

ANCOLIE67
Le théâtre des Folies Bergère est une salle de spectacles parisienne inaugurée le 2 mai 1869. Il est situé dans le 9e arrondissement de Paris.
En 1860, un grand magasin de literie est ouvert sur un ancien terrain qui appartenait à l'hôpital des Quinze-Vingts. Le 2 mai 1869, ce magasin ouvre, à l’initiative de Louis Montrouge[4], une salle de spectacle sous le nom de « Folies Trévise », puis « Folies Bergère[5] ».
« Samedi dernier, le théâtre-café des Folies-Bergère, rue Bergère, a donné sa soirée d'inauguration. La salle est vaste – elle jauge 1,200 places – aérée, aussi élégante que possible, mais sa sonorité a paru défectueuse. Les dégagements sont nombreux et commodes. La scène est machinée. Le tout revient à 350,000 francs; les frais se montent à près de 1,000 fr. par jour. Le spectacle d'ouverture se composait de deux opérettes, dont l'une, le Docteur Purgandi, due à la collaboration de M. Dufresne, pour le livret, et de M. Robillard, chef d'orchestre, pour la partition, est très-réussie et prestement enlevée par de véritables artistes; d'un ballet, où l'on a revu avec plaisir l'excellent mime Paul Legrand; de chansonnettes, spirituellement dites par M. Luce, Mmes Noble, Massue, etc., et des débuts des très-remarquables mandolinistes milanais, M. et Mme Armanini, une attraction réelle. L'orchestre est bon; M. Robillard, musicien qui a fait ses preuves, le dirige fort bien. Il y a là bien des éléments de succès pour les nouvelles Folies-Bergère; la route leur est donc toute tracée.
Le nom choisi fait référence aux folies, maisons de divertissement au XVIIIe siècle puis salles de spectacle, et au nom de la rue Bergère située non loin de la rue Richer. Cela explique l'absence de « s » à Bergère et permet d'avoir un nom comportant 13 lettres par superstition[7]. Il est conçu comme un « café- spectacle » où le public assiste à des représentations théâtrales, à des opérettes ou à des tours de chant, tout en buvant et en fumant[4].
En 1871, Léon Sari transforme l’établissement. Il crée un immense jardin d’hiver. Les spectateurs sont libres de circuler pendant les représentations dans les différents espaces[4].
En 1886, Édouard Marchand, à la tête des Folies Bergère, invente la revue de music-hall à grand spectacle. Il engage la danseuse américaine Loïe Fuller[4].
En 1912 a lieu la première apparition sur scène d'une femme totalement dénudée[8].
De 1918 à 1966, Paul Derval dirige l’établissement qui est restructuré, en 1928. Il présente une façade Art déco agrémentée d’un grand bas-relief de Maurice Pico[4].
Le directeur, Paul Derval, note l'importance des plumes dans les costumes des danseuses : « Les plumes, c'est une responsabilité de poids qu'il ne faut pas prendre à la légère »
En 1936, pour mener la revue En Super Folies, Derval fait revenir Joséphine Baker de New York, et demande à Michel Gyarmathy, un jeune hongrois tout fraîchement débarqué de son Balassagyarmat natal, d'en dessiner l'affiche[réf. souhaitée].
En août 1974, Antonia Derval transmet ses pouvoirs à Hélène Martini, « l'impératrice de la nuit », qui, vingt-cinq ans auparavant, avait été « mannequin nu » aux Folies Bergère, après avoir été déportée en camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale[8].
En septembre 2011, le théâtre des Folies Bergère est racheté par Lagardère.
En 2012, Hélène Martini met en vente 6 000 costumes créés au music-hall entre 1974 et 2002[8].
En 2013, Lagardère SA devient l'unique détenteur des Folies Bergère. La salle est désormais dirigée par Frédéric Jérôme, qui est également le directeur du Casino de Paris depuis 1989[9].
Le 6 janvier 2018 y est organisée une soirée en hommage à l'« esprit Charlie » et aux dessinateurs tués lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015[10].
En 2020, Lagardère met en vente les Folies Bergère ainsi que l'ensemble de ses activités spectacles, comprenant aussi le Casino de Paris et le Bataclan, mais les trois grands noms du secteur refusent l'offre de 70 millions d'euros, jugée disproportionnée[11].
Le groupe Lagardère, contrôlé par la famille Bolloré, détient la très grande majorité des droits d’exploitation des Folies Bergère.
delphinium29
Catherine II
2 mai 1729 à Stettin (Prusse) - 17 novembre 1796 à Saint-Pétersbourg (Russie)
Biographie Catherine II
L’un des plus grands souverains qu’ait eue la Russie est une femme, qui plus est une Allemande issue d’une famille de petite noblesse : Catherine II la Grande. En 1762, elle prend la place de son mari, le tsar Pierre III.
Très cultivée, bien préparée à l’exercice des responsabilités, passionnément attachée à sa patrie d’adoption, elle dirige d’une main de fer la Russie. D’une part elle étend le servage et réduit les droits des paysans, d’autre part elle favorise la noblesse et associe celle-ci à l’administration des provinces.
Elle participe avec la Prusse et l’Autriche au partage de la Pologne. De ce vieux et grand royaume, il ne reste plus rien à sa mort. Elle entame aussi le grignotage de l’empire ottoman tant et si bien qu’au cours de son long règne, elle agrandit d’un tiers son empire.
Léonard de Vinci
15 avril 1452 à Vinci (Italie) - 2 mai 1519 à Amboise
Aussi surprenant que cela nous paraisse aujourd'hui, ce n'est pas comme peintre que Léonard est en son temps célèbre, mais comme organisateur de fêtes. Là, il déploie tout son génie d'inventeur pour développer des machines et mettre en place des spectacles comme personne n'en avait jamais vu.
Par son génie, il symbolise la Renaissance italienne. Pourtant, il n'a pas reçu de formation poussée et connaît mal les œuvres antiques. Le nombre de tableaux qui lui sont attribués avec certitude se compte sur les doigts des deux mains. Il a projeté de rédiger 120 traités sur les sujets les plus divers, sans jamais en écrire un seul.
Sa personnalité est aussi troublante que son génie. Prodigue avec ses amants, il tient la comptabilité de ses dépenses avec la précision d'un usurier. En somme, il reste et restera toujours un mystère...

lyvi
Décès de Léonard de Vinci
15 avril 1452 à Vinci (Italie) - 2 mai 1519 à Amboise
Aussi surprenant que cela nous paraisse aujourd'hui, ce n'est pas comme peintre que Léonard est en son temps célèbre, mais comme organisateur de fêtes. Là, il déploie tout son génie d'inventeur pour développer des machines et mettre en place des spectacles comme personne n'en avait jamais vu.
Par son génie, il symbolise la Renaissance italienne. Pourtant, il n'a pas reçu de formation poussée et connaît mal les œuvres antiques. Le nombre de tableaux qui lui sont attribués avec certitude se compte sur les doigts des deux mains. Il a projeté de rédiger 120 traités sur les sujets les plus divers, sans jamais en écrire un seul.
Sa personnalité est aussi troublante que son génie. Prodigue avec ses amants, il tient la comptabilité de ses dépenses avec la précision d'un usurier. En somme, il reste et restera toujours un mystère...
Misterprof-
2 mai 1716 : Mise en place du système Law.
À la mort de Louis XIV, en 1715, les finances du royaume français sont au plus mal.
La charge annuelle de remboursement de la dette atteint 165 millions de livres, alors que les recettes fiscales ordinaires ne dépassent pas 69 millions de livres.
Dans les caisses, il ne reste que 800 000 livres de trésorerie.
C'est dans ces conditions qu'arrive à Paris un Écossais de 45 ans, dénommé John Law.
Il va résorber la dette par un coup d'audace sans précédent.
John Law s'est acquis la réputation d'un dandy débauché.
Obligé de s'expatrier, il court l'Europe et acquiert une fortune colossale en usant de ses dons exceptionnels en mathématiques dans la spéculation.
En 1705, de retour en Écosse, il publie des Considérations sur le numéraire et le commerce, ouvrage en avance de deux siècles sur son temps, dans lequel il montre que la prospérité d'un pays est liée à l'abondance de monnaie et suggère la création d'une monnaie de papier indépendante des arrivages de métaux précieux d'Amérique.
À Paris, où son habileté au jeu lui permet de faire la connaissance du Régent, Law convainc celui-ci qu'en substituant à l'or une monnaie de papier, il sera possible de relancer l'investissement des particuliers et surtout d'éteindre la dette de l'État.
C'est ainsi qu'en dépit de l'hostilité des financiers un édit autorise John Law à créer la Banque générale avec un capital de six millions de livres réparties en 1 200 actions de 5 000 livres.
Cette banque privée pratique de façon classique des opérations de change et d'escompte.
Mais elle émet aussi des billets que le financier s'engage à rembourser en or et en argent à qui le souhaite à son taux nominal.
Cette garantie rend le papier préférable au métal dont le cours varie en permanence.
Elle vaut à la Banque générale, avec le soutien actif du Régent, un vif succès.
Soucieux d'étendre ses activités, John Law rachète alors une compagnie chargée de la mise en valeur de la Louisiane, la Compagnie du Mississipi, créée en 1712 par le financier Antoine Crozat.
Il lui substitue une nouvelle compagnie, la Compagnie d'Occident, laquelle obtient la charge de mettre en valeur la Louisiane.
La Banque générale obtient le privilège de percevoir les impôts indirects afin de s'assurer des recettes.
Par un édit du 4 décembre 1718, elle devient par ailleurs Banque royale et obtient la garantie de l'État.
C'est une nationalisation de fait.
Mais John Law n'oublie pas la finalité première de son entreprise : résorber la dette publique de la France.
La Compagnie d'Occident émet donc des actions de 500 livres qui peuvent être achetées à la Banque royale avec des titres de la dette publique à court terme de même valeur nominale.
Comme l'État, en quasi-cessation de paiement, ne paie plus les intérêts correspondants, ces titres sont très dépréciés et ne s'échangent plus guère qu'au tiers de leur valeur (150 livres). Aussi leurs détenteurs (les créanciers de l'État) s'empressent-ils de les échanger contre des actions de la Compagnie d'Occident, réputées plus solides.
Vu le succès des premières actions (les « mères »), Law lance de nouvelles émissions : les « filles » et les « petites-filles ».
C'est ainsi que l'État commence habilement à retirer du marché les titres de sa dette à court terme pour un montant de 100 millions de livres.
L'ingénieux Law ne s'en tient pas là.
Le samedi 26 août 1719, il présente au Régent un nouveau projet concernant les titres de la dette à long terme, aussi appelés rentes : la Compagnie d'Occident (ou des Indes) prêtera au roi 1,2 milliard de livres au taux modeste de 3% pour rembourser les dettes à long terme et ce qui reste des dettes à court terme.
Du coup, les actions voient leur cours flamber et atteindre des niveaux sans rapport avec leur contrepartie concrète.
Achetées environ 150 livres en 1717, les « mères » s'échangent à 5000 livres en septembre 1719 et même 10.000 livres en janvier 1720.
Honnête mais entraîné par l'engouement général, Law fait fonctionner la planche à billets pour répondre à la demande.
Le 30 décembre 1719, la Banque royale, qui a déjà émis des billets pour un montant virtuel de 620 millions de livres (dix fois les recettes fiscales de 1715), ouvre des « bureaux d'achat et de vente » pour faciliter les transactions.
Les investisseurs se précipitent rue Quincampoix, où la Banque royale a son siège, et s'arrachent les actions.
Il ne s'agit bientôt plus que de pure spéculation (on dit aussi « agiotage ») : les spéculateurs ou agioteurs n'ont d'autre but que d'acheter les actions pour les revendre aussitôt en tablant sur la hausse continue de leur cours.
Le 5 janvier 1720 Law, qui s'est entretemps converti au catholicisme, devient contrôleur général des finances ; autant dire le personnage le plus important du royaume après le roi et le régent.
La semaine suivante, poussé par le succès, Law introduit les « primes » : ces nouveaux instruments financiers donnent le droit d'acheter plus tard des actions au prix de 10 000 livres, en échange d'un dépôt préalable de 1 000 livres.
Law veut de cette façon calmer la spéculation en signifiant que l'action du Mississippi ne devrait pas dépasser le cours de 10 000 livres.
Dans les faits, les spéculateurs se jettent à qui mieux mieux sur les actions à 10 000 livres pour les revendre contre dix fois plus de primes à 1 000 livres !
Pour tenter de contenir l'emballement Law fixe, le 5 mars 1720, le prix des actions de la Compagnie à 9 000 livres et impose leur échange à taux fixe contre des billets de banque.
Ce faisant, il instaure très officiellement la monnaie-papier, garantie par l'État et sans contrepartie métallique (or ou argent).
Dans le droit fil de cet arrêt, le contrôleur général des finances programme la démonétisation progressive des espèces métallique.

ANCOLIE67
Sébastien Le Prestre de Vauban, marquis de Vauban, dit Vauban, né le 1er mai 1633 à Saint-Léger-de-Foucheret et mort le 30 mars 1707 à Paris, est un ingénieur, architecte militaire, urbaniste, hydraulicien et essayiste français. Il est nommé maréchal de France par Louis XIV.
Vauban préfigure les philosophes du siècle des Lumières. D'après Fontenelle, dans l'éloge funèbre prononcé devant l'Académie[1], Vauban a une vision scientifique et mathématique de la réalité et en fait un large usage dans ses activités.
Expert en poliorcétique, il donne au royaume une « ceinture de fer » pour faire de la France un pré carré — selon son expression — protégé par une ceinture de citadelles. Il conçoit ou améliore une centaine de places fortes. L'ingénieur n'a pas l'ambition de construire des forteresses inexpugnables : la stratégie consiste plutôt à gagner du temps en obligeant l'assaillant à mobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dote la France d'un glacis qui la rend inviolée durant tout le règne de Louis XIV — à l'exception de la citadelle de Lille prise une fois — jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, période où les forteresses sont rendues obsolètes par les progrès de l'artillerie.
La fin de sa vie est marquée par l'affaire de La Dîme royale. Dans cet essai, distribué sous le manteau malgré l'interdiction qui le frappe, Vauban propose un audacieux programme de réforme fiscale pour tenter de résoudre les injustices sociales et les difficultés économiques des « années de misère » de la fin du règne du Roi Soleil la grande famine de 1693-1694 fait 1,3 million de morts, soit un vingtième de la population française.
Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du réseau des sites majeurs de Vauban, sont classés au patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008 .
Le musée des Plans-reliefs aux Invalides à Paris et le musée des Beaux-Arts de Lille accueillent l'essentiel des maquettes et des plans-reliefs des places ou des ouvrages construits ou remaniés par Vauban

lyvi
Le 1er mai était autrefois, en Europe, dédié à l'amour. Ce jour-là, il était coutumier de se coiffer d'une couronne de feuillages et de fleurs ou d'en offrir une à la personne aimée. En témoigne la célèbre enluminure ci-dessus. Elle illustre le mois de mai dans les Très riches Heures du duc de Berry, un livre de prières réalisé au début du XVe siècle par les frères de Limbourg (aujourd'hui au musée de Chantilly).
La ballade ci-dessous a été composée par Charles d'Orléans, contemporain du duc de Berry :
« Le Dieu d'Amour est coutumier,
À ce jour, de fête tenir,
Pour amoureux cœurs fêter
Qui désirent de le servir;
Pour ce fait, les arbres couvrir
De fleurs et les champs de vert gai,
Pour la fête plus embellir,
Ce premier jour du mois de mai ».
Et voici le mois de Mai transfiguré par Victor Hugo (1802-1885) :
« Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finit où le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la robe des cieux !
Viens ! et que le regard des pudiques étoiles
Qui tombe à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton cœur ! ».
Les écoliers de certaines régions de Belgique ou de Rhénanie cultivent encore la tradition des couronnes de feuillages. Le 1er mai donne aussi lieu à des réjouissances en l'honneur du printemps selon le rite ancestral de l'arbre de mai, que l'on retrouve dans différentes régions d'Europe. Le canton suisse de Fribourg célèbre ce jour-là le printemps avec chants et distribution de friandises aux enfants. En France, il est devenu de tradition depuis un peu plus d'un siècle d'offrir un brin de muguet (c'est l'occasion pour les militants syndicaux et les particuliers de se faire un peu d'argent défiscalisé)... Cela dit, aujourd'hui, le 1er mai évoque avant tout le travail ou plutôt la diminution du temps de travail avec la Fête du Travail.
Bon 1er mai à toutes et tous 💐
Misterprof-
Bon premier mai à toutes et tous.
1er mai 1707 :
Acte d'Union de l'Angleterre et de l'Écosse, au sein d'un Royaume-Uni de Grande-Bretagne.
Sous la dynastie des Stuart, au siècle précédent, les deux pays ont appris à vivre ensemble mais l'union personnelle des deux royaumes connaît de brutales anicroches dues aux divergences religieuses entre anglicans (Anglais) et presbytériens (Écossais).
Ce n'est qu'avec la «Glorieuse Révolution» de 1688, l'éviction définitive des Stuart et l'avènement du roi Guillaume III que les Écossais obtiennent enfin le respect de leur foi et un renforcement des pouvoirs législatifs de leur Parlement.
Peu après l'avènement de la reine Anne Stuart, en 1702, le Parlement écossais laisse entendre par l'Act of Security qu'il pourrait remettre en cause une décision du Parlement de Westminster prévoyant qu'à la mort d'Anne, sans enfant, la couronne reviendrait à l'Électeur de Hanovre (l'Électorat de Hanovre étant un ancien État du Saint-Empire romain germanique né en 1692 de la principauté de Calenberg, faisant partie du duché de Brunswick-Lunebourg, lors de l'attribution du titre de prince-électeur au prince Ernest-Auguste.
(Le rang d'électeur ne sera officialisé qu'en 1708).
Cela signifierait la fin de l'union personnelle des deux royaumes, et probablement le retour des Stuart sur le trône d'Écosse.
Pour éviter ce drame, le parti des whigs lance alors l'idée de réunir les deux royaumes en un seul et, en cas de refus, menace les Écossais d'un blocus économique.
La reine, dans un souci de conciliation, nomme une commission anglo-écossaise qui rédige un traité de 25 articles dont quinze se rapportent à des différends économiques et les autres au projet d'union politique.
Cet Acte d'Union est ratifié le 16 janvier 1707 par le Parlement d'Édimbourg, par 110 voix contre 67 et 46 abstentions.
C'est ainsi que naît officiellement le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, avec un seul souverain, un seul gouvernement et un seul Parlement, à Westminster, où entrent 45 députés écossais à la Chambre des Communes et 16 pairs écossais à la Chambre des Lords.
Le sabordage du Parlement écossais débouche sur de nombreuses émeutes populaires dans le royaume.
On suspecte, non sans raison, beaucoup de parlementaires d'avoir été grassement achetés par les whigs anglais.
Finalement, les esprits se calment car la religion nationale n'est pas remise en cause par l'Acte d'Union.
L'union rentre dans les mœurs et les Écossais, enfin, prennent leur part à l'essor inouï de la Grande-Bretagne.
delphinium29
1er mai 1891 : Drame ouvrier à Fourmies
Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle en faveur de la journée de 8 heures tourne au drame. La troupe, équipée des nouveaux fusils Lebel, tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.
Avec la fusillade de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
FAE
Bonjour et bonne fête du travail à tous ! 😃
"La fête du Travail, ou journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs, est un jour férié annuel célébrant les conquêtes sociales des travailleurs, et trouvant son origine dans les combats pour la journée de huit heures. Elle est synonyme de la journée internationale des travailleurs dans la plupart des pays.
Le 20 juillet 1889, la IIe Internationale socialiste décide de faire de chaque 1er mai une journée de grève et de manifestation ayant l'objectif de réduire la journée de travail à huit heures. La revendication étant satisfaite lors de l'entre-deux-guerres dans la plupart des pays européens industrialisés, cette journée devient au XXe siècle une journée de lutte et de célébration des combats des salariés et du mouvement ouvrier.
Dans certains pays, comme la France, l'Allemagne, l'Italie et le Japon, le terme « fête du Travail » est controversé parce qu'il a été détourné de sa signification historique par certains partis et gouvernements, en particulier le pétainisme et le fascisme. Pour éviter toute ambiguïté, certains préfèrent ainsi employer le terme complet : «Journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs et travailleuses ».
Au Canada et aux États-Unis, la fête du Travail est distincte de la journée internationale des travailleurs. Elle est un jour férié du mois de septembre[1],[2]. De même en Australie où elle est fêtée à différentes dates proches du printemps ou de l’automne.
La fête du Travail est fériée dans la plupart des pays comme la Belgique, l'Allemagne, l'Algérie, la France, le Sénégal, l’Italie, l'Espagne, le Luxembourg et le Portugal. Elle est parfois associée à d’autres festivités ou traditions populaires.
Histoire
Les premières « fêtes du Travail »
Les premières célébrations de « fêtes du Travail » existent dès la fin du XVIIIe siècle, leur date variant selon le lieu et les époques.
En France, dès 1793, le calendrier républicain de Fabre d’Églantine proposait une fête du Travail le 3e jour des sansculottides. Cette journée des travailleurs fut instituée le 1er pluviôse (20 janvier) par Saint-Just, et fut célébrée pendant quelques années.
En 1867, au familistère Godin de Guise naît une fête du Travail, alors que Jean-Baptiste André Godin avait tout juste d'achever la rédaction de Solutions sociales. La date de la manifestation est fixée au 5 juin ; elle est toujours célébrée aujourd'hui." [...]

lyvi
FAE a écrit :
Merci lyvi, vous donnez envie d'en savoir plus ! 😃
Je trouve FAE que votre post est très intéressant pour qui aime l'histoire.
Bien sur, le lycée est loin et j'ai oublié beaucoup de choses mais "google" est un puit de science à la condition de l'utiliser à bon escient .
Je vous souhaite une bonne soirée
Cordialement

lyvi
30 avril 1863
La Légion résiste à Camerone
Le 30 avril 1863, dans le village de Camerone, au Mexique, soixante-trois légionnaires français, sous les ordres du capitaine Jean Danjou, résistent à une armée mexicaine de plus de deux mille hommes.
Un exploit propre à adoucir l'amertume d'une guerre absurde engagée contre le Mexique par Napoléon III.
Misterprof-
30 avril 1598 :
L'Édit de Nantes.
Arrivé le soir du 13 avril 1598 à Nantes, le roi Henri IV signe un ensemble de textes connus dans l'Histoire sous le nom d'« Édit de Nantes ».
Ce texte marque la fin des guerres de religion entre catholiques et protestants français, et vise à « l'établissement d'une bonne paix et tranquille repos » selon les propres mots du roi.
C'est la première fois qu'en Europe la coexistence entre les deux religions est officialisée dans un même État.
L'Édit de Nantes demeure, dans la mémoire collective, le symbole de la tolérance entre des confessions autrefois rivales et désormais prêtes à accepter la religion de l'autre.
Déjà dans les années précédentes, au plus fort des guerres de religion, des municipalités françaises avaient conclu des « édits de pacification » entre leurs concitoyens des deux confessions ; c'est ainsi que l'on pouvait vivre en paix dans ces villes tandis que l'on s'étripait dans les villes voisines.
Certains historiens ont placé l'Édit de Nantes aux origines de la laïcité française.
S'il met un terme aux guerres civiles qui ont ensanglanté la France pendant près de trois décennies, cet édit de pacification ne fait qu'établir une coexistence entre la majorité catholique et la minorité protestante, disciple de Jean Calvin.
Dans le préambule de l'Édit, le roi Henri IV défend d'ailleurs l'idée d'unité religieuse du royaume : encore impossible, elle est remise à plus tard.
Ce qu'on appelle l'Édit de Nantes est en fait un ensemble de quatre textes : l'Édit général (signé le 30 avril 1598), les articles secrets et particuliers (30 avril ou 2 mai 1598), le brevet des pasteurs (3 avril 1598) et le brevet des garnisons (30 avril 1598).
À ces textes, il faut ajouter l'Édit signé par Henri IV à Fontainebleau le 15 avril 1599, pour le royaume de Navarre, car Henri IV est roi de Navarre avant que d'être roi de France.
Les deux couronnes ne seront réunies que sous le règne de son fils Louis XIII.
En attendant, il faut une législation spécifique pour le Béarn où, à la différence de la France, les protestants tiennent le haut du pavé depuis les mesures prises en leur faveur par Jeanne d'Albret, mère d'Henri IV.
Tous ces textes sont le fruit d'une longue négociation entre les protestants et leur ancien chef, Henri IV.
Ils sont signés en catimini et tenus secrets pendant de longs mois, jusqu'à leur ratification par les Parlements, tant est grande la crainte du roi qu'ils ne soient rejetés par l'opinion.
Celle-ci, sur le moment, est beaucoup plus sensible à la conclusion de la paix avec les Espagnols, par le traité de Vervins.