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19 mars 1946 : Les DOM sont créés. La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion deviennent des départements d’Outre-Mer (DOM). La loi faisant de ces anciennes colonies des DOM est adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale constituante. [CC / Flickr]
es « confettis de l'empire » (note) auraient pu, comme les îles à sucre britanniques, devenir indépendants. C'était en tout cas le souhait des propriétaires blancs, descendants des premiers planteurs, qui voulaient ainsi faciliter leurs relations avec les États-Unis et échapper aux lois sociales de la République française.
Mais le projet de départementalisation a été défendu bec et ongles par le député martiniquais Aimé Césaire, poète de la « négritude ». Il a eu finalement gain de cause.
L'euphorie de la Libérationes « quatre vieilles colonies » sont ainsi dénommées parce qu'elles sont à peu près tout ce qui reste du premier empire colonial français, constitué avant la Révolution. Leurs habitants de toutes origines ont obtenu la citoyenneté française et le droit de vote dès avril 1848, dans le droit fil de l'abolition de l'esclavage.
Dans l'euphorie de la Libération, ces colonies obtiennent d'être promues au statut départemental grâce à l'effort conjoint de leurs députés noirs ou métis, Aimé Césaire étant le rapporteur de la loi.
Quelques mois plus tard, le 24 septembre 1946, les autres colonies, en Afrique, en Asie et dans le Pacifique, sont transformées en collectivités ou territoires d'outre-mer (TOM). Leurs habitants bénéfient d'un statut particulier de citoyens-sujets avec un droit de vote local. Le statut de l'indigénat est aboli.
Du fait que ces collectivités ont conservé le souvenir d'une histoire antérieure à la colonisation, elles ont vocation à accéder à une autonomie de plus en plus large puis à l'indépendance.
C'est ainsi que la plupart des colonies françaises d'Afrique vont accéder à l'indépendance en 1960. Les dernières à l'obtenir seront les Nouvelles-Hébrides en 1980 (aujourd'hui le Vanuatu), la Côte française des Somalis en 1977 (aujourd'hui Djibouti) et les Comores en 1974 (à l'exception de Mayotte).
Quatre anciennes colonies conservent leur statut de collectivité d'outre-mer : la Polynésie française (ou Établissements français du Pacifique), la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon.
L'archipel de Wallis-et-Futuna, détaché de la Polynésie en 1961, constitue une cinquième collectivité d'outre-mer. L'île de Saint-Bathélemy et la moitié nord de Saint-Martin ont été dissociées de la Guadeloupe et également érigées en collectivités d'outre-mer en 2007.
Notons que les anciens protectorats (Tunisie, Maroc, Cambodge) sont devenus en 1946 des États associés à l'Union française avant d'accéder à l'indépendance.
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Le 19 mars est le 78e jour, moins souvent le 79e, de l'année du calendrier grégorien ; il en reste ensuite 287.
C'est la première date possible, mais peu fréquente, pour l'équinoxe de mars entre ledit 19 et le surlendemain 21 mars (dernière occurrence en 1796, prochaine en 2044).
Il correspondait généralement au 29e jour du mois de ventôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour du frêne.
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19 mars 1882 :
Première pierre de la Sagrada Família à Barcelone.
La construction du monument le plus visité de Barcelone, dédiée à la Sainte Famille, a débuté à l’initiative d’une association des dévots de Saint-Joseph.a Catalogne.
Elle est financée uniquement par les aumônes et la générosité des fidèles.
Le projet va prendre une ampleur inattendue dès l'année suivante, avec sa prise en main par un nouvel architecte visionnaire, Antoni Gaudí (31 ans).
Cet architecte catalan apparaît comme le principal représentant de l’Art Nouveau, un courant artistique qui s’est épanoui dans toute l’Europe au tournant du XXe siècle.
En rupture avec l’académisme, il promeut les références à la nature, en particulier au milieu marin, avec des motifs décoratifs et des structures tout en courbes et en couleurs.
Comme l’ensemble de l’Art Nouveau, l’art de Gaudí est imprégné par l’appétit de vie, le mystère de la Nature et la gaieté.
On peut l'apprécier à travers ses nombreuses réalisations architecturales qui font la beauté de Barcelone .
Toutes en rondeur, elles excluent la ligne droite et angulaire, ce qui leur donne une infinie douceur et une grande humanité, à l’opposé des constructions glaciales et sans âme de la fin du XXe siècle.
D’emblée, le jeune architecte, fervent catholique, fait le choix d’un édifice de très grandes dimensions, avec une nef de 90 mètres de long, surmontée de 18 tours, pour les douze apôtres, les quatre évangélistes, Marie et le Christ.
La tour la plus haute, qui représente le Christ, culmine à 170 mètres.
Toute la basilique est ainsi chargée de symboles religieux, dans sa structure et ses éléments décoratifs tant extérieurs qu'intérieurs.
Elle compte par exemple trois façades qui représentent la Nativité, la Passion et la Gloire ou la Résurrection du Christ.
L’architecte a rapidement mesuré l’ampleur du chantier et compris qu’il ne serait achevé que bien après sa mort.
Il a donc élevé en premier lieu les tours afin que celles-ci ne soient jamais remises en cause, et gardé pour la fin la couverture de la nef.
Renversé par un tramway le 10 juin 1926, Antoni Gaudí a été inhumé dans la crypte de la basilique à laquelle il a offert la plus grande part de son génie.
Les travaux se sont poursuivis sous la direction de ses disciples.
En 1997 toutefois, les admirateurs de Gaudí se sont émus de ce que la façade de la Passion a été décorée de sculptures toutes en angles vifs et acérés, l'exact opposé de la douceur du maître.
La nef, aujourd’hui couverte, a été consacrée par le pape Benoît XVI le 7 novembre 2010 et l’ensemble des travaux pourraient être achevés en 2026, pour le centenaire de la mort de Gaudí, lequel pourrait être béatifié à cette occasion.
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19 mars 1962
Accords d'Évian et cessez-le-feu en Algérie
Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.
La veille, le gouvernement français a cédé au gouvernement provisoire de la république algérienne ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.
Un double référendum vient bientôt conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvent à plus de 90% le choix du général de Gaulle. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcent encore plus massivement pour l'indépendance de leur pays.
Pourtant, le cessez-le-feu du 19 mars est loin d'aboutir à un retour au calme immédiat. Les combats redoublent même de violence. Leurs principales victimes sont les Pieds-noirs et les harkis, supplétifs musulmans de l'armée française touchés par les représailles du FLN (Front de libération nationale).
L'OAS (Organisation de l'Armée Secrète), créée en 1961 en réaction au « lâchage » de l'Algérie par le général de Gaulle, multiplie les attentats aveugles après le cessez-le-feu. Elle est responsable d'environ 2 400 assassinats de Français et surtout d'Algériens.
Le 26 mars 1962, des tirailleurs algériens de l'armée française font plus de cinquante morts en tirant à Alger sur une foule pacifique de manifestants européens. Ce massacre de la rue d'Isly et celui du 5 juillet 1962, à Oran, accélèrent la fuite des Pieds-Noirs et Juifs sépharades vers la France, où ils débarquent avec leurs valises pour seuls biens.
Le 3 juillet 1962, l'indépendance devient effective. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installe à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance est officiellement proclamée. Les luttes entre factions du FLN vont dès lors s'intensifier et faire encore couler beaucoup de sang.
Un traumatisme durable
La vie politique française sera longtemps marquée par les séquelles de cette guerre non déclarée, qui a éclaté le 1er novembre 1954 et a mobilisé pas moins de deux millions de jeunes Français du contingent. Elle a fait au total 25 000 tués chez les soldats français, 2 000 morts de la Légion étrangère, un millier de disparus et 1 300 soldats morts des suites de leurs blessures.
Environ 270 000 musulmans algériens sont morts du fait de la guerre, sur une population totale de dix millions d'habitants. Sans parler de 8 000 villages incendiés et 2,1 millions de musulmans déportés dans des camps de regroupement.
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18 mars 1946 :
Procès du docteur Petiot.
Le 11 mars 1944, pendant l'Occupation, les pompiers parisiens sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble du 21 rue Le Sueur, appartenant au docteur Marcel Petiot.
Après avoir tenté de joindre le propriétaire, les pompiers fracturent une fenêtre et pénètrent dans la demeure.
Dans la cave, ils découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés.
Arrivé sur ces entrefaites, Petiot se justifie en affirmant que ce sont des cadavres de nazis qu'il a tués lui-même, et persuade les policiers, bons patriotes, de le laisser partir.
Lors des perquisitions ultérieures, la police découvre soixante-douze valises, une cave aménagée, des doubles portes, une chambre à gaz dont la porte est équipée d'un judas pour regarder l'agonie des victimes, ainsi qu'un puits rempli de chaux vive.
Il apparaît que, depuis 1943, Petiot proposait à des personnes menacées par la Gestapo, principalement des juifs ou des malfrats en cavale, de les faire passer clandestinement en Argentine.
Les prétendants au voyage se rendaient la nuit au domicile du médecin, munis de leurs biens les plus précieux et de leur argent.
Le passé de Petiot trouble également les enquêteurs.
Né le 17 janvier 1897 à Auxerre, le suspect a été interné plusieurs fois en hôpital psychiatrique depuis son adolescence et a comparu devant la justice, notamment pour des affaires de vols.
En 1926, à Villeneuve-sur-Yonne où il possède un cabinet médical depuis quatre ans, la maison de la fille d’une de ses patientes, avec qui il entretient une liaison, est incendiée.
La jeune fille, quant à elle, disparait sans laisser de traces.
Les disparitions inexpliquées commencent à susciter des rumeurs.
En 1933, Marcel Petiot signe le permis d’inhumer d'un témoin important dans une affaire de meurtre dans laquelle lui-même est impliqué, ce témoin étant mort brutalement après une visite dans son cabinet.
Le docteur part s’installer à Paris la même année.
Après la découverte funeste du 21, rue Le Sueur, Petiot, en fuite de nouveau, reste introuvable. Résistant opportuniste, il s’est engagé dans les Forces Françaises de l'Intérieur (FFI) sous le nom de « Valéry ».
Devenu capitaine, il a été affecté à la caserne de Reuilly, dans l'Est parisien.
À la Libération, un mandat d’arrêt est délivré à son nom.
Grâce à un article publié en septembre 1944 dans Résistance, intitulé « Petiot, soldat du Reich », le docteur Petiot se fend d'un droit de réponse et écrit une lettre manuscrite au journal.
La police en déduit qu'il est toujours caché à Paris au sein même de la Résistance française.
Il est arrêté le 31 octobre 1944 dans une station de métro.
À son procès,Petiot comparaît pour vingt-sept assassinats, même s’il en revendique soixante-trois et soutient, malgré les preuves accablantes du contraire, que ses victimes étaient des criminels nazis.
Le 4 avril, il est condamné à mort en dépit des efforts de son avocat, un ténor du barreau, maître René Floriot.
Le 25 mai 1946, au garde qui vient le réveiller pour l'exécution, Petiot rétorque : « Tu me fais ch...».
Le couperet tombe à 5h05.
Les deux cent millions de francs que le docteur a volés à ses victimes n’ont jamais été retrouvés.
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17 mars 1808 :
Napoléon crée les palmes académiques et le baccalauréat.
Napoléon Ier fixe les bases de l'Université, fondée le 10 mai 1806 par une loi selon laquelle : « Il sera formé, sous le nom d'Université impériale, un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de l'éducation publics dans tout l'Empire ».
Il l'organise d'emblée comme un corps enseignant investi d'un monopole, organisé et hiérarchisé à la manière d'un ordre religieux.
L'écrivain Louis de Fontanes en est le premier grand maître.
Dans le même temps, l'Empereur crée les « Palmes universitaires », ou palmes académiques, afin de « distinguer les fonctions éminentes et de récompenser les services rendus à l’enseignement ».
Napoléon Ier fait aussi du baccalauréat un grade d'État qui sanctionne la fin des études secondaires et donne accès aux études supérieures.
D'origine médiévale, le baccalauréat (de baccalarius, « apprenti chevalier », et laureatus, « couronné de lauriers ») était jusque-là le premier grade de l'Université de Paris, avant la maîtrise et le doctorat.
Le nouveau baccalauréat comporte cinq disciplines : lettres, sciences, droit, théologie et médecine.
La première session, avec seulement des épreuves orales, se déroule en 1809 avec 31 candidats, tous des garçons de seize ans (la première bachelière est une institutrice de 36 ans, reçue en 1861).
La première épreuve écrite est introduite en 1830.
En 1881, la composition latine sera remplacée par une « composition française sur un sujet de littérature ou d'histoire ».
C'est la fin de la primauté du latin.
Au départ, une appréciation (très bien, bien...) sanctionne la réussite du candidat.
La notation sur 20 sera introduite en 1890.
Bien plus qu'un certificat d'aptitudes, le baccalauréat a longtemps été un rite de passage à l'âge adulte et une charge budgétaire imposante.
En 2017, on a compté 2 900 sujets traités par 718 000 élèves de Terminale sur quatre millions de copies.
Et si l'on ajoute la participation des 170 000 examinateurs, on obtient une épreuve qui coûte 1,5 milliard d'euros à l'État (source : Le Monde).
Ce qui suscite le doute sur le fait de savoir si le jeu en vaut encore la chandelle.
Les reproches les plus fréquents sont : des notes surévaluées, des lauréats aux aptitudes incertaines, l'absence de toute forme de sélection, entre autres.
Doublé depuis 2018 par l'outil internet Parcoursup, le baccalauréat n'apparaît même plus utile à l'entrée dans l'enseignement supérieur.
Pour comprendre l'histoire du baccalauréat, il faut s'intéresser non pas au lycée qu'il hante de sa présence aujourd'hui, mais à l'université.
C'est en effet à partir du haut que le système éducatif français s'est mis en place, au Moyen Âge.
L'enseignement public se constitue à la fin du XIe siècle, alors que le pays a un grand besoin de personnes sachant lire et compter pour accompagner son développement.
Il est d’abord confié aux évêques qui ouvrent une école diocésaine près de leur cathédrale et subventionnent un professeur, l’écolâtre.
Pour les élèves, pas de cursus, pas d’examen et des cours qui varient suivant les villes, mais une obligation pour tous : apprendre le latin, langue de tous les clercs dans laquelle se donne l’enseignement de la rhétorique (pour bien s’exprimer) et de la dialectique (pour bien raisonner).
Il faut mettre un peu d’ordre : ce sera le rôle de Philippe Auguste qui accorde en 1200 une charte aux maîtres et élèves, désormais reconnus comme appartenant à une communauté à part (universitas).
C’est alors que s'organisent des établissements pour enseigner la théologie, puis les arts, le droit et la médecine.
Ouverte donc en 1200, l'université de Paris peut revendiquer chez nous la primauté, avant Montpellier, fondée en 1283 qui allait se faire une belle réputation en médecine.
On vient de toute l'Europe partager la vie de ces « escoliers » qui, faute de papier, se contentent d'écouter leur « maître » avant de les payer.
Pour loger tout ce petit monde, souvent fort turbulent, on commence à construire des hôtels ou collèges, à la manière de celui qu'a établi à Paris un certain Robert, fils de paysan originaire du village ardennais de Sorbon.
Organisés à la façon des corporations, les étudiants se devaient d'accumuler connaissances et cadeaux à destination de leurs professeurs pour obtenir les diplômes (du grec : « pliés en deux ») définis au XIIIe siècle.
Parmi ceux-ci, la déterminance ou baccalauréat n’est qu’une étape intermédiaire vers la licence qui donne le droit d'enseigner.
Ce système continua tant bien que mal pendant tout l'Ancien Régime, jusqu'à ce que la Révolution décide d'y mettre bon ordre.
C'est ainsi qu'en 1793 les universités furent supprimées, remplacées par neuf lycées censés « enseigner toutes les sciences dans toute leur étendue ».
Il faudra attendre l'Empire pour ressusciter notre baccalauréat.
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16 mars 1802 :
Création de l'Académie militaire de West Point.
Le président Thomas Jefferson fonde la première Académie militaire des États-Unis, pour la formation des futurs officiers de l'armée fédérale.
Elle est inaugurée le 4 juillet suivant à West Point, au nord de New York, sur un vaste domaine de 65 km2.
En ce lieu qui domine le fleuve Hudson, le général George Washington avait déjà érigé un fortin en 1778.
Durant la guerre d’Indépendance, Georges Washington avait pu constater que ses troupes ne maîtrisaient ni la guerre de siège ni l'art des fortifications, et avait demandé des spécialistes du génie au gouvernement de Louis XVI.
C'est ainsi que le capitaine le Bègue du Portail avait traversé l'Atlantique avec une poignée d'ingénieurs militaires, avant même le jeune Lafayette.
Il avait créé le corps américain du génie, dont la devise est d’ailleurs toujours « Essayons » (en français dans le texte).
Il construisit aussi les défenses de West Point avant que le président Jefferson n'inaugure l'école.
Vétéran des guerres de la Révolution et de l'Empire, le général Simon Bernard arrive aux États-Unis après Waterloo, en 1815.
Il va définir le contenu des études de la nouvelle académie militaire et supervisera les travaux de fortification de la côte Est des États-Unis, ce qui lui vaudra le surnom de « Vauban du Nouveau Monde ».
Son prestige auprès de la population Américaine fut tel que le président Van Buren décrètera un deuil de 30 jours en apprenant sa mort à Paris, le 5 novembre 1839, à l'âge de 60 ans.
Les élèves ou « cadets » sortent de l'Académie avec le grade de second lieutenant, équivalent de notre sous-lieutenant.
Leur effectif annuel dépasse aujourd'hui le millier.
Depuis le 8 juillet 1976, on compte des femmes parmi ces « cadets ».
L'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (Morbihan) a, quant à elle, ouvert ses portes à la gent féminine en 1983.
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15 mars 1850 :
Loi Falloux sur l'enseignement confessionnel.
Après deux mois de vifs débats, les députés de la Seconde République votent une loi qui complète la loi Guizot de 1833 en rendant obligatoire la création d'une école de filles dans les communes de 800 habitants mais, surtout, en permettant aux congrégations catholiques d'ouvrir en toute liberté un établissement secondaire avec les enseignants de leur choix.
Qui plus est, elle soumet les établissements publics et les instituteurs au contrôle des autorités administratives et « morales », autrement dit religieuses.
Cette loi est due au comte Alfred de Falloux (1811-1886), dont elle prend le nom.
D'abord légitimiste, puis catholique libéral, député en 1846, Falloux combat sans relâche pour la liberté de l'enseignement.
Effrayé par l'agitation populaire de 1848, il entraîna les catholiques à soutenir la candidature de Louis Napoléon Bonaparte, qui le nommera ministre de l'Instruction publique en décembre 1848.
Il autorise l'enseignement confessionnel et congrégationniste au niveau des écoles primaires et secondaires, supprimant de fait le monopole de l'État dans l'enseignement établi par Napoléon Ier.
La loi Falloux intervient moins d'un an après le succès du « Parti de l'Ordre » aux élections législatives, dans un contexte où la peur des instituteurs, qu'on accuse de socialisme après la révolution de 1848, se fait sentir.
Elle est approuvée sans surprise par la droite conservatrice et en particulier le député Adolphe Thiers, mais suscite la colère du député « montagnard » Victor Hugo et, par ses excès, va raviver l'anticléricalisme et la haine de l'institution ecclésiastique avec une formule restée célèbre « L'Église chez elle et l'État chez lui. ».
La querelle ne s'apaisera qu'après les lois de Jules Ferry sous la République suivante.
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14 mars 2000 :
Décès du chanteur C. Jérôme.
Né le 21 décembre 1946, Claude Noël Gérard Dhôtel est notamment connu pour les titres Kiss Me (1972), Himalaya (1972), C'est moi (1974), Cindy (1976) ou Et tu danses avec lui (1985).
Élevé par ses grands-parents, il grandit à Champenoux (Meurthe-et-Moselle), près de Nancy.
À 16 ans, vendeur de chaussures, il joue dans Les Storms, un groupe de rock'n'roll, sous le pseudonyme de Tony Parker.
Il tente ensuite sa chance à Paris, et fréquente le Golf-Drouot ou encore La Locomotive afin d'y rencontrer des personnalités du milieu musical.
Il se lie ainsi à Jean Albertini, qui devient son producteur.
En 1967, il enregistre Les Fiancés, son premier 45 tours, sous le pseudonyme C. Jérôme.
Après ce premier disque sans succès, il se fait connaître avec Le Petit Chaperon rouge est mort et Quand la mer se retire, interprété lors de l'émission Salut les copains sur Europe 1,.
En 1972, son premier gros succès, Kiss Me, devient numéro un en France, mais aussi no 3 en Autriche, no 4 en Belgique, no 5 en Suisse et no 47 en Allemagne[ et il s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.
En 1974, sa chanson C'est moi est un immense succès, l'inscrivant dans la mémoire collective.
Il chante ensuite d'autres tubes jusqu'en 1977 (Himalaya, Manhattan, La Petite Fille 73, Baby Boy, Cindy, Le Charme français, Rétro c'est trop, notamment) et connaît un regain d'intérêt en 1985 avec Et tu danses avec lui (écrit par Didier Barbelivien), qui reste plus de six mois dans le Top 50, ainsi que Derniers Baisers en 1986, qui sera sa dernière chanson classée.
Marié à Annette, il aura avec elle une fille prénommée Caroline, née en 1977, qui deviendra par la suite professeure de chant.
En 1989, il participe à la chanson collective Liban.
Au cours des années 1990, il créera Danielle s'en va, Les Manons de la nuit, Pardonne-moi, À pleins tubes, entre autres.
En 1995, C. Jérôme devient animateur sur Radio Monte-Carlo, où il présente chaque matin Les Années tubes, avec Claire Cardell.
Engagé par TF1 il présente, tout au long de l'été 1996, une émission quotidienne, La Chanson trésor en compagnie d'Alexandra Bronkers.
Il rejoint ensuite Michel Drucker dans Vivement dimanche, pour la présentation d'une rubrique-souvenir.
En août 1997, C. Jérôme est opéré d'une tumeur à l'abdomen qui se révèle cancéreuse.
Après avoir pris le dessus sur sa maladie, il poursuit ses galas et enregistre de nouvelles chansons, mais le mal réapparaît fin 1999, et l'emporte : il meurt d'un cancer généralisé le 14 mars 2000, à l'âge de 53 ans.
Il est inhumé au cimetière ancien de Boulogne-Billancourt, dans une tombe signalant discrètement son identité.
En 2003, sa veuve publie un livre intitulé C. Jérôme, c'est lui qui évoque sa carrière et son combat contre la maladie.
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13 mars 1986 :
La station Mir accueille ses deux premiers visiteurs, deux cosmonautes soviétiques.
Mir (du russe Мир signifiant « Paix ») est une station spatiale russe mise en orbite le 19 février 1986 et détruite volontairement le 23 mars 2001.
Première station spatiale composée de plusieurs modules, elle possédait une masse supérieure à celle de n'importe quel satellite artificiel antérieur, et a détenu le record du plus grand satellite artificiel en orbite autour de la Terre, record détenu aujourd'hui par l'ISS (International Space Station : Station spatiale internationale).
Mir a servi de laboratoire de recherche en micropesanteur, portant sur des expériences en biologie, biologie humaine, physique, astronomie, météorologie et sur les systèmes spatiaux afin de développer les technologies nécessaires à l'occupation permanente de l'espace.
Elle est la première station spatiale à avoir permis l'exploitation spatiale habitée à long terme, étant occupée par une série d'équipages effectuant des séjours de longue durée.
Le programme Mir a détenu le record de la plus longue présence humaine ininterrompue dans l'espace, soit 3 644 jours, jusqu'au 23 octobre 2010 date à laquelle elle a été supplantée par par l'ISS.
Malgré tout, il détient actuellement le record du plus long vol spatial d'un être humain sans interruption, de 437 jours et 18 heures, effectué par Valeri Poliakov.
Mir a été occupée pendant un total de douze ans et demi sur ses quinze années d'existence.
Elle pouvait accueillir un équipage résident de trois cosmonautes et plus lors de séjours de courte durée.
Après le succès du programme Saliout, Mir représentait l’étape suivante du programme de station spatiale de l'Union soviétique.
Le premier module de la station, connu sous le nom de module de base, a été lancé en 1986 et a été suivi par six autres modules, tous lancés par des fusées Proton (à l'exception du module d'amarrage, lancé par la navette spatiale Atlantis).
À la différence des stations des générations précédentes, les Saliout (1971-1986) et l'américaine Skylab (1973-1974), la station était composée de sept modules pressurisés et de plusieurs autres éléments non pressurisés.
L'énergie de la station était fournie par plusieurs panneaux photovoltaïques montés directement sur les modules.
La station était maintenue à une orbite comprise entre 296 et 421 km d'altitude et orbitait à une vitesse moyenne de 27 700 km/h, réalisant 15,7 orbites par jour.
La station est lancée par l'Union soviétique dans le cadre de ses efforts pour maintenir un avant-poste de recherche à long terme dans l'espace et, après l'effondrement de l'URSS, elle fut prise en charge par la nouvelle Agence spatiale fédérale russe (RKA).
En conséquence, la grande majorité de l'équipage de la station était soviétique ou russe, mais, grâce à des collaborations internationales comme les programmes Intercosmos et Shuttle-Mir, la station a été rendue accessible aux astronautes nord-américains, européens, japonais et venant d'autres pays comme l'Inde.
En 2001, le coût du programme Mir a été estimé par l'ancien directeur général de la RKA, Koptev Yuri, à 4,2 milliards de dollars sur toute la durée de vie de la station, y compris les opérations de développement, d'assemblage et d'orbitage.
La station était desservie par des vaisseaux spatiaux Soyouz (Union) et Progress, ainsi que par les navettes spatiales américaines, après la dissolution de l'Union soviétique.
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C'est arrivé un vendredi 13...
Alors je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le mois dernier comportait déjà, lui aussi, un vendredi 13, comme aujourd’hui. Ce qui est un phénomène assez rare : cela peut arriver seulement pour février et mars d’une année non bissextile.
En effet, un mois comporte un vendredi 13 quand il commence un dimanche, et deux mois de suite ne peuvent commencer le même jour que si le premier a 28 jours, donc uniquement en février dans une année ordinaire… et cela arrive à peu près tous les 9 ans.
Et alors, il faut s’attendre à des choses extraordinaires ?
En tout cas, on prête une dimension symbolique au 13 depuis l’Antiquité, où il était perçu comme un chiffre « irrégulier » car le 12 représente l’harmonie (12 mois, 12 heures, etc.). Le 13 dépasse cet ordre symbolique. Dans la tradition chrétienne, un épisode a renforcé cette image : lors de la Cène, Jésus est à table avec ses 12 apôtres, ce qui fait 13 convives, et le treizième associé symboliquement à la trahison est Judas. Le vendredi, quant à lui, a longtemps été perçu comme un jour sombre dans la tradition chrétienne, car c’est le jour de la crucifixion du Christ.
L’association précise du vendredi et du 13 est cependant relativement tardive. Les historiens s’accordent à dire que cette superstition s’est répandue à partir du XIXᵉ. Et à la question de savoir s’il faut s’attendre à des choses extraordinaires, la réponse est évidemment : pas plus qu’un autre jour, sauf sur un point peut-être.
Lequel ?
On observe que les vendredis 13 font les affaires de la Française des jeux et de toutes les entreprises qui fondent leur fortune sur cet impôt volontairement consenti, quoique le plus injuste de tous, qu’on appelle les loteries. Curieusement, alors que ce jour est censé plutôt porter malheur, on se presse pour jouer en ayant l’impression qu’on a plus de chances de gagner à ce moment-là qu’à un autre. Ce qui est curieux car chacun sait bien qu’il n’y aura pas plus de gagnants mais chacun croit que lui a plus de chances de gagner. Une erreur de raisonnement que J.S Mill dans son Système de logique nomme un sophisme de composition. Ce sophisme s’impose à certains esprits parce que cette date est perçue comme hors du commun : une porte vers le possible.
Cela traduit une certaine représentation métaphysique de ce qu’est la chance. Mais c’est aussi parce que la Française des jeux attire, par la publicité, l’attention des joueurs sur ce jour particulier. Il reste que les études sociologiques montrent que ce sont les catégories les plus modestes qui jouent le plus et souffrent, le plus aussi, d’addiction à ces fléaux que sont les loteries.
On le comprend car pour celui qui possède peu, risquer quelques euros représente la possibilité de rêver à une autre vie mais ces quelques euros - et souvent plus - constituent une dîme d’un genre nouveau … Et elle est peut-être là la vraie malédiction du vendredi 13.
