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28 novembre 1956 :
Sortie du film Et Dieu créa la femme.
L'année 1956 s'achève avec un film sublime et sulfureux, qui consacre Bardot, lance Vadim et intronise Trintignant.
Le succès du film, tourné pendant l'été, est d'abord lent à venir.
Mais séance après séance, les spectateurs comprennent qu'Et Dieu créa la femme n'entre pas dans les catégories habituelles.
Tout d'abord Vadim, jeune réalisateur de vingt-huit ans qui a fait ses classes avec Marc Allégret, n'a pas tourné en studio, comme c'est alors la règle, mais en décors naturels et en extérieurs.
Ensuite, Vadim ne s'est pas contenté, comme on s'y attendait, de montrer Bardot toute nue, au détour d'un scénario joyeux et retors.
Le corps de l''actrice, vingt-deux ans et Mme Vadim à la ville, devient la donnée première du scénario, la raison d'être du film, convoité par trois hommes.
Au bout de quelques semaines, la France est conquise.
Reste le monde : il cède plus vite encore.
Aux Etats-Unis, les ligues de vertu, protestantes ou catholiques, se mobilisent contre un film « satanique » qui incite ouvertement à la débauche, et ne respecte pas plus la sainteté du mariage que le tabou (particulièrement fort aux Etats-Unis) des relations quasi-incestueuses entre beau-frère et belle-soeur.
Capusa06
Clovis
466 - 27 novembre 511 à Paris
Clovis, roi des Francs saliens, soumet en quelques années la Gaule romaine. Il installe sa capitale à Paris et ouvre la voie à une lignée de rois francs qui durera, cahin-caha, deux siècles et demi jusqu'à son éviction par les descendants de Charles Martel. Sa dynastie est appelée mérovingienne d'après un aïeul mythique, Mérovée.
Clovis accomplit un acte majeur en renonçant au paganisme et en se faisant baptiser dans la religion catholique, qui est celle de ses sujets gallo-romains (la plupart des autres rois barbares avaient préféré se convertir à l'arianisme). Ce baptême nous est seulement connu par une lettre de Saint Avit, un contemporain évêque de Vienne.
Notons que le roi des Francs n'est pas le premier Barbare à se convertir au catholicisme ; l'ont précédé un roi burgonde et un roi suève (Portugal actuel), mais ces conversions-là sont restées des affaires individuelles. La conversion de Clovis et de ses guerriers n'a pas d'incidence immédiate sur les pratiques religieuses des Francs ; c'est seulement sous le règne de son fils Childebert, justement surnommé le Pieux, que l'on imposera aux propriétaires ruraux de détruire les idoles païennes.
Clovis sera inhumé dans la basilique des Saints Apôtres, auprès de sainte Geneviève. Sa femme Clotilde les rejoindra tous deux dans cette nécropole, rebaptisée Sainte-Geneviève (à l'emplacement de l'actuel Panthéon), après sa mort, le 3 juin 548, à Tours.
Capusa06
26 novembre 1130 : Le « miracle des Ardents »
Sainte Geneviève, patronne de Paris et de la gendarmerie, est fêtée le 3 janvier, anniversaire de sa mort, mais aussi le 26 novembre en souvenir du « miracle des Ardents ». Ce miracle remonte à 1130, sous le règne de Louis VI le Gros. Cette année-là, beaucoup de Parisiens avaient été saisis d'hallucinations et moururent du fait d'une maladie provoquée par l'ergot de seigle (« mal des Ardents » ou « feu de Saint-Antoine »). L'ergot est un champignon qui contient de l'acide lysergique et provoque des hallucinations comme le LSD. Il peut se retrouver dans la farine du pain et ainsi contaminer la population.
En désespoir de cause, impuissant à endiguer le mal malgré prières et processions, l'évêque Pierre de Senlis fit conduire la châsse de sainte Geneviève sur le parvis de Notre-Dame et 103 malades l'ayant effleurée furent guéris (à l'exception de trois incrédules) !
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Dans certaines régions françaises, le 25 novembre, jour de la sainte Catherine, on célèbre les jeunes filles à marier. Une fête surannée, mais qui trouve pourtant encore des adeptes.
Des jeunes femmes portant des chapeaux de catherinettes attendent le début d'une soirée en l'honneur des femmes non mariées de moins de 25 ans, à la veille de la Sainte-Catherine .
Le jour de la sainte Catherine, le 25 novembre, vous est peut-être familier en tant que fête des couturières. Mais ce jour-là, les filles du nord ou de l'est de la France célèbrent aussi la Sainte-Catherine, dès leur plus jeune âge et jusqu'à ce qu'elles soient mariées. L'objectif: souhaiter à ces petites et jeunes filles un futur bonheur conjugal. Pourquoi perpétuer cette tradition encore aujourd'hui? Est-elle sexiste et malaisante?
D'où vient cette tradition?
La tradition des catherinettes est fêtée en France depuis le Moyen Âge. «Elle célébrait la classe des filles à marier, âgées de 15 à 25 ans», retrace Anne Monjaret, ethnologue, directrice de recherche au Laboratoire d'anthropologie politique du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et autrice de plusieurs ouvrages sur le sujet, dont La Sainte-Catherine, culture festive dans l'entreprise (paru en 1998).
«On disait de cette classe d'âge qu'elle coiffait Sainte-Catherine le 25 novembre et si les femmes avaient plus de 25 ans elles coiffaient définitivement Sainte-Catherine», poursuit la chercheuse. Trop âgées, ces dernières n'étaient donc plus «bonnes à marier» et étaient destinées à finir célibataires et à devenir «vieilles filles». «Au fil du temps, on n'a plus célébré que les 25 ans et plus, en les appelant les catherinettes si elles étaient toujours célibataires et en leur offrant un chapeau vert et jaune.»
Le port de ce chapeau permettait d'identifier ces jeunes femmes en tant que célibataires, une stigmatisation qui pouvait être vécue de bien des façons, allant de l'amusement à la honte. Les catherinettes défilaient ensuite en procession dans la rue, invoquant la sainte de leur trouver un mari. «Un bon, mais plutôt un que pas du tout», comme le disait une prière à l'adresse de sainte Catherine d'Alexandrie (dont l'histoire et le culte racontent qu'elle est morte décapitée après avoir refusé d'épouser un empereur romain, au début du IVe siècle).
Mais sainte Catherine est également la patronne des couturières et des modistes. «C'est cet aspect de la Sainte-Catherine que l'on retient le plus depuis la fin du XIX siècle», reprend Anne Monjaret. Sauf dans le nord de la France, mais aussi dans certaines localités du Grand-Est et de la Nouvelle-Aquitaine, où la tradition des catherinettes non mariées est toujours vivace.
Ancrage dans le nord de la France
«Traditionnellement, dans le nord du pays, sainte Catherine est la patronne des petites filles et saint Nicolas celui des petits garçons, explique Anne Monjaret. Aujourd'hui encore, les enfants ont gardé l'habitude de s'envoyer des cartes postales à ces occasions. Comme il n'est plus honteux aujourd'hui d'être célibataire, il y a eu un glissement de la Sainte-Catherine vers les petites filles.»
«Dans les ateliers de haute couture, à Paris, les hommes célibataires de 30 ans et plus étaient également célébrés pour la Saint-Nicolas [fêtée quelques jours plus tard, le 6 décembre, ndlr]. Leurs collègues leur offraient un bonnet tricoté par leurs soins et des cartes postales. Pour les hommes, la Saint-Nicolas a pratiquement disparu aujourd'hui, mais parfois les “catherinets” sont fêtés dans le monde de la couture», indique encore l'ethnologue.
Des catherinettes et des nicolas de la maison Chanel, lors de la fête de la Sainte-Catherine et la traditionnelle réception des femmes (plus de 25 ans) et hommes (plus de 30 ans) non mariés de la haute couture, à l'hôtel de ville de Paris .
Gwendoline, qui a grandi en Picardie, et Mélissa, qui vit dans le département du Nord, se souviennent de ces célébrations. «On échangeait des cartes postales à l'école, on en recevait aussi de membres de la famille. Et pour les garçons, c'était pareil pour la Saint-Nicolas. Pour moi, c'était la fête des jeunes filles, mais j'ai découvert une fois adolescente que cela concernait les filles vierges ou à marier», raconte Mélissa.
«Je ne fête pas la Sainte-Catherine avec ma fille, parce que j'en connais la signification et je la trouve sexiste.»
Mélissa, qui vit dans le département du Nord
«Je faisais la confection des chapeaux à l'école, le défilé dans le quartier avec les chapeaux sur la tête, se souvient Gwendoline. Mes grands-mères nous envoyaient, à ma sœur et moi, des cartes de Sainte-Catherine, souvent très kitsches! Il m'a fallu arriver à l'âge adulte pour comprendre que ça ne se fêtait pas dans toutes les régions de France. Petite, je voyais vraiment ça comme une célébration des petites filles, qui étaient honorées dans leurs familles. Ensuite, j'ai eu connaissance de la vraie signification de cette fête, une façon assez humiliante d'afficher les jeunes femmes de 25 ans toujours célibataires. Et ça m'a vraiment gêné parce que je considère que c'est extrêmement sexiste.»
Les petites filles fêtent-elles encore la Sainte-Catherine?
Si les souvenirs de cette tradition restent tendres, sa signification peut mettre mal à l'aise avec le recul de l'enfant devenu adulte. Les petites filles d'aujourd'hui continuent pourtant, dans le nord de la France, à recevoir des cartes pour la Sainte-Catherine.
Mélissa et Gwendoline ont fait le choix de ne pas perpétuer ces traditions avec leurs enfants. «Je ne fête pas la Sainte-Catherine avec ma fille, parce que j'en connais la signification et je la trouve sexiste», justifie Mélissa. Gwendoline ne fête pas non plus la Saint-Nicolas avec ses fils, «parce que je ne considère pas que le fait d'être une fille ou un garçon mérite d'être célébré».
Fanny, qui vit dans le Pas-de-Calais, a choisi au contraire d'accompagner sa fille dans la perpétuation de cette tradition. «Je ne suis pas pour cette fête, car pour moi cela revient à dire aux petites filles que c'est une tare d'être célibataire et de ne pas être mariée. Il n'y a eu aucune évolution en trente ans. Mais ma fille aime donner des cartes à ses copines, donc je l'aide à en confectionner des faites main.»
Gwendoline constate également autour d'elle que seules ses amies qui vivent encore dans les Hauts-de-France, voire même dans leur village natal, ont continué à fêter la Sainte-Catherine, mais également la Saint-Nicolas en envoyant des cartes aux petits garçons de leur famille le 6 décembre.
Une fête sexiste et malaisante?
«Quand la famille ou les amis offrent une carte à une enfant pour la Sainte-Catherine, ils soulignent son statut de fille, son appartenance à cette catégorie sexuée, remarque Anne Monjaret. Ces cartes ont été modernisées, mais elles représentent toujours une jeune fille.» Pour plaire aux enfants, on en trouve aujourd'hui sous les traits de personnages de films ou séries d'animation, comme Elsa de La Reine des neiges ou Princesse Sofia.
La référence au mariage, et au souhait d'un futur bonheur conjugal pour ces futures femmes, n'est plus tellement mise en avant aujourd'hui auprès des petites filles. Mais outre les échanges de cartes postales, certaines écoles continuent à faire fabriquer des chapeaux de la Sainte-Catherine aux enfants.
«Certaines féministes y voyaient aussi la célébration d'une femme autonome qui n'était pas sous la tutelle d'un homme à 25 ans.»
Anne Monjaret, chercheuse ethnologue
Un détail dont la signification n'est pas anodine. «Le chapeau est lié à la sexualité, décrypte Anne Monjaret. Les cheveux des filles symbolisent la sexualité, on les cachait donc jusqu'à un certain âge, d'où l'expression “coiffer sainte Catherine” pour des filles non mariées. Cependant, si les enfants des deux sexes fabriquent et portent ces chapeaux, cela en change l'interprétation.»
À Vesoul (Haute-Saône), la Sainte-Catherine est célébrée chaque année en grande pompe lors de la foire du même nom, notamment avec un concours de chapeaux pour les jeunes femmes de 25 ans célibataires et sans enfants. Au moment de les faire monter sur scène devant l'assemblée, le présentateur de la cérémonie rappelle qu'elles sont célibataires, avançant que des hommes pourraient être intéressés.
Entre stigmatisation de genre, hétérocentrisme, références inappropriées à la vie conjugale auprès de très jeunes enfants et pression voire humiliation sur les célibataires, la Sainte-Catherine a de quoi mettre mal à l'aise. Pourtant, les catherinettes n'ont pas toujours été considérées comme antiféministes.
«Dans les années 1970, la fête était à la fois critiquée par des féministes parce que considérée comme has been et matrimoniale à vouloir caser les femmes. Mais certaines féministes y voyaient aussi la célébration d'une femme qui n'était pas sous la tutelle d'un homme à 25 ans, mais au contraire autonome. Sainte Catherine a aussi été une figure de lutte pour les couturières de l'époque, qui occupaient la rue avec des signes de la sainte patronne et protestaient ainsi contre des licenciements», nuance Anne Monjaret.
Cette tradition est-elle vouée à disparaître?
«J'étudie le sujet de la Sainte-Catherine depuis les années 1980, cela fait des décennies que l'on se demande si cette tradition va disparaître et elle existe toujours aujourd'hui, rappelle la chercheuse ethnologue. Cependant, le 25 novembre c'est également la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, cela pourrait avoir un effet sur le devenir de la fête.»
«Avec le contexte des attentats et des plans Vigipirate, la fête a aussi eu tendance à se replier sur l'espace privé, alors qu'autrefois cela se passait en extérieur, avec des processions et des bals. On voyait les catherinettes dans le métro, il y avait même des messes. Mais c'est désormais moins visible dans l'espace public.»
Si l'aspect sexiste de la tradition de la Sainte-Catherine fait renoncer à sa perpétuation dans certaines familles, elle continue de trouver des adeptes. «Mais la Sainte-Catherine n'est pas figée, ajoute Anne Monjaret. Elle bouge et s'adapte à l'évolution de la société, ce n'est pas une fête si désuète. On a tendance à la voir figée dans le temps, mais ce n'est pas le cas .
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24 novembre 1934 :
Naissance de l'actrice Sophie Daumier.
Élisabeth Hugon est une comédienne et humoriste française, décédée le 1er janvier 2004 à Paris 11e.
Elle est la fille du compositeur Georges Hugon, alors directeur de l'École de musique de Boulogne-sur-Mer.
Elle suit des études de danse classique au théâtre du Châtelet et des cours de dessin.
À 16 ans elle part, sous le nom de scène de « Betty Hugon », avec un corps de ballet formé de douze filles pour une longue tournée en Allemagne, avec au programme exclusivement du french cancan.
Dotée d'un physique à la Brigitte Bardot, elle est engagée au cabaret La Nouvelle Ève comme chanteuse fantaisiste, sous le nom de scène de « Betty Laurent ».
Elle se tourne par la suite vers le théâtre, après avoir suivi les enseignements de Pierre Dux et de Raymond Girard.
Elle débute au cinéma en 1955, dans Paris Canaille, sous le nom de scène de « Betty Daumier ».
Elle perce véritablement au théâtre en 1957 dans Patate, de Marcel Achard, qu’elle joue pendant six ans.
C'est à cette époque que, sur les instances de celui-ci, elle se choisit un nouveau prénom, Sophie.
Au début des années 1960, elle a une liaison avec le rocker Vince Taylor.
En 1963, elle tourne Carambolages de Marcel Bluwal avec Jean-Claude Brialy et Louis de Funès puis le film musical Dragées au poivre aux côtés de Claude Brasseur et de Francis Blanche, dans lequel elle retrouve Guy Bedos, déjà croisé au théâtre dans Cyrano de Bergerac.
À cette époque, elle a déjà un fils de 7 ans, Philippe (1954-2010), qui interprète une des chansons du film, Lili Gribouille, et que Guy Bedos adoptera quelques années plus tard.
Guy Bedos et Sophie Daumier vont finalement unir leurs destins personnels et professionnels à l'occasion du spectacle Milord l’Arsouille.
Ils se marient le 19 février 1965.
Leur carrière commune, tout comme leur mariage, durera une dizaine d'années.
Ils interprètent ensemble de nombreux sketches, écrits par Jean-Loup Dabadie, notamment La Drague (qui connait un immense succès populaire et reste la référence de leurs duos), Tête-bêche ou Les Vacances à Marrakech.
Le couple a une fille Mélanie, née 1977, mais divorce quelques mois plus tard.
Sophie Daumier reprend alors une carrière en solo, jouant notamment dans Une histoire simple de Claude Sautet (1978).
Deux ans après, elle publie un livre de souvenirs teintés d'amertume : Parle à mon cœur, ma tête est malade.
Souffrant, comme sa mère et son fils Philippe, de la maladie de Huntington (maladie héréditaire rare, qui se traduit par une dégénérescence neurologique provoquant d’importants troubles moteurs, cognitifs et psychiatriques, et évoluant jusqu'à la perte d’autonomie puis la mort), elle est peu à peu contrainte de réduire ses activités.
En 1988, pendant la comédie musicale Starmania, elle lance un appel pour qu'on vienne en aide aux victimes de cette maladie.
Elle meurt la nuit de la Saint-Sylvestre 2003 et ses obsèques sont célébrées à l'église Saint-Roch, paroisse des artistes.
Elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise, entre les sépultures de Marie Trintignant et de Gilbert Bécaud.
Son fils Philippe meurt à son tour de la même maladie le 11 décembre 2010.
Capusa06
24 novembre 1798
Ramel crée l'impôt sur les portes et fenêtres
La Révolution française est née d'une crise fiscale sans précédent. Après dix ans d'improvisation (nationalisation des biens de l'Église, banqueroute, rançonnement des pays occupés...), le gouvernement du Directoire se résout à réhabiliter l'impôt et met en place des solutions .Dominique Ramel, dit Ramel de Nogaret, député de l'Aude et ministre des Finances du Directoire, remet à plat le système fiscal hérité de la Révolution.
Après la « banqueroute des deux tiers », il instaure le 24 novembre 1798 un nouvel impôt sur les portes et fenêtres, qui a l'avantage de pouvoir être établi depuis la rue par les agents du fisc sans contestation possible. Il fait référence à un précédent britannique du XVIIe siècle et mieux encore à l'ostiarum, un impôt créé par Jules César !
Croyant à une mesure temporaire, le gouvernement français réhabilite à cette occasion le nom ancien d'impôt au lieu du nom plus convenable de « contribution » introduit par l'Assemblée Constituante dix ans plus tôt. Dans les faits, le nouvel impôt ne sera aboli que par le Cartel des gauches, en 1926.
C'est que cet impôt a l'immense avantage d'être très facile à établir : il suffit aux agents du fisc de compter de la rue le nombre d'ouvertures de chaque maison ou château.
Très impopulaire outre-Manche et dans les pays européens où les armées révolutionnaires vont l'introduire, il a pour effet de réduire le nombre d'ouvertures dans les habitations, au détriment de la santé publique.
En Angleterre, le terme de « fenêtre » n'ayant pas été défini avec précision par le fisc, une simple aération de garde-manger oblige les propriétaires à mettre la main au porte-monnaie. Suite à une forte hausse de l'impôt en 1820, les immeubles collectifs, à Londres, deviennent pratiquement aveugles, avec pour conséquence le développement du rachitisme, aussitôt qualifié de « mal anglais ».
En France, autre conséquence dommageable : les fenêtres à meneaux héritées de la Renaissance sont détruites en masse car, pour les agents du fisc, elles équivalent à quatre fenêtres !
On peut mesurer le rejet de ce système dans l'opinion publique à ce passage des Misérables (1862) de Victor Hugo : « Il y a en France treize cent vingt mille maisons de paysans qui n'ont que trois ouvertures, dix-huit cent dix-sept mille qui ont deux ouvertures, la porte et une fenêtre, et enfin trois cent quarante mille cabanes qui n'ont qu'une ouverture, la porte. Et cela, à cause d'une chose qu'on appelle l'impôt des portes et fenêtres. Mettez-moi de pauvres familles, des vieilles femmes, des petits enfants, dans ces logis-là, et voyez les fièvres et les maladies ! Hélas ! Dieu donne l'air aux hommes, la loi le leur vend ! »
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23 novembre 2006 :
Décès de l’acteur Philippe Noiret.
Né le 1er octobre 1930 à Lille, il est issu d’une famille de la petite bourgeoisie provinciale.
Son père, Pierre Georges Noiret, descendant d’une vieille souche picarde, passionné de littérature, est vendeur de faux - cols pour les établissements Sigrand.
Sa mère, Lucy Clémence Ghislaine Heirmab, d’origine belge, est femme au foyer.
Dans son enfance, Philippe reçoit une éducation catholique.
Il étudie au lycée Janson de Sailly, d’où il est exclu puis, en septembre 1945, au collège de Juilly (Seine et Marne).
C’est là que le père Louis Bouyer lui révèle sa vocation de comédien et lui propose de mettre en scène des pièces de théâtre, invitant Julien Green et Marcel Jouhandeau aux représentations.
Ces deux écrivains confirment le potentiel de Philippe Noiret pour le métier de comédien.
En 1949, après 3 échecs au baccalauréat, il abandonne ses études et s’inscrit aux cours d’art dramatique de Roger Blin à l’association de l’Education par le jeu dramatique, fondée par Jean - Marie Conty.
Puis il se forme au Centre dramatique de l’Ouest, où il rencontre Jean - Pierre Darras.
Considéré comme l’un des grands acteurs du cinéma français, il a reçu de nombreux prix tant en France qu’à l’étranger.
FAE
Bonjour à tous !
Merci les amis ! 😃
"Francis Cabrel, né le 23 novembre 1953 à Agen, est un auteur-compositeur-interprète français. Il est un des chanteurs majeurs de la chanson française populaire depuis la fin des années 1970. Il a sorti plusieurs albums relevant principalement du domaine du folk, avec des incursions dans le blues ou la country."
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Frédéric Hunsinger, né le 23 novembre 1907 à Wihr-en-Plaine, est un résistant de la police municipale de Colmar resté en poste au sein de l'administration nazie en Alsace annexée pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est mort le 5 mai 1944 (à 36 ans) au camp de Dachau
Biographie
Frédéric Hunsinger est le fils d'une grande lignée de policiers colmariens. En 1921, il s'oriente vers le dessin dans une école d'art. De 1926 à 1928 il suit une formation de décorateur de vitrines.
De 1928 à 1929 il effectue son service militaire au 18e régiment du génie à Nancy. Il est maître-chien et affecté à Versailles.
Après son service, en 1930 il devient dessinateur industriel dans une entreprise de Mulhouse. Puis il se lance comme dessinateur indépendant et réalise plusieurs affiches notamment pour le théâtre de Colmar.
Désireux d'avoir des revenus réguliers, il passe le concours d'entrée de la police en septembre 1935. Après une année de stage, il prend ses fonctions le 1er septembre 1936 comme inspecteur de la sûreté au sein de la police municipale de Colmar. Il se spécialise en anthropométrie judiciaire (Bertillonnage).
En 1936, il adhère au Parti social français (PSF).
En 1939 il est mobilisé et participe à la campagne de France de 1940. Il est fait prisonnier de guerre (PG) le 10 juin 1940 puis libéré en qualité « d'Alsacien de souche allemande » le 18 juillet 1940.
Après l'annexion de fait de l'Alsace, il conserve son poste et entre ainsi dans l'administration nazie. En février 1942, il est contraint de faire un stage de recyclage (Umschulung) au sein de l'école des cadres de la police à Berlin-Charlottenbourg.
Très rapidement après l'annexion, un groupe de policiers résistants se crée au sein de la police colmarienne. Frédéric Hunsinger en fait partie avec Eric Edenwald, René Hirlemann et Armand Walter.
Leurs rapports avec la Gestapo sont très limités aussi Eric Edenwald recrute un ami, Othon Klumpp responsable du téléscripteur de la Gestapo de Colmar et Suzanne Zipfel qui est secrétaire à la Gestapo locale. En ayant accès aux messages de la Gestapo, le groupe peut prévenir les personnes avant leurs arrestations.
Le groupe entre également en contact avec d'autres mouvements de résistance comme ceux d'Eugène Hussmann, Jean-Jacques Rinck ou Alfred Weninger. Il s'engage dans l'aide à l'évasion en fournissant de faux papiers.
Avec Eric Edenwald, Frédéric Hunsinger s'engage au sein du réseau Famille Martin des Forces Française Combattantes (FFC) par l'intermédiaire de l'employé des eaux et forêt François Faller et du rédacteur Jean Hardt de Mulhouse. Ils fournissent de nombreux renseignements grâce à leur profession.
En avril 1943 le groupe de résistants policiers est démantelé. Frédéric Hunsinger est arrêté le 17 avril 1943 avec Eric Edenwald pour aide à l'évasion et transmission de fausses pièces d'identité. Ils sont emprisonnés à Colmar puis le 19 à Strasbourg et le 28 au camp de sûreté de Schirmeck. Le 2 janvier 1944 ils sont transférés à la prison de la rue du Fil à Strasbourg. Par la suite ils sont détenus à la prison de Stadelheim à Munich pour être jugé le 11 janvier 1944 par le Oberste SS und Polizeigericht, le tribunal de la police et de la SS. Ils sont condamnés à la peine de mort pour trahison et vol.
Un avocat colmarien s'adressa directement à Himmler, celui-ci répondit qu'il examinerait avec grande bienveillance leur recours en grâce pourtant ils sont transférés au camp de concentration de Dachau où ils seront fusillés le 5 mai 1944.
Pour échapper à une éventuelle arrestation, l'épouse de Frédéric Hunsinger se réfugie avec son fils de cinq ans dans une ferme dans la région d'Orbey.
FAE
Bonsoir à tous ! 😃
Merci les amis !
"Charles de Gaulle, communément appelé le général de Gaulle ou parfois simplement le Général, né le 22 novembre 1890 à Lille (Nord) et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne), est un militaire, résistant, homme d'État et écrivain français. "
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Mort du vieil empereur François-Joseph
Le 21 novembre 1916, en pleine guerre mondiale, s'éteint François-Joseph, empereur d'Autriche et roi de Hongrie. Il a 86 ans.
Monté sur le trône après les révolutions libérales de 1848, il a rénové le vieil empire et l'a transformé en une double monarchie austro-hongroise. Mais il a l'amertume de ne pouvoir empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale qui va avoir raison de son empire et de sa dynastie.
Amère vieillesse
François-Joseph Ier âgé, paré des symboles impériaux.Le long règne de François-Joseph, empereur aux célèbres bacchantes, a été jalonné par d'immenses tragédies personnelles.
D'abord le suicide de son fils Rodolphe dans le pavillon de Mayerling puis l'assassinat à Genève de son épouse Élisabeth (Sissi).
« Rien ne m'aura donc été épargné », murmure-t-il d'un ton las lorsqu'il apprend l'assassinat à Sarajevo, le 28 juin 1914, de son neveu et premier héritier par ordre successoral, l'archiduc François-Ferdinand et de sa femme Sophie. Il ne sait pas à ce moment que le pire est à venir.
Le 28 juillet 1914, un mois après le drame de Sarajevo, il signe la déclaration de guerre à la Serbie, bien que conscient de l'engrenage des alliances qui va plonger l'Europe dans un conflit général de quatre longues années.
Au bout d'un an, comme la guerre s'enlise, l'empereur songe à une paix de compromis. Il craint avec raison que la poursuite du conflit ne soit fatale à l'Autriche-Hongrie.
Le 9 octobre 1915, il délègue auprès de son allié, le Kaiser allemand Guillaume II, son petit-neveu et héritier, l'archiduc Charles, fils de l'archiduc Otto et neveu de feu François-Ferdinand, en vue de le convaincre d'arrêter les frais. Il se heurte à une fin de non-recevoir.
François-Joseph réalise à cette occasion que son allié n'est pas prêt le moins du monde à arrêter les hostilités. Son successeur, le jeune Charles de Habsbourg-Lorraine, ne va pas mieux que lui réussir à restaurer la paix.
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21 novembre 1945 :
Naissance de l'actrice Goldie Hawn.
Goldie Jean Studlendgehawn est une actrice, productrice et réalisatrice américaine.
Elle naît à Washington de Laura Steinhoff (1913-1993), de confession juive et d'origine hongroise, propriétaire d'un magasin de bijoux et d'une école de danse, et d' Edward Rutledge Hawn (1908-1982), musicien de confession presbytérienne et d'origine allemande et anglaise.
Son parcours de vie l' amène à étudier d'autres religions, telles que le bouddhisme et elle se reconnaît aujourd'hui comme multiconfessionnelle.
Elle tient son prénom de sa tante maternelle, qui a élevé sa mère devenue précocement orpheline.
Elle grandit à Takoma Park (Maryland), une banlieue de Washington où elle apprend la danse dès l'âge de trois ans.
Toute jeune, elle participe à des ballets dans les années 1950 et apparaît sur scène dans une pièce de théâtre en 1964 en jouant Juliette dans Roméo et Juliette au festival Shakespeare de Virginie. C'est à cette date qu'elle abandonne les études universitaires pour se lancer totalement dans la danse et la comédie avec succès.
Pendant une trentaine d'années, Goldie Hawn reste populaire et en tête des box-offices.
Sa pétulance, son dynamisme ou sa sensibilité s'invitent à chacune de ses apparitions cinématographiques.
Elle joue dans des films comme Une fille dans ma soupe (There's a Girl in My Soup, 1970), Libres sont les papillons (Butterflies are free, 1972), Sugarland Express (1974), Shampoo (1975), Drôle d'embrouille (Foul Play, 1978) , Comme au bon vieux temps (Seems Like Old Times, 1980), et La Bidasse (Private Benjamin, 1980) pour lequel elle est nommée pour le prix de l'Académie de la meilleure actrice dans le rôle titre.
Par la suite, elle s'illustre dans les rôles principaux de films comme Un Couple à la mer (Overboard, 1987), Comme un oiseau sur la branche (Bird on a Wire, 1990), La Mort vous va si bien (Death Becomes Her, 1992), La Maîtresse de maison (Housesitter, 1992), Le Club des ex (The First Wives Club, 1996) ou Sex fans des Sixties (Banger Sisters, 2002).
Elle a produit certains de ses films au cinéma ou à la télévision, comme La Bidasse en 1980 ou The Matthew Shepard Story en 2002, et est la réalisatrice de Hope à la télévision en 1997.
En près de cinquante ans de carrière, elle additionne trente-cinq films, majoritairement des comédies et des romances, et sept nominations pour des prix d'interprétation dont un Oscar et un Golden Globe Award la couronnent.
En 2012, elle est choisie pour interpréter le rôle principal dans un projet de série télévisée, The Viagra Diaries, mais elle se révèle extrêmement capricieuse, notamment sur le choix de ses co-stars, le projet a donc pris du retard et la décision est finalement prise, officiellement d'un commun accord, de se séparer d'elle et de trouver une nouvelle actrice.
Après une pause de quinze ans, Goldie Hawn fait son retour dans Larguées (Snatched, 2017).
En ce qui concerne sa vie privée, elle épouse le danseur Gus Trikonis en 1969, puis le musicien Bill Hudson en 1976.
Elle a eu également une relation avec le comédien franco-suisse Yves Rénier, grâce auquel elle va rencontrer l'acteur Kurt Russell avec qui elle est en couple depuis 1983?
Ils ont eu un fils, Wyatt Russell, né en 1986.
Elle est en outre la mère de l'actrice Kate Hudson et de l'acteur Oliver Hudson, issus de son mariage avec Bill Hudson.
Elle est également grand-mère de six petits-enfants.
En outre, Goldie Hawn est engagée dans plusieurs mouvements humanitaires ou caritatifs, notamment contre le sida ou pour la communauté homosexuelle LGBT.
En 2003, elle crée la Fondation Hawn, qui aide les enfants défavorisés ou en difficultés avec un programme de recherches cognitives intitulé MindUP.