont désignées comme la révolution copernicienne.

Humaniste aux activités multiples, et astronome révolutionnaire

À son retour en Pologne, Copernic se loge auprès de son oncle dans le palais épiscopal de Heilsberg (Lidzbark Warmiński). Il assiste l'évêque dans l'administration du diocèse (qui disposait d'une autonomie politique vis-à-vis du roi de Pologne), et devient également son médecin personnel. La réputation du médecin Copernic semble avoir été grande, puisqu'après la mort de Lukas Watzelrode, il soigne deux de ses successeurs (les évêques Maurice Ferber et Johannes Dantiscus), mais aussi d'autres personnalités et des gens du peuple[19].
Nicolas Copernic tenant un muguet, attribut du médecin.

En bon humaniste, Copernic s'essaye aussi à la traduction du grec : son premier livre, imprimé en 1509, est une traduction latine de lettres grecques dont l'auteur est un Byzantin du VIIe siècle, Théophylacte Simocatta[Note 1]. Copernic devient ainsi le premier Polonais à publier en Pologne une traduction d'un auteur grec[20].

Copernic ne succédera pas à son oncle, ainsi que celui-ci l'aurait souhaité, mais il ne délaisse pas pour autant ses tâches de chanoine de l'évêché de Warmie (institution politique tout autant que religieuse). Ainsi, il occupe à plusieurs reprises le poste important d'administrateur des biens du chapitre à Olsztyn (Allenstein). L'invasion de la Warmie par les chevaliers teutoniques en 1520 l'amène même à devenir commandant militaire d'Olsztyn jusqu'à la fin des hostilités[21],[22]. C'est encore à Olsztyn qu'il compose un Essai sur la frappe de la monnaie, à l'occasion de la crise monétaire qui touche son pays[Note 2], l'économie étant l'activité qui l'intéressait le plus en dehors de l'astronomie ].

Tout au long de ces années, et probablement dès son retour d'Italie, Copernic continue ses recherches en astronomie, et réalise quelques observations des astres[Note 3] depuis la tour de la cathédrale de Frauenburg, qu'il a fait aménager pour cela et où il vécut la plus grande partie de sa vie. Il se convainc rapidement de la nécessité d'abandonner le modèle d'Univers de Ptolémée au profit d'un système héliocentrique. C'est ainsi qu'il écrit, dès les années 1511-1513, De Hypothesibus Motuum Coelestium a se Contitutis Commentariolus (connu sous le titre de Commentariolus[Note 4]), un court traité qui expose le système héliocentrique[24] et qu'il fait secrètement circuler, sous forme manuscrite, auprès de ses amis.
Palais épiscopal de Heilsberg (Lidzbark Warmiński) où vécut Copernic

C'est à la même période que Copernic, dont les compétences astronomiques sont visiblement reconnues, est sollicité dans le cadre du Ve concile du Latran sur la réforme du calendrier.

Pendant 36 ans, de son propre aveu, Copernic garde sa pensée sans la divulguer. C'est probablement bien plus par rigueur scientifique que par conscience des dangers d'une telle publication. Car Copernic, en se livrant aux observations et aux calculs qui doivent confirmer son Système, rencontre des difficultés insurmontables. Comme tous ses prédécesseurs il pense que les planètes ont un mouvement circulaire uniforme, alors qu'il est en réalité légèrement elliptique. C'est Kepler qui fera cette découverte près d'un siècle plus tard (1609), en étudiant le Système de Copernic. En attendant, ce dernier ne parvint jamais à concilier parfaitement ses observations avec ses calculs basés sur l'idée du mouvement circulaire. Autre difficulté rencontrée, le ciel brumeux de la Vistule empêche souvent l'astronome de mener ses observations et il se trouve ainsi dans la nécessité d'exploiter les matériaux douteux accumulés depuis Ptolémée en leur accordant une confiance absolue. Copernic passe alors de longues années à gâter la simplicité de son Système en l'emplissant d'épicycles et d'excentriques, et ce jusqu'au découragement.

Univers de Copernic : plus simple et moderne que celui de Ptolémée

Malgré la modernité révolutionnaire de son système, Copernic conserve certains éléments archaïques des anciens systèmes du monde : ainsi l'idée aristotélicienne (pourtant abandonnée par Ptolémée et même probablement déjà par Hipparque) des sphères solides[Note 10], ou encore la sphère des fixes, contenant les étoiles et marquant la limite d'un univers fini[35].

On oppose souvent la complexité du système de Ptolémée et de leurs dérivés à la simplicité du système de Copernic. En effet, le premier comporte une multitude de cercles (excentriques et épicycles)[Note 11], tandis que la représentation classique du second ne montre que les six cercles des planètes et celui de la Lune (voir l'illustration)[Note 12]. Et il est vrai, comme Copernic nous le dit, que son modèle a permis de supprimer les énormes cercles disgracieux (épicycles ou excentriques) destinés à justifier les inégalités des mouvements des astres (rétrogradations). Cependant, ce schéma du système héliocentrique est trompeur, car extrêmement simplifié. En effet, Copernic considère que le mouvement circulaire uniforme est un principe fondamental de l'astronomie[36]. Or, les observations contredisent l'uniformité des mouvements célestes. Pour concilier ce principe avec la réalité, Copernic, qui a rejeté l'équant de Ptolémée, est obligé d'ajouter à son système une multitude de petits épicycles et d'excentriques dont l'effet est de moduler la vitesse de chaque planète sur son parcours[Note 13].

Au nom du principe antique de l'uniformité des mouvements circulaires, Copernic a donc rendu son système tout aussi complexe que celui de Ptolémée[Note 14]. Cependant, de nombreux commentateurs de l’œuvre du chanoine-astronome maintiennent que celui-ci a introduit une simplification[Note 15], car les épicycles de Copernic, beaucoup plus petits que les cercles déférents, ne sont là que pour corriger les petites variations de vitesse et de position des planètes (qui se déplacent en réalité à vitesse variable sur des orbites elliptiques) par rapport à une trajectoire circulaire uniforme, et ne sont pas nécessaires, en première approche, pour décrire les irrégularités apparentes les plus importantes de leurs trajectoires (rétrogradations). Au contraire, les épicycles de Ptolémée, de tailles beaucoup plus importantes (et comparables à celles des déférents), sont indispensables pour expliquer ces irrégularités et ne peuvent donc être omis, même en première approximation.

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Avatar lyvi

lyvi

23 mai 2026 12:36
FAE a écrit :
Merci Lyvi.
Je découvre cette histoire . . . 😰

Le 23 mai 1901, un commissaire de police forçait la porte d'une maison bourgeoise de Poitiers et découvrait dans une chambre obscure aux volets cadenassés une femme couchée sur un lit au milieu d'immondices.

Aussitôt une rumeur parcourt la ville : la malheureuse, Blanche Monnier, aurait été séquestrée par sa famille depuis vingt-cinq ans, à la suite d'un amour contrarié.

La presse nationale s'empare du fait divers, et L'Illustration n'hésite pas à publier une photo monstrueuse, où l'on voit une créature décharnée, avec une abondante chevelure noire qui cache sa nudité.

Ainsi commence l'affaire de la «séquestrée de Poitiers».

Elle suscite un grand émoi dans la France du début du xxe siècle, car Blanche Monnier est la fille d'un ancien doyen de la faculté des lettres de la vieille cité provinciale et la soeur d'un notable clérical et bien-pensant, qui a été sous-préfet au temps de l'Ordre moral.

André Gide s'est inspiré de ce fait divers pour dénoncer l'atmosphère étouffante des familles de la bourgeoisie.

Mais la malheureuse était-elle vraiment séquestrée ?

L'affaire se révéla bien plus compliquée au cours du procès de son frère.

Reprenant les dépositions des témoins, Jean-Marie Augustin reconstitue l'histoire de cette anorexique, en proie à des crises de mysticisme.

https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/une-affaire-pestilentielle/

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FAE

23 mai 2026 11:51

Merci Lyvi.
Je découvre cette histoire . . . 😰

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Avatar lyvi

lyvi

23 mai 2026 11:10

23 mai 1901
Alors qu’ils effectuaient une perquisition, des policiers découvrent l’histoire de Blanche Monnier, séquestrée par sa mère durant 24 ans.

L’histoire donnera lieu à une chronique judiciaire d’André Gide : La Séquestrée de Poitiers, publiée le 31 mars 1930.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Blanche_Monnier

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delphinium29

23 mai 2026 08:50

À la Saint-Didier, soleil orgueilleux, nous annonce un été joyeux.
Qui sème les haricots à la saint Didier, les récolte par poignées.
Saint-Didier ramasse tout dans son devantier.
Plante un pois à la saint Didier, tu récolteras un setier.
Sème tes haricots à la Saint-Didier, pour un, tu en auras un millier.

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23 mai 2026 08:46

23 mai 1430
Jeanne d'Arc est capturée à Compiègne....
Le 23 mai 1430, Jeanne d'Arc est capturée par les Bourguignons en tentant de secourir avec sa troupe les habitants de Compiègne, au nord de Paris.

Les Anglais vont alors se la faire livrer, en vue de la faire condamner par un tribunal ecclésiastique. Ils espèrent de la sorte mettre au jour sa nature de sorcière et dévaluer le sacre de leur ennemi Charles VII...
De l'échec au drame
Les Anglais sont très affaiblis et quelque peu démoralisés par leurs échecs successifs depuis la levée du siège d'Orléans. Le duc de Bedford, qui assume la régence en France pour le compte du jeune roi Henry VI, se voit contraint d'appeler à l'aide le cardinal de Winchester, son oncle, qui a déjà mis sous sa coupe l'Angleterre et son régent, le duc de Gloucester. Le cardinal détourne vers la France une armée qu'il avait recrutée pour combattre les hérétiques hussites dans la lointaine Bohème. Lui-même et ses soldats rencontrent à Paris le duc de Bourgogne le 30 septembre 1429.

Leurs alliés bourguignons se sentent pousser des ailes. Fringant étalon, le duc Philippe le Bon célèbre avec Isabelle de Portugal son troisième mariage le 10 janvier 1430 et par la même occasion crée le fameux Ordre de la Toison d'Or. Là-dessus, en avril, à la fin de l'hiver, il décide délibérément de rompre la trêve et se lance à la reconquête de Compiègne, un verrou sur l'Oise, au nord de Paris, qui l'empêche de lier ses possessions à celles des Anglais.

Le 15 avril 1430, il entame le siège de la ville avec son lieutenant Jean II de Luxembourg-Ligny, comte de Guise. Les habitants appellent Jeanne à l'aide. Celle-ci lève avec ses propres deniers une troupe de 400 mercenaires et se précipite à leur secours sans en référer au roi. Elle entre dans la ville à la faveur de la nuit. Mais le lendemain, le 23 mai 1430, en tentant une sortie, elle est encerclée par les Bourguignons et capturée par un archer picard qui la livre à son seigneur Jean de Luxembourg.

Jeanne n'a pas l'espoir que le seigneur bourguignon demande une rançon au roi Charles VII en échange de sa libération car elle-même, quelque temps plus tôt, a refusé de libérer contre rançon un routier bourguignon, Franquet d'Arras, et l'a au contraire livré à la justice royale pour qu'il soit exécuté en vertu de ses crimes innombrables.

La Pucelle est donc dans un premier temps enfermée au château de Beaulieu-en-Vermandois, d'où elle tente de s'échapper. Le mois suivant, elle est transférée au château de Beaurevoir, au nord de la Picardie. Elle tente une deuxième fois de s'évader en se laissant descendre le long d'une corde confectionnée avec ses draps. Mais la corde rompt et elle fait une chute douloureuse.

Très vite, son geôlier est harcelé par Henri Beaufort, cardinal de Winchester, qui, à Londres, a repris en main les affaires du Continent. Celui-ci veut à tout prix que la captive soit jugée et condamnée pour sorcellerie et hérésie afin de couper court à sa popularité et ruiner le crédit de Charles VII... Que vaudrait en effet un sacre acquis grâce à une sorcière ?

L'Anglais multiplie les pressions, entame le blocus des ports flamands et finalement rachète Jeanne pour dix mille livres tournois, soit un montant équivalent à une rançon royale ! La prisonnière est conduite à Arras, puis au Crotoy, à Dieppe et enfin à Rouen où elle doit être jugée. Son procès va pouvoir commencer...

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23 mai 2026 07:13

Bonjour à tous ! 😃
Merci pour vos participations, toujours passionnantes.

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23 mai 2026 05:26

23 mai 1498 :
Savonarole est pendu et brûlé à Florence.
Né à Ferrare le moine Jérôme Savonarole devient, en 1491, prieur du couvent dominicain de Saint Marc, à Florence.
Il s'attire la célébrité en dénonçant les mœurs délétères de la Renaissance et la dépravation du clergé.
Il s'en prend à la Florence des Médicis, amoureuse de la richesse et des arts, et plus encore à la papauté.
Contre l'humanisme de la Renaissance, il en appelle à un retour à l'ascétisme chrétien.
En 1492, Frère Jérôme prédit avec justesse la mort de Laurent le Magnifique, qui a fait de Florence l'une des plus puissantes cités d'Europe.
Il prédit aussi l'élection d'un pape dépravé, qui sera Alexandre VI Borgia.
Savonarole exerce dès lors une sévère dictature morale sur le Conseil qui dirige la République de Florence.
La population se divise jusqu'à la délation et la violence entre arrabiati ou enragés, hostiles à Savonarole, et piagnoni ou pleureurs, ses partisans.
Peu après, Savonarole prédit une invasion étrangère et, en effet, on annonce en 1494 la traversée des Alpes par le roi de France Charles VIII à la tête d'une puissante armée.
Le roi veut récupérer à Naples la couronne des ducs d'Anjou.
Chacun tente de s'attirer les faveurs du puissant monarque.
Savonarole rencontre le roi de France à Pise et le supplie, non sans une certaine prescience, d'organiser un concile qui remettrait de l'ordre dans l'Église.
Le roi de France s'en garde bien et, le 7 février 1497, Savonarole organise un grand «bûcher de vanité», place de la Seigneurie, dans lequel sont jetés tous les attributs du luxe : jeux, instruments de musique, ouvres d'art et jusqu'aux ouvrages de Boccace et Pétrarque.
Beaucoup d'artistes sont contraints à l'exil.
C'en est trop pour le pape qui excommunie l'intolérant prieur.
Menacée d'interdit, c'est-à-dire de toute possibilité de pratiquer le culte, Florence se détache de son guide.
Celui-ci est livré à l'Inquisition, jeté en prison, torturé, condamné et exécuté à l'âge de 46 ans, avec deux autres moines.
Des voix s'élèvent encore aujourd'hui pour réclamer la réhabilitation de Savonarole et, pourquoi pas, sa béatification.

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ANCOLIE67

22 mai 2026 08:13

L'abolition de l'esclavage en Martinique est proclamée de manière anticipée le 22 mai 1848 à la suite d'une insurrection massive des esclaves.
Cet événement contraint le gouverneur de l'île, Claude Rostoland, à anticiper l'application du décret d'abolition générale de l'esclavage dans les colonies françaises, signé à Paris le 27 avril 1848
Le 22 mai marque ainsi la victoire de la lutte des esclaves martiniquais pour leur liberté et constitue un événement fondateur de l'identité et de la mémoire collective martiniquaise.

La Martinique est colonisée par la France en 1635 sous la direction de Pierre Belain d'Esnambuc . Elle devient rapidement une colonie de plantation dont l'économie repose sur l'exploitation de la main-d'œuvre esclave, principalement d'origine africaine, déportée par la traite négrière ].

Le développement intensif de la culture de la canne à sucre à partir de la fin du XVIIe siècle transforme la Martinique en l'une des colonies françaises les plus rentables des Antilles, au prix d'un système esclavagiste particulièrement brutal, régi par le Code noir de 1685.

Contrairement à la Guadeloupe, la Martinique ne connaît pas l'application de la première abolition de l'esclavage décrétée par la Convention nationale le 4 février 1794 (16 pluviôse an II) . En effet, l'île est alors occupée par les Britanniques à partir de 1794 à la demande des planteurs locaux qui craignaient les conséquences de la Révolution française et de l'abolition[5]. Quand l'île est restituée à la France en 1802, le premier consul Napoléon Bonaparte décide d'y maintenir l'esclavage par la loi du 20 mai 1802. Ainsi, contrairement aux autres colonies françaises comme Saint-Domingue, la Guadeloupe et la Guyane, l'esclavage y a perduré sans interruption, ce qui exacerbe les frustrations et les tensions au sein de la population asservie .

Les événements du 22 mai 1848
L'agitation pré-insurrectionnelle

Dès le début de l'année 1848, les nouvelles de la révolution de février à Paris et de la proclamation de la Deuxième République parviennent en Martinique et y suscitent une immense espérance de liberté parmi les esclaves[1],[4]. Les rumeurs d'une abolition imminente, activement propagées et discutées dans les habitations (plantations), alimentent une agitation croissante et une remise en cause ouverte de l'autorité des maîtres[4] :

Multiplication des actes de désobéissance et d'insolence ;
Refus concertés de travail dans plusieurs plantations ;
Organisation de rassemblements nocturnes et circulation intense d'informations et de mots d'ordre ;
Tensions grandissantes entre maîtres, souvent fébriles et divisés, et esclaves de plus en plus déterminés.

L'attente du décret officiel d'abolition, dont on sait qu'il est en préparation sous l'égide de Victor Schœlcher, est palpable.

L'historiographie de l'abolition de l'esclavage en Martinique, et en particulier des événements du 22 mai 1848, a connu une évolution significative[1].

Pendant longtemps, une vision dite « schœlchériste » ou coloniale a prédominé, minimisant le rôle des esclaves et présentant l'abolition essentiellement comme un acte de générosité de la République française et de son émissaire Victor Schœlcher[15].
À partir des années 1960-1970, sous l'impulsion d'historiens martiniquais et caribéens, une relecture critique a émergé, mettant en avant le caractère insurrectionnel du 22 mai et la centralité de l'action des esclaves comme acteurs de leur propre libération. Des figures comme Aimé Césaire (dans son Toussaint Louverture), Édouard Glissant, puis des historiens tels qu'Armand Nicolas[2], Gilbert Pago[1], et Édouard de Lépine[4] ont joué un rôle majeur dans cette réappropriation historiographique.

Les travaux récents s'inscrivent souvent dans une perspective postcoloniale ou décoloniale, qui s'attache à déconstruire les récits coloniaux et à redonner leur place aux voix et aux actions des subalternes[15]. Cette approche souligne que l'abolition de 1848 n'est pas une fin en soi, mais une étape dans un long processus de luttes pour l'égalité réelle et la décolonisation.

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22 mai 2026 08:04

22 mai 1200 :
Traité du Goulet.
Philippe Auguste avait été sacré à Reims dans sa quatorzième année, le 1er novembre 1179, du vivant de son père Louis VII le Jeune.
L'année suivante, le 28 avril 1180, il est marié à Isabelle de Hainaut, qui lui apporte en dot l'Artois, Arras et Saint-Omer.
Le 18 septembre, à la mort de son père, le voilà désormais seul à régner sur la France sous le nom de Philippe II.
Malgré ses déboires matrimoniaux, malgré aussi sa fragilité nerveuse, il va se révéler un grand souverain par son œuvre administrative et ses conquêtes, qui lui vaudront de quadrupler le domaine royal et le feront parfois surnommer le Conquérant.
Philippe Auguste combat avec succès les rois d'Angleterre, Henri II Plantagenêt et ses fils Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre qui, par leurs possessions continentales (Normandie, Anjou, Aquitaine...), menacent directement son autorité.
Tandis qu'il manipule contre le vieux roi Henri II ses propres fils, voilà que l'on apprend la victoire du sultan Saladin sur les Francs à Hattîn,
Le 3 octobre 1187, Jérusalem tombe entre les mains du sultan.
C'est la stupeur en Occident.
Les Francs de Palestine, sur le point d'être rejetés à la mer, appellent à l'aide les rois d'Occident.
Philippe Auguste convient alors d'une trêve avec les Plantagenêt et, sans se hâter, s'embarque pour la Terre sainte de même que le nouveau roi d'Angleterre Richard Ier.
Mais le coeur n'y est pas.
Les deux rois se querellent dès l'embarquement à Messine (Sicile), et leurs dissensions se font de plus en plus vives.
Philippe Auguste s'en retourne chez lui sitôt après la prise de la citadelle d'Acre.
De retour en France, il profite de la longue absence de Richard Cœur de Lion pour enlever le Vexin et une partie de la Normandie aux Anglais.
À la mort de Richard, Philippe se réconcilie provisoirement avec son frère et successeur, le roi Jean sans Terre, par le traité du Goulet, le 22 mai 1200.
Dès le lendemain est célébré le mariage entre le fils du roi Philippe Auguste et la nièce de Jean sans Terre, Blanche de Castille.
Mais très vite, les hostilités reprennent.
Le conflit franco-anglais débouche, en 1214, sur une coalition internationale, la première du genre.
Elle réunit le roi d'Angleterre Jean sans Terre, les comtes de Flandre et de Boulogne, le duc de Brabant ainsi que l'empereur d'Allemagne Otto IV.
La bataille décisive a lieu à Bouvines, le dimanche 27 juillet 1214.
Elle se solde par une victoire éclatante de la chevalerie française alliée aux milices communales.
Sous le règne de Philippe Auguste a lieu aussi la croisade contre les Albigeois, déclenchée en 1208 suite au meurtre du légat du pape Innocent III par un écuyer du comte de Toulouse, sur une route du Languedoc.
Philippe Auguste se garde d'intervenir directement dans l'expédition, soit qu'il est trop occupé par ses guerres avec les Plantagenêt et leurs alliés, soit qu'il ne veut pas salir la dynastie dans une guerre contre des chrétiens appelés à devenir ses sujets.
Il laisse aux petits seigneurs du bassin parisien, tel Simon de Montfort, le soin de faire la sale besogne.
Mais il reviendra à son fils Louis VIII le Lion et à son petit-fils d'en terminer avec celle-ci.
Le roi crée un corps de fonctionnaires salariés : les baillis (au nord) et sénéchaux (dans le Midi), pour rendre la justice et remplacer ou surveiller les prévôts, traditionnels régisseurs des domaines royaux, coupables de nombreux abus.
Il multiplie les rentrées d'impôts, notamment en vendant des chartes de franchises et en émancipant les serfs contre espèces.
Le roi ne manque pas aussi d'embellir sa capitale Paris et l'entoure d'une première ligne de fortifications, l'« enceinte Philippe Auguste » dont il reste quelques vestiges dans le quartier du Marais.

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