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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

27 mars 2026 18:15

Bonsoir et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci pour ces riches participations !

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27 mars 2026 09:30

27 mars 1968 :
Décès du cosmonaute soviétique Youri Gagarine, à l'âge de 34 ans, au cours d'un entraînement aérien aux commandes de son MiG-15.
Né le 9 mars 1934, Youri Gagarine est le premier être humain à avoir effectué un vol dans l'espace au cours de la mission Vostok 1, le 12 avril 1961, dans le cadre du programme spatial soviétique, ce qui lui a conféré une notoriété internationale.
Il est décoré de nombreuses distinctions, dont celle de héros de l'Union soviétique et de la médaille de l'ordre de Lénine, les plus hautes distinctions soviétiques.
La mission Vostok 1 est son seul voyage spatial, mais il fut aussi doublure de secours de Vladimir Komarov pour la mission Soyouz 1.
En Russie, le 12 avril est un jour férié, baptisé « journée des cosmonautes ».
Le 25 mars 2011, l’Assemblée générale des Nations unies déclare le 12 avril « Journée internationale du vol spatial habité ».
En France, de nombreuses rues, écoles, lycées, gymnases ou squares sont nommés Youri Gagarine, généralement dans des municipalités alors dirigées par des communistes.
En 2015, neuf établissements scolaires français portent son nom, fait rarissime pour une personnalité étrangère.

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26 mars 2026 07:46

26 mars 1944
La bataille des Glières
Le dimanche 26 mars 1944, trois bataillons de la 157e division de la Wehrmacht, appuyés par l'aviation et l'artillerie, prennent d'assaut le plateau des Glières, à 1400 mètres d’altitude, en Haute-Savoie, occupé depuis près de deux mois par un groupe de 450 résistants.

Cette bataille met fin au premier « maquis » de la Résistance. Son retentissement est immense tant sur les ondes de la BBC, à Londres, que sur celles de Radio Paris.

Guerre psychologique
Tandis que se rapproche la perspective d'un débarquement allié sur les côtes de la Manche, la Résistance se met en ordre de bataille. Tom Morel, un lieutenant d'active, constitue un maquis sur le plateau des Glières dès le 31 janvier 1944 pour accueillir les parachutages alliés et servir de base de repli aux résistants. Il rassemble des hommes de toutes origines : des combattants de l'Armée secrète de la Résistance, des officiers et sous-officiers des chasseurs alpins, des francs-tireurs et partisans (FTP) communistes, des républicains espagnols et de simples réfractaires du STO (Service du Travail Obligatoire).

Ainsi le plateau devient-il le premier territoire métropolitain à échapper à l'autorité du gouvernement de Vichy. Celui-ci ne se trompe pas sur la force du symbole et met aussitôt tout le département en état de siège. C'est le début d'une guerre franco-française.

Des miliciens donnent la chasse aux maquisards sur le plateau des Glières (1944)La redoutable Milice de Joseph Darnand, secrétaire d'État au Maintien de l'ordre, fait une rafle à Thônes le 5 février et, une semaine plus tard, le plateau est encerclé par des supplétifs de la police de Vichy, les Groupes Mobiles de Réserve (GMR). Cela n'empêche pas l'aviation alliée de larguer 90 tonnes d'armes au-dessus du maquis en trois parachutages, du 14 février au 10 mars.

Le 9 mars, les résistants occupent le siège de la Garde mobile à Entremont. Dans sa confrontation avec le chef des policiers, le lieutenant Tom Morel est abattu d'une balle à bout portant. Les résistants se retirent en emmenant avec eux soixante prisonniers.

Pour la première fois, les Allemands, sollicités par Joseph Darnand, se disposent à intervenir militairement contre ceux qu'ils appellent les « terroristes ».

Sur le plateau, les chefs du maquis jugent que leur mission est accomplie et qu'il convient de se retirer avant que le dégel ne permette aux Allemands de monter. Mais Jean Rosenthal, un agent de Londres envoyé sur place, les convainc de tenir coûte que coûte pour l'honneur de la Résistance et de la France libre du général de Gaulle. Il est vrai que celui-ci a besoin de se valoriser pour être reconnu par ses puissants alliés anglo-saxons.

Le 26 mars 1944, le commandant allemand du secteur envoie deux patrouilles en reconnaissance vers les hauteurs du plateau. L'une d'elles est facilement repoussée mais l'autre arrive à contourner les défenses du maquis. Il s'ensuit un bref affrontement durant lequel deux « maquisards » sont tués et un autre blessé.

Maquisards à l'affût sur le plateau des Glières (hiver 1943-1944)Les Allemands donnent l'assaut aussitôt après, avec le concours de la Milice française. Le capitaine Maurice Anjot, qui a remplacé Tom Morel à la tête du maquis, juge que ses hommes ont tenu les positions assez longtemps et que l'honneur est sauf. Il décide d’évacuer le plateau avec tous ses hommes.

Dans la retraite, cependant, 210 résistants sont capturés par l’ennemi ou ses alliés de la Milice ou la police de Vichy. Une centaine sont fusillés, parfois après avoir été torturés.

La « bataille des Glières » devient un enjeu dans la guerre des ondes que se livrent la France Libre de De Gaulle et le gouvernement collaborationniste de Vichy.

Philippe Henriot, le propagandiste de Radio Paris, évoque la liquidation du maquis par la police sans faire état de la participation allemande ! De son côté, Jean Rosenthal, dans son désir de bien faire, télégraphie à Londres une information selon laquelle 400 Allemands auraient été tués et 300 blessés dans les affrontements avec le maquis.

Sur Radio Londres, par la voix de Maurice Schumann, on peut encore entendre ceci le 7 avril 1944 : « À Glières, 500 Français ont résisté à 12.000 Allemands pendant 14 jours ». Il n'en reste pas moins que le maquis des Glières aura convaincu les chefs alliés de l'utilité de la Résistance française dans leur combat contre le nazisme.

Le plateau des Glières et le monument national à la Résistance d'Émile Gilioli.

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26 mars 2026 07:43

26 mars 1791
L’académie française des sciences définit le mètre comme unité de mesure, sur la base d’un dix-millionième de la distance d’un pôle à un point donné de l’équateur en utilisant le plus court chemin. Le système métrique en découlant sera adopté en France en 1837, avant de connaître un essor dans de nombreux pays.

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26 mars 2026 07:38

Merci Misterprof ! J'adorai Phillibert et sa table de multiplication .....nanana !!!!!

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26 mars 2026 07:06

26 mars 1921 :
Naissance de Jacques Bodoin, artiste de music-hall, humoriste et parolier français, particulièrement connu comme créateur du personnage de « Philibert, cancre notoire ».
Il fait carrière principalement au music-hall et à la radio, ainsi que dans le doublage de films animés, prêtant notamment sa voix au personnage de Pollux dans Le Manège enchanté.
Jacques Bodoin est issu d'une famille de coiffeurs.
En 1927 ses parents, ainsi que son oncle et sa tante, ouvrent un salon de coiffure à Tournon-sur-Rhône.
Il est élève de l'école communale du Quai Farconnet, puis fait ses études secondaires au lycée de la ville.
Il est reçu au baccalauréat en 1939, et envisage de faire des études de médecine, projet interrompu par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre 1939.
Pendant la période de l'Occupation et du régime de Vichy, il monte des spectacles de théâtre avec des amis de Tournon.
Passé dans la Résistance, il termine la guerre dans les rangs des tirailleurs marocains.
Il apprend à chanter avec le vocaliste Louis Liébard chez Les Compagnons de la musique (futurs Compagnons de la chanson dont il a fait la connaissance à Lyon et avec lesquels il débutera au music-hall.
Mais il quitte le groupe six mois plus tard, au moment où ses membres s'apprêtent à poursuivre leur carrière aux côtés d'Édith Piaf.
Fin 1945, Jacques Bodoin devient chansonnier au Petit Casino à Paris en interprétant Les bourgeois de Calais.
Il prend alors le pseudonyme de « Jacques Parthenay », un autre imitateur exerçant sous le nom de Georges Bodoin.
En 1947, Alibert l'embauche au théâtre des Deux Ânes, où il joue jusque dans les années 1980.
En 1953, immobilisé un moment par un accident de la route, il est recruté par Gilbert Cesbron pour Radio Luxembourg, antenne sur laquelle il crée le personnage du cancre Philibert qui lui donnera une grande notoriété.
Aux côtés d'Annie Fratellini, il présente une émission de télévision pour la jeunesse (Le bœuf, l'âne et leurs amis) l'après-midi du 24 décembre 1966 sur la première chaîne ; émission réalisée, comme souvent dans les années 1960, par Jean Nohain, André Leclerc et Gabrielle Sainderichin.
À partir de 1970, il anime une émission quotidienne de deux heures sur Europe 1 Avec le sourire de Jacques Bodoin.
Dans les années 1960, Jacques Bodoin s'installe à Méréville (Essonne), où il participe à la vie locale, notamment en acceptant d'organiser plusieurs rétrospectives costumées.
Jacques Bodoin s'installe ensuite à Dieulefit dans la Drôme.
En 1960 également, il épouse l'actrice Micheline Dax avec qui il aura une fille, Véronique Bodoin, devenue elle aussi comédienne et animatrice de télévision.
Ils divorcera à la fin des années 1960.
Jacques aura une autre fille, Marie, de sa deuxième épouse, Michèle.
En 1962, il annonce son intention de faire un procès aux producteurs du film La Guerre des boutons à cause de la phrase célèbre prononcée par Petitgibus : « Si j'aurais su, j'aurais pas venu », phrase qui ne figure pas dans le roman de Louis Pergaud, mais qui est souvent utilisée par Philibert.
S'étant rendu célèbre avec le personnage de Philibert, il est également connu grâce à des sketches devenus des classiques du genre, tels que la table de multiplication, la leçon d'anglais ou la panse de brebis farcie.
Il apparaît également dans plusieurs films et séries télévisées, notamment la Grande Vadrouille (1966), Vidocq (1967), Minouche (1969), ou Le Viager (1971).
Il participe aux premiers doublages de films de Walt Disney, et a aussi prêté sa voix à différents personnages de la télévision française : Pollux (Le Manège enchanté de 1965 à 1966), le Grand Yaka dans Titus le petit lion, le pingouin-majordome Moska, le pélican Melchior et le singe Cela, le lion de Cléopâtre, ou bien Clem dans Lucky Luke (1972).
Il meurt le 8 mars 2019 à Dieulefit, à l'âge de 97 ans .
Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière communal.

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25 mars 2026 12:17

25 mars 1957 :
Création de la Communauté Économique Européenne.
À Rome, les représentants de six pays (Allemagne, France, Italie, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg) jettent les bases de l'Euratom (communauté européenne visant à développer l’énergie nucléaire), mais aussi et surtout de la Communauté économique européenne (CEE), qui sera relayée en 1993 par l'Union européenne.
Ces traités résultent de la volonté de paix affichée par les dirigeants de l'après-guerre et plus encore de la nécessité de faire front face à la menace soviétique, dans le cadre de la guerre froide entre le bloc atlantique et le bloc communiste.
Jean Monnet, le « Père de l'Europe », créa en 1950-1951 la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier) en vue de souder entre elles les démocraties de l'Europe atlantique et pro-américaine face à la menace soviétique.
La Grande-Bretagne s'en tint toutefois à l'écart.
Mis en confiance par son succès, il suscita ensuite un projet d'armée européenne sous le nom de Communauté Européenne de Défense.
La CED aurait le double avantage de rapprocher les Européens et de surseoir au réarmement de l'Allemagne.
Prématurée et mal engagée, elle avorta en 1954 et cet échec refroidit les enthousiasmes.
Jean Monnet et le Belge Paul-Henri Spaak revinrent alors à la charge avec une ambition moindre.
Ensemble, ils suggérèrent un rapprochement des industriels impliqués dans l'atome civil. Accessoirement, ils proposèrent aussi une suppression progressive des barrières douanières.
L'invasion de la Hongrie par les chars soviétiques le 4 novembre 1956 et, dans le même temps, l'échec piteux de l'expédition franco-britannique à Suez ravivèrent le besoin des Européens de renforcer leur union pour faire face à l'arrogance des Super-Grands (URSS et États-Unis).
La France, à l'initiative du président du Conseil Guy Mollet, s'engagea dans cette voie pour essayer de retrouver son rang.
Mais, une nouvelle fois, la Grande-Bretagne fit quant à elle le choix de s'aligner sur les États-Unis.
Le seul chef de gouvernement à faire le déplacement pour la signature du traité est le chancelier Konrad Adenauer.
Il marque ainsi l'importance qu'il attache à l'événement.
Le traité fondant la CEE fait une entrée discrète, mais il va conduire pas à pas à l'intégration économique et politique de l'Europe de l'Ouest.

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25 mars 2026 09:21

Les militants des droits civiques dirigés par Martin Luther King Jr. terminent avec succès leur marche de 50 milles de 4 jours de Selma à la capitale de Montgomery, en Alabama.
Les marches de Selma à Montgomery étaient trois marches de protestation, organisées en 1965, le long de l'autoroute de 87 km de Selma, en Alabama, à la capitale de l'État de Montgomery. Les marches étaient organisées par des militants non violents pour manifester la volonté des citoyens afro-américains d'exercer leur droit de vote constitutionnel, au mépris de la répression ségrégationniste ; ils faisaient partie d'un mouvement plus large pour le droit de vote en cours à Selma et dans tout le sud des États-Unis. En mettant en lumière l'injustice raciale, ils ont contribué à l'adoption cette année-là de la loi sur le droit de vote, une réalisation fédérale historique du mouvement des droits civiques.

Les législatures des États du Sud avaient adopté et maintenu une série d'exigences et de pratiques discriminatoires qui avaient privé de leurs droits la plupart des millions d'Afro-Américains du Sud tout au long du XXe siècle. Le groupe afro-américain connu sous le nom de Dallas County Voters League (DCVL) a lancé une campagne d'inscription des électeurs à Selma en 1963. Rejoints par des organisateurs du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC), ils ont commencé à travailler cette année-là dans un effort renouvelé pour enregistrer les noirs. électeurs.

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25 mars 2026 09:13

25 mars 1957. La France, l’Allemagne, l’Italie et les trois pays du Benelux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) signent à Rome le traité instituant la Communauté économique européenne (CEE), à l’origine de l’Union européenne. Les six Etats, déjà membres de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, se sont accordés sur la mise en place d’un marché commun dans lequel les marchandises circulent librement.[AFP]

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25 mars 2026 09:12

25 mars 1977 : Paris élit son ­premier maire au suffrage universel. Cette fonction n’avait pas été occupée depuis la Commune, en 1871. Entre-temps, c’était l’Etat qui administrait la ville, par l’intermédiaire d’un préfet, et qui nommait les maires arrondissement. Le nouvel édile parisien, Jacques Chirac (RPR), 45 ans, sera ­reconduit deux fois à l’Hôtel de Ville, en 1983 et 1989. Il occupera cette fonction jusqu’en 1995, date à laquelle il deviendra président de la République.[AFP]

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24 mars 2026 18:19

Bonsoir à tous ! 😃
Un grand merci les amis !

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24 mars 2026 12:19

C'est arrivé un 24 mars ....................

1882 : le médecin et microbiologiste allemand Robert Koch annonce qu’il a découvert le bacille de la tuberculose. Le 24 mars est désormais la journée mondiale de lutte contre la tuberculose. [Domaine public]
Robert Koch, chasseur de bactéries et pionnier dans la recherche contre la tuberculose
Robert Koch est l’un des pères fondateurs de la microbiologie. Il a mené des expériences au 19e siècle afin de découvrir la bactérie responsable de trois des maladies les plus mortelles de l’Histoire.

Qu’elle soit appelée peste blanche ou phtisie pulmonaire, la tuberculose sévit depuis des centaines d’années dans le monde entier. Des textes décrivent sa présence en Inde il y a 3 300 ans et en Chine environ un siècle plus tard. Dans la Grèce antique, Hippocrate la désignait comme « la maladie la plus importante qui prévalait alors ». En 1680, John Bunyan, écrivain anglais, classait la tuberculose comme étant la « capitaine de tous ces hommes de la mort ».

Au 19e siècle en Europe, les épidémies de tuberculose faisaient rage. Environ une personne sur sept en mourrait. Les personnes infectées semblaient dépérir, comme si elles se consumaient. Cette maladie a tant traumatisé la société que ses ravages ont été représentés dans des œuvres d’art majeures de l’époque, notamment l’opéra La Bohème de Puccini, le roman Crime et Châtiment de Fyodor Dostoyevsky ou encore l’Enfant malade, la série de tableaux d’Edvard Munch.

La lutte contre la tuberculose a atteint un véritable tournant le 24 mars 1882, lors d’une réunion de la Société de physiologie de Berlin. Robert Koch, docteur et microbiologiste alors âgé de 38 ans, avait analysé plus de deux-cents préparations microscopiques méthodiquement et minutieusement afin d’identifier la bactérie responsable de la maladie : Mycobacterium tuberculosis. Cette dernière découverte vaudra à Robert Koch l’obtention d’un prix Nobel. Il a été considéré comme l’un des guerriers les plus efficaces dans la lutte de l’humanité contre les maladies infectieuses.

UNE PREMIÈRE VICTOIRE
Né en 1843 dans la ville minière de Clausthal-Zellerfeld en Basse-Saxe, aujourd’hui située en Allemagne, Robert Koch était le troisième enfant d’une fratrie de treize. C’était un garçon vif, brillant et curieux. À 5 ans, il a appris à lire seul à partir des journaux laissés dans la maison.

Il a suivi des études de médecine à l’université de Göttingen. Il a obtenu son doctorat en 1866. Il s’est ensuite marié en 1867 et est devenu père en 1868, le tout en travaillant dans plusieurs hôpitaux. En 1870, il s’est porté volontaire pour être chirurgien dans l’armée allemande lors de la guerre franco-prussienne.

À la fin de la guerre, Koch est devenu médecin de district à Wolsztyn, dans l’actuelle Pologne. Ses patients, pour la plupart, des fermiers, mourraient de la maladie du charbon. Cette maladie décimait leurs troupeaux. En 4 ans, 528 personnes et 56 000 animaux sont morts dans cette région.

Malgré les besoins impératifs du cabinet médical qu’il gérait, Koch a aménagé un laboratoire de fortune dans son bureau. Son but était de déchiffrer le mystère de la maladie du charbon.

Son travail se reposait sur les récentes avancées en matière d’épidémiologie. Friedrich Gustav Jacob Henle, l’un des professeurs de Koch à Göttingen, avait soutenu en 1840 que les maladies infectieuses étaient provoquées par de minuscules organismes vivants. Au début des années 1860, Louis Pasteur a prouvé que les maladies se transmettaient par ces petits germes. Toutefois, l’identification et l’isolation des agents spécifiques responsables de chaque maladie semblaient être un rêve lointain.

Tout d’abord, Koch s’est rendu dans des fermes où les infections à la maladie du charbon étaient nombreuses afin d’observer les vaches et les moutons. En quelques jours, il a pu voir comment un animal en bonne santé venait à mourir à mesure que son sang se transformait en une pâte noirâtre. Les personnes proches des vaches et des moutons malades se faisaient infecter à leur tour. Nombre d’entre elles mourraient d’une pneumonie.

En examinant des échantillons du sang noir des vaches mortes au microscope, il a aperçu des structures en forme de grain de riz. Elles n’apparaissaient pas dans le sang des animaux sains. Ces germes étaient en réalité Bacillus anthracis, observé pour la première fois dans les années 1850. À cette époque toutefois, il n’avait pas été prouvé qu’il était responsable de la maladie du charbon.

Le microscope de Robert Koch, lorsqu’il menait ses expériences à Wolsztyn en Polande vers 1872.
Le microscope de Robert Koch, lorsqu’il menait ses expériences à Wolsztyn en Polande vers 1872.

PHOTOGRAPHIE DE Akg, Album
Pour déterminer si les bactéries étaient la cause de la maladie, Koch a mis au point ses propres méthodes de test. En premier lieu, il a plongé une écharde de bois dans le sang d’un animal infecté. Il a ensuite réalisé une petite incision à la base de la queue d’une souris et y a inséré l’écharde. Le matin suivant, les rongeurs étaient morts. Lors de la dissection de leur corps, il a observé les mêmes structures en forme de bâtonnet que dans le sang prélevé.

Il en a donc déterminé que ces petites structures jouaient un rôle clé dans la progression de la maladie. En outre, il a pu établir que le sang contaminé ne pouvait infecter de nouvelles victimes que pendant deux jours. À force de recherches, il a pu constater le cycle de vie des bacilles de charbon lorsqu’ils sont actifs et dormants. Ces minuscules cellules développent en leur sein des spores qui peuvent rester endormies dans les sols pendant des années. Lorsque toutes les conditions sont réunies, elles se développent de nouveau en ces cellules mortelles, capables d’infecter les animaux qui broutent aux alentours. Cette découverte a permis d’expliquer pourquoi les animaux de certaines régions sont tombés malades alors que d’autres y ont échappé.

(À lire : Typhoid Mary : le rôle des porteurs asymptomatiques dans la propagation de maladies infectieuses.)

En 1876, après trois ans de dur labeur, Koch a partagé ses résultats avec Ferdinand Julius Cohn, le botaniste en chef de l’Allemagne, et des collègues de l’université de Wrocław. Sur trois jours de présentation, il a exposé le cycle de vie complet de ces bactéries et leur a prouvé qu’elles étaient responsables de la maladie du charbon. L’un des participants a félicité Koch, en stipulant que malgré son manque de formation universitaire, « il a tout fait par lui-même ... [Il a vu] cela comme la plus grande découverte dans la branche des pathologies ». Bien que d’autres scientifiques aient lancé le débat autour de la théorie des germes, l’identification d’une bactérie spécifique comme cause d’une maladie a permis d’inaugurer le domaine de la bactériologie médicale.



À LA RECHERCHE DU COUPABLE
En 1880, le gouvernement allemand a ouvert un nouvel institut de recherche bactériologique à Berlin. Koch a été nommé comme responsable. Désormais armé d’un laboratoire totalement équipé et d’assistants de recherche qualifiés, il disposait de meilleures conditions pour continuer sa recherche sur les maladies infectieuses. Dans les mois qui ont suivi, son équipe a perfectionné sa technique permettant d’obtenir des cultures de bactéries pures. Cela a été une avancée majeure, puisque les cultures intactes permettaient de prouver que les bacilles qu’elles contenaient étaient les seuls responsables de la maladie.

Cette technique s’est avérée cruciale dans l’une des découvertes les plus importantes de la carrière de Koch : l’identification de la cause de la tuberculose. Il a commencé à mettre en culture des tissus humains infectés par la tuberculose. Il a ensuite injecté des échantillons de ces tissus dans 217 animaux. En plus de tomber malades, leurs tissus infectés regorgeaient du même bacille que celui présent dans les tissus humains. Le bacille responsable de la tuberculose venait d’être identifié.

Lorsque Koch a présenté ses résultats lors de la réunion de la Société de physiologie de Berlin en mars 1882, non seulement les participants étaient ébahis devant l’identification du bacille par Koch, mais également devant ses avancées techniques. Il avait réussi à utiliser des cultures pures ainsi que des nouvelles méthodes pour colorer les échantillons, permettant de mieux démarquer et identifier les bactéries. Plus surprenant encore, pour la première fois, il avait photographié une bactérie, ce qui lui a permis de partager et confirmer ses résultats.

Alors qu’il étudiait la maladie du charbon, Koch a détecté ces spores vives en forme de ...
Alors qu’il étudiait la maladie du charbon, Koch a détecté ces spores vives en forme de goutte dans les échantillons qu’il examinait au microscope. Accompagnées de certaines conditions, ces spores se transforment en bacille du charbon, les sortes de bâtonnets qui provoquent la maladie du charbon. Ces spores peuvent survivre dans les sols pendant des années avant de disparaître.


Koch a poursuivi ses travaux de recherche pour identifier les origines bactériologiques des maladies. En 1883, il s’est rendu en Égypte puis en Inde pour étudier les épidémies de choléra qui faisaient rage. Il avait déjà été déterminé que la maladie se transmettait par les eaux usées. Les techniques de Koch ont permis d’isoler et d’identifier la bactérie. Le scientifique l’a décrite comme « un peu courbée, comme une virgule ». Plus tard, elle a été nommée Vibrio cholerae.

Outre la recherche des origines des épidémies mortelles, Koch pensait pouvoir trouver des traitements. En 1890, il a annoncé avoir trouvé le remède contre la tuberculose. Il a appelé ce médicament la tuberculine. Il avait obtenu cette substance par dérivé du bacille de la tuberculose. Cette nouvelle a donné d’énormes espoirs dans le monde entier.

Malheureusement, la tuberculine s’est avérée être un véritable échec. Au-delà d’être inefficace, elle a contribué à la mort de plusieurs patients. À ce jour, aucun vaccin totalement efficace contre la tuberculose n’a été mis au point. Néanmoins, la tuberculine est devenue un élément crucial dans le dépistage de la maladie.

La tuberculine a été mise au point en 1890 par Robert Roch. Elle devait être un ...
La tuberculine a été mise au point en 1890 par Robert Roch. Elle devait être un remède unique contre la tuberculose. Bien qu’elle se soit avérée inefficace, elle est aujourd’hui utilisée dans le dépistage des patients.

L’héritage de Koch, quant à lui, était assuré. En identifiant l’origine de la tuberculose, il a rendu son diagnostic possible. De fait, grâce à des normes d’hygiène améliorées, sa propagation s’est ralentie et la recherche de traitement a pu s’intensifier. Les travaux révolutionnaires du scientifique ont également contribué à mettre au point une méthode scientifique précieuse qui pouvait être réutilisée.

Ces critères, connus sous le nom de postulats de Koch, forment une liste de règles à suivre afin d’identifier les agents pathogènes bactériologiques. En premier lieu, le germe doit être retrouvé dans chaque cas de maladie. Ensuite, un échantillon du micro-organisme doit être prélevé d’un hôte infecté et placé en milieu de culture pur. Puis, la bactérie cultivée en laboratoire doit être administrée à un sujet sain, qui doit ensuite présenter la même maladie. Enfin, la bactérie doit être présente chez ledit sujet infecté en laboratoire.

En hommage à tous ses efforts, Koch a reçu le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1905. Comme Paul de Kruif le note dans son ouvrage Chasseurs de microbes, Koch a fait évoluer la médecine d’une discipline « ridicule et abracadabrante » à « un combat intelligent où c’est la science, et non la superstition, qui sert d’arme ».

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.


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ANCOLIE67

24 mars 2026 10:15

Le 24 mars 2015, un vol de la Germanwings s'écrasait dans les Alpes, avec 150 personnes à son bord. Très vite, l'enquête va montrer que le copilote, Andreas Lubitz, a volontairement provoqué le crash, dans un geste suicidaire.

Pour toujours, les roches noires de Trois-Évêchés (Alpes-de-Haute-Provence) portent en elles le deuil et une douleur immense. Dix ans se sont écoulés depuis l'une des pires catastrophes aériennes survenues dans le ciel français, dont la seule trace visible reste aujourd'hui un mémorial. Le 24 mars 2015, un Airbus A320 de la compagnie Germanwings(Nouvelle fenêtre) percutait de plein fouet la montagne, tuant 150 personnes, aucun survivant.

Le vol avait décollé à 10 heures de Barcelone (Espagne), pour rallier Dusseldorf (Allemagne). Après avoir atteint son altitude de croisière, l'appareil s'était mis à descendre brusquement, sans émettre de signal de détresse, jusqu'à disparaître des radars dans les Alpes.

Une "incompréhension"

Un Mirage 2 000 avait été envoyé à sa recherche. "Ce que je vois, c'est pas du tout ce que je cherchais. L'épave de l'avion, il n'y en a pas vraiment, car il a percuté la colline", se souvient le colonel Gilles, pilote de l'appareil, faisant part de "son incompréhension", au regard notamment de la bonne météo.

Pour enquêter sur le terrain hostile à la progression humaine, les techniciens de l'identification criminelle sont héliportés, équipés de crampons et assurés par des gendarmes de haute montagne. Ils retrouveront la boîte noire le jour du crash, décisive pour l'enquête. Elle révélera ce que personne ne pouvait se résoudre à croire : c'est le copilote allemand, Andreas Lubitz, qui a volontairement provoqué le crash.

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24 mars 2026 09:39

24 mars 1860 :
La France reçoit Nice et la Savoie.
Le 21 juillet 1858, le président du Conseil du royaume de Sardaigne, Camillo Cavour, rencontrait secrètement l'empereur Napoléon III, alors en cure à Plombières-les-Bains (Vosges).
Lors de cette entrevue secrète, Napoléon III accepte d'aider le royaume de Sardaigne à unifier l'Italie, à condition que le pape reste maître de Rome et que le comté de Nice et le duché de Savoie soient cédés à la France.
Cela fut officialisé par le traité de Turin, où Napoléon III obtint ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.
Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées, en vertu du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».
Ce principe révolutionnaire à tonalité romantique va éveiller les aspirations nationales au XIXe siècle et au suivant, parfois de façon abusive.
Ce droit avait déjà été appliqué une première fois par le gouvernement français dans le Comtat Venaissin et à Avignon, propriété du Saint-Siège, le 12 juin 1790.
Mais ce fut de manière unilatérale et non dans le cadre d'un traité international.

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Avatar janine33

janine33

24 mars 2026 05:00

Je passe vous lire avec plaisir

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