
Capusa06
Marguerite Canal, née le 29 janvier 1890 à Toulouse au 3 rue des Lois et morte le 27 janvier 1978 à Cépet, est une musicienne, compositrice, cheffe d'orchestre et pédagogue française. Elle est la première femme à diriger un orchestre à la fin de la Première Guerre Mondiale et a obtenu le Concours du Prix de Rome.
Biographie
Issue d'une famille toulousaine, Marguerite Canal est la fille de Marie Dorothée Fauré, professeure de piano, et de Maurice Canal, ingénieur mélomane. Elle emménage à Paris en 1902 et réussit son entrée au Conservatoire dans les classes de chant et de piano. Elève de Paul Vidal, elle y obtient par la suite un premier prix d'harmonie en 1911, d'accompagnement au piano en 1912 et de contrepoint et fugue en 1915.
En 1917, elle est la 1re femme à diriger un orchestre, en l'occurrence celui de l'Union des femmes professeurs et compositeurs de musique (UFPC), lors de plusieurs concerts à Paris, au Trocadéro puis au Palais de Glace, au profit des blessés de guerre.
En 1919, elle est nommée professeure de solfège pour chanteurs au Conservatoire et en 1920 elle est la 2e femme à recevoir le Premier grand Prix de Rome en composition musicale à l’unanimité, avec les félicitations de Camille Saint-Saëns, pour sa cantate écrite sur le Don Juan d'Eugène Adenis.
Elle quitte son poste d'enseignante pour un séjour à la Villa Médicis à Rome, jusqu’en 1925 mais elle reprendra ses cours en 1932.
Elle se consacre en parallèle à la composition, créant de nombreuses mélodies et berceuses inspirées de poèmes de Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Franz Toussaint, Marceline Desbordes-Valmore ou Paul Fort (Le Bonheur est dans le pré, 1931). Elle se produit aussi au piano, accompagnant Ninon Vallin dans ses récitals.
Elle est nommée Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur en 1939 et est l'auteure d'un opéra, resté inachevé, Tlass Atka ou Le Pays Blanc, inspiré de la Radieuse aurore de Jack London.
Le musicologue Mario Facchinetti disait d'elle en 1956 : « Marguerite Canal est une compositrice inspirée qui garde à la mélodie française le style de Fauré, Debussy et Duparc, style qui est sobre, noble et pur. »
Elle termine ses jours dans une maison de retraite de la banlieue toulousaine et décède le 27 janvier 1978. Elle repose au cimetière de Saint-Martin du Touch.
FAE
"Eugénie de Guérin (née le 29 janvier 1805 au château du Cayla1, près d'Albi — morte le 31 mai 1848) est une femme de lettres française, sœur aînée du poète Maurice de Guérin avec qui elle entretint une correspondance notable.
Eugénie de Guérin quitta rarement son lieu de naissance, excepté pour de courts séjours dans les villes environnantes (Albi, Gaillac, Toulouse). En novembre 1838, elle se rendit à Paris pour le mariage de son frère Maurice avec Caroline de Gervain. Elle y demeura six mois, logée chez le couple et chez Mme de Maistre, dont elle était la guide spirituelle au château de Coques, et dont son frère était tombé amoureux. Rentrée au Cayla le 8 juillet 1839, elle assista à la mort de son frère onze jours plus tard. Ce sera l'événement le plus marquant de sa vie.
Elle note dans son Journal (à la date du 30 septembre 1839) :
Je voudrais que le ciel fût tout tendu de noir,
Et qu'un bois de cyprès vînt à couvrir la terre ;
Que le jour ne fût plus qu'un soir.
Elle ne se remettra jamais de cette séparation et mourra neuf ans plus tard, inconsolée."
Misterprof-
28 janvier 1910 :
Crue exceptionnelle à Paris, souvent qualifiée de crue centennale, qui est le plus important débordement connu de la Seine après celui de 1658.
Ce débordement atteint un maximum de 8,62 mètres au pont d'Austerlitz, du jamais vu dans la capitale.
Les dégâts matériels sont très importants.
De nombreux quartiers de la capitale sont affecté, ainsi que de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date.
La montée des eaux s'est faite en une dizaine de jours, et la décrue en 35 jours environ.
Des milliers d'immeubles et de maisons sont inondés et 200.000 Parisiens sinistrés, mais l'on ne déplore pas de victimes à part un sapeur pompier emporté avec son embarcation.
Cette crue de la Seine est occasionnée par la conjonction de plusieurs facteurs :
pluviométrie importante, neige et gel, débordement de plusieurs cours d'eau (Yonne, Loing, Grand Morin), sous-sols saturés dans tout le Bassin parisien (en forme de cuvette).
En janvier 1910, des inondations importantes se produisent également en Alsace-Lorraine, alors rattachée à l’Allemagne.
Les affluents et les confluents de la Seine connaissent le même sort à des degrés différents à cause de l'interdépendance des différents systèmes hydrologiques.
Certaines villes de banlieue subissent des dégâts importants.
Lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l'Assemblée nationale en barque.
Le Zouave du pont de l'Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la hauteur des crues de la Seine, a de l’eau jusqu’aux épaules.
Capusa06
C'est sa fête : Thomas d'Aquin
Né près de Naples en 1225, durant le « beau Moyen Âge », Thomas d'Aquin est éduqué au monastère du Mont-Cassin puis, malgré l'opposition de sa famille, revêt l'habit des Dominicains avant d'étudier la théologie à l'Université de Cologne sous l'autorité d'Albert le Grand puis de l'enseigner lui-même à l'Université de Paris. Massif, d'une énorme puissance de travail et d'un regard d'une extrême douceur, il s'attire de ses condisciples le sobriquet de « boeuf muet ». Mais la postérité conservera celui de « Docteur Angélique ».
De retour en Italie où il fonde l'Université de Milan, il n'a de cesse d'écrire, approfondissant la pensée d'Aristote, révélée à l'Occident par Averroès. Son oeuvre majeure, la Somme théologique, essaie ainsi de concilier la philosophie d'Aristote et la doctrine chrétienne. Elle débouche sur une révolution intellectuelle, la philosophie scolastique, qui réconcilie la raison et la foi au nom de la Vérité.
Thomas d'Aquin meurt d'épuisement le 7 mars 1274, en se rendant au concile de Lyon. Canonisé un demi-siècle plus tard, il sera proclamé Docteur de l'Église en 1567 et plus tard saint patron des écoles et universités catholiques.
À Toulouse, le 22 octobre 1385, l’ordre des Frères Prêcheurs (ou Dominicains), fait de Saint Thomas d’Aquin le saint patron de son église. Cette église magnifique et son couvent attenant doivent leur surnom actuel « église des Jacobins » au couvent parisien de l’ordre des Dominicains, qui était situé dans la rue Saint-Jacques ! C’est là qu’a été enseveli Saint Thomas d’Aquin. À l’époque de la Révolution, sa dépouille a été remisée dans la basilique Saint-Sernin. Elle a repris sa place aux Jacobins le 22 octobre 1974.
FAE
"Jacques Villeret, né Jacky Boufroura1 le 6 février 1951 à Tours (Indre-et-Loire) et mort le 28 janvier 2005 à Évreux (Eure), est un acteur français.
Interprétant souvent des personnages au caractère gentil et attachant, il est notamment connu du grand public français pour son rôle de l'extraterrestre La Denrée dans La Soupe aux choux (1981), du maréchal Ludwig von Apfelstrudel dans Papy fait de la résistance (1983), ou encore de François Pignon dans Le Dîner de cons (1998)."
FAE
"Eugène Viollet-le-Duc, né à Paris et mort le 17 septembre 1879 à Lausanne, est un architecte français. Aujourd'hui, il est surtout connu auprès du grand public pour ses restaurations de constructions médiévales, édifices religieux et châteaux dont Notre-Dame de Paris, Pierrefonds, Carcassonne, le Mont Saint-Michel et le château de Roquetaillade."
Misterprof-
27 janvier 1983 :
Décès de l'acteur Louis de Funès.
Louis de Funès de Galarza est né le 31 juillet 1914 à Courbevoie.
Ayant joué dans près de cent cinquante films, il est l'un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle et réalise les meilleurs résultats du cinéma français, des années 1960 au début des années 1980.
Il réalise également les meilleures audiences télévisées.
Très peu récompensé, il reçoit toutefois un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1980.
Après presque vingt ans sur les planches ainsi que devant les caméras dans de nombreux seconds rôles, il impose son personnage de Français moyen impulsif, râleur, au franc-parler parfois dévastateur, aux mimiques parfois muettes.
C'est dans les années 1950 qu'il se fait connaître tardivement du public avec La Traversée de Paris (1956), ainsi qu'au théâtre avec Oscar.
Dans les deux décennies qui suivent, on le retrouve dans une suite de succès populaires, parmi lesquels : Pouic-Pouic (1963), Le Gendarme de Saint-Tropez (1964) et ses cinq suites, la trilogie Fantômas (1964 à 1967), Le Corniaud (1965), Le Grand Restaurant et La Grande Vadrouille (1966), Oscar et Les Grandes Vacances (1967), Le Petit Baigneur (1968), Hibernatus (1969), Jo et La Folie des grandeurs (1971), Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), L'Aile ou la Cuisse (1976), La Zizanie (1978) et La Soupe aux choux (1981).
Il a également participé à l'écriture de quelques scénarios de ses films et signé la réalisation de L'Avare avec Jean Girault en 1980.
Outre la France, les films de Louis de Funès ont connu un grand succès dans divers pays européens, et notamment en Russie, du temps de l'URSS.
Sa popularité ne s'étendra que très peu dans le monde anglo-saxon, à l'exception du succès outre-Atlantique du film Les Aventures de Rabbi Jacob, nommé pour un Golden Globe en 1975.
Le souvenir de l'acteur est entretenu par deux musées : le musée Louis-de-Funès à Saint-Raphaël et le musée de la Gendarmerie et du Cinéma, dans l'ancienne gendarmerie de Saint-Tropez.
Après Le Gendarme et les Gendarmettes, sorti en 1982, de nouveaux projets attendent Louis de Funès, dont la carrière semble loin d'être terminée, bien qu'il soit affaibli.
D'autre part, pendant le tournage du film, il déclarait dans un entretien rêver de reprendre Oscar pour une centaine de représentations avant la fin de l'année.
Il expliquait aussi avoir envie d'adapter le roman Les Morticoles de Léon Daudet, dans un film qu'il verrait bien réalisé par Georges Lautner ou Robert Hossein.
Également, pendant la postsynchronisation du sixième Gendarme, il avait croisé Gérard Oury, qui dirigeait alors L'As des as, et tous deux ont discuté du Crocodile, film comique inabouti.
D'autres projets sont évoqués comme un film réalisé par Patrice Leconte, un nouveau film avec Coluche ou encore un film avec la chanteuse Chantal Goya.
Trois semaines avant sa mort, il vient deux jours à Paris et assiste à une représentation de la pièce Papy fait de la résistance de Christian Clavier et Martin Lamotte au théâtre du Splendid, avec Christian Fechner qui veut en faire un film avec lui.
Le producteur tient à ce qu'il tourne avec de nouveaux jeunes comiques, pour réitérer la réussite qu'avait été L'Aile ou la Cuisse avec Coluche.
La pièce plaît à l'acteur et il rencontre la troupe après le spectacle pour parler de l'idée de film.
Il donne son accord de principe pour Papy fait de la résistance, lançant le projet, mais demande à ce que son rôle soit réduit afin de ne pas fatiguer son cœur.
En janvier 1983, après les vacances scolaires de Noël, Louis de Funès part en famille quelques jours à la montagne, mais l'altitude le fatigue beaucoup, il doit retourner au Cellier.
Dans la soirée du 27 janvier 1983, il se couche très fatigué.
En réalité victime d'un nouvel infarctus, il est emmené d'urgence en ambulance au Centre hospitalier universitaire de Nantes où il meurt à 20 h 30.
Le Parisien libéré et Presse-Océan ont le temps de refaire leur une du lendemain sur sa mort, probablement averti par un personnel hospitalier, tandis que Libération publie une brève.
Le lendemain, et le surlendemain, tous les médias font leur une sur ce qui est vécu comme un drame national.
Jeanne de Funès et ses deux enfants ne reçoivent aucune visite, et les gendarmes du Cellier gardent les abords du château de Clermont.
Alors en tournée, Michel Galabru intervient en duplex de Rennes, très ému, dans le journal Antenne 2 Midi, et parle de son partenaire à l'écran comme d'un frère, raconte sa drôlerie et le qualifie de comique national, tout en rappelant sa popularité en dehors des frontières.
Coluche, son partenaire de L'Aile ou la Cuisse, est l'invité de Christine Ockrent dans le journal de 20 heures d'Antenne 2.
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing et son épouse, ainsi que le ministre de la Culture, Jack Lang, lui rendent hommage.
Le Premier ministre, Pierre Mauroy, envoie une longue lettre de condoléances à la famille de Funès.
Georges Marchais adresse, au nom du Parti communiste français, ses condoléances à Jeanne de Funès.
Bien que les obsèques soient prévues dans la stricte intimité, plus de 3 000 personnes sont présentes le samedi 29 janvier 1983 dans l'église bondée de Saint-Martin du Cellier.
À l'inverse, peu de personnalités ont fait le déplacement.
Seuls des compagnons de jeu comme Michel Galabru, Jean Carmet et Colette Brosset, ainsi que les producteurs Christian Fechner et Gérard Beytout et le compositeur Raymond Lefebvre sont aperçus.
Anne-Aymone Giscard d'Estaing est aussi présente, en remerciement du soutien de l'acteur lors de la campagne de 1981.
Il est inhumé au cimetière du Cellier, sa tombe orientée vers le jardin de son château.
La télévision française lui rend hommage en bouleversant ses programmes : TF1 re-diffuse La Zizanie le soir du 30 janvier, Antenne 2 Le Corniaud le 1er février et FR3 annonce la première diffusion de L'Avare pour le mois de mars.
Les témoignages continuent encore pendant plusieurs jours dans les médias.
Le 4 février 1983, l'émission Aujourd’hui la vie est consacrée à Louis de Funès : la présentatrice Nicole André invite notamment Claude Gensac, Marthe Mercadier, Daniel Gélin, Robert Dhéry et Christian Marin pour parler de l'acteur.
Malgré sa mort, Christian Fechner poursuit le projet de Papy fait de la résistance.
Le rôle prévu pour Louis de Funès n'était pas encore vraiment fixé.
Les scénaristes envisageaient notamment pour lui, entre autres, le rôle de « Papy » ou celui du demi-frère d'Hitler.
Pour pallier la disparition de l'acteur, Fechner parvient à distribuer tous les rôles à des acteurs connus, en plus de ceux du Splendid, avec de nombreux comédiens ayant tourné avec Louis de Funès comme Michel Galabru, Jacqueline Maillan, Jacques Villeret, Julien Guiomar et Jean Carmet. Papy fait de la résistance, sorti en octobre 1983, est un succès avec plus de quatre millions d'entrées.
Le film est dédié à Louis de Funès, qui avait permis le lancement du projet.
Capusa06
Marguerite de Hongrie (27 janvier 1242 -18 janvier 1271) est une princesse devenu moniale dominicaine hongroise. Elle est commémorée le 18 janvier selon le Martyrologe romain.
Vie
Nièce de sainte Elisabeth de Hongrie, la princesse Marguerite est la fille du roi Béla IV de Hongrie et d'une princesse byzantine, Marie Lascaris, Marguerite naît vers 1242, tandis que l'Europe était aux prises avec les invasions mongoles.
Les parents de Marguerite font vœu de consacrer leur fille à Dieu dès sa naissance pour tenter d'infléchir le sort de leur pays. C'est ainsi que dès son enfance elle est élevée au monastère des dominicaines de Veszprem, puis rejoint le monastère des dominicaines sur une île du Danube, l'Île des Lièvres (aujourd'hui île Marguerite).
Dès l'âge de 12 ans, sa piété est déjà profonde. Elle refuse une demande en mariage, préférant vivre une vie de moniale, pleine de mysticisme au milieu des pénitences qu'elle s'inflige. Elle doit lutter contre la volonté de sa famille de la marier pour des raisons politiques, préférant vivre de prière et de vie spirituelle intense.
Elle vit très pauvrement, distribuant aux pauvres tout ce que lui donne son frère, le roi Étienne. Au monastère elle choisissait les tâches les plus humbles et les plus pénibles. Ascète, elle s'inflige des mortifications corporelles en se flagellant, portant la discipline, pour mieux s'associer à la Passion du Christ. Elle bénéficie aussi de dons mystiques étonnants.
Elle meurt le 18 janvier 1271. Depuis, un culte ininterrompu lui a été rendu.
Culte
Marguerite de Hongrie bénéficie d'une canonisation équipollente le 19 novembre 1943 par le Pape Pie XII avec sa fête le 18 janvier.