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17 décembre 1938 :
Naissance de l' acteur belge Jean-Claude Drouot, notamment connu pour son rôle de Thierry la fronde ou celui du médecin légiste de la série Capitaine Marleau.
Formé au Jeune Théâtre de l'Université libre de Bruxelles, Jean-Claude Drouot suit les cours Charles Dullin.
En 1960, il épouse Claire Lacombe (3 février 1942 - 3 décembre 2017), dont il aura deux enfants : Oliver Drouot et Sandrine Drouot.
Dès 1962, il interprète les tragédies classiques et les grandes œuvres de Molière.
De 1963 à 1966, il obtient une audience internationale en tant qu'interprète du rôle-titre dans Thierry la Fronde, la série télévisée française à succès créée par Jean-Claude Deret et diffusée sur RTF Télévision.
Il débute au cinéma dans Le Bonheur (1965) d'Agnès Varda et Les Ruses du diable (1966) de Paul Vecchiali, mais connaît ses plus grands succès à la télévision.
Ainsi, en 1972, il joue Rodolphe Vernet, l'époux taciturne de Julia Vernet, incarnée par Marie-José Nat, dans la série télévisée franco-germano-helvético-canadienne Les Gens de Mogador, une adaptation de la saga romanesque d'Élisabeth Barbier.
Plus tard, en 1995, il personnifie l'écrivain Émile Zola dans L'Affaire Dreyfus, réalisé par Yves Boisset.
En parallèle, il maintient une forte activité au théâtre.
De 1984 à 1986, il dirige le Centre dramatique national de Reims, la Comédie de Reims.
De 1985 à 1990, il est responsable du Théâtre national de Belgique à Bruxelles.
Pensionnaire de la Comédie-Française de 1999 à 2001, il sera également directeur artistique de la Compagnie Jean-Claude Drouot et metteur en scène de nombreuses pièces de théâtre notamment en coproduction avec le Théâtre régional des Pays de la Loire.
Intéressé par le croisement des disciplines, il a monté Féminaire en collaboration avec le Quatuor Ludwig, un spectacle texte et musique où les mots de Marcel Moreau répondent aux partitions de Béla Bartók, Franz Schubert, Igor Stravinsky, Johannes Brahms et Dmitri Chostakovitch.
Il a publié ses mémoires en 2015 sous le titre Le Cerisier du pirate.
De novembre 2021 à janvier 2022, il est à l'affiche du théâtre du Lucernaire, où il interprète L'Art d'être grand-père de Victor Hugo.
En 2021 et 2022 il joue le rôle principal du film "Monsieur Constant" d'Alan Simon.
Capusa06
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet (également du Chastelet, ou du Chastellet), née le 17 décembre 1706 à Paris et morte le 10 septembre 1749 à Lunéville, est une femme de lettres, mathématicienne et physicienne française, figure du Siècle des Lumières.
Elle est renommée pour sa traduction en français des Principia Mathematica de Newton, qui fait encore autorité aujourd'hui. Elle a aussi contribué à diffuser en France l'œuvre physique de Leibniz, notamment en prouvant expérimentalement sa théorie selon laquelle l'énergie cinétique (appelée à l'époque « force vive ») est proportionnelle à la masse et au carré de la vitesse.
Elle a eu une longue liaison avec Voltaire, qui l'a encouragée à poursuivre ses recherches scientifiques, mais c'est Samuel König, disciple de Jean Bernoulli, qui lui fait découvrir la physique de Leibniz.
Biographie
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil est la fille aînée de Louis Nicolas Le Tonnelier, baron de Breteuil (1648-1728), officier introducteur des Ambassadeurs à la Cour de Louis XIV, et de Gabrielle-Anne de Froulay; elle grandit avec ses frères, dont Charles-Auguste (1701-1731), baron de Preuilly et Élisabeth-Théodose Le Tonnelier de Breteuil (1712-1781) qui sera aussi connu comme l'abbé de Breteuil.
Émilie vit dans un milieu ouvert ; ses parents recevaient en effet Fontenelle et le poète Jean-Baptiste Rousseau dans leur salon parisien et elle connut ceux-ci dès l’enfance. Elle doit à son père une éducation qui n'est alors que rarement dispensée aux filles. Il fait venir pour elle des précepteurs, comme il l'avait fait pour ses deux fils aînés. Lui-même lui enseigne le latin et, douée pour les études, elle apprend également le grec ancien et l’allemand. Elle apprend aussi différentes langues étrangères, les mathématiques, mais aussi la danse, le théâtre, la gymnastique, à monter à cheval, entre autres ; dès ses douze ans, elle sait lire couramment l’allemand, l’anglais, le grec et le latin. Douée aussi pour la musique, elle apprend à jouer du clavecin ; aimant la danse et le théâtre, qu’elle pratique en amateur, elle aime aussi chanter l’opéra. Elle s'intéresse également à la philosophie naturelle, ce qui correspond aux sciences, et elle aimait particulièrement les mathématiques. Dès sa jeunesse, elle a le goût de l'étude, tout en privilégiant ces deux derniers domaines. Elle souhaite comprendre l'univers et ce qui le régit. Elle poursuivra notamment l'étude des mathématiques et de la physique en prenant des cours auprès de savants de renom et en lisant les ouvrages majeurs de physique.
Présentée à seize ans à la cour du Régent par son père, elle est séduite par les plaisirs que cette vie offre, cédant à certaines extravagances, collectionnant les robes, les chaussures, adorant les bijoux. C'est une deuxième passion dans sa vie.
Par ailleurs, dans son hôtel à Paris, son père organise un petit cercle littéraire, auquel elle peut assister ; elle rencontre ainsi Fontenelle, qui lui donnera des cours de sciences ; Voltaire fréquente également ce salon, bien avant que tous deux ne deviennent proches.
Ayant eu la chance d’avoir eu un père ne la considérant pas comme une « fille à doter et à marier », Émilie du Châtelet a désormais celle d’avoir un ami la considérant comme son égale. Voltaire se montra toujours admiratif, louant son intelligence et ses qualités, dont celle, non des moindres, de ne jamais médire des autres dans un monde aussi méchant que spirituel. Émilie du Châtelet contribue quant à elle à la formation scientifique de Voltaire et à une partie de ses travaux. Voltaire l’encourage à approfondir ses connaissances en physique et en mathématiques. En effet, il lui reconnaissait des aptitudes particulières, supérieures aux siennes en ce domaine de la « philosophie naturelle » — c'est ainsi qu'on appelait les sciences physiques à cette époque. Dans ce domaine, longtemps presque exclusivement masculin, Émilie du Châtelet est considérée comme l'une des premières femmes scientifiques d'influence dont on ait conservé les écrits.
Académicienne
Émilie du Châtelet fut élue membre de l'Académie des sciences de l'institut de Bologne, la seule de l'époque à accepter en son sein des femmes; elle est inscrite sur le registre des membres le 1er avril 1746 et est très fière de cette reconnaissance.
FAE
"Jules Muraire, dit Raimu, est un acteur français, né le 18 décembre 1883 à Toulon et mort le 20 septembre 1946 à Neuilly-sur-Seine.
Vedette de music-hall à ses débuts, il devient, grâce à Sacha Guitry, un des « monstres sacrés » du cinéma français des années 1930 et de la première moitié des années 1940, devenant notamment l'interprète fétiche de Marcel Pagnol. Raimu reste dans les mémoires pour son interprétation de César dans la « trilogie marseillaise » : Marius, Fanny et César, et du boulanger trompé dans La Femme du boulanger."

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Ludwig van Beethoven
16 décembre 1770 à Bonn (Allemagne) - 26 mars 1827 à Vienne (Autriche)
Biographie Ludwig van Beethoven
Le compositeur Ludwig van Beethoven fut séduit un temps par Napoléon Bonaparte et lui dédia la « Symphonie héroïque ». Son « Hymne à la joie » rythme aujourd'hui les élans et les langueurs de l'Union européenne.
Il meurt à Vienne à 56 ans. Un cortège de près de 30 000 personnes accompagne le compositeur à sa dernière demeure, au cimetière de Währing. Le 22 juin 1888, les dépouilles de Beethoven ainsi que de Schubert rejoindront leurs demeures définitives dans le « carré des musiciens » du Zentralfriedhof.
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16 décembre 1883 :
Naissance de Max Linder, acteur et réalisateur français.
Il fut, en France, l'une des plus grandes vedettes comiques au temps du cinéma muet ; son jeu et ses inventions ont notamment influencé la création du personnage de Charlot, interprétée par Charlie Chaplin.
Gabriel-Maximilien Leuvielle naît dans le petit village de Cavernes, situé dans un méandre rive gauche de la Dordogne, en amont du Bec d'Ambès et en aval de Libourne.
Son père, Jean, dit Marcel Leuvielle, né en 1858, (lui-même fils de marchands d’habits), et sa mère, Suzanne Baron (1860-1958), fille d’un tonnelier, sont vignerons.
L'infestation du phylloxéra se propageant dans les vignobles bordelais, ses parents le confient, ainsi que son frère, à sa grand-mère maternelle et partent refaire fortune aux Amériques.
Après des études au lycée de Talence, le jeune Gabriel-Maximilien entre au Conservatoire de Bordeaux.
Il en est renvoyé durant sa deuxième année, après une altercation avec un professeur.
Il continue néanmoins de jouer le répertoire classique, sous le pseudonyme de Max Lacerda à la demande de son père.
En 1904, il adopte le pseudonyme de Max Linder, choisi au hasard d'une promenade dans les rues de Bordeaux qui l'amène devant la devanture du magasin de chaussures Linder.
La même année, il monte à Paris rejoindre un ancien professeur de déclamation qui dirige le théâtre de boulevard l’Ambigu où il joue, ainsi qu'aux Variétés.
Muni d'une lettre de recommandation d'un ami du théâtre de l'Ambigu, il est reçu dans la maison Pathé qui l'engage en 1905.
Scénariste, réalisateur, acteur, il tourne alors près d’un film par jour.
Cela ne l'empêche pas, parallèlement, de tenter d'entrer au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, mais il échoue au concours trois années consécutives.
Son premier court-métrage s'intitule Le Premier cigare d'un collégien (1905).
Il tourne quelques drames tels que Les Contrebandiers (1906), La Mort d'un toréador mais le public le préfère dans la comédie où un succès considérable l'attend.
Après quelques sketches burlesques (Un mariage à l'italienne, Les Débuts d'un yachtman et des comédies d'époque comme Dix femmes pour un mari en 1906), il crée, en 1910, le personnage de Max, jeune dandy élégant, hâbleur, porté sur le beau sexe, toujours mêlé à des aventures loufoques dont il se tire avec brio.
Max Linder se dote aussi d'un physique reconnaissable : costumes élégants, avec chapeau haut-de-forme (parfois melon), petite moustache.
Le départ d'André Deed pour l'Italie, en 1908, lui donne enfin sa chance et il va rapidement devenir l'acteur de comédies principal aux studios Pathé.
Dès sa création, Max devient une attraction cinématographique de tout premier plan avec une centaine de courts-métrages, comme Comment Max fait le Tour du Monde (1910), Max hypnotisé (1910), Max ne se mariera pas (1910), Max fiancé (1911), Max victime du quinquina (1911), Le Roman de Max (1912), Entente cordiale (1912), Une idylle à la ferme (1912), Les Vacances de Max (1913), Max fait de la photo (1913), Le Duel de Max (1913), Max sauveteur (1914), Max au couvent (1914)…
Il est tour à tour escamoteur, professeur de tango, toréador, pédicure, maître d'hôtel, médecin… D'un film à l'autre, il court après une fiancée volage, se fait battre en duel, est victime d'un abus de quinquina, ou se mesure à Nick Winter, le célèbre détective, dans un film coréalisé avec Paul Garbagni.
Avec tous ces films, d'une ou deux bobines, le plus souvent écrits et réalisés par lui-même, Max est un triomphe mondial, la première star internationale de cinéma en 1910 (grâce notamment aux encarts publicitaires de Pathé) quelques années avant qu'Hollywood invente les siennes.
Charlie Chaplin a été influencé par Max Linder pour créer son personnage.
Un premier problème de santé, et un accident pendant un tournage (éventration à la suite d'un saut acrobatique en patin à roulettes au Théâtre de la Cigale), l'obligent à s'arrêter plusieurs mois en 1911, mais il revient avec encore davantage de succès.
En 1912-1913, il part pour des tournées triomphales à l'étranger, d'abord en Espagne et en Allemagne, où il tourne des scènes qui seront insérées à ses films (Max toréador ou Max, professeur de tango), puis en Russie (Saint-Pétersbourg).
Mais c'est surtout la guerre de 1914 qui interrompt cette carrière sans précédent alors que son contrat avec Pathé d'un million de francs prévoit de tourner 150 films sur trois ans, soit un film par semaine.
Envoyé au front, gazé, il est définitivement réformé.
En 1916, s'estimant rétabli, il signe un contrat mirifique (salaire de 5 000 $ par semaine) avec les Studios Essanay de Chicago, que Charlie Chaplin venait de quitter.
Mais sa santé encore fragile le trahit et ne lui permet de tourner que trois films sur les douze prévus.
Malade, il rentre en France, après un séjour dans un sanatorium de Los Angeles, pour se faire soigner chez lui.
Il faut attendre plus d'un an pour qu'il puisse tourner à nouveau, à la demande de son ami Tristan Bernard, pour une adaptation cinématographique du Petit Café, tournée par son fils Raymond Bernard avec l'actrice Jane Renouardt, son égérie (qui épousera plus tard Fernand Gravey).
Le film obtient, tant de la critique que du public, un accueil enthousiaste : aux yeux de chacun, Max était de retour.
Le 21 mars 1919, il inaugure le Ciné Max Linder, situe sur les grands boulevards parisiens et dans lequel il diffuse ses propres œuvres cinématographiques.
Max Linder repart à la fin de l'année 1919 aux États-Unis, à Hollywood, devenue la capitale mondiale du cinéma.
Il est tout à la fois producteur, scénariste, metteur en scène et principal interprète des trois longs métrages qu'il produit successivement : Sept Ans de malheur, célèbre pour la scène du miroir reprise plus tard par les Marx Brothers, Soyez ma femme, et ce qu'il considérait comme son meilleur film, L'Étroit Mousquetaire...
Cette dernière réalisation à peine terminée, Max Linder, exténué, se voit une nouvelle fois obligé de quitter les États-Unis, et c'est en convalescence à Lausanne qu'il reçoit le télégramme de félicitations de Douglas Fairbanks, lui annonçant le succès du film.
Et le « d'Artagnan » de Max Linder bénéficie en France d'un accueil tout aussi chaleureux, bien évidemment.
Puis il tourne avec Abel Gance dans Au secours, un film où Max fait le pari de rester au moins une heure dans un château prétendument hanté.
Le talent comique de Linder s'y combine avec les effets spéciaux d'un Abel Gance cherchant toujours les limites expressives d'un média encore nouveau (mais le film ne sortit pas).
En 1921, il rencontre une jeune fille mineure de seize ans, Hélène Peters (1905-1925), dans un palace de Chamonix où il se repose.
Sa mère refusant la demande en mariage, il enlève la jeune femme et l'emmène à Monte-Carlo.
La mère cède à sa demande à la suite du scandale médiatique qu'il a soulevé.
Le 1er août 1923, il l'épouse civilement à la mairie du 16e arrondissement de Paris, puis religieusement le 23 août suivant à l'église Saint-Honoré-d'Eylau.
Les déboires professionnels, les ennuis de santé, et la jalousie maladive de Max Linder le font songer au suicide.
Le 23 février 1924, alors qu'il est en tournage dans les studios viennois de la Vita Films, il tente de se suicider au Véronal et d'entraîner sa femme, alors enceinte de cinq mois, dans la mort.
Mais Hélène ne fait que le simulacre d'absorber le produit et appelle les secours qui le sauvent à temps.
En juin 1924 naît leur fille Maud (1924-2017) dite Josette, qui sera recueillie par ses grands-parents maternels.
Il part en Autriche réaliser Le Roi du cirque, avec Vilma Banky.
Malgré les critiques élogieuses que ce film remporte, sa nomination à la présidence de la Société des Auteurs de Films, la préparation terminée de la super production Le Chevalier Barkas, et son engagement pour tourner une adaptation du Chasseur de chez Maxim's, il abandonne brusquement tous ses projets, miné par sa dépression et la demande de divorce de Ninette.
Le 31 octobre 1925, alors que le couple réside dans l'appartement de l'hôtel Baltimore à Paris, les deux corps sont retrouvés inanimés, les veines tailladées.
Max Linder, probablement sous la menace de son revolver, a forcé sa femme à prendre le verre de Gardénal avant d'absorber lui-même le produit et de sectionner leurs artères du poignet gauche. Tous deux meurent dans la soirée de la suite de leurs blessures, la mort de Max Linder est enregistrée le 1er novembre à minuit et demi.
Sa fortune et l’éducation de sa fille unique Maud Linder-Leuvielle (1924-2017) sont confiées à son frère aîné Maurice Leuvielle (1881-1959), ancien joueur de rugby à XV au Stade bordelais.
Ce dernier, rongé par la syphilis, l’alcool et la haine envers son frère, dilapide une grande partie de l'héritage, enterre les bobines de ses films dans son jardin (non protégées par leurs boîtes métalliques.
Maud Linder en les déterrant, ne récupérera que des pellicules inexploitables.
Seuls une centaine de films subsistent aujourd'hui sur les cinq cents qu'il a tournés.
Mathilde Peters, la belle-mère de Max, par la menace d’un procès envers Maurice, obtient la garde de Maud mais la famille Leuvielle se dispute pendant des années, par procès interposé, la garde de l'orpheline légataire pour s'emparer de la fortune de son père.
Maud Linder est l'auteur de deux films : En compagnie de Max Linder en 1963, et L'Homme au chapeau de soie en 1985, films qui retracent la vie et l'œuvre de son père à travers des extraits de films et des documents d'époque.
Max Linder y est présenté comme « le premier auteur-acteur de l'histoire du cinéma ».
Maud a également publié un livre sur son père, Max Linder était mon père, en 1992.
Elle souhaite aussi créer un « Institut Max Linder » pour honorer les travaux et la vie de son père.
Capusa06
Catherine d'Aragon ou Catalina en espagnol, née le 16 décembre 1485 à Alcala de Henares, en Castille, et morte le 7 janvier 1536 à Kimbolton, en Angleterre. Infante de Castille et d'Aragon, elle est reine consort d'Angleterre, avant de voir son mariage annulé par la volonté de son mari Henri VIII. Les circonstances dans lesquelles se déroule l'événement sont à l'origine de l'anglicanisme. Avant son mariage avec Henri VIII, elle fut mariée à Arthur Tudor, prince de Galles.
Biographie
Catherine naît dans la nuit du 16 décembre 1485 au palais des Archevêques d'Alcalá de Henares. Elle est la fille cadette de Ferdinand II d'Aragon et d'Isabelle Ire de Castille, surnommés les Rois Catholiques . Elle est décrite comme de petite taille , rousse, avec des yeux bleus, un visage rond et le teint pâle . Catherine passe ses premières années à Santa Fe, puis à l'Alhambra de Grenade dont ses parents se sont emparés après la chute de la ville.
Catherine est éduquée par les religieux Alessandro Geraldini et Hernando de Talavera, et par Aldonza de la Vega, sœur du comte de Feria. Elle étudie l'arithmétique, le droit canonique et civil, la littérature classique, la généalogie et l'héraldique, l'étiquette, l'histoire, la philosophie, la religion et la théologie. Elle reçoit une solide éducation religieuse et développe une forte foi catholique qui jouera un rôle majeur dans sa vie . Elle apprend plusieurs langues, dont le castillan, le latin, le français, le grec, le flamand et l'anglais. Elle développe également des compétences artistiques telles que la danse, le dessin, la musique, la broderie, la couture, le filage et le tissage . Érasme dira plus tard que Catherine "aimait la littérature qu'elle a étudiée avec succès depuis son enfance" .
Premier mariage
À un âge précoce, Catherine est considérée comme une épouse appropriée pour Arthur Tudor, héritier du trône d'Angleterre, en raison de son ascendance anglaise. En effet, elle est l'arrière-petite-fille de Catherine de Lancastre, et l'arrière-arrière-petite-fille de Philippa de Lancastre. Cela fait d'elle la cousine au troisième degré d'Henri VII, et la cousine au quatrième degré d'Élisabeth d'York. Théoriquement, Catherine a donc des prétentions au trône d'Angleterre plus fortes qu'Henri VII lui-même par les deux premières épouses de Jean de Gand : Blanche de Lancastre et Constance de Castille. En revanche, Henri VII est le descendant du troisième mariage de Jean de Gand avec Katherine Swynford, dont les enfants sont nés hors mariage et n'ont été légitimés qu'après la mort de Constance et le mariage de Jean avec Katherine. Les enfants du couple, bien que légitimés, n'ont pas été autorisés à hériter du trône anglais, une restriction qui est ignorée par les générations suivantes. En raison de cette ascendance, la maison Tudor n'est pas acceptée par tous les royaumes européens. À l'époque, la Maison de Trastamare est la plus prestigieuse d'Europe en raison du règne des Rois Catholiques, et l'union de Catherine et Arthur légitime la Maison Tudor et renforce ses prétentions. Ils sont officiellement fiancés le 19 mai 1499 et correspondent en latin jusqu'à ce qu'Arthur ait quinze ans, lorsqu'il est décidé qu'ils sont assez mûrs pour se marier .
Catherine quitte La Corogne le 17 août 1501, accompagnée des ambassadeurs Diego Fernández de Córdoba y Mendoza, comte de Cabra, Alonso de Fonseca, archevêque de Saint-Jacques-de-Compostelle, et Antonio de Rojas Manrique, évêque de Majorque. Elle emmène avec elle un groupe de serviteurs africains, dont le trompettiste John Blanke . Ils sont les premiers Africains à se rendre à Londres, et font grande impression en soulignant le pouvoir et le prestige de la famille de la princesse . Sa suite est supervisée par sa gouvernante, Elvira Manuel.
Elle fait la rencontre d'Arthur le 4 novembre à Dogmersfield dans le Hampshire . On sait peu de choses sur leurs premières impressions l'un de l'autre, mais Arthur écrit à ses beaux-parents qu'il sera "un véritable et aimant mari" et affirme à ses parents qu'il est immensément heureux de "voir le visage de sa belle mariée". Les jeunes gens avaient correspondu en latin, mais constatent qu'ils ne peuvent pas se comprendre, car ils ont appris différentes prononciations latines . Dix jours plus tard, le 14 novembre 1501, ils se marient à la cathédrale Saint-Paul de Londres . Une dot de 200 000 ducats est convenue et la moitié est payée peu de temps après le mariage.
Une fois marié, Arthur est envoyé au château de Ludlow aux frontières du Pays de Galles pour présider le Conseil de Galles et des Marches, et son épouse l'accompagne. Quelques mois plus tard, ils tombent tous les deux malades, peut-être de la suette. Arthur meurt le 2 avril 1502, et Catherine guérit pour se retrouver veuve .
Veuvage
Henri VII tente de contourner l'obligation de restituer la dot de 200 000 ducats, dont il n'a pas encore reçu la moitié, à Ferdinand II, comme l'exige le contrat de mariage si Catherine rentre dans son pays. Après la mort de la reine Élisabeth en février 1503, le roi envisage d'abord d'épouser Catherine lui-même, mais l'opposition de son père et les questions potentielles sur la légitimité de l'éventuelle descendance mettent fin à l'idée. Pour régler la question, il est convenu que Catherine épouserait le deuxième fils d'Henri VII, Henri, duc d'York, qui a cinq ans de moins qu'elle. Ce mariage dépend de l'octroi par le pape d'une dispense, le droit canonique interdisant à un homme d'épouser la veuve de son frère. Catherine atteste que son mariage avec Arthur n'a jamais été consommé car, également selon le droit canonique, un mariage est indissoluble à moins qu'il ne soit pas consommé . Pour d'obscures raisons, on sollicite du pape Jules II une dispense du constat de virginité. Par une bulle de décembre 1503, le pape, compréhensif, déclare Henri et Catherine déliés du "lien d'affinité".
Cependant, la mort de la mère de Catherine signifie que son importance politique diminue. La Castille est un royaume beaucoup plus grand que l'Aragon, et est hérité par la sœur aînée de Catherine, Jeanne. Le mariage est retardé jusqu'à ce qu'Henri soit assez mûr, mais Ferdinand II tergiverse tellement pour le paiement du reste de la dot de Catherine qu'il devient douteux qu'il ait lieu. Elle vit comme une prisonnière à Durham House à Londres . Certaines des lettres qu'elle écrit à son père pour se plaindre de son traitement ont survécu. Dans l'une de ces lettres, elle lui dit : "Je choisis ce que je crois et ne dis rien. Car je ne suis pas aussi simple que j'en ai l'air.". Elle a peu d'argent et fait face à des difficultés financières, car elle doit subvenir aux besoins de ses dames d'honneur en plus des siens. En 1507, elle devient ambassadrice d'Espagne en Angleterre, ce qui fait d'elle la première femme ambassadrice de l'histoire européenne . Alors qu'Henri VII et ses conseillers s'attendent à ce qu'elle soit facilement manipulable, Catherine leur prouve le contraire .
Second mariage
Le remariage, désormais possible, est célébré le 11 juin 1509 par l'archevêque de Cantorbéry William Warham, lors d'une cérémonie en l'église de l'ordre des Frères mineurs près du palais de Placentia. Pour Henri VIII et Catherine, c'est un mariage d'amour.
Le samedi 23 juin 1509, la traditionnelle procession de la veille du couronnement à Westminster est accueillie par une foule nombreuse et enthousiaste. Comme à l'accoutumée, le couple passe la nuit précédant son sacre à la Tour de Londres. Le jour de la Saint-Jean, le dimanche 24 juin 1509, Henri VIII et Catherine sont sacrés et couronnés ensemble par l'archevêque de Cantorbéry lors d'une somptueuse cérémonie à l'abbaye de Westminster. Le couronnement est suivi d'un banquet au palais de Westminster. De nombreux nouveaux chevaliers de l'Ordre du Bain sont créés en l'honneur du couronnement . Au cours du mois qui suit, de nombreuses occasions permettent de présenter la nouvelle reine au public. Elle fait bonne impression et est bien accueillie par le peuple anglais .
Sept enfants sont issus de cette union :
En août 1509, deux mois après le mariage, la grossesse de Catherine est annoncée. Le 31 janvier 1510, la reine fait une fausse couche, d'une petite fille .
En mai 1510, quatre mois après la perte de leur premier enfant, Catherine annonce sa seconde grossesse. Elle donne naissance à un fils, Henri, duc de Cornouailles, le 1er janvier 1511. Le 6 janvier, l'enfant est baptisé. C'est le 22 février de la même année, après cinquante-deux jours de vie, que le prince meurt.
Début 1513, Catherine annonce une troisième grossesse. Le 17 septembre, elle accouche - prématurément - d'un petit garçon, qui meurt peu de temps après la naissance.
En juin 1514, Catherine annonce sa quatrième grossesse. Le 8 janvier 1515, elle donne naissance à un garçon mort-né.
À l'été 1515, Catherine annonce sa cinquième grossesse. Personne ne fonde d'espoir sur cette grossesse. Pour autant, le 18 février 1516, Catherine donne naissance à une petite fille en bonne santé. Nommée Marie, elle est baptisée trois jours plus tard.
En 1517, Catherine subit une fois encore une fausse couche.
En février 1518, Catherine annonce sa septième grossesse. Elle donne naissance le 10 novembre 1518 à une fille, qui ne survit pas.
Catherine regardant Henri jouter en son honneur après la naissance de leur fils en 1511. Le manteau du cheval d'Henri est orné de l'initiale de Catherine, "K".
Le 11 juin 1513, Henri nomme Catherine régente avec les titres de "gouverneur du royaume et capitaine général", alors qu'il se rend en France pour une campagne militaire, la bataille de Guinegatte. Lorsque le duc Louis Ier d'Orléans-Longueville est capturé à Thérouanne, Henri l'envoie séjourner auprès de Catherine. Elle écrit à Thomas Wolsey qu'elle et son conseil préféreraient que le duc reste à la Tour de Londres car elle est préoccupée par la situation à la frontière écossaise, et elle ajoute qu'elle prie pour que "Dieu nous envoie bonne chance contre les Écossais." . Les préparations à la guerre avec l'Écosse mobilisent ses sujets, et elle est elle-même "horriblement occupée à fabriquer des étendards, des bannières et des insignes" au palais de Richmond. Les Écossais déclarent la guerre et le 3 septembre 1513, elle ordonne à Thomas Lovell de lever une armée dans les comtés du Midland. .
Catherine se rend dans le nord pour s'adresser aux troupes en armure, bien qu'elle soit enceinte. Son discours est rapporté à l'historien Pierre Martyr d'Anghiera à Valladolid en quinze jours. Elle se trouve près de Buckingham lorsque la nouvelle de la victoire à la bataille de Flodden Field lui parvient. De l'abbaye de Woburn elle envoie une lettre à Henri avec un morceau du manteau ensanglanté du roi Jacques IV d'Écosse, mort au combat, pour qu'il l'utilise comme bannière au siège de Tournai .
La dévotion religieuse de Catherine augmente à mesure que les années passent, tout comme son intérêt pour les études. Elle continue à enrichir ses connaissances et éduque sa fille. L'éducation des femmes se développe en partie grâce à l'influence de Catherine, et elle fait don d'importantes sommes à plusieurs universités. Elle visite aussi les hôpitaux, les monastères et distribue de nombreuses aumônes accompagnée des dames de la cour, qu'elle invite au travail.
En 1520, le neveu de Catherine, l'empereur Charles Quint , effectue une visite d'État en Angleterre, et elle exhorte Henri à conclure une alliance avec lui plutôt qu'avec la France. Immédiatement après son départ, elle accompagne Henri rencontrer François Ier au Camp du Drap d'Or. En l'espace de deux ans, la guerre est déclarée à la France et l'empereur est de nouveau le bienvenu en Angleterre, où des plans sont en cours pour le fiancer avec Marie.
Le couple semble connaître un certain bonheur conjugal. Mais dès 1514, certaines rumeurs font état de l'intention du roi de répudier son épouse. Henri, en effet, considère comme essentiel d'avoir un héritier mâle. La maison Tudor étant nouvelle, sa légitimité peut encore être mise à l'épreuve . Une longue guerre civile, l'Anarchie anglaise (1135-1154), a eu lieu la dernière fois qu'une femme, Mathilde l'Emperesse, a hérité du trône. De plus, les désastres de la Guerre des Deux Roses sont encore dans toutes les mémoires . En 1519, il a un fils de sa maîtresse, Elizabeth Blount, à qui il donne le nom révélateur d'Henry FitzRoy. En 1525, le roi prend d'ailleurs l'initiative très inhabituelle de lui conférer le titre de duc de Richmond… C'est vraisemblablement vers 1525 ou 1526 qu'Henri VIII tombe éperdument amoureux d'une des suivantes de la reine, Anne Boleyn.
En 1527, le roi, toujours privé d'héritier mâle légitime, entame l'interminable procédure en vue d'obtenir l'annulation de son mariage avec Catherine d'Aragon. Les débats, qui mobilisent tout ce que l'Europe compte de juristes et de théologiens, durent pendant près de six longues années. Désespérant d'obtenir une réponse favorable de Rome, Henri prend les devants. Le 18 juin 1529, Catherine apparaît au tribunal, s'agenouille devant son mari et tient un discours en présence du peuple anglais, auprès duquel elle conserve une grande popularité : « Depuis plus de vingt ans désormais, je me suis montrée votre épouse, grâce à moi vous avez eu plusieurs enfants, bien qu'il ait plu à Dieu de les arracher à notre monde, ce qui n'était certainement aucunement de ma faute. Lorsque vous m'avez épousée, Dieu pourra être témoin, j'étais encore une jouvencelle, je n'avais connu aucun homme, et que cela soit vrai ou non, je m'en remets à votre conscience. Ainsi donc, je vous demande humblement de m'épargner l'extrémité à laquelle se pose ce nouveau tribunal ». Malgré cela, le roi répudie Catherine en 1532, contre l'avis d'Eustache Chappuis, ambassadeur de l'empereur et roi d'Espagne Charles Quint, neveu de la reine, et la volonté du pape Clément VII qui lui oppose un refus définitif, ce qui est directement à l'origine du schisme d'Angleterre et de la création de l'Église anglicane. L'annulation du mariage, appelée communément « divorce royal » (le divorce n'existe pas à l'époque) est prononcée par Thomas Cranmer, nouvel archevêque de Cantorbéry. Le roi peut ainsi épouser Anne Boleyn vers le 25 janvier 1533.
Relégation
Catherine est confinée au château de Kimbolton dans le Cambridgeshire. Pendant sa retraite, elle compose des livres de dévotions. Elle lit les méditations sur les psaumes et le traité des plaintes du pêcheur qui expriment des sentiments de calme et de résignation. Dans l'esprit de cette femme qui exprime des peines secrètes, cela conduit à un état de langueur puis jusque dans le tombeau, le 7 janvier 1536, abandonnée de tous. Elle est inhumée comme princesse de Galles et non comme reine par Scarlett Robert le 28 janvier 1536 en la cathédrale de Peterborough.
Des rumeurs courent, prétendant qu'elle est morte empoisonnée. Des examens plus récents suggèrent un cancer.
La reine Anne Boleyn, qui l'a supplantée, ne lui survit que de quatre mois. Elle est rejetée pour les mêmes raisons dynastiques et décapitée le 19 mai 1536. Sa fille sera reine sous le nom d'Élisabeth Ire et succédera directement à la fille de Catherine, Marie.
suzon
15 décembre 2020
Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans et maman de deux enfants quitte son domicile de Cagnac-Les-Mines dans le Tarn pour promener ses chiens. Elle ne reviendra pas. Alors en instance de divorce, cependant, un an après, toujours aucune information n’est disponible à savoir si cette femme est toujours en vie ou non, et son mari est en prison.
Misterprof-
15 décembre 1967 :
Naissance du dessinateur Zep.
Philippe Chappuis est un auteur de bande dessinée suisse.
Il est notamment connu pour sa série Titeuf.
Il est le fils d'un policier et d'une couturière.
Il crée son premier fanzine en 1979 et l'appelle Zep en hommage à Led Zeppelin.
Peu intéressé par l'école, il entre à quatorze ans à l'École des arts décoratifs de Genève (aujourd'hui CFP Arts Genève) dans une section consacrée à la bande dessinée.
En 1985, il est engagé par Le Journal de Spirou.
Il place quelques gags dans Fluide glacial, publie trois albums, Victor n'en rate pas une en 1988, Léon Coquillard en 1990, et Kradok Amanite Bunker en 1991.
Avec les éditions Glénat, il lance en 1992 le personnage de Titeuf.
L'immense succès obtenu avec Titeuf (un million d'albums vendus fin 1998, 16 millions traduits en 25 langues en 2008) permet à Zep de lancer d'autres initiatives, comme Le Guide du zizi sexuel écrit par son ex-épouse Hélène Bruller, vendu à plus de trois millions d'exemplaires, le magazine Tchô! en 1998 (qui porte le nom de l'interjection favorite de Titeuf) et le parrainage de jeunes auteurs dans la série de bandes dessinées jeunesse Tchô! La collec.
Zep est également amateur de musique (rock essentiellement et fan de Bob Dylan), d'où son pseudonyme hommage au groupe Led Zeppelin.
Cet intérêt lui a inspiré L'enfer des concerts, publié en 1999.
De plus, il a formé un premier groupe de musique appelé Zep'n'Greg, rappelant parfois le style du Beau Lac de Bâle, et sorti deux disques avec des chansons humoristiques telles que : Dieu m'a changé en Suisse-Allemand, Pôv'Type Song, ou Les couilles à tonton.
Après s'être séparés, Zep et quatre de ses amis ont reformé un nouveau groupe nommé Blük Blük.
Ils chantent des chansons à messages humoristiques comme Légalisez le Cenovis, Où sont les groupies ?, Moi je suce des Sugus, Le Rebelle suisse, etc.
Blük Blük s'est arrêté officiellement le 8 septembre 2007, à la suite du départ du chanteur du groupe, Ernest Blük.
En 2006, Zep réalise le visuel du festival de musique Musiques en Stock.
En 2008, alors que sort le tome 12 de Titeuf, il scénarise un livre dessiné par Tébo.
Au même moment, il scénarise deux nouvelles séries : Captain Biceps (dessin de Tébo), Les Chronokids (dessin de Stan et Vince).
Durant les années 2010, il se diversifie et lance des one-shots dessinés en style réaliste.
Durant sa campagne de 2018 pour les élections présidentielles au Brésil Jair Bolsonaro a critiqué et instrumentalisé le kit pédagogique du projet « École sans homophobie » comprenant la BD intitulée Le zizi sexuel mettant en scène le personnage de Titeuf, ce qui a eu pour résultat de promouvoir davantage cette création de Zep.
En octobre 2009, il sort un album destiné à un public plus adulte, Happy Sex.
L'éditeur Delcourt réédite l'année suivante Les Filles électriques sous le nouveau titre Happy Girls, puis L’Enfer des concerts sous le titre Happy Rock.
Zep publie aussi des projets autobiographiques : en 2010, Glénat sort Le Portrait dessiné, album dans lequel Zep se raconte à travers des planches de BD ; en 2011, Gallimard sort Carnet intime, qui regroupe des dessins de paysages urbains comme naturels, réalisés par Zep en France, en Tanzanie et au Japon.
En 2012, il sort un treizième opus de Titeuf, intitulé À la folie !, quatre ans après le dernier opus. Entre-temps, l'auteur s'est investi dans la réalisation de l'adaptation cinématographique sortie en 2011.
La même année, il remonte un groupe avec des amis musiciens et une chanteuse.
Le groupe s'appelle Alice In Kernerland.
En septembre 2013, il publie son premier album en style réaliste, Une histoire d'hommes, chez Rue de Sèvres, dans lequel il rend hommage au rock'n'rol7.
À partir de 2014, il sort de ses sujets habituels : tout d'abord, il poursuit la série des Happy chez Delcourt avec un quatrième opus intitulé Happy Parents, dans lequel il revient sur son expérience de père de deux enfants.
La même année, il parraine la première promotion de l'Académie de bande dessinée Brassart-Delcourt (ABD) qui vient d'être créée à Paris.
En 2015, aux éditions Glénat, parait What a Wonderful World, qui regroupe des dessins publiés sur son blog lié au quotidien Le Monde.
Parallèlement sort le tome 14 de Titeuf, Bienvenue en adolescence !, qui raconte une histoire complète.
Enfin, Zep est le scénariste d'un conte pornographique dessiné par Vince, Esmera.
En mars 2016, Zep sort le one-shot Open Museum #3, aux Éditions Invenit.
Il s'agit d'une carte blanche donnée par le palais des beaux-arts de Lille.
Zep réalise des dessins et des projections dans le musée.
Une salle est également réservée aux dessins réalisés au cours de sa carrière.
En octobre 2016, Rue de Sèvres sort Un bruit étrange et beau, un second album dessiné en style réaliste.
Dans ce one-shot, l'auteur raconte le parcours d'un homme rejoignant l'ordre religieux des chartreux.
Chez cet éditeur, il sort aussi une nouvelle série, Infinity, dont il assure les scénarios.
Enfin, un second tome de What a Wonderful World est édité par Glénat.
En août 2017, sort le tome 15 de Titeuf, À fond le slip !.
En avril 2018, Rue de Sèvres sort The End, troisième one-shot en style réaliste.
En 2019, il signe le pochette de l'album musical Les Mômes et les Enfants d'abord ! de Renaud.
Capusa06
Lazare Markovitch Zamenhof, plus connu sous le nom de Louis-Lazare Zamenhof, est un médecin ophtalmologiste né le 15 décembre 1859 à Białystok dans l'Empire russe et mort le 14 avril 1917 à Varsovie.
Né dans une famille juive, ses langues d’usage sont le yiddish, le russe et le polonais. Il est connu pour avoir élaboré la langue construite espéranto dans son ouvrage Langue Internationale, publié en russe le 26 juillet 1887 sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (« le docteur qui espère »). Il fut nommé une douzaine de fois au prix Nobel de la paix.
Biographie
Louis-Lazare Zamenhof nait le 15 décembre 1859 dans une famille d’origine israélite, à Białystok. Markus Zamenhof, son père, né en 1837, est instituteur d’allemand et de français et fonde une école à Białystok. Rigoureux et travailleur, il rejette la pratique du judaïsme. Rosalia Zamenhof, née Sofer en 1839, sa mère, éduque ses enfants dans l’amour de Dieu et de son prochain. Zamenhof est l’ainé d’une fratrie de onze enfants, dont trois meurent jeunes.
Zamenhof apprend rapidement plusieurs langues. À dix ans, il parle quatre langues. Ses parents l’élèvent en utilisant le russe et le polonais. Il apprend également le yiddish dans son quartier et l’hébreu par la pratique religieuse. Son père lui enseigne également l’allemand, avec lequel il a des facilités, et le français, avec lequel il a plus de difficultés. Son intérêt pour les langues réside dans le soupçon qu’il a que leur grand nombre est source de désunion. Ce soupçon apparait tôt chez Zamenhof, qui se rend souvent sur la place de Białystok, où il constate que les différents groupes de la ville se comprennent difficilement. Dans sa lettre de 1896, il confie à Nikolaï Afrikanovitch Borovko les propos suivants :
« Mon éducation a fait de moi un idéaliste ; on m’a enseigné que tous les hommes sont frères, et pendant ce temps, dans la rue, dans la cour, à chaque pas, tout me faisait sentir que les hommes n’existent pas : il n’existe que des Russes, des Polonais, des Allemands, des Juifs, etc. Cela a toujours tourmenté mon âme d’enfant, encore que beaucoup souriront peut-être de cette « douleur du monde » chez un enfant. Comme il me semblait alors que les « grandes personnes » possédaient la toute-puissance, je me répétais que lorsque je serais grand, je devrais supprimer ce malheur. »
Varsovie
En 1873, Markus Zamenhof accepte un poste d’enseignant d’allemand au gymnasium royal et à l’institut vétérinaire de Varsovie. La famille y déménage.
Le premier projet de langue internationale .
Alors qu’il aime la langue russe, Louis-Lazare voit pourtant cet état d’esprit, à l’échelle du monde, à travers une langue n’appartenant à aucun pays dominant, sans lien avec quelque nation que ce soit. Il s’attèle donc sans tarder à la tâche. Il n’a que 19 ans lorsqu’il présente un projet baptisé Lingwe Uniwersala à ses camarades de lycée.
Études
À Moscou, les études de médecine n’empêchent pas Louis-Lazare de toujours s’intéresser aux langues. À 20 ans, il rédige la première grammaire yiddish, restée non publiée.
Après deux ans d’études, il revient à Varsovie, certain que son père, homme scrupuleux, a conservé ses manuscrits en lieu sûr et qu’il pourra enfin reprendre ses travaux linguistiques. Mais sa mère lui révèle alors que son père a tout détruit. L’amertume et la rancœur cèdent vite la place à la détermination. Quoi qu’il en soit, Louis-Lazare se sent désormais libre et se remet à l’ouvrage. Sa mémoire lui permet de reconstituer l’essentiel de sa langue. Il lui apporte des modifications et des améliorations. On sait qu’il effectua ses observations de linguistique comparée lors de ses études de médecine à Moscou, ceci grâce aux contacts directs qu’il avait avec des étudiants venus de toutes les régions linguistiques du vaste empire russe .
1887 : année de la chance
Le 26 juillet 1887, après bien des difficultés, parmi lesquelles la censure et les obstacles financiers, résolus grâce à son futur beau-père, Louis-Lazare parvient à publier un premier manuel en russe sous le titre Langue Internationale. Il adopte alors le pseudonyme de « Doktoro Esperanto ». C’est par le biais de ce pseudonyme que nait le nom sous lequel la Langue Internationale se fera peu à peu connaître du grand public.
Il travaille toujours intensivement, malgré bien des épreuves. Il écrit en prose et en vers et réalise de nombreuses traductions, afin que la Langue Internationale soit éprouvée, rodée, qu’elle n’ait rien à envier aux autres sur les plans de l’expression, de la précision, de l’esthétique. Des avis favorables se manifestent peu à peu : American Philosophical Society en 1889, Max Müller, l’un des plus éminents linguistes de l’époque, et Léon Tolstoï en 1894. En 1889 paraît la première liste de mille adresses ; il y en aura 5 567 en 1900, 13 103 en 1905 .