Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar Misterprof-

Misterprof-

27 avril 2026 05:56
FAE a écrit :
Bonsoir à tous ! 😃
Merci à tous les deux.
Je me rappelle que les retombées de cette catastrophe avaient soigneusement contourné le périmètre de notre hexagone. Pourtant j'ai toujours la photo de tomates de formes bizarres jamais vues auparavant.
Nous ne les avions pas mangées.

Je me souviens des commentaires des chansonniers de l'époque, notamment l'émission "Les guignols de l'info", qui s'en sont donné à cœur joie avec ce nuage nucléaire "téléguidé" 😄
27 avril 1848 :
Abolition de l'esclavage en France.
Le gouvernement de la République française publie un décret par lequel il abolit l'esclavage dans les colonies françaises.
Cette abolition concerne avant tout les vieilles colonies héritées de l'Ancien Régime, dont l'économie repose encore sur les grandes plantations sucrières.
Sous la Révolution, les députés de la Convention avaient déjà aboli l'esclavage une première fois pour calmer les révoltes dans les colonies des Antilles, mais Napoléon Bonaparte était revenu sur cette mesure et légalisé l'esclavage le 20 mai 1802.
Les Anglais se montrent plus hardis : sous la pression des sociétés philanthropiques d'inspiration chrétienne, ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l'esclavage en 1833.
Les libéraux et les philanthropes français sont tout disposés à imiter leurs homologues d'outre-Manche.
Ils y réussissent sans trop de problème dans l'île de Mayotte, sultanat musulman tombé sous protectorat français en 1841, et où n'existe aucun planteur européen, et où le gouvernement du roi Louis-Philippe 1er abolit l'esclavage dès le 9 décembre 1846.
Par contre, dans les vieilles colonies qui comptent beaucoup de planteurs, ils en sont régulièrement empêchés par ces derniers.
Il faut attendre la Révolution de février 1848 pour qu'enfin, dans l'effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l'opposition des planteurs.
Le décret d'abolition est rédigé par Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'État à la Marine dans le gouvernement provisoire, lui-même sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago.
Le décret prévoit de libérer, dans un délai de deux mois, 250.000 esclaves noirs ou métis à la Martinique et à la Guadeloupe, ainsi qu'à la Réunion, en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal.
À leur manière, les esclaves ont accéléré le mouvement.
À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection éclate le 22 mai 1848, avant qu'ait été connue l'existence du décret.
Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l'esclavage dès le 27 mai 1848 pour éteindre l'insurrection.
En compensation de la perte de leurs esclaves, les planteurs reçoivent du gouvernement français une indemnité forfaitaire.
Ils contournent aussi l'interdiction de l'esclavage en faisant venir des « travailleurs sous contrat » de la Chine du sud ou d'Inde du Sud.
Il s'agit d'un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom.
L'abolition dément les sombres prophéties des planteurs, qui craignaient la ruine de leurs exploitations et de leurs îles.
Au contraire, elle se traduit par un regain de l'activité économique dans les colonies.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

26 avril 2026 16:53

Bonsoir à tous ! 😃
Merci à tous les deux.
Je me rappelle que les retombées de cette catastrophe avaient soigneusement contourné le périmètre de notre hexagone. Pourtant j'ai toujours la photo de tomates de formes bizarres jamais vues auparavant.
Nous ne les avions pas mangées.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

26 avril 2026 09:06

26 avril 1905 :
Fondation de la SFIO.
Pendant 3 jours, 286 militants représentant les différentes factions politiques qui se réclament du socialisme se réunissent en congrès dans la salle du Globe à Paris, sur les instances de l'Internationale ouvrière et socialiste qui a appelé les socialistes français à l'union lors de son congrès de l'année précédente, à Amsterdam.
Ils se décident enfin à surmonter leurs divisions et fondent la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière).
Le mouvement socialiste français a jusque-là été divisé en courants rivaux, se privant du même coup de toute action efficace sur la vie politique nationale.
Ces divisions sont l'héritage de la Révolution, de la Commune et aussi de la relative faiblesse de la classe ouvrière dans le pays.
Le courant le plus important est celui de Jules Guesde, dont le Parti ouvrier français cultive les références au marxisme.
Il faut compter aussi avec les vaillantistes du Parti socialiste révolutionnaire d'Édouard Vaillant, qui se réfèrent à la Commune, les broussistes (Paul Brousse), les allemanistes du Parti ouvrier révolutionnaire (Jean Allemane), très influents dans les Bourses du Travail, et enfin avec les indépendants : Jean Jaurès, Alexandre Millerand, René Viviani ou encore Aristide Briand.
Les socialistes songent à s'unir après de premiers succès aux élections législatives de 1893 et aux municipales de 1896.
Ils y sont encouragés par Alexandre Millerand, lors d'un banquet des maires socialistes, le 30 mai 1896, à Saint-Mandé.
Mais l’Affaire Dreyfus les divise à nouveau, Jean Jaurès plaidant pour la réhabilitation du capitaine au nom du droit et Jules Guesde considérant qu'il s'agit d'une affaire purement « bourgeoise ».
Les divisions s'accentuent en 1899 quand Alexandre Millerand accepte de participer au gouvernement de Défense républicaine de Waldeck-Rousseau.
Les guesdistes, qui refusent toute compromission avec les partis « bourgeois », dénoncent ce qu'ils appellent le « ministérialisme ».
En 1902, les principaux courants socialistes se divisent entre deux grands partis : le Parti socialiste français (PSF) de Jaurès, réformiste et démocrate, et le Parti socialiste de France (PSDF) de Guesde, partisan de la révolution et de la dictature du prolétariat.
Le Congrès international d’Amsterdam, en août 1904, donne raison au second en validant la thèse marxiste de la lutte des classes.
Une commission d'unification prépare la fusion des deux partis, laquelle aura lieu à l'issue du Congrès du Globe.
Jules Guesde (60 ans) paraît triompher, mais Jean Jaurès (44 ans) conserve un atout essentiel, outre sa jeunesse et son talent oratoire : il maîtrise la communication du parti grâce à son quotidien L'Humanité, créé l'année précédente.
Les autres leaders socialistes, Millerand, Briand et Viviani, demeurent à l'écart de la SFIO.
En 1920, à l'issue de la Grande Guerre et de la révolution bolchévique, les partisans de Lénine font scission au congrès de Tours pour fonder le Parti communiste.
Les autres militants de la SFIO, fidèles à la démocratie parlementaire, se regroupent sous l'autorité de Léon Blum.
Les compromissions de la SFIO dans les guerres coloniales, sous l'autorité de Guy Mollet, l'amèneront, le 4 mai 1969, à changer son nom pour celui de Parti socialiste.
Le 11 juin 1971, au congrès d'Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prendra la direction avec le titre modeste de Premier secrétaire.

Répondre·

Avatar lyvi

lyvi

26 avril 2026 07:01

26 avril 1986 : Explosion de Tchernobyl

Le 26 avril 1986, à 1h23, deux énormes explosions secouent la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 120 kilomètres au nord de Kiev, en Ukraine, et à 16 kilomètres de la Biélorussie. Elles provoquent le plus grave accident de l’histoire du nucléaire civil.
En quelques jours, les retombées radioactives affectent la majeure partie de l'Europe.
Le sacrifice de milliers de « liquidateurs » va en limiter les conséquences. Il n'empêche que toute l'Europe est affectée…
L'État mobilise à la hâte 800 000 hommes pour réduire les fuites de radioactivité (largage de béton sur le réacteur...). Un millier de ces « liquidateurs » sont mortellement contaminés. 
« Sans même en avoir conscience, ils ont accompli l'inimaginable. Sans leur sacrifice, les conséquences de l'accident auraient été bien pires. Pires en Ukraine et en Biélorussie, mais pires aussi dans toute l'Europe... », écrit le journaliste Igor Kostine (Tchernobyl, confessions d'un reporter, Les Arènes, 2006).
Malgré cela, plusieurs milliers de citoyens soviétiques sont voués à une mort anticipée. Des milliers de km2 de terre sont rendues impropres à la vie en Ukraine et en Biélorussie. 
L'opinion internationale et les gouvernants formulent le vœu d'une meilleure collaboration internationale en matière de sécurité nucléaire, vœu pieux qui ne sera suivi d'aucune mesure tangible...

Répondre·

Avatar FAE

FAE

26 avril 2026 05:52

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci ancolie.
me suis trouvée à Lisbonne un 25 avril il y a quelques années et nous avons participé aux cérémonies commémoratives dont un défilé un oeillet à la main.
C'était très émouvant.

Répondre·

Avatar ANCOLIE67

ANCOLIE67

25 avril 2026 09:26

La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais), est le nom donné aux événements d'avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933.

Ce que l'on nomme « révolution » a commencé par un coup d'État organisé par des militaires qui s’étaient progressivement radicalisés par rejet des guerres coloniales menées par le Portugal, en Afrique. Ce coup d'État, massivement soutenu par le peuple portugais, a débouché sur de profondes divisions sur la façon de refonder le pays et en a profondément changé le visage socio-politique. C'est l'instauration de la démocratie au Portugal après quarante ans de dictature salazariste. Évènement essentiel de l'histoire européenne de l'après-Seconde Guerre mondiale, le 25 avril 1974 marque le début de la démocratisation du Sud de l'Europe, celui-ci étant suivi par la chute des dictatures espagnole et grecque.

La révolution des Œillets a eu la particularité de voir des militaires porteurs d'un projet démocratique (mise en place d'un gouvernement civil, organisation d'élections libres et décolonisation...) et cherchant à renverser une dictature sans pour autant instaurer un régime autoritaire et militaire.

La fleur d’œillet est devenue un symbole de la révolution d'avril 1974.

Son nom viendrait de l'œillet rouge que les militaires du Mouvement des Forces armées auraient arboré à leur boutonnière et dans le canon de leur fusil en signe de ralliement[1] ou, plus simplement, des œillets donnés spontanément par les fleuristes en disposant[2].

À l'origine de ce geste une femme, Celeste Caeiro, qui travaillait dans un restaurant de la rue Braamcamp de Lisbonne, transportait des fleurs d’œillet blancs et rouges pour les offrir aux clients du restaurant. Un soldat lui aurait demandé une cigarette, mais elle n'avait que ces fleurs et a commencé à les distribuer aux soldats, qui les ont mises dans le canon de leurs armes. Puis les fleuristes ont fait de même[

Depuis 1926, le Portugal est une dictature. L’Estado Novo, un régime conservateur et nationaliste créé en 1931 s'appuie sur l'armée, sur les États-Unis et sur la police secrète d'État et militaire (la PSDEM). Il est dirigé à partir de 1968 par Marcelo Caetano qui a succédé à António de Oliveira Salazar (resté au pouvoir de 1933 jusqu'à son accident vasculaire cérébral en 1968). Les libertés fondamentales sont suspendues, la censure est imposée et les partis politiques et syndicats sont interdits, à l’exception des organisations officielles du régime. Ces mesures sont prises sous l’égide d’une idéologie conservatrice qui réprime toute opposition, conduisant à des vagues migratoires massives[6].

Toutefois, l'Estado Novo est affaibli par de nombreux problèmes. D'abord, il ne réussit pas à développer le pays (l'un des plus pauvres d'Europe). Ensuite, une grande partie de la population rejette le conservatisme moral et le manque de liberté. Enfin, à compter de février 1961, en Angola, le régime a déclenché des « guerres de pacification » visant à maintenir la colonisation portugaise face aux révoltes indépendantistes (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Sao-Tomé-et-Principe et Guinée-Bissau). Mais c'est l'enlisement après plus de dix années de guerre, qui font de plus en plus de victimes parmi les jeunes enrôlés par la conscription et parmi les officiers engagés. Les guerres coloniales deviennent ainsi l'un des terreaux de la révolution.

Une résistance s’organise dans la clandestinité, sous l’égide notamment du Parti communiste portugais (PCP), considéré par la dictature comme son principal ennemi, et par les Comités de lutte anticoloniale (CLAC). Un nombre important de ces militants sont emprisonnés, torturés et assassinés .

C'est pourtant le 25 avril que le MFA lance les opérations pour renverser le régime dictatorial notamment sous l'impulsion et l'organisation d'Otelo de Carvalho qui conservera un rôle politique majeur dans la période politique qui suivra la chute de la dictature salazariste. La diffusion par la radio de Grândola, Vila Morena, chanson de Zeca Afonso, annonce le départ des militaires révoltés du MFA pour s'emparer des points stratégiques du pays. En quelques heures, le pouvoir s'effondre.

Durant ces opérations, malgré les appels réguliers des « capitaines d'avril » du MFA à la radio incitant la population à rester chez elle, des milliers de Portugais descendent dans la rue, se mêlant aux militaires insurgés. L'un des points centraux de ce rassemblement est le marché aux fleurs de Lisbonne, alors richement fourni en œillets. Une femme travaillant dans un restaurant pour les offrir à ses clients, Celeste Caeiro, en donne à plusieurs militaires[13] ; les fleuristes du marché suivent son exemple. Certains militaires insurgés mettront cette fleur dans le canon de leur fusil, donnant ainsi un nom et un symbole à cette révolution.

Marcelo Caetano, réfugié dans la caserne principale de la gendarmerie de Lisbonne, est encerclé par le capitaine Salgueiro Maia et ses hommes, tous membres du MFA. Voulant à tout prix éviter que le pouvoir ne tombe dans la rue (ou aux mains du MFA qu'il considère comme un mouvement communiste), il accepte de se rendre à condition de remettre le pouvoir au général Spínola, ce qui sera fait après accord du MFA. Caetano est alors emmené sous escorte et exilé vers le Brésil.

Seule la PIDE, police politique, oppose une résistance armée et tire dans la foule, faisant quatre morts, uniques victimes de cette révolution[14]. Cette résistance est anéantie dans la nuit du 25 au 26.

Comme prévu, le pouvoir est aussitôt confié à une Junte de Salut national (JSN). Elle est composée de militaires prestigieux : Spínola, Costa Gomes, Jaime Silvério Marques, Galvão de Melo, Pinheiro de Azevedo et Rosa Coutinho. Vers 1 h 30, elle se présente aux Portugais en lisant une proclamation rédigée par le MFA. Cette proclamation affirme que le pouvoir sera remis aux civils à l'issue de la tenue d'élections libres, et insiste sur la volonté d'une politique dite « des Trois D » : « démocratiser, décoloniser et développer ». Pourtant, très vite, les divergences entre les différents protagonistes se font jour et provoquent une longue période de troubles au Portugal plus connue sous le nom de Processus révolutionnaire en cours (PREC).

Les prisonniers politiques sont libérés. Les dirigeants des partis politiques en exil peuvent dès lors revenir triomphalement au Portugal : le socialiste Mário Soares le 29 et le communiste Álvaro Cunhal le 30 avril.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

25 avril 2026 06:20

25 avril 1792 :
Rouget de Lisle chante la Marseillaise.
Le maire de Strasbourg, le baron Philippe-Frédéric de Dietrich, reçoit quelques notables et officiers, cinq jours après la déclaration de guerre à l'Autriche.
Dans le salon, l'effervescence est à son comble.
Elle va conduire à la conception d'un chant guerrier appelé à devenir le premier hymne national de l'Histoire, la Marseillaise.
Le maître de maison s'adresse au jeune officier Joseph Rouget de Lisle, violoncelliste à ses heures (32 ans) et lui demande : « Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ».
Le capitaine de garnison, de retour chez lui, s'exécute avec fougue.
Le lendemain soir, de Dietrich organise un dîner au cours duquel lui-même reprend le chant, accompagné par une dame au clavecin et par Rouget de Lisle au violon.
D'abord baptisé Chant de guerre pour l'Armée du Rhin, le nouveau chant recueille un succès fulgurant.
Des voyageurs colportent les paroles et l'air dans tout le pays.
À Marseille, où des volontaires se préparent à se rendre à Paris pour combattre l'invasion, on leur distribue des feuillets avec les paroles du chant patriotique.
Les fédérés marseillais entonnent celui-ci tout au long de leur voyage et lors de leur entrée dans la capitale, d'où son nom définitif de Marseillaise.
Le chant est scandé quelques semaines plus tard lors de la charge des soldats de Valmy.
Durant les révolutions de1848, dans l'ensemble du continent européen, la Marseillaise reçoit une consécration internationale.
De Dietrich fut fort mal récompensé, car il finit sur la guillotine quelques mois plus tard.
Rouget de Lisle échappa au même sort par la fuite.

Répondre·

Avatar ANCOLIE67

ANCOLIE67

24 avril 2026 09:38

Rafle des intellectuels arméniens du 24 avril 1915 à Constantinople
Quelques intellectuels arméniens raflés le 24 avril 1915 puis assassinés :

La rafle des intellectuels arméniens du 24 avril 1915 à Constantinople, parfois appelée dimanche rouge (en arménien : Կարմիր կիրակի), est un évènement marquant le commencement du génocide arménien, qui a consisté en l'arrestation des élites arméniennes de Constantinople, le 24 avril 1915. Ces personnalités ont ensuite été conduites dans des centres de rétention où la plupart ont été assassinés. Ces arrestations ont été décidées par le ministre de l'intérieur de l'Empire ottoman Talaat Pacha. Dans la nuit du 24 avril, 235 à 270 intellectuels arméniens sont arrêtés. En comptant les arrestations survenues les jours suivants à Constantinople, on atteint le chiffre de 2 345 déportations ; l'écrivain Vrtanes Papazian et le musicien Komitas sont parmi les rares à y avoir survécu.

La date du 24 avril a été choisie comme journée de commémoration du génocide arménien à travers le monde, en Arménie où le jour est férié comme pour la diaspora arménienne[1].

Déportations

Original de l'ordre du ministre de l'intérieur Talaat Pacha du 24 avril 1915.
Détentions à Constantinople

Le ministre de l'intérieur Talaat Pacha du gouvernement Jeunes-Turcs donne le 24 avril 1915 l'ordre de l'arrestation d'intellectuels arméniens. L'opération débute à 20 heures[ à Constantinople et est conduite par Bedri Bey, le chef de la police de Constantinople[3]. Dans la nuit du 24 au 25 avril 1915, 235 à 270 intellectuels arméniens sont alors arrêtés, en particulier des ecclésiastiques, des médecins, des éditeurs, des journalistes, des avocats, des enseignants et des hommes politiques[4],[5]. Les personnes arrêtées sont maintenues en détention pour identification durant une journée, soit en commissariat de police (en turc ottoman : Emniyeti Umumiye) soit à la prison centrale. Une seconde vague d'arrestation est alors lancée et conduit à l'arrestation de 500 à 600 Arméniens . Quelques-uns, comme l'écrivain et poète Alexandre Panossian (1859-1919), ont été libérés rapidement mais la plupart ont été ensuite déportés. Au total, on estime que 2 345 notables arméniens ont été arrêtés en quelques jours, avant d'être déportés[7],[8]. La plupart d'entre eux n'avaient aucune activité politique ou nationaliste .

1/ L’élimination des élites de la capitale, Constantinople, les 24 et 25 avril 1915 – les soldats arméniens de l’armée ottomane ayant été auparavant désarmés.

2/ De mai à juillet 1915, l’élimination presque totale de la population arménienne dans les provinces anatoliennes orientales de l’empire (où vivaient plus de la moitié des Arméniens et qui étaient le centre historique de ce peuple depuis vingt-sept siècles). Les villages arméniens sont rasés après que la population ait été tuée. Dans les bourgs et les villes, les notables sont tués en premier, puis les autres hommes, près de leur domicile dans des endroits retirés ; les femmes, les enfants et les vieillards, sont déportés à pied le long de chemins de montagne. Ces convois de déportés sont régulièrement décimés, de telle sorte que la déportation est la technique principale du génocide. Les victimes meurent de soif, de faim, de maladie mais sont aussi exécutées de manière isolée ou en masse. Des femmes et des enfants sont enlevés et convertis de force.

3/ À partir d’août 1915, les Arméniens du reste de l’empire, à l’exception de ceux de Constantinople et de Smyrne, sont déportés en famille, par chemin de fer, et, à partir d’Alep – point de convergence des convois – dirigés vers la Syrie où 120 000 survécurent, ou le long de l’Euphrate où tous périssent, soit dans des camps de concentration, soit dans des zones de regroupement, comme Deir-es-Zor où ils sont exterminés à la fin de 1916.

En deux ans, les deux tiers des Arméniens de l’empire ottoman ont donc été victimes d’un génocide perpétré pour des raisons à la fois idéologiques et politiques. Une fraction du parti politique Union et Progrès voyait dans les Arméniens le principal obstacle à l’unification des Turcs de l’Empire ottoman et du Caucase, et même d’Asie centrale.

Selon les historiens, ses spécificités en font l’événement présentant le plus de similarités avec le génocide des Juifs : une planification génocidaire opérée par un Etat ; le rôle d’une organisation criminelle – l’Organisation spéciale dans le cas du génocide arménien – dans la perpétration des meurtres ; une population visée car considérée comme un danger mortel ; l’arrière-plan d’une guerre mondiale qui conduit à la chute du régime responsable du génocide.

Aujourd’hui, alors que les nations sont de plus en plus nombreuses à reconnaître ce génocide, le génocide des Arméniens continue à être nié par les autorités turques qui se livrent à un véritable négationnisme d’Etat.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

24 avril 2026 08:34

24 avril 1617 :
Assassinat de Concini.
Dans les années qui suivent l'assassinat du roi Henri IV, la France connaît l'agitation propre à toutes les régences, et celle de la reine Marie de Médicis s'avère plus périlleuse qu'aucune autre.
La reine écarte les anciens ministres de son époux, dont le sage Sully, et s'entoure d'intrigants et de parvenus, dont le plus connu est Concino Concini, l'époux de la sœur de lait de Marie de Médicis, Leonora Dori, dite la Galigaï.
La régente lui a remis le gouvernement du royaume et l'a fait marquis d'Ancre et même maréchal et amiral sans qu'il n'ait jamais combattu ni commandé de navire.
Au grand mécontentement de la cour, ce clan pille sans vergogne le Trésor, cependant que Marie de Médicis s'adonne sans limite à sa passion des bijoux et de l'astrologie.
Le favori commet aussi l'erreur de rudoyer le jeune Louis XIII.
Le 24 avril 1617, celui-ci le fait assassiner avec le concours de son ami Albert de Luynes.
« Merci, grand merci à vous ! À cette heure, je suis roi ! » s'exclame le souverain (17 ans) à l'adresse des assassins.
Dans la foulée, il fait décapiter et brûler la Galigaï sous l'accusation de sorcellerie.
La ville d'Ancre, en Picardie, est rebaptisée Albert en l'honneur du nouveau favori (la rivière qui la traverse a conservé le nom d'Ancre).
Par ce « coup de majesté », Louis XIII affirme son autorité.
Mais il a aussi la mauvaise idée d'écarter Armand du Plessis de Richelieu, conseiller efficace de sa mère, au profit de l'inepte duc de Luynes.
Il se ravisera sept ans plus tard.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

23 avril 2026 19:08

Bonsoir à tous ! 😃
Un grand merci !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

23 avril 2026 05:50

23 avril 1671 :
François Vatel (45 ans) meurt dans des conditions rendues célèbres par Madame de Sévigné.
Ce fils de laboureur s'était illustré comme maître d'hôtel à Vaux-le-Vicomte, auprès du ministre Nicolas Fouquet.
Après la disgrâce de son mécène, il entre au service du prince de Condé , le vainqueur de Rocroi, comme « contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince ».
Le roi Louis XIV ayant informé le prince de sa venue dans son château de Chantilly, Vatel s'apprête à nourrir pendant trois jours, du jeudi au samedi, 600 courtisans et un total de plusieurs milliers de personnes, domestiques compris.
Le souper du jeudi est suivi d'un spectacle de deux heures et d'un feu d'artifice à peine terni par les nuages.
Le roi est ravi mais Vatel se désole de ce que quelques rôtis ont manqué à certaines tables. Toute la nuit, il court à l'affût du moindre désordre.
Au petit matin, Vatel guette la marée qui doit amener les poissons et les coquillages de Boulogne.
Désespéré de ne rien voir venir, il gagne sa chambre et se transperce à trois reprises avec son épée.
La marée arrive sur ces entrefaites et l'on fait la macabre découverte du maître d'hôtel tandis qu'on le cherche pour en prendre possession.
Le Roi-Soleil, informé par Monsieur le Prince, se montre affligé d'un tel sens de l'honneur mais la fête n'en continue pas moins jusqu'à son terme.
Référence obligée en matière de grande cuisine, Vatel n'a pourtant aucune recette à son actif (si ce n'est la crème Chantilly, qu'il aurait inventée à Vaux-le-Vicomte).
Il est devenu une légende en raison de son suicide et de la publicité qu'en a faite la marquise de Sévigné.

Répondre·

Avatar ANCOLIE67

ANCOLIE67

22 avril 2026 13:45

La bastille Saint-Antoine, souvent appelée simplement la Bastille, et anciennement les fort et bastide Saint-Anthoine lez Paris[1],[2], est une forteresse construite au XIVe siècle, à l'emplacement du débouché de la rue Saint-Antoine sur l’actuelle place de la Bastille à Paris. Devenue une prison, considérée comme le symbole du despotisme monarchique, elle fut totalement détruite lors de la Révolution française dont elle fut un des évènements déclencheurs.
Initialement, la Bastille était une bastide[3] (châtelet à deux tours) de la porte Saint-Antoine de l'enceinte de Charles V, élevée en hâte de 1356 à 1358 pendant la prévôté d'Étienne Marcel[4]. En 1367, le roi Charles V décida de pourvoir le revers de cette porte d’une enceinte formant un véritable château urbain (une bastille formant un réduit indépendant et disposant de sa propre garnison) en rehaussant les deux tours et en en construisant six autres. Ce fort était destiné à défendre la porte Saint-Antoine et les remparts de l’Est de Paris devenus plus vulnérables. Il servait aussi à protéger le roi en cas de révolte du peuple parisien car il pouvait sécuriser la route reliant la résidence du roi à l'hôtel Saint-Pol au château de Vincennes où le roi Charles V veut établir le centre administratif du royaume[4].

La « Bastille » ou « Bastille Saint-Antoine » ou encore « fort et bastide Saint Antoine lez Paris » était initialement un véritable château et un arsenal. La construction ordonnée en 1367 eut lieu durant le règne de Charles V, de 1370 à 1383, et fut établie sous la direction du prévôt de Paris Hugues Aubriot qui posa la première pierre le 22 avril 1370[5],[6], sur le modèle à quatre tours courant à l’époque. Les autres tours furent ajoutées ultérieurement. Elle faisait 66 mètres de long pour 34 mètres de large et 24 mètres de hauteur au niveau des tours, et était entourée d’un fossé de 25 mètres de largeur sur 8 mètres de profondeur alimenté par les eaux de la Seine. Les huit tours se nommaient :

tour du Coin (au coin de la rue Saint-Antoine) ;
tour de la Chapelle (au XVe siècle s'y trouvait la chapelle, transférée par la suite de l'autre côté de la cour entre les tours de la Liberté et de la Bertaudière) ;
tour du Trésor (Henri IV y avait transféré en 1580 le trésor royal, trésor dépensé par Marie de Médicis durant sa régence[réf. nécessaire]) ;
tour de la Comté (peut-être en raison de la vicomté de Paris) ;
tour de la Bertaudière ou parfois Bretaudière (le maçon Berthaud se tua en tombant durant sa construction, c'est la tour du Masque de fer) ;
tour de la Bazinière (Macé Bertrand de la Bazinière, trésorier de l'Épargne et arrêté en même temps que Fouquet en 1661, y a été enfermé quatre ans) ;
tour du Puits ;
tour de la Liberté (à la suite d'un assaut des parisiens vers 1380 au cri de « Liberté ! Liberté ! », c'est dans cette tour que sera enfermé Hugues Aubriot sous Charles VI).

Prison
Vue de la Bastille et de la porte Saint-Antoine, par Israël Silvestre - vers 1650.
Oubliettes de la Bastille — Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viollet-le-Duc.

La Bastille fut utilisée occasionnellement comme prison dès le règne de Louis XI.

Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, connétable de France, fut mis à la Bastille le 27 novembre 1475 et décapité en place de Grève le 19 décembre de la même année. Jacques d'Armagnac, duc de Nemours et comte de la Marche, y fut également emprisonné, dans une cage de fer, pour crime de haute trahison et décapité aux Halles le 4 août 1477.

Pendant les troubles des guerres de Religion, elle servit de prison à des Grands du royaume comme François de Montmorency (1574-1575), Charles d'Angoulême (1604-1616), ou encore le prince de Condé (1616-1619). Sous la domination de la Ligue, la Bastille abrite l'écrivain Montaigne (1588), les magistrats du parlement de Paris restés fidèles au roi dont le premier président Achille de Harlay, et l'artiste protestant Bernard Palissy qui y meurt.
Cage de fer suspendue.

Charles de Gontaut, duc de Biron, pair et maréchal de France, convaincu d'intelligence avec l'étranger, eut la tête tranchée « dedans l'enclos de la Bastille, suivant le commandement que j'en avois faict, à la requeste de ses proches parens et pour tesmoigner l'affection que je luy ay portée » (Henri IV)[16].

Quoique la Bastille fût affectée principalement aux prisonniers d'État, le roi Henri IV y fit garder le trésor royal ; c'est ce que nous apprend le poète satirique Mathurin Régnier dans sa 13e Satire[17] :

« Prenez-moi ces abbés, ces fils de financiers,
Dont depuis cinquante ans les pères usuriers,
Volant de toutes mains, ont mis en leur famille
Plus d'argent que le roi n'en a dans la Bastille. »

Sully nous dit dans ses mémoires : « Vers l'an 1610 le roi avoit pour lors quinze millions huit cent soixante-dix-huit mille livres d'argent comptant dans les chambres voûtées, coffres et caques étant en la Bastille, outre dix millions qu'on avait tirés pour bailler au trésorier de l'épargne. »

Prise de la Bastille le 14 juillet 1789
Prise de la Bastille, par Jean-Pierre Houël.
Article détaillé : Prise de la Bastille.

Juste après la prise des Invalides pour trouver des armes et des canons, la Bastille est prise d’assaut le 14 juillet 1789 par le peuple parisien (une grande majorité des émeutiers venant du faubourg Saint-Antoine) venu chercher de la poudre et des munitions. Cette forteresse symbolisait aussi l'arbitraire royal. La Bastille est défendue par une garnison de 82 invalides et 32 grenadiers du régiment suisse de Salis-Samade et accueille aussi sept prisonniers qui sont libérés par les émeutiers au cours de l'assaut.

Des délégations essayent de négocier avec le gouverneur de la Bastille Bernard-René Jourdan de Launay, en vain. Après la prise de la forteresse, ce dernier est emmené sur la place de Grève, où il est lynché, poignardé, fusillé et sa tête découpée par un boucher. Les révolutionnaires auxquels se sont ralliés certains membres de la garde bourgeoise et des Gardes françaises s'emparent notamment de ses archives, les dispersent en partie (avec les meubles et la vaisselle) dans les fossés de la forteresse mais les collectionneurs, notamment Beaumarchais, mettent rapidement la main sur certaines[13]. Dès le 15 juillet, les autorités municipales tentent de les récupérer. La grande majorité est transférée en 1798 à la Bibliothèque de l'Arsenal, dont le directeur est alors Hubert-Pascal Ameilhon, et cataloguée depuis le XIXe siècle (60 000 dossiers comprenant 600 000 feuillets[38], essentiellement des lettres de cachet, interrogatoires, suppliques au roi, rapports de police, correspondances de l'embastillé).

La prise de la Bastille est aujourd’hui considérée comme le symbole de la Révolution française, dont elle marque le commencement.

Cependant, la fête nationale française commémore simultanément la fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, qui coïncidait avec le premier anniversaire de la prise de la Bastille.

La Bastille fut abattue à partir du 15 juillet 1789 par un entrepreneur privé, Palloy[40], qui vendit une partie des pierres en guise de souvenirs (pierres sculptées représentant la Bastille en miniature), dont un certain nombre furent vendues en province (Palloy fit faire également des maquettes de l'édifice qui furent envoyées dans tous les chefs-lieux des départements français). Le 14 août suivant, les ouvriers trouvèrent dans la tour de la Comté cinq boulets incrustés dans la pierre. On suppose qu'ils avaient été lancés en cet endroit lors de la bataille du faubourg Saint-Antoine en 1652. Une partie des matériaux qu'on tira de la démolition servit à construire le pont Louis XVI (actuel pont de la Concorde). Le chantier de démolition dura jusqu'en 1806[41].

On peut y ajouter la transformation en objets de piété et de culte de tout ce qui put être récupéré sur les boiseries et les ferronneries de la vieille forteresse. Le marquis de La Fayette envoya une des clés de la Bastille à George Washington, l’une des grandes figures de la révolution américaine et premier président des États-Unis[42]. Elle est aujourd’hui exposée à la résidence de Mount Vernon, transformée en musée.

C'est à la fonderie de Romilly, dans l'Eure, qu'ont été conservées jusqu'à sa fermeture l'horloge et les cloches de la forteresse. Le carillon se trouve actuellement au musée européen d'art campanaire, à L'Isle-Jourdain (Gers).

La disparition de la Bastille n'empêche pas son mythe de renaître dès la Révolution sous la forme d'une mode « à la Bastille »

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

22 avril 2026 12:39

22 avril 1500 :
Les Portugais s'installent au Brésil.
Suite à une erreur de parcours, treize caravelles portugaises arrivent en vue de côtes inconnues au sud-ouest de l'océan Atlantique.
Pedro Álvares Cabral et ses 1200 hommes viennent de découvrir ce qui deviendra le Brésil, principale colonie du Portugal.
Quelques années plus tôt, par le traité de Tordesillas (1494) qui avait pour but principal de régler le conflit territorial opposant l' Espagne et le Portugal, les deux protagonistes s'étaient partagés les terres à découvrir : l'Est aux Portugais, l'Ouest aux Espagnols.
Là-dessus, le roi du Portugal Manuel Ier, dit le Fortuné, lance une expédition afin d'identifier le meilleur chemin pour contourner l'Afrique et regagner les Indes.
La nouvelle expédition est confiée au jeune noble Pedro Álvares Cabral (33 ans).
Il pense qu'il est de son intérêt de s'éloigner des rives africaines afin de profiter des alizés de l'Atlantique sud et d'échapper aux grands calmes du golfe de Guinée, où s'immobilisent les voiliers.
C'est donc, semble-t-il, avec surprise qu'il découvre une vaste et belle terra incognita au niveau de la future ville brésilienne de Salvador.
Il la baptise du nom de Santa Cruz (Sainte Croix) et il noue de premiers contacts avec les pacifiques Indiens Tupi qui habitent la contrée.
Ces derniers lui offrent de magnifiques plumes d'oiseaux exotiques et aussi du brésillet, un bois connu au Portugal sous le nom de pau brasil avec lequel on fait une teinture rouge.
Ce pau brasil désignera plus tard le pays : Brésil.

Répondre·

Avatar ANCOLIE67

ANCOLIE67

21 avril 2026 08:14

Élisabeth II

21 avril 1926 à Londres (Angleterre) - 8 septembre 2022 à Balmoral (Écosse, Royaume-Uni)

Biographie Élisabeth II

Elizabeth (Élisabeth en français) est née le 21 avril 1926 mais son anniversaire est officiellement célébré un samedi du mois de juin, lors de la cérémonie officielle appelée Trooping the Colour (« Salut aux couleurs ») selon une tradition qui remonte au XVIIIème siècle. À la différence de ses prédécesseurs, la future souveraine a joui d'une enfance heureuse auprès de parents affectueux. Il est vrai que son père,d'un naturel timide, n'a été pressenti pour le trône qu'à 35 ans.

Elle a accédé au trône à la mort de son père George VI, le 6 février 1952 et règne sur le Royaume-Uni et 15 autres États du Commonwealth : Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Jamaïque, Barbade, Bahamas, Grenade, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Salomon, Tuvalu, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Antigua-et-Barbuda, Belize et Saint-Christophe-et-Niévès, soit 130 millions de sujets (2020) !

La reine s'est exprimée cinq fois depuis son couronnement : lors du lancement de l'opération Tempête du désert, le 24 février 1991, puis le 5 septembre 1997, après la mort de Lady Di et le 8 avril 2002 après la disparition de sa mère. Elle prit aussi la parole le 5 juin 2012 pour la célébration de son jubilé de diamant, enfin le 5 avril 2020 dans le cadre de l'épidémie de coronavirus, pour encourager les Britanniques à « l'unité et à la résilience ».

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

21 avril 2026 07:47

21 avril 1960 :
Brasilia devient officiellement la capitale du Brésil.
Quatre ans plus tôt, le président brésilien Juscelino Kubitschek avait décidé de construire une nouvelle capitale en plein coeur du pays, dans les savanes de l'État de Goiás, afin de réorienter le développement du Brésil vers l'intérieur.
L’œuvre de l'urbaniste Lucio Costa et de l'architecte Oscar Niemeyer est fidèle au « style international » inventé par Le Corbusier.
Elle ravit les esthètes mais ne convainc pas ses habitants ni les nostalgiques de l'ancienne capitale, Rio de Janeiro.
La première capitale du Brésil colonial, Salvador de Bahia, avait été fondée en 1549 à la pointe orientale du pays.
Elle a conservé son statut durant deux siècles, avant d'être remplacée par Rio de Janeiro en 1763.
Mais celle-ci apparaît trop excentrée, au sud du pays, et la constitution républicaine de 1891 prévoit donc la construction d'une nouvelle capitale sur le plateau central.
Ce texte reste lettre morte jusqu'à l'entrée en fonction du président Juscelino Kubitschek, en 1956.
Il fixe par décret la date d'inauguration de la nouvelle capitale au le 21 avril 1960.
Cette date constitue un double anniversaire : fondation de Rome d'une part, et exécution du premier héros de l'indépendance brésilienne, Tiradentes, en 1792, d'autre part.
C'est aussi le jour anniversaire de l'arrivée du navigateur portugais Pedro Alvares Cabral dans ce qui sera le Brésil.
L'urbaniste Lúcio Costa dessine les plans de la nouvelle capitale.
Il trace deux axes, l'Axe monumental (est-ouest), le long duquel sont implantés les ministères et bâtiments officiels, mais aussi les activités commerciales, et un deuxième axe, courbe (nord-sud), sur lequel sont implantés les quartiers d'habitation, superquadras.
Le tout a la forme d'une croix ou d'un avion, symbole de cette capitale éloignée de tout et tributaire des liaisons aériennes.
Au croisement des axes se situe la gare routière.
L'architecte Oscar Niemeyer est responsable des bâtiments principaux, dont le plus important est sans doute la cathédrale, structure hyperboloïde, avec une base circulaire de 70 mètres de diamètre, dont les piliers convergent avant de s'écarter de nouveau en haut.

Répondre·