

ANCOLIE67
La présidence de Nelson Mandela a débuté le 10 mai 1994, lorsque Nelson Mandela, militant anti-apartheid, avocat et ancien prisonnier politique, a été investi président de l'Afrique du Sud et s'est achevée le 14 juin 1999. Il a été le premier chef d'État non blanc de l'histoire de l'Afrique du Sud, ainsi que le premier à prendre ses fonctions après le démantèlement du système d'apartheid et l'introduction de la démocratie multiraciale.
Élection
Les élections générales de 1994, tenues le 27 avril, ont été la première élection multiraciale d'Afrique du Sud avec émancipation totale. Le Congrès national africain remporte 63% des voix aux élections et Mandela, en tant que chef de l'ANC, a été investi le 10 mai 1994 premier président noir du pays, avec Frederik de Klerk du Parti national comme premier vice-Président et Thabo Mbeki en qualité de deuxième au sein du gouvernement d'unité nationale
Au début de son mandat le 10 mai 1994, Mandela a dû gérer la transition des règles de l'apartheid marqué par la domination de la minorité blanche. Il gagnera ainsi le respect international pour son plaidoyer en faveur de la réconciliation nationale et internationale[2].
Mandela a encouragé les Sud-Africains noirs à se placer derrière les Springboks (l'équipe nationale sud-africaine de rugby) précédemment détestés alors que l'Afrique du Sud accueillait la Coupe du monde de rugby de 1995[3]. (C'est le thème du film Invictus de 2009. ) Après une victoire des Springboks lors d'une finale épique contre la Nouvelle-Zélande, Mandela a présenté le trophée au capitaine François Pienaar, un Afrikaner, vêtu d'une chemise Springbok avec le numéro 6 de Pienaar dans le dos. Cela a été largement considéré comme une étape majeure dans la réconciliation des Sud-Africains blancs et noirs.
Procès de Lockerbie
Le président Mandela s'est particulièrement attaché à contribuer au règlement du différend de longue date entre la Libye de Kadhafi, d'une part, et les États-Unis et le Royaume-Uni, d'autre part, portant sur le jugement des deux Libyens inculpés en novembre 1991, et accusé d'avoir bombardé le vol Pan Am 103, qui s'est par la suite éclaté et est tombé respectivement au-dessus et à proximité de la ville écossaise de Lockerbie le 21 décembre 1988, faisant 270 morts[5]. Dès 1992, Mandela a contacté officieusement le président George HW Bush avec une proposition de faire juger les deux Libyens inculpés dans un pays tiers. Bush a réagi favorablement à la proposition, tout comme le président François Mitterrand de France et le roi Juan Carlos I d'Espagne[6]. En novembre 1994 - six mois après son élection à la présidence - Mandela a officiellement proposé que l'Afrique du Sud soit le lieu du procès de l'attentat à la bombe contre le vol Pan Am 103[7].
Le Premier ministre britannique John Major a cependant rejeté catégoriquement l'idée, arguant que le gouvernement britannique n'avait pas confiance aux tribunaux étrangers. Trois autres années se sont écoulées jusqu'à ce que l'offre de Mandela soit renouvelé au successeur de Major, Tony Blair, lorsque Mandela est rendu à Londres en juillet 1997. Plus tard au cours de la même année, lors de la réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM) de 1997 à Édimbourg en octobre 1997, Mandela a averti:
"Aucun pays ne devrait être plaignant, procureur et juge."
Fin de mandat
La constitution de 1996 a limité le président à deux mandats consécutifs de cinq ans. Mandela n'a pas tenté de faire modifier le document pour supprimer la limite de deux mandats; en effet, il n'avait eu l'intention de servir qu'un seul mandat, l'âge étant un facteur important dans cette décision. Mandela a quitté ses fonctions le 14 juin 1999. Il a été remplacé par Mbeki, qui a été investi à la présidence le 16 juin. Mandela s'est retirée de la politique active et s'est engagée, pendant plusieurs années par la suite, dans un certain nombre d'activités philanthropiques.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Claude Joseph Rouget de Lisle, né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier et mort le 26 juin 1836 à Choisy-le-Roi, est un officier français du génie et écrivain, auteur en avril 1792 du Chant de guerre pour l'armée du Rhin, devenu La Marseillaise puis hymne national de la République française en 1879."

ANCOLIE67
La bataille de Ponte-Novo (en corse : Ponte Novu ou Pontenovu), qui eut lieu du 8 au 9 mai 1769, est le point final des affrontements entre les troupes de Pascal Paoli — composées de Corses et de mercenaires allemands et suisses — et les armées du roi de France, Louis XV. Ouvrant aux grenadiers français la route de Corte, capitale de la République corse, cette bataille marque la fin de la seconde et dernière phase de la conquête de la Corse par la France.
Après la défaite française de Borgo, Louis XV change sa tactique : il tente d'abord, à plusieurs occasions et sans succès, de faire assassiner Pascal Paoli et essaie de corrompre certains de ses lieutenants ; puis, sous le commandement du comte de Vaux, il envoie un corps expéditionnaire de 22 000 hommes avec une artillerie nombreuse.
Du côté corse, l'armée nationale peut compter sur 15 000 hommes, dont des mercenaires prussiens et suisses, mais disposant de très peu de canons.
Afin d'en finir avec le gouvernement corse de Pascal Paoli, le commandement français décide de se porter sur Corte en passant par le passage du Golo à Ponte-Novo
Le comte de Vaux décide d'engager dans cette action 15 000 hommes. Du 1er au 4 mai, il met en place son dispositif. Alors qu'il commande la force principale, au centre, son aile droite est commandée par le colonel d'Arcambal et son aile gauche est sous le commandement de Marbeuf.
Le 5 mai, les opérations débutent par la prise de Murato et San Nicolao brisant ainsi les défenses corses du Nebbio. Pendant ce temps, Marbeuf prend Borgo et franchit dans le mouvement le Golu.
Le 6 mai, les troupes françaises prennent la Costiera.
Le 7 mai, après avoir pris Santo Pietro et Lento le comte de Vaux y installe son quartier général.
Pendant ce temps, 2 000 hommes des troupes corses, dont des mercenaires prussiens et suisses, sous le commandement d'Antoine Gentili (futur gouverneur militaire de Corfou sous le Directoire), se positionnent à Ponte-Novo pour bloquer la progression des troupes françaises[4].
Le 8 mai, voulant reprendre Lento aux Français, Pascal Paoli décide d'attaquer le village de 3 côtés. Les troupes commandées par Pierre Colle[Note 1], de Rostino, mènent l'attaque principale vers Tenda et Lento dans la vallée du Golo où sont stationnées les troupes du comte de Vaux. Après un premier assaut acharné, les troupes françaises plient, les troupes corses progressent. Les renforts français venus de Lento et Canavaggia repoussent les troupes corses. Une contre attaque française oblige les Corses à se retirer, en ordre, sur la rive droite du pont, côté Rostino, où 1 200 soldats français avaient déjà pris place et les attendaient sur les hauteurs.
Assaillis de tous les côtés, les Corses tentent alors de repasser sur l'autre rive, mais dans le désordre, mêlé à la confusion dans le commandement ; les troupes en retraite de Pietro Colle se font tirer dessus par les mercenaires prussiens chargés de défendre le pont.
Assaillies d'un côté par les Français et empêchées de l'autre de passer le pont, les troupes corses sont laminées.
L'arme principale des Corses était leur courage. Ce courage fut si grand que dans un de ces combats, vers une rivière nommée Golo, ils se firent un rempart de leurs morts pour avoir le temps de recharger derrière eux avant de faire une retraite nécessaire ; leurs blessés se mêlèrent parmi les morts pour affermir le rempart. On trouve partout de la valeur, mais on ne voit de telles actions que chez les peuples libres. »
Pourtant les combats ne cessèrent pas après cette bataille. D'autres combats acharnés eurent lieu comme dans la région de Vico, du 1er au 5 juin, entre les troupes de Clemente Paoli, frère de Pascal Paoli, et celles du comte de Narbonne , commandant militaire d'Ajaccio. Dans la même période, les Corses s'opposèrent vainement à l'avance des troupes françaises, comme dans le Fiumorbo ou à Vivario.
Les Français cherchaient à capturer Pascal Paoli, qui réussit à s'échapper, avec 300 fidèles, en s'embarquant à Porto-Vecchio le 13 juin 1769 pour Livourne
À la suite de cette défaite, Paoli prendra le chemin de l'exil. Il faut noter que dans les mois qui suivirent, près d'une centaine de familles corses, parmi les plus influentes, furent anoblies par Louis XV, dont la plupart de celles qui avaient participé à la bataille aux côtés de Paoli (l'exemple des Bonaparte est le plus connu). Ponte-Novo marque la fin de l'indépendance paoliste, qui aura donc duré quatorze ans, de 1755 à 1769. Ainsi s'achève le rêve d'une Corse indépendante, certes dépendante de l'aide de l'Angleterre, mais dotée d'une constitution, d'un drapeau (qui précède notamment le drapeau tricolore , de sa monnaie, son armée, sa marine, son université, où sont admis des boursiers sélectionnés selon leurs mérites, et où, sous la condition d'être chef de famille, les femmes avaient le droit de vote — alors qu'aucun peuple européen, sans distinction de sexe, ne disposait encore de ce droit. Pour ses réalisations, Paoli, ainsi tombé à Ponte-Novo, bénéficia de nombreux témoignages d'admiration et demeure connu, aux États-Unis en particulier, comme l'un des principaux inspirateurs de la Déclaration d'indépendance de 1776 et de la Constitution américaine .

lyvi
9 mai 1978
Le chef de la Démocratie chrétienne italienne, Aldo Moro, est assassiné par les Brigades rouges.
9 mai 2012
En Indonésie, un Souhkoi Superjet 100 avec 45 personnes à bord s’écrase de plein fouet sur le volcan Salak au cours d’un vol de démonstration. Aucun survivant ne sera retrouvé dans les débris.
9 mai 1952
Le film Jeux interdits de René Clément, et basé sur un roman de François Boyer sort en salles.
Misterprof-
9 mai 1927 :
Disparition de Nungesser et Coli.
Français et Américains apprennent avec consternation la disparition des aviateurs Charles Nungesser et François Coli dans leur tentative d'effectuer la première traversée de l'Atlantique Nord sans escale.
Le retentissement médiatique du drame tient à la personnalité hors normes de Charles Nungesser (35 ans).
As de la Grande Guerre avec 43 victoires à son actif, il a été blessé et a plusieurs fois frôlé la mort.
Affronté un jour à un avion allemand plus performant que le sien, Nungesser, résigné, atterrit pour ne pas être abattu en vol.
Mais son adversaire, ayant reconnu son écusson, renonce à le mitrailler et se contente de le survoler en le saluant.
Après la guerre, le héros s'installe dans un hôtel particulier du rond-point des Champs-Élysées, mène grande vie, reçoit une Rolls-Royce du Prince de Galles.
Il fait la connaissance d'une jeune milliardaire américaine, Consuelo, dont il tombe amoureux et qu'il épouse en 1923.
Entre temps, il fonde à Orly une école de pilotage mais ne tarde pas à faire faillite et se ruiner.
Il rebondit et devient, aux États-Unis, une grande figure du show-business.
Lui-même devient acteur et joue son propre rôle.
Mais il ne tarde pas à connaître de nouveaux revers : aux États-Unis, son étoile pâlit et pire que tout, sa chère Consuelo demande et obtient le divorce.
Nungesser répond alors à une offre de 25 000 dollars à qui traversera pour la première fois l'Atlantique Nord en avion.
Le héros s'associe à François Coli, un autre pilote de guerre issu de la marine marchande, qui a réussi en 1919 la double traversée de la Méditerranée.
Après avoir essuyé plusieurs refus du constructeur Levasseur, les deux hommes obtiennent enfin la livraison d'un avion sur mesure.
Après une préparation de plusieurs semaines, ils décollent le 8 mai 1927 du Bourget à bord de leur biplan Levasseur, baptisé « L'Oiseau blanc » en souvenir d'un chef indien.
L'avion est signalé aux abords de Terre-Neuve et, sur la foi d'une fausse dépêche, un journal parisien du soir, La Presse, se hasarde à annoncer leur arrivée à New York.
Mais c'est en vain que l'on guette les deux aviateurs.
À Paris, les badauds, scandalisés, saccagent les locaux de La Presse.
Dans les années 1930 on a retrouvé, dans l'État du Maine, non loin de New York, des débris et un moteur d'avion du même modèle que celui de « L'Oiseau blanc ».
Certains en ont conclu que les deux malheureux avaient malgré tout réussi leur pari.
D'autres pensent que l'avion aurait pu s'écraser sur une plage des rives du Bas Saint-Laurent.
Le jeune Américain Charles Lindbergh (25 ans) relève sans attendre le défi de Nungesser et Coli.
Le 21 mai 1927, soit quelques jours après les deux Français, il réussit la traversée dans l'autre sens.
Lindbergh franchit l'Atlantique, de New York au Bourget, en volant seul et sans radio, uniquement aux instruments, à bord d'un monoplan Ryan, le Spirit of Saint Louis.
Il parcourt 6300 km à la vitesse de croisière de 180 km/h.

lyvi
Le 8 mai 1842, sous le règne de Louis-Philippe Ier, se produit le premier accident grave de l'histoire du chemin de fer : 55 morts.
Le drame survient à Meudon, sur la ligne Paris-Versailles, dans un train qui ramenait des Parisiens venus passer la journée à Versailles pour le spectacle des grandes eaux. Les dix-huit voitures en bois déraillent et prennent feu. Les voyageurs succombent sans pouvoir sortir des compartiments, fermés à clé de l'extérieur selon l'usage de l'époque. Parmi les victimes figurent le navigateur Dumont d'Urville, découvreur de la terre Adélie, ainsi que sa femme et son fils.

ANCOLIE67
À cette date, en 1945, les représentants de l’Allemagne signèrent l’acte de capitulation à Berlin devant leurs homologues français, américains, britanniques et soviétiques. Le 8 mai marque la fin de la guerre en Europe, mais celle-ci se poursuit en Asie jusqu’à la capitulation du Japon en septembre.
La capitulation allemande et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe
Le 8 mai 1945, date historique marque la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. C’est le jour où les forces alliées ont officiellement annoncé la capitulation de l’Allemagne nazie en 1945, mettant ainsi fin à six années de conflit dévastateur et où les combats ont cessé. C’est un jour de recueillement où nous nous souvenons des sacrifices consentis pour défendre la liberté et la démocratie. Pour la plupart d’entre nous, le 8 mai est surtout un jour férié.
Le 8 mai 1945, marque la fin d’une période de terreur et ouvre la voie à une ère de paix et de reconstruction.
La commémoration revêt une importance particulière pour tous. C’est l’occasion de rendre hommage aux soldats qui ont combattu pour notre liberté, mais aussi de se souvenir des civils qui ont souffert des atrocités de la guerre. C’est aussi un moment pour réaffirmer notre engagement envers les valeurs de tolérance, de solidarité et de paix.
Chaque année, des cérémonies officielles sont organisées à travers le pays. Des dépôts de gerbe, des discours et des moments de silence sont observés pour honorer la mémoire des victimes et exprimer notre gratitude envers ceux qui ont lutté pour notre liberté.
Mais le 8 mai, c’est aussi l’occasion de se rappeler que la paix est fragile et qu’il est de notre devoir de la préserver. C’est pourquoi il est essentiel de transmettre cette mémoire aux générations futures, pour qu’elles comprennent les enjeux et les sacrifices liées à la défense de nos valeurs.
Le 8 mai est bien plus qu’un simple jour férié. C’est un symbole de résistance, de courage et d’espoir. En nous remémorant les événements de cette journée, nous nous engageons à préserver la paix.
(Ministère des Armées)
Misterprof-
8 mai 1902 :
Éruption de la Montagne Pelé, qui anéantit la ville de Saint-Pierre (Martinique) et ses 28 000 habitants.
Comme toutes ses sœurs de l'archipel des petites Antilles, l'île est d'origine volcanique.
Mais l'activité éruptive semble terminée de longue date lorsque l'île est colonisée par les Européens.
La ville de Saint-Pierre se développe au pied d'un ancien volcan appelé Montagne Pelée en raison de ses pentes dénudées et austères.
Son charme tropical, sa vie culturelle et l'élégance vestimentaire de sa bourgeoisie lui valent le surnom de « petit Paris des Antilles ».
Les premiers signes d'une résurgence de l'activité volcanique se manifestent dès 1900 avec quelques fumerolles.
En avril 1902, les habitants de la région se plaignent d'une odeur pestilentielle liée à des émanations de soufre.
Les secousses sismiques se multiplient.
Les 2 et 3 mai, dans un fracas épouvantable, la montagne vomit des nuages de cendres accompagnés d'éclairs.
Les scientifiques, consultés, se veulent rassurants : la ville de Saint-Pierre est protégée d'éventuelles coulées de laves par le relief.
En témoignage de sincérité, et à la demande de sa hiérarchie, le gouverneur Mouttet et sa femme s'installent dans la ville.
Les habitants sont invités à aller voter le 11 mai à un second tour des élections législatives et il serait dommage que la peur les fasse renoncer à leur devoir électoral.
Le 8 mai, à 8h02 du matin, dans une formidable explosion, une nuée ardente s'échappe du volcan.
Ce nuage de cendres, de pierres et de gaz enflammés recouvre en un clin d’œil la ville et la rade. Tout prend feu.
Quelques rares personnes, sur les navires, échappent à la mort.
Dans la ville, on ne retrouvera que deux miraculés : un cordonnier et un prisonnier, Louis Cyparis, qui avait été mis au cachot pour cause d'ivrognerie.
Les murs de sa cellule lui ont évité une mort horrible.
La Montagne Pelée a poursuivi ses éructations jusqu'en 1905 avec un type d'éruption inédit, caractérisé par une brusque explosion et une nuée ardente, auquel les scientifiques donnent le nom de « péléen » (de Montagne Pelée).
Une aiguille de 350 mètres, composée de lave solidifiée, l'a surmontée longtemps avant de se désagréger.
Elle a connu une nouvelle période éruptive en 1929-1932 avant de se rendormir pour une durée indéterminée.
Le drame de 1902 et les erreurs de prévision ont entraîné un regain d'intérêt pour les éruptions volcaniques et la naissance d'une discipline nouvelle, la vulcanologie.
FAE
"7 mai
A 2h41 du matin, dans la ville de Reims (Marne), le général Alfred Jodl signe la capitulation sans condition de l'Allemagne.
« Le Haut Commandement allemand donnera immédiatement l’ordre à toutes les autorités militaires terrestres, navales et aériennes sous contrôle allemand, de cesser toutes les opérations actives à 23h01, le 8 mai. »
Dans le camp allié, le chef d'état-major du général Eisenhower, accompagné du général soviétique Ivan Sousloparov, signent l'acte de capitulation au nom des vainqueurs. Tout comme le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, invité à apposer sa signature en qualité de simple témoin.
8 mai
Joseph Staline n’est cependant pas satisfait des conditions dans lesquelles l’acte de capitulation a été signé en France. Il demande une nouvelle ratification, cette fois-ci en zone d'occupation soviétique, au cœur du IIIe Reich. Ce sera Berlin.
La signature se déroule sous la présidence du maréchal Joukov, pour les Soviétiques. La France est quant à elle représentée par le chef de la 1re armée française : le général de Lattre de Tassigny. Le maréchal Wilhelm Keitel, chef d'état-major de la Wehrmacht, se charge de la signature côté allemand.
Si la ratification de l’acte de capitulation est effective le 8 mai peu avant minuit, heure d’Europe occidentale, elle n’est enregistrée qu’à 01h01 en Union Soviétique. La victoire de la « Grande Guerre patriotique » se commémore ainsi le 9 mai en Russie.
2 septembre 1945
Malgré la capitulation de l'Allemagne nazie, le Japon poursuit une lutte désespérée dans l'océan Pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, pour le contraindre à déposer les armes. Près de 4 mois après Berlin."
Misterprof-
7 mai 1915 :
Le paquebot britannique Lusitania, un navire de 32 000 tonnes, est torpillé par un sous-marin allemand au large de l’Irlande.
1200 personnes parmi les 2000 passagers perdront la vie.
Le paquebot transportait plus de 50 tonnes de munitions dissimulées.
Le RMS Lusitania était un paquebot transatlantique britannique armé par la compagnie Cunard et lancé le 7 juin 1906.
Son nom vient de celui de la province romaine de Lusitanie, au sud-ouest de la péninsule ibérique, l'actuel Portugal.
Il s'agit du navire-jumeau (sistership) du paquebot Mauretania.
Le Lusitania fut touché par tribord alors qu'il faisait route à la vitesse relativement réduite de 18 nœuds cap sur le port de Queenstown (actuel Cobh), à 40 km de là sur la côte sud d'Irlande.
Selon les témoignages de survivants (dont le Français Joseph Marichal, qui intenta un procès à la Cunard, la première explosion à l'impact de la torpille fut suivie d'une seconde beaucoup plus violente.
Elle fut officiellement attribuée à l'explosion d'une chaudière, mais suscita rapidement de nombreuses interrogations.
Ce navire solide et ultramoderne coula anormalement vite et par l'avant, alors qu'il disposait de compartiments étanches dont le capitaine avait fait fermer les portes après avoir reçu un avis de la Royale annonçant qu'un sous-marin allemand croisait dans les parages (il avait aussi fait préparer les canots de sauvetage).
Le paquebot sombra en 18 minutes, ne permettant qu'à six canots sur vingt-deux d'être mis à l'eau.
Les notes du commandant du sous-marin allemand, le Kapitänleutnant Walther Schwieger, qui venait la veille et l'avant-veille de couler trois cargos dans ce secteur, indiquent qu'il tire sa torpille à 460 mètres de distance à 14 h 10 et que l'impact est suivi d'une « détonation exceptionnellement importante », avec un grand nuage de fumée et « des débris projetés jusqu'au-dessus des cheminées ».
Une deuxième explosion est entendue, sans que l'on sache s'il s'agissait d'une chaudière, du charbon ou d'une charge de poudre).
Des notes plus tardives de cet officier précisent que le sous-marin avait déjà tiré ses meilleures torpilles et qu'il ne lui restait que deux ou trois torpilles moins puissantes.
L'épave repose par 93 mètres de profondeur dans une zone brassée par de forts courants.
Le torpillage du Lusitania, qui causa la mort de 128 personnes de nationalité américaine, joua un rôle important dans l'hostilité de plus en plus forte des États-Unis envers l'Allemagne, jusqu'à leur implication dans la Première Guerre mondiale à partir du 6 avril 1917.