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Otto von Guericke [ˈgeʁike], né le 20 novembre 1602 à Magdebourg et mort le 11 mai 1686 à Hambourg, est un scientifique, inventeur et homme politique allemand. Sa contribution scientifique principale concerne la physique du vide. Il a inventé le principe du tout premier appareil à vide, la pompe à air, qui sera mise au point plus tard par Robert Boyle.
Biographie
Otto von Guericke fut un des quatre bourgmestres de Magdebourg de 1646 à 1676. Il avait survécu au sac de la ville en 16311 lors de la guerre de Trente Ans.
Expérience des hémisphères de Magdebourg.
Il est l'inventeur de la pompe à air, ancêtre de la pompe à vide, consistant en un piston, un cylindre et un clapet anti-retour, conçue pour extraire l'air dont les effets du vide dans de nombreuses expériences : il a aussi (grâce à ce système) inventé la première « boule à facettes ».
Guericke démontra la force de la pression atmosphérique avec des expériences spectaculaires, comme en 1654, à la cour de Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg, où il avait raccordé deux hémisphères de cuivre de 40 cm de diamètre (les hémisphères de Magdebourg) et extrait l'air à l'intérieur de celles-ci. Il a ensuite attaché chacun des hémisphères à un attelage de huit chevaux et montré qu'ils n'étaient pas capables de les séparer. Quand il eut remis l'intérieur des hémisphères à pression atmosphérique, ils se séparèrent facilement. Il répéta l'expérience la même année à Berlin avec 24 chevaux.
Avec ses expériences, Guericke mit fin de façon spectaculaire à l'hypothèse de l'horror vacui, qui supposait que la nature « déteste » le vide, qui fut pendant des siècles un problème pour les philosophes et les scientifiques. Il s'était inspiré des expériences sur les fluides de Torricelli et de leur interprétation correcte par Blaise Pascal.
Ses derniers travaux se sont concentrés sur l'électricité, mais peu de ses résultats ont été préservés. Il inventa en 1672 les premières machines de production continue d’électricité statique (le générateur électrostatique réalisé à partir d'un globe de soufre et appelé la Elektrisiermaschine), sans qu’elles procèdent pour autant d’une connaissance scientifique des phénomènes électriques.
Otto von Guericke est mort à Hambourg en 1686 et a donné son nom à l'université de Magdebourg
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20 novembre 1956 :
Naissance de l'actrice Bo Derek.
Mary Cathleen Collins est une actrice, mannequin et productrice américaine.
C'est parce qu'elle souhaitait s'offrir une nouvelle planche de surf que la future Bo Derek s'est lancée dans le mannequinat durant son adolescence.
Son père travaillait alors pour Hobart (Hobie) Alter, surfer, fabricant de planches de surf et surtout créateur des célèbres catamarans de sport Hobie Cat, et qui habitait à deux pas de sa maison familiale en Californie du sud.
Elle pratique à bon niveau ces deux sports nautiques durant sa post-adolescence.
Elle pose lors de quelques séances photo et apparaît aussi dans une publicité pour un déodorant. Cependant elle veut davantage, et elle engage un agent pour l'aider à obtenir des auditions afin de faire ses premiers pas sur grand écran.
C'est d'ailleurs au cours de l'un de ces castings qu'elle rencontre le cinéaste John Derek.
La jeune fille, qui a à peine 16 ans, tombe amoureuse du réalisateur de 30 ans son aîné.
Ce dernier ne reste pas indifférent et décide de divorcer de l'actrice Linda Evans pour vivre librement sa nouvelle idylle.
Afin d'éviter la prison pour détournement de mineure, il convainc sa nouvelle conquête de s'enfuir avec lui en Allemagne.
Le couple rentre aux États-Unis deux ans plus tard et se marie en 1976.
Dès l'année suivante, Bo Derek commence réellement sa carrière d'actrice dans le film de Michael Anderson, Orca.
En 1979, elle fait une prestation remarquée dans Elle, puisqu'elle décroche une nomination au Golden Globe.
Ce film est un véritable succès pour la jeune femme, qui devient dès lors l'un des sex-symbols les plus marquants de sa génération.
En mars 1980, elle fait la couverture du magazine Playboy, dans lequel elle apparaît à plusieurs reprises au cours de la décennie.
En 2002, celle qui est une fan d'équitation et de Formule 1, se dévoile dans une autobiographie intitulée Riding Lessons, Everything that matters in life I learned from horses.
Artiste engagée, Bo Derek est le porte-parole de l'association Animal Welfare Institute.
Derek, qui rend visite régulièrement aux vétérans, a apporté son soutien à George W. Bush lors des élections présidentielles américaines en 2000 et 2004.
Côté cœur, la presse lui a prêté plusieurs idylles depuis la mort de John Derek en 1998. Actuellement, elle est en couple avec l'acteur John Corbett.
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Marcelle Ferron, née le 29 janvier 1924 à Louiseville et morte le 19 novembre 2001 à Montréal, est une artiste peintre québécoise. Figure importante sur la scène de l’art contemporain du Québec, elle s'est spécialisée au cours de sa carrière dans le vitrail.
Biographie
Née le 29 janvier 1924, à Louiseville au Québec, Marie Valida Marcelle est la fille du notaire Joseph-Alphonse Ferron et d'Adrienne Caron. Cette famille compte aussi le Dr Jacques Ferron, l'écrivaine Madeleine Ferron et le Dr Paul Ferron.
Enfance
Dans son enfance, elle découvre la peinture par l'entremise de sa mère qui est morte prématurément d'une tuberculose alors qu'elle n'était âgée que de sept ans. Jeune, elle eut l'occasion de voir sa mère peindre des paysages. Le jour de l'enterrement de sa mère, Ferron raconte qu'elle s'est réfugiée au grenier, là où sa mère se rendait souvent. C'est à ce moment qu'elle trouve les tubes de peinture de sa mère et qu'elle décide de devenir peintre pour suivre ses traces. Cependant, elle fut initiée pour la première fois à la peinture au couvent par les religieuses lors de son adolescence .
Formation en beaux-arts et les débuts d'une carrière à Montréal
Elle étudie à l'École des beaux-arts de Québec de 1942 à 1944. Elle eut notamment comme professeur l'artiste québécois Jean Paul Lemieux. En raison de différends, Ferron quitte l'École des beaux-arts de Québec et peu de temps après, elle s'installe à Montréal-Sud en quête d'inspiration pour sa peinture. C'est à ce moment qu'elle découvre le travail du peintre Paul-Émile Borduas. Son travail sera une « révélation » pour la jeune artiste selon les mots de Réal Lussier. Elle rencontre par la suite l'artiste et elle le visite plus régulièrement à son bureau de l'École du Meuble, où il enseigne, pour y recevoir commentaires et encouragements. En gravitant autour de Borduas, Ferron rencontre les membres du groupe des Automatistes vers la fin de 1946 selon une lettre que nous rapporte Patricia Smart. Elle devient assez tôt une membre du mouvement d'art des Automatistes, fondé par Paul-Émile Borduas. C'est dans un article de Claude Gauvreau, « L'automatisme ne vient pas de chez Hadès » (1947), qu'elle sera pour la première fois considérée comme une « peintre automatiste ». Elle expose pour la première fois publiquement dans le cadre du 64e Salon annuel du printemps organisé par l'Art Association of Montreal et qui se tient du 20 mars au 20 avril 1947. Elle y présente une peinture intitulée Huile no 8 qui n'est pas connue de nos jours comme le précise Réal Lussier. En 1948, elle cosigne le manifeste Refus global avec d'autres membres du groupe des Automatistes. Ce texte est décisif pour la scène culturelle du Québec. Cependant, elle n'expose avec eux que tardivement, à partir de l'exposition Les étapes du vivant en 1951. Finalement, elle tient sa première exposition en solo à la Librairie Tranquille du 15 au 30 janvier 1949 où elle présente « deux aquarelles, quinze tableaux et cinq sculptures ». Parmi les œuvres exposées en 1949, les peintures Iba, La Souffrance, l'Éros et la Joie, L'Hidalgo dissous, et Tissus aquatiques ou « La vie en fleur entre mes cils » nous sont connues aujourd'hui.
Début d'une carrière internationale : les années parisiennes
En 1953, elle s'installe à Paris, où elle produit pendant treize années dans le dessin et la peinture. Elle s'initie à l’art du vitrail à l'atelier de Michel Blum en 1964. De retour au Québec en 1966, elle enseigne à l'Université Laval de 1967 à 1988.
L’un de ses vitraux les plus célèbres est celui de la station de métro Champ-de-Mars de Montréal. C'est l'une des premières œuvres non figuratives à être installée dans le métro. En défiant le style didactique présent des autres œuvres de cette période, elle met en évidence un écart important dans l'art public du métro de Montréal. Ce vitrail est vu comme une dénonciation des politiques artistiques de Robert LaPalme, directeur artistique de l’époque, tout comme un flambeau pour l’Automatisme.
D’autres œuvres peuvent être vues à la station Vendôme, à l’hôpital Sainte-Justine, et au siège social de l'OACI à Montréal ; à la place du Portage à Gatineau au Québec, au tribunal de Granby au Québec et au pavillon Samuel-Bronfman de l'Université Concordia.
Une œuvre située à la bibliothèque de l'Université Bishop's (John Bassett Memorial Library), Lennoxville, a été proposée par le comité du statut de la femme de l'Université. Il s'agit d'un vitrail commémorant les victimes de la tuerie de l'École polytechnique en 1989. Ce vitrail est inauguré le 6 décembre 1991, soit deux ans après les événements.
Elle est la sœur des écrivains Jacques (1921-1985) et Madeleine Ferron (1922-2010) et du médecin et humaniste Paul Ferron (1926-10 août 2007)
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19 novembre 1703 :
La légende du Masque de fer.
À la fin du règne de Louis XIV, un mystérieux prisonnier meurt à la Bastille.
Il est enterré quelques jours plus tard sous le nom de Marchiali dans le cimetière Saint-Paul.
Cet homme d'une cinquantaine d'années aurait vécu en prison pendant deux ou trois décennies, d'abord à Pignerol, une forteresse alpine située entre Briançon et Turin, jusqu'en 1681, puis il aurait été transféré au fort d'Exiles, dans le Piémont, jusqu'en 1687, puis à Sainte-Marguerite de Lérins jusqu'en 1698, enfin à la Bastille, toujours sous la surveillance du même geôlier, Bénigne Dauvergne, dit Monsieur de Saint-Mars, ancien mousquetaire.
Huit ans après sa mort, la princesse Palatine, belle-sœur du roi de France, le fait sortir de l'anonymat en le présentant dans sa correspondance comme un milord anglais qui aurait comploté contre la France.
La littérature et la légende vont s'emparer du personnage et le rendre célèbre sous le surnom de «Masque de fer», car nul n'a jamais pu voir son visage caché par un masque de velours noir.
Son identité ne tarde pas à susciter bien des hypothèses : selon Voltaire, il s'agirait du frère jumeau de Louis XIV; d'autres y voient le fils adultérin d'Anne d'Autriche et du duc de Buckingham ; selon d' autres hypothèses, il s'agirait du duc de Beaufort, d'un bâtard du roi Charles II d'Angleterre, du comte de Vermandois ou même du surintendant Fouquet.
Avec son talent coutumier, Alexandre Dumas a fait revivre dans Le vicomte de Bragelonne l'hypothèse d'un frère jumeau de Louis XIV né huit heures après ce dernier.
Dans Le Masque de fer, l'historien Jean-Christian Petitfils évoque l'hypothèse d'un certain Eustache Danger, valet de son état, mis au secret pour ne pas dévoiler la conversion secrète du roi Charles II d'Angleterre au catholicisme.
Monsieur de Saint-Mars, fâché de n'avoir plus qu'un valet à garder après avoir eu sous sa férule le surintendant Fouquet et le duc de Lauzun, aurait lui-même monté la mystification du masque de fer pour se donner de l'importance...
Cela dit, la plupart des historiens s'accordent aujourd'hui pour reconnaître dans le «Masque de fer» un agent double, le comte Ercole Mattioli (ou Antoine-Hercule Matthioli) en s'appuyant sur une lettre datée de 1770 et signée d'un certain baron Heiss.
Secrétaire d'État du duc de Mantoue Charles IV de Gonzague, il aurait trahi son maître ainsi que le roi de France en révélant aux Espagnols des négociations secrètes relatives à l'acquisition par la France de la place forte de Casal.
Louis XIV l'avait alors fait enlever à Venise et écrouer en 1669, en veillant toutefois à ce qu'il vive toujours dans une confortable aisance.
Il n'est pas exclu qu'un domestique, tenté par cette vie de coq en pâte, ait bien voulu prendre la place du comte et permettre à celui-ci de reprendre sa liberté à l'insu de tous.
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Le 18 novembre 1928, à New York, les spectateurs du Colony Theater découvrent et applaudissent Mickey Mouse dans un court-métrage de sept minutes, Steamboat Willie.
Ce dessin animé créé par le jeune Walt Disney (27 ans) est la parodie parlante d'un succès de Buster Keaton, un rival de Charlie Chaplin au cinéma.
La petite souris, qui devait initialement s'appeler Mortimer, a été rebaptisée Mickey sur les instances de Mme Disney, la femme de son créateur.
Ce dernier prête sa voix à Mickey mais le résultat est si affligeant que dans le film Fantasia, la souris deviendra muette !
Un conteur sans pareille
La statuaire de la cathédrale de Naumburg (1260) a inspiré les personnages de Blanche-NeigeLes premiers dessins animés, souvent à vocation publicitaire, étaient des courts métrages de quelques minutes (« cartoons » en anglais). Walt Disney va hisser cette technique au rang d'art à part entière.
Avec son frère Roy et son ami Ubi Werks, dessinateur beaucoup plus talentueux que lui, il monte à Chicago un studio, Hollywood Walt Disney Studio, et crée un nouveau personnage, Oswald le lapin. Mais celui-ci lui est volé par son distributeur.
Et c'est dans le train qui le ramène de New York, où il a discuté avec ce distributeur, qu'il aurait eu l'idée d'un nouveau héros, Mickey la souris.
Très vite, de nouveaux personnages viennent tenir compagnie à la sympathique souris : Donald Duck le canard, Minnie...
Le studio devient une fructueuse affaire commerciale. Mais Walt Disney n'en reste pas là. En 1937, il lance un incroyable pari en investissant toute sa fortune dans la fabrication d'un premier dessin animé long métrage.
Il choisit pour l'occasion de mettre en images un conte des frères Grimm. Ce sera Blanche-Neige et les sept nains. Pour sa réalisation (un million d'images colorisées), le studio mobilise pas moins de 700 personnes !
Ses dessinateurs vont puiser leur inspiration dans l'architecture et la sculpture gothique, comme ci-dessus la figure qui a inspiré le personnage de la redoutable marâtre.
Le triomphe de Blanche-Neige est suivi de plusieurs autres : Pinocchio, Fantasia, Peter Pan...
Les affaires avant tout
Mais avec le semi-échec de Fantasia en 1940, la magie s'affadit.
Après la Seconde Guerre mondiale, Walt Disney délaisse la création et se préoccupe par-dessus tout de valoriser les produits dérivés de ses films. Il ouvre en Californie, en 1955, le premier parc d'attractions, Disneyland...
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18 novembre 1960 :
Naissance de la chanteuse Kim Wilde.
Kim Smith est une chanteuse pop britannique, qui a connu ses plus grands succès dans les années 1980 et au début des années 1990.
Elle a vendu, depuis 1981, plus de 30 millions de disques dans le monde.
En France, ses titres les plus connus ont été Kids in America (16e meilleure vente de l'année 1981), Cambodia (7e meilleure vente de l'année 1982) et You Came (5e au Top 100 pendant deux semaines en 1988).
Aux États-Unis, sa reprise de 1986 de You Keep Me Hangin' On des Supremes a atteint la première place du Billboard Hot 100.
En 2003, sa reprise de Anyplace, Anywhere, Anytime en duo avec Nena se classe dans le Top 10 dans cinq pays en Europe, dont les Pays-Bas où la chanson est numéro un pendant cinq semaines.
Kim Wilde est la fille du rocker des années 1950 Marty Wilde (de son vrai nom Reginald Smith) et de Joyce Baker, ancien membre des chanteuses et danseuses The Vernons Girls.
Elle achève ses études au St Albans College of Art and Design en 1980, et commence sa carrière de chanteuse en janvier 1981, en pleine vague new wave avec le titre Kids in America, qui est instantanément un succès.
Sa carrière est lancée et elle devient une icône sexy.
Parmi ses succès ultérieurs, notons : Chequered Love, Cambodia, toujours en 1981, View From a Bridge en 1982 et Love Blonde en 1983, You Keep Me Hangin' On en 1986 (reprise des Supremes), ou encore You Came en 1988.
En 1985, Laurent Voulzy lui consacre une chanson : Les Nuits sans Kim Wilde.
Parallèlement à la musique, Kim Wilde mène une carrière d'horticultrice et a dessiné de nombreux jardins.
Elle publie également deux livres sur le jardinage.
En 2001, elle participe à l'établissement du record du monde de la transplantation du plus gros arbre, quand un platane de 18 mètres est transporté de Belgique jusqu'à Warrington (l'arbre est tombé lors d'une tempête en 2007).
Le 1er septembre 1996, elle épouse l'acteur Hal Fowler, avec lequel elle a deux enfants : Harry Tristan (3 janvier 1998) et Rose Elisabeth (13 janvier 2000).
Le 21 décembre 2022, un communiqué commun de Kim Wilde et Hal Fowler paru sur Twitter, annonce la séparation du couple en bon terme et d’un commun accord.
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Nicolas Appert , né le 17 novembre 1749 à Châlons-sur-Marne et mort le 1er juin 1841 à Massy, est un inventeur français.
Il est le premier à mettre au point une méthode de conservation des aliments en les soumettant à la chaleur dans des contenants hermétiques et stériles (bouteilles en verre puis boîtes métalliques en fer-blanc). Il crée en France la première usine de conserves au monde.
Biographie
Neuvième enfant d’un couple d’aubergistes de Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne), Nicolas Appert se familiarise dès sa jeunesse avec les métiers de cuisinier et de confiseur, et avec les modes de conservation des denrées alimentaires.
En 1772, il entre au service de bouche du duc palatin Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld au château de Deux-Ponts en Allemagne, puis, à la mort de ce dernier en 1775, il reste comme officier de bouche au service de la comtesse de Forbach Marianne Camasse, veuve de Christian IV, dans son château de Forbach (département de la Moselle) jusqu'en 1784, date à laquelle il quitte Forbach et s’installe à Paris. Il y ouvre, au 47 rue des Lombards, une boutique de confiseur à l'enseigne de la Renommée.
Il épouse en 1785 Élisabeth Benoist ; ils auront cinq enfants, un garçon et quatre filles.
Dans cette boutique de détaillant, après quelques années, Appert devient grossiste, emploie six employés, et a des correspondants à Rouen et à Marseille. Après s’être engagé dans l’action révolutionnaire dès 1789, et jusqu’en 1794, il devient président de la Section des Lombards et passe alors trois mois en prison. Il ne sera jamais jugé, sans doute grâce à l'intervention de deux amis, Louis-Joseph Charlier et Pierre-Louis Prieur de la Marne, qui avaient soudoyé un greffier. Libéré après Thermidor, il oriente ses travaux sur les solutions à apporter aux faiblesses des moyens de conservation de l’époque. En effet, en cette fin du XVIIIe siècle, les procédés de conservation des aliments (par le froid, par fumage, par des agents conservateurs tels que le sel, l'alcool, le vinaigre, la graisse, le sucre…) ont une efficacité partielle (quantité limitée d'agents de conservation qui ne stoppent pas complètement la prolifération bactérienne et ne gardent pas les substances dans leur intégralité) et sont onéreux : l'Ancien régime l'a compris en instituant un instrument politique et fiscal très lucratif, la gabelle du sel.
Prenant en compte plusieurs critères (modification du goût, coût important et piètres qualités nutritives des produits salés, séchés, fumés et confits), il met au point le procédé qui rend possible la mise en conserve (appelée appertisation) des aliments en 1795, soit soixante ans avant Louis Pasteur et la pasteurisation.
Installé à Ivry-sur-Seine, Nicolas Appert améliore sa découverte. La Verrerie de la Gare, créée en 1792 par Jean André Saget, lui fournit des bouteilles à large col pour ses essais de conserves dans des navires (tests sur leur bonne tenue en mer et leur efficacité sur les équipages souvent décimés par le scorbut) . En 1802, il crée à Massy la première fabrique de conserves au monde, où il emploie une dizaine, puis une cinquantaine d’ouvrières. En 1806 il présente pour la première fois ses conserves lors de l'exposition des produits de l'industrie française mais le jury ne cite pas la découverte. Les tests sur les navires de la marine française sont concluants : les rapports des préfets maritimes sont favorables et la presse publie divers articles élogieux, si bien qu'il décide d'en informer le gouvernement et de solliciter un prix. Le 15 mai 1809, il adresse au ministre de l'Intérieur, Montalivet, un courrier l'informant de sa découverte.
Dans sa réponse du 11 août, le ministre lui aurait laissé le choix entre prendre un brevet ou bien recevoir un prix du gouvernement en contrepartie du fait qu'il publie sa méthode de conservation dont il lui adressera 200 exemplaires. Nicolas Appert aurait opté pour la seconde solution, préférant "faire profiter l'humanité de sa découverte plutôt que de s'enrichir" (ce qui permettra à un anglais de prendre brevet et de s'enrichir à sa place). Une commission est alors nommée. Le 30 janvier 1810, le ministre notifie à Nicolas Appert l'avis favorable de la commission8et lui accorde un prix de 12 000 francs. En juin, Nicolas Appert publie à 6 000 exemplaires L'Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales. Dès juillet, toutes les préfectures reçoivent les exemplaires diffusent l'information. Trois éditions suivront en 1811, 1813 et 1831.
Dès ce moment, sa méthode de conservation très appréciée chez les soldats et les marins, se voit copiée par les conserveurs anglais. Il voyage en 1814 en Angleterre où il constate qu'ils utilisent la technique Appert, reprise dans un brevet déposé par Peter Durand et Bryan Donkin, en conservant les aliments dans des boîtes en fer-blanc plus légères, qui ne cassent pas et supportent mieux la chaleur du bain-marie (leur seul inconvénient étant une ouverture difficile). Les Britanniques ne lui versent aucune compensation financière, et se contentent de l’honorer du titre symbolique de « bienfaiteur de l’humanité »
Le déclin de la marine impériale de Napoléon après la défaite de Trafalgar, et le blocus continental, réduisent drastiquement la demande de conserves pour les voyages au long cours et pour les guerres. La concurrence des Britanniques, favorisés par un accès à un fer-blanc de meilleure qualité et moins coûteux, finit par ruiner Appert. En 1814, lors de la première invasion par la Sixième Coalition, sa fabrique de conserves de Massy est saccagée et un an plus tard, elle est transformée en hôpital par les Anglais. Ayant besoin de recréer une usine, en 1817 il obtient du Ministère de l'intérieur gratuitement un local dans l'hospice des Quinze-Vingts où il reprend ses recherches et ses fabrications de conserves en fer-blanc mais l'absence de gisement d'étain en France rend cet acier très cher. Grâce à l'aide de Claude Berthollet, il poursuit d'autres recherches sur la dépuration de la gélatine pour la clarification des vins, sur les tablettes de jus de viande et de bouillons de légumes. Ainsi, en 1823, il dépose un brevet pour un procédé propre à fondre le suif.
Devant faire face à ses dépenses, il cède son affaire en 1840 à son neveu Auguste Prieur, qui poursuivra l'exploitation sous l'enseigne « Prieur-Appert ». Ce dernier révisera, sous le nom de Prieur-Appert, et conjointement avec Gannal, la cinquième édition en 1842 de L'Art de conserver. Prieur-Appert cède à son tour, en 1845, l'affaire à Maurice Chevallier et un procès opposera les deux hommes sur le droit d'utiliser le nom d'Appert.
Âgé de quatre-vingt-onze ans, veuf, sans argent pour s’offrir une sépulture, Appert meurt le 1er juin 1841 à Massy, où son corps est déposé dans la fosse commune.
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17 novembre 1944 :
Naissance de l'acteur Danny DeVito.
Daniel Michael DeVito, Jr. est un acteur, réalisateur, humoriste et producteur de cinéma américain.
Fils de Julia et de Daniel Michael DeVito, Sr, il est d'ascendance italienne et albanaise et a été élevé selon le rite catholique à Asbury Park.
Élève à l'Oratory Preparatory School, il en sort diplômé en 1961.
Il a ensuite suivi une formation d'acteur à l'académie des arts dramatiques à Hollywood, à partir de 1966.
En 1975, il joue un des fous de l'asile psychiatrique dans le film Vol au-dessus d'un nid de coucous de Miloš Forman.
En 1978, son rôle du répartiteur Louie de Palma, dans la sitcom Taxi, constitue un tremplin pour sa carrière.
Il tiendra le rôle jusqu'en 1983 et l'arrêt de la série au bout de cinq saisons.
Le 28 janvier 1982, il épouse l'actrice Rhea Perlman leavec, avec qui il aura trois enfants : Lucy, qui est maintenant actrice, Grace et Jacob.
Il a annoncé, en octobre 2012, sa séparation avec Rhea Perlman mais selon certaines sources, le couple aurait décidé, en 2013, de ne plus divorcer.
Danny De Vito a malgré tout officialisé leur rupture le 26 mars 2017 au micro de la chaîne américaine de télévision, CBS.
En 1988, il forme un duo atypique avec Arnold Schwarzenegger dans la comédie Jumeaux d'Ivan Reitman.
En 1998, il joue un éditeur de tabloïd dans le film policier L.A. Confidential de Curtis Hanson.
En 1992, il collabore pour la première fois avec son réalisateur fétiche Tim Burton, qui lui donne le rôle d'Oswald Cobblepot / le Pingouin dans Batman Returns.
Les retrouvailles entre les deux ne tardent pas puisque, la même année, Burton fait un caméo (passage éclair) dans la peau d'un cadavre dans le film Hoffa réalisé par DeVito, qui tient également le rôle de Bobby Ciaro.
Le film est également la quatrième collaboration avec Jack Nicholson qui tient le rôle titre.
En 1994, Ivan Reitman remet en scène le duo DeVito-Schwarzenegger, avec Emma Thompson dans un rôle prépondérant, dans la comédie Junior.
Il retrouve Burton en 1996 dans le film de science fiction Mars Attacks!.
En 1997, il prête sa voix pour les studios Disney au satyre Philoctète, l'entraineur d'Hercule, dans le film d'animation mettant en scène ce dernier.
Par la suite, le rôle est repris par Robert Costanzo.
En 2003, il tourne pour la troisième fois devant la caméra de Burton pour le film fantastique Big Fish.
En 2004, il apparait en tant qu'invité dans le onzième épisode de la dixième et dernière saison de la sitcom Friends, qui le voit jouer le rôle d'un stripteaseur.
En 2006, il intègre la série comique It's Always Sunny in Philadelphia, dès le début de sa seconde saison.
Il rejoint directement la distribution principale, incarnant Frank Reynolds, le père légal des jumeaux Dennis et Dee Reynolds, respectivement interprétés par Glenn Howerton et Kaitlin Olson.
Courant 2011, il est révélé que DeVito a été coupé au montage du film en capture de mouvement Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne (2011) de Steven Spielberg, adaptation des bandes dessinées Les Aventures de Tintin d'Hergé, qui le voyait tenir le rôle du marchand portugais Oliveira da Figueira.
En 2019, après seize ans, il retrouve Tim Burton dans le film Dumbo, adaptation en prise de vues réelles du long métrage d'animation sorti en 1941.
Il apparait également dans le film Jumanji: Next Level, suite du film Jumanji : Bienvenue dans la jungle sorti en 2017, qui se veut lui - même être une suite du film Jumanji de 1995.
Lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2016, il soutient Bernie Sanders, auquel il renouvelle son soutien lors des primaires démocrates de 2020.
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16 novembre 1940 :
Naissance du magicien Garcimore.
José García Morenoest un illusionniste, humoriste et musicien franco-espagnol.
Fils d'un garde civil, il apprend la musique dans la fanfare de son village où il joue de la trompette. Devenu orphelin, il entre dans une école d'enfants de troupe où il est affecté à la section musique. Il suit des cours au Conservatoire royal supérieur de musique de Madrid où il reçoit un premier prix en 1962 et endosse le rôle de chef d'orchestre.
Son instrument de prédilection est le tuba, mais il joue également de la plupart des cuivres.
En 1967, il arrive à Paris où il passe sans succès des auditions dans différents cabarets avant d'être embauché par l'un d'eux.
Il part ensuite pour Tours puis Marseille où il trouve de modestes engagements.
Au milieu des années 1970, il est musicien à l'harmonie de Grenoble.
Il fait ses premiers spectacles à Palavas-les-Flots avant de revenir à Paris en 19762.
Alors qu'il donne un spectacle au Don Camilo, Roger Pradines le remarque et le fait passer dans son émission TV Music Hall.
José Garcimore se produit régulièrement au Caveau de la République et fait plusieurs tournées en France.
Il y enregistre, en 1977, une douzaine de sketches intégrant des vrais-faux tours de magie, regroupés dans un premier 33 tours intitulé Un Espagnol à Paris, produit par Jacques Canetti.
Il se produit aussi au sein des comités des fêtes, discothèques et autres organisateurs de soirées privées qui le sollicitaient en permanence.
Sur scène, il invite des spectateurs et demande : « Est-ce que tu pourrais nous faire un tour de cartes ? » Naturellement, chacun répond « non » ; il pose alors son jeu de cartes au sol et en fait le tour, en disant « Facile ! ».
Son public rit également lorsqu'il fait semblant de rater l'un de ses tours de magie : il promet par exemple de sortir un lapin d'un chapeau mais se « trompe » et en sort quelque chose de différent, provoquant l'hilarité des spectateurs.
Ses spectacles ont su conquérir un public fidèle.
Complice notamment de Denise Fabre et de Pierre Douglas dans les émissions Restez donc avec nous le samedi, Au plaisir du Samedi et Samedi est à vous sur TF1, à la fin des années 1970 puis au début des années 1980, il est le plus célèbre des magiciens de la télévision française.
Ses formules humoristiques : « Déconstrasté », « Y m'énerve » ou « Des fois ça marche, des fois ça marche pas », sont restées dans les mémoires.
Il émerveille aussi des milliers d'enfants dans l'émission Les Visiteurs du mercredi.
Tout comme Gérard Majax ou Dominique Webb, il a sa boîte de jeu de magie à son nom, Amusez-vous avec Garcimore.
Il fait aussi à plusieurs reprises la couverture de certaines numéros du magazine Pif Gadget pour présenter des tours de magie.
Son rire particulier est devenu un de ses traits les plus caractéristiques, tout comme ses mimiques mais aussi son accent méditerranéen d'origine espagnole surjoué, utilisé avec une parfaite maîtrise du français.
Par ailleurs, ses tours « ratés », avec les « petites souris » Tac et Tac-Tac, déclenchent les fous rires de Denise Fabre, le communiquant aux téléspectateurs.
Il utilise également d'autres animaux : la chienne Dolly, la chouette Bouma, un pigeon blanc, deux tourterelles, le lapin Rustine, la poule Opo, ou encore un perroquet.
En 1980, il est la vedette principale du podium du Tour de France et, en 1981, il passe en vedette à l'Olympia.
Tombé dans l'oubli et le besoin dans les années 1980 et les années 1990, il prend contact avec La roue tourne, association qui aide les anciens artistes en difficulté et qui lui fait jouer quelques rôles de figurant.
Il rencontre l'illusionniste américain David Copperfield au cours d'une séquence de Nulle part ailleurs et s'amuse avec ses tours de l'arrogance de Copperfield.
Garcimore meurt en 2000 à l'âge de 59 ans des suites d'un accident vasculaire cérébral dans sa résidence du Gué-de-Longroi près de Chartres, commune où il est inhumé.
Il est le père de deux enfants, Florent et Rodolphe.
Sa dernière apparition télévisée dans l'émission Le Plus Grand Cabaret du monde, animée par Patrick Sébastien, est diffusée après sa mort.
Capusa06
Jean Chardin, dit le « Chevalier Chardin », né le 16 novembre 1643 à Paris et mort le 5 janvier 1713 à Chiswick, est un voyageur et un écrivain français, surtout connu pour sa relation de ses séjours en Perse et en Orient à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle.
Biographie
Fils d’un bijoutier protestant de la place Dauphine, et bijoutier lui-même, Jean Chardin se rend en Perse et en Inde en 1665 pour y faire le commerce des diamants. Il plaît au roi de Perse, Shah Abbas II, qui le nomme son marchand. De retour en France en 1670, il publie Le couronnement de Soleïmaan troisième, roy de Perse. Puis il repart pour la Perse en août 1671, en faisant cette fois-ci un long périple qui le mène à Smyrne, à Constantinople, en Crimée, dans le Caucase et en Géorgie. Il arrive à Isfahan en juin 1673, accompagné du dessinateur Guillaume-Joseph Grelot, reste quatre ans en Perse, apprend le persan, le turc, l’arabe, et retourne en Inde avant de revenir en Europe en 1680 en passant par le Cap de Bonne-Espérance.
Constatant à son retour que les protestants sont persécutés en France, il se rend, comme tant d'autres huguenots, le 14 avril 1681 en Angleterre, où Charles II lui décerne le titre de chevalier dix jours après son arrivée à Londres, lui remettant la décoration de sa propre main. Le même jour, il y épousa une jeune Rouennaise qui avait également fui la France pour se soustraire aux dragonnades. Charles II le nomme bijoutier de la cour et son plénipotentiaire auprès des États de Hollande. Il est élu membre de la Royal Society en novembre 1682.
Choisi par la Compagnie anglaise des Indes orientales pour être son agent auprès des mêmes États, il se rend ensuite en Hollande, profitant de son séjour à Amsterdam pour publier, en 1686, la première partie des Voyages de monsieur le chevalier Chardin en Perse et autres lieux de l’Orient, édition plus étendue que la première, qui avait paru à Londres en 1685. Cet ouvrage, qu’il ne complète qu’en 1711, peut-être avec l’aide de François Charpentier, est salué par les philosophes et reçoit les éloges de Montesquieu, Rousseau, Voltaire et Gibbon. En 1811, Louis-Mathieu Langlès en publie une édition plus complète en dix volumes. Empreints d’un sens aigu de l’observation et considérés par les spécialistes comme une source historique importante sur la culture et la civilisation persanes de l’époque, les Voyages de Chardin conservent encore aujourd’hui un intérêt considérable.
Misterprof-
15 novembre 1796 :
Bataille d'Arcole.
Le général Bonaparte, à peine âgé de 27 ans, remporte une brillante victoire sur les Autrichiens du général Avinczy à Arcole (Vénétie).
Son armée d'Italie ayant franchi l'Adige, elle tente mais en vain de franchir l'un de ses affluents, l'Alpone, à Arcole.
N'en pouvant plus après trois jours de combats indécis, Bonaparte s'engage sur le pont sous la mitraille et plante un drapeau en son milieu.
Mais ses soldats tardent à bouger et lui-même doit reculer, protégé par les grenadiers du général Lannes.
Comme un Autrichien le met en joue, son aide de camp Jean-Baptiste Muiron le couvre de son corps et se fait tuer à sa place...
Bonaparte tombe dans le marais, et se serait alors écrié : « Soldats, en avant pour sauver le général ».
Ses grenadiers se lancent en avant et remportent la victoire.
L'opération a été facilitée par une ruse du général Belliard qui a ordonné aux tambours d'aller faire diversion sur les arrières des Autrichiens.
L'un de ces tambours, André Estienne, sera plus tard honoré par la Légion d'Honneur et une statue dans son village du Vaucluse.
Une célèbre toile du baron Gros, au Louvre, montre le général Bonaparte à Arcole, sous un jour flatteur comme il se doit.