

lyvi
Le 27 août 1521 :
Mort du compositeur Josquin des Prés
L’Europe perd un musicien dont la quantité et la qualité des œuvres surpassaient tous ses rivaux.
Si sa date de naissance demeure inconnue, il ne fait aucun doute que Josquin des Prés entra en scène comme une fugue sans début clair mais à l’impact retentissant.
Orfèvre du contrepoint, virtuose moqueur, il fut l’élève d’Ockeghem, chantre du Vatican, puis compositeur à la cour de Louis XII, corrigeant en marchant, brocardant en musique, et imposant son nom dans la partition de l’Histoire.
Compositeur illustre de la Renaissance, Josquin Desprez bénéficia dans sa jeunesse de l’importante culture musicale de sa région natale, dans l’actuelle Picardie, avant de devenir lui-même l’un des plus talentueux promoteurs de l’École franco-flamande.
Comme la plupart de ses pairs, il fut formé à la musique polyphonique sacrée, genre dominant de l’époque, avant d’accomplir une carrière nomade comme maître de Chapelle, en France et en Italie.
Si l’essor de l’édition musicale favorisa sa renommée après sa mort, il fut reconnu dès son vivant comme un maître incontesté du contrepoint, cet art musical consistant à superposer plusieurs lignes mélodiques distinctes.
https://www.france-memoire.fr/mort-de-josquin-desprez/

ANCOLIE67
Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier[a], est un architecte, urbaniste, designer, peintre, sculpteur, homme de lettres, poète et théoricien suisse naturalisé français en 1930, né le 6 octobre 1887 à La Chaux-de-Fonds en Suisse et mort le 27 août 1965 à Roquebrune-Cap-Martin en France. Il est l'un des principaux représentants du mouvement moderne avec, entre autres, Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius, Alvar Aalto et Theo van Doesburg. Il a de même côtoyé Robert Mallet-Stevens. Le Corbusier est connu pour être l'inventeur de « l'unité d'habitation », concept sur lequel il a commencé à travailler dans les années 1920, expression d'une réflexion théorique sur le logement collectif. « L’unité d’habitation de grandeur conforme » (nom donné par Le Corbusier) ne sera construite qu'au moment de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, en cinq exemplaires tous différents, à Marseille, Briey-en-Forêt, Rezé, Firminy et Berlin. Elle prendra valeur de solution aux problèmes de logements de l'après-guerre. Sa conception envisage dans un même bâtiment tous les équipements collectifs nécessaires à la vie — garderie, laverie, piscine, école, commerces, bibliothèque, poste, lieux de rencontre. L'œuvre architecturale de Le Corbusier regroupant dix-sept sites (dont dix en France, les autres étant répartis sur trois continents) est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO le 17 juillet 2016. Un itinéraire culturel européen intitulé « Destinations Le Corbusier : promenades architecturales » est créé début mai 2019. L'œuvre et la pensée de Le Corbusier ont été particulièrement influentes sur les générations d'architectes de l'après-guerre et largement diffusées, avant d'entrer, avec la période du postmodernisme, dans une phase de contestation importante et régulière [2],[3],[4],[5]. Il remplace les murs porteurs extérieurs par des piliers de béton armé placés à l'intérieur des constructions[6]. Dès lors, les façades ne portant plus les étages supérieurs, il est possible de les habiller avec des cloisons légères et de multiples et très grandes fenêtres. Il joue alors avec les formes et les espaces, sans devoir tenir compte d'un quelconque alignement lié aux poids des étages supérieurs, cette contrainte ayant disparu. Sa principale force a été de réduire considérablement les temps de construction. Il a été le premier à utiliser des techniques et des matériaux de base, permettant de construire une maison entière, sur plusieurs étages, en quelques jours, comme son premier complexe, la cité Frugès de Pessac, dans la proche banlieue de Bordeaux, cité composée de cinquante petits immeubles et construite à raison d'environ un nouvel immeuble chaque semaine.
Le Corbusier conçoit son métier d'architecte de façon moderne : construire nécessite une mise en œuvre rigoureuse, autant qu'une mise à l'épreuve d'idées architecturales qui, en dehors des volumes et des formes conçues par une pensée nécessairement « mathématique », n'excluent nullement la façon d'habiter (et donc le mobilier et l'agencement des espaces) et le cadre de vie urbain et paysager dans son ensemble. Il mène ainsi une réflexion théorique sur l'urbanisme [66], avec des projets qui provoquent parfois de violentes polémiques comme le plan Voisin en 1925, dans lequel il propose de ré-urbaniser Paris, en détruisant les habitations le long des quais et du centre (sauf les monuments historiques reconnus) pour y construire de vastes immeubles gratte-ciel cernés d'autostrades. L'atelier 35, rue de Sèvres accueille les jeunes architectes de passage dans la capitale ainsi que des étudiants et stagiaires qui se préparent à leur vie professionnelle. Les plus familiers sont souvent étrangers, mais les périodes de travail sont courtes, parfois renouvelées. Il y a aussi des jeunes dessinateurs amateurs, voire des jeunes artistes ou des inventeurs-bricoleurs qui parviennent par leur talent technique à s'inclure dans l'activité de l'atelier. Les responsables soucieux de l'ordre et les stagiaires fidèles de l'atelier se voient attribuer des surnoms basés sur leurs initiales (« LC » pour Le Corbusier) ou le début du (pré)nom usuel (Corbu). À l'instar de jeunes architectes, techniciens ou ingénieurs familiers de l'atelier, l'assistant puis chef d'atelier de la fin des années 1930, André Wogenscky (Vog) y rencontre Marta Pan. Pour suivre les chantiers, Le Corbusier et Pierre Jeanneret choisissent des collaborateurs maîtres d'œuvre, comme Alfred Roth dans les années 1930.
1941-1943 : Le Corbusier et le régime de Vichy
Bien que d'origine suisse, Le Corbusier a tenté en vain de vendre ses idées au régime de Vichy, à l'occasion de la modernisation mise en œuvre de la règlementation de l'urbanisme[e] et des futures reconstructions, pendant les 17 mois et demi de son séjour dans cette ville, de janvier 1941 à juillet 1942, malgré la nomination d'Hubert Lagardelle comme ministre du Travail dans le gouvernement Laval (avril 1942-novembre 1943). François de Pierrefeu est aux côtés de Le Corbusier durant cette période, au cours de laquelle ils signent ensemble le livre La Maison des hommes[90],[91]. En juin 1942, son plan d'urbanisme pour Alger est rejeté. Après le départ de Le Corbusier de Vichy, le 1er juillet 1942, il devient de mi-1942 au 20 avril 1944 conseiller technique à la Fondation française pour l'étude des problèmes humains dirigée par l'eugéniste et prix Nobel de médecine de 1912, le professeur Alexis Carrel[92]. François de Pierrefeu continue de défendre les intérêts de l'architecte auprès des autorités gouvernementales. Par la suite, en 1944, Pierre Winter sera quant à lui nommé inspecteur général du Travail du gouvernement de Vichy.
En 1942, pour sa naissance, et en 1943, pour son lancement, l'auteur est partie prenante de l'assemblée des constructeurs pour la rénovation architecturale ou ASCORAL. Il s'agit d'une organisation élargie du groupe CIAM-France à des acteurs de nombreuses disciplines d'ingénierie et de recherche scientifique qui vise à établir des normes dans l'industrie de la construction qui puissent répondre avec cohérence à ces principales fonctions.
Cité radieuse de Marseille
En 1946, Le Corbusier, à la demande du ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme, le communiste François Billoux, élabore les plans et supervise la construction de la Cité radieuse de Marseille, sa première unité d'habitation dont la construction s'achèvera en 1952. Il s'agit d'un immeuble d'habitation sous la forme d'un parallélépipède sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect rugueux) d'une longueur de cent trente mètres et d'une hauteur de cinquante-six mètres, qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d'habitation. Il applique, pour cet immeuble, ses principes d'architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un « village vertical », composé de 360 appartements en duplex distribués par des « rues intérieures ». Surnommée familièrement « La Maison du Fada », cette réalisation fait partie des œuvres de Le Corbusier classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Édifié entre 1945 et 1952, situé sur le boulevard Michelet de Marseille, près du stade Vélodrome, cet immeuble est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. Essentiellement composée de logements, elle comprend également à mi-hauteur de ses dix-sept niveaux, des bureaux et divers services commerciaux (épicerie, boulangerie, café, hôtel/restaurant, librairie, etc.). Le toit-terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : une école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine et un auditorium en plein air. Les appartements en double hauteur ouvrent sur des loggias extérieures, et la polychromie « bien réglée », chère à l'architecte, règne à l'intérieur, comme à l'extérieur[100]. Son inauguration officielle sur le toit-terrasse le 14 octobre 1952 en présence du ministre de la Reconstruction, Eugène Claudius-Petit, est un grand moment d'émotion dans la vie de son architecte concepteur. Entre 1953 et 1956, l'État, pour récupérer les fonds investis, vend l'ensemble des duplex aux particuliers privés et se désintéresse de la vie sociale interne qui l'impliquait paradoxalement dans la conception. Notons que l'unité d'habitation est expressément conçue pour le logement social, autant par son agencement que par l'ameublement.
Misterprof-
27 août 1830 :
Le crime mystérieux de Saint-Leu.
Stupeur au château de Saint-Leu, coquet manoir du Val d'Oise, au pied de la forêt de Montmorency.
Un valet découvre le propriétaire dans sa chambre, pendu à l'espagnolette de la fenêtre, les pieds touchant le sol.
Le vieil homme (74 ans) n'est autre que Monseigneur Henri Joseph de Bourbon-Condé, le père du malheureux duc d'Enghien, celui-là même qui fut fusillé à Vincennes sur ordre du Premier Consul Bonaparte. C'est l'une des plus grandes fortunes du royaume, mais aussi un proche parent du roi Louis-Philippe Ier, porté sur le trône un mois plus tôt, à la faveur des Trois Glorieuses, comme du roi précédent, Charles X.
Le baron Pasquier en personne, président de la Chambre des pairs, se rend sans attendre à Saint-Leu pour dresser l'acte de décès.
Il s'interroge très vite sur la nature de la mort.
La police écarte assez vite la thèse du suicide, contredite par les témoignages et les indices matériels.
Le confesseur du duc l'exclut aussi, assurant que « le prince est innocent de sa mort devant Dieu ».
Reste l'éventualité d'un crime, crime d'un rôdeur ou crime d'un proche.
L'affaire fait jaser à la cour et dans les milieux informés.
La suspicion plane sur la maîtresse anglaise de la victime, la baronne de Feuchères, née Sophie Dawes (40 ans).
Le prince de Condé l'avait rencontrée vingt ans plus tôt lors de son exil à Londres et s'était consolé auprès d'elle de ses malheurs, dont la perte de son fils unique.
Il la marie à un militaire naïf pour lequel il obtient le titre de baron.
Quand le mari découvre la nature véritable des relations entre sa femme et le prince, il la quitte et celle-ci se voit, suprême déshonneur, interdite de paraître à la cour.
Faute de mieux, elle s'établit avec son amant au château de Saint-Leu.
Désireuse malgré tout de retrouver sa place à la cour des Tuileries, elle obtient le concours du vieux Talleyrand.
En contrepartie de son aide, elle lui promet le pardon du prince qui reproche à l'intrigant d'avoir trempé dans le meurtre de son fils.
Elle fait par ailleurs une proposition séduisante au duc d'Orléans, qui n'est pas encore devenu Louis-Philippe Ier : le prince de Condé pourrait léguer son immense fortune au duc d'Aumale, son fils cadet ; elle-même se réservant 2 millions et quelques jolis domaines dont celui de Saint-Leu.
L'affaire est conclue en août 1829, grâce à l'entremise de Talleyrand, et dès le début de l'année suivante, Sophie Dawes est autorisée à se représenter aux Tuileries.
Quelques mois plus tard, Charles X s'enfuit et le duc d'Orléans monte sur le trône.
Sur la base de ces faits, l'historien Pierre Cornut-Gentille suppose que la baronne aurait craint que le prince, sympathisant du roi déchu ne refasse son testament.
Craignant d'être déshéritée de même que le duc d'Aumale, elle l'aurait précipitamment étranglé.
Mais la plupart des autres historiens qui se sont penchés sur l'affaire avancent l'idée d'une stimulation sexuelle par strangulation qui aurait mal tourné.
Prise de panique et craignant qu'on ne découvre la nature de ses jeux avec le vieil homme, la baronne aurait maladroitement simulé un suicide.
C'est en définitive au duc d'Aumale qu'ira toute la fortune d'Henri Joseph de Bourbon-Condé et en particulier le château de Chantilly, aujourd'hui propriété de l'Institut de France (l'Académie française).

ANCOLIE67
Le Mouvement de libération des femmes (MLF) est un mouvement féministe français autonome et non mixte créé le 26 août 1970 qui revendique la libre disposition du corps des femmes et remet en question la société patriarcale. Il naît dans le sillage du Women's Lib américain, des événements de mai 1968, des luttes pour le droit à la contraception et à l'avortement amorcées par le Planning familial en France, de toutes les luttes contre les différentes formes d'oppressions et de misogynie, et des revendications à l'égalité de tous les droits, moraux, sexuels, juridiques, économiques, et symboliques[1]. Il remet en cause les formes de militantisme traditionnelles[réf. nécessaire] : il fonctionne par assemblées générales — petits groupes décentralisés —, et possède un répertoire d'actions extra-parlementaires comme l'organisation de manifestations, la création et signature de pétitions, la tenue de réunions publiques, etc.
Les femmes du Mouvement de libération des femmes (le MLF dans son acception la plus large) ont profondément transformé la société et les valeurs dans la seconde moitié du XXe siècle. Elles ont encouragé une modification considérable de la conception des droits des femmes, notamment les réformes du droit à la maîtrise de la fécondité, l'égalité professionnelle et parentale et la loi sur la parité
Polémiques autour du MLF
De l'association à la « marque MLF »
En octobre 1979, Antoinette Fouque enregistre une association loi de 1901, « Mouvement de Libération des Femmes - MLF »[43],[44], dont elle est présidente, Marie-Claude Grumbach, secrétaire et Sylvina Boissonnas, trésorière. En novembre 1979, elle dépose la marque et le sigle MLF à l'Institut national de la Propriété Industrielle (INPI), sans consultation préalable de l'ensemble du Mouvement[43],[45], mais en déclarant a posteriori qu'elle désirait le protéger d'une récupération partisane ou d'un usage commercial[41] à un moment où le mouvement était « abandonné »[46] et « menacé d'émiettement ou de détournement par les partis »[46].
Ce geste d'appropriation d'un bien collectif, vécu « comme une tentative de prise de pouvoir par Fouque de tout le mouvement »[47], déclenche une importante polémique qui entraîne l'éclatement du Mouvement[43],[44], et est aussitôt relayée par les médias[48]. Dans un encart publicitaire paru dans Le Monde du 6 mars 1982, « des femmes du Mouvement de Libération des Femmes » affirment que : « la désignation abusive d'autres mouvements ou groupes de femmes par l'appellation Mouvement de Libération des Femmes constitue une violation de notre droit à notre nom »[49], interdisant ainsi à d'autres femmes ou groupes de femmes de se réclamer du MLF.
Pour l'historienne Françoise Picq[43], « une telle spoliation a peu d'équivalent dans l'histoire du mouvement social ». Pour Catherine Rodgers, spécialiste de la théorie féministe, « la querelle, qui représente un des événements les plus pénibles de l'histoire du mouvement, a certainement entaché le travail de Psych et Po [Psychanalyse et Politique], et le nom de son animatrice[47] ». Pour Christine Bard, historienne et responsable des Archives du féminisme : « Le mouvement en sort affaibli et perd des militantes… »[50]. Pour le sociologue Sam Bourcier, il s'agit d'un « coup capitalistique » à l'origine d'un « choc politique » particulièrement « violent »[28]. En mars 1982, Antoinette Fouque se dégage de toute responsabilité politique à l'association MLF déposé[51], puis en 1983 s'exile aux États-Unis. À son retour en 1989, elle crée l'Alliance des Femmes pour la Démocratie.
Dans l'article du quotidien Le Monde du 10 octobre 2008, « Le féminisme pour les nuls »[57], l'essayiste Caroline Fourest parle de « canular médiatique » à propos des « quarante ans du MLF » : « Cette date ne correspond à rien... si ce n'est à l'anniversaire d'Antoinette Fouque... Rappelons cette vérité simple : personne n'a fondé le Mouvement de libération des femmes ». Le 15 décembre suivant, en droit de réponse, Le Monde publie une lettre d'Antoinette Fouque[46] qui maintient et précise sa version des faits : « C'est bien un jour d'octobre 1968 que le MLF est né. Le 1er octobre, Monique Wittig, Josiane Chanel et moi-même, nous avons proposé pour la première fois une réunion entre femmes. Nous venions d'un comité d'action culturelle (le CRAC) créé en mai 1968 dans la Sorbonne occupée[46] ». Antoinette Fouque affirme que « faire de l'année 1970, l'année zéro du MLF »[46] revient à substituer « la reconnaissance du MLF par les médias […] à sa naissance réelle »[46].
En décembre 2008, la revue ProChoix dans son numéro 46 revient sur la controverse avec l'enquête « MLF, Le mythe des origines » : « Le mouvement de libération des femmes n'a jamais été structuré comme un parti ou une organisation politique. Il ne saurait y avoir de fondation d'un mouvement, par définition multiforme et ouvert ». Dans un entretien inédit avec Monique Wittig sur les débuts du MLF, réalisé en 1979 par la militante et sociologue Josy Thibaut[10], la théoricienne féministe proteste contre l'appropriation du MLF par Antoinette Fouque : « […] j'étais la seule à penser à un mouvement de libération des femmes à ce moment-là, c'est pour ça que je devrais revendiquer le MLF. Attends, je vais le dire, pour que ce soit polémique, et pour dire après pourquoi ça me paraît si injuste, pourquoi ça n'a pas de sens[10]… ».
Selon l'historienne Bibia Pavard, « tout le monde, historiens comme acteurs, s'accorde à faire commencer l'histoire du Mouvement de Libération des Femmes en 1968. Il naît dans le sillage de la révolte de Mai, et pourtant il s'inscrit contre lui »[59]. Cette historienne définit cependant l'emploi du terme MLF comme « l'ensemble des femmes qui s'engagent politiquement dans la lutte des femmes au sein de divers groupes et qui forment un mouvement à partir de 1970, mouvement dont elles reconnaissent faire partie »[60]. Sylvie Chaperon, également historienne, déplore quant à elle « la vision mythique d'un MLF surgi tout armé du néant perdurant dans l'historiographie »[61], estimant que « les années 1960, et plus généralement celles qui séparent l'après-guerre de la naissance du MLF, forment donc un espace matriciel, le lieu où s'opère une lente et discrète gestation ». Cette spécialiste de l'histoire du féminisme situe « la naissance du MLF… du printemps à l'automne 1970 »[62] et écrit que « 1970 est le 1968 des femmes ». Pour Jacqueline Feldman, militante historique du Mouvement[63], « le MLF est né en 1970 de plusieurs groupes indépendants. Ce qui a fait le mouvement de libération des femmes, c'est la diffusion soudaine, imprévue, imprévisible d'une sensibilité sociale… Aucune personne déterminée ne peut donc être à son origine ».
Misterprof-
26 août 1789 :
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Du 20 au 26 août 1789, à Versailles, l'Assemblée nationale constituante, qui s'est substituée aux états généraux, discute et adopte la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Il s'agit d'un préambule à la future Constitution que préparent les députés.
Cette déclaration solennelle n'est pas la première en son genre mais c'est la première qui s'inscrit dans une optique universelle et non pas seulement nationale.
De fait, article après article, elle met en avant les principes qui s'appliquent à tous les êtres humains et, immédiatement après, les conditions de leur mise en œuvre au niveau des associations politiques et de la première d'entre elles, la nation.
Notons qu'elle est aussi écrite dans une langue belle et concise.
Tous ces éléments font qu'elle demeure à ce jour un document inégalé propre à rallier les hommes de toutes les nations.
Tandis que débute la Révolution française, sous le regard bienveillant du reste de l'Europe, les députés veulent ainsi offrir au monde un texte qui condense leurs aspirations et donne un sens à leur combat contre l'absolutisme royal et l'arbitraire de l'administration.
Ils y réussissent d'une remarquable manière en s'inspirant des textes anglo-saxons.
Un siècle plus tôt, au cours de la « Glorieuse Révolution » célébrée par Voltaire, les Anglais ont en effet jeté les bases de la démocratie parlementaire moderne en imposant à leurs souverains le Bill of Rights et l'Habeas Corpus.
Et le 4 juillet 1776, les habitants des colonies anglaises d'Amérique ont proclamé leur indépendance dans une très belle Déclaration qui a énoncé pour la première fois le « droit à la poursuite du bonheur ».
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen réalise la synthèse de ces textes et des idéaux politiques du « Siècle des Lumières ».
Elle s'applique à l'ensemble des êtres humains, hommes et femmes réunis.
Cette universalité découle du genre neutre du mot Homme, qui désigne aussi bien les femmes que les hommes dans la langue française.
Le genre neutre a d'ailleurs été repris en 1948 par les rédacteurs français de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

lyvi
Le 25 août :
Anecdotes au sujet de la séance annuelle que l’Académie française tenait au Louvre 😇
Le 25 août 1765, l’Académie tenant sa séance ordinaire au Louvre, les portes de la salle étaient restées ouvertes, à cause de la chaleur ; Duclos ayant voulu les faire fermer, s’écrie avec sa pétulance ordinaire : « Que diable, où sont donc ces Suisses ? — Monsieur Duclos, s’écria une voix du milieu de l’assemblée, où avez-vous pris cette phrase, est-ce dans le Dictionnaire de l’Académie ? » Le secrétaire perpétuel ne répondit rien, et resta confus de son propos.
Le 25 août 1766, de la Harpe remporte le prix de poésie. Sa pièce était une épitre intitulée : Le Poète ; elle fut lue par d’Alembert, et applaudie de toute rassemblée.
Le 25 août 1767, de la Harpe remporte le prix d’éloquence. Le sujet était : Eloge de Charles V, roi de France.
Le 25 août 1769, Champfort remporte le prix d’éloquence, dont le sujet était l’Eloge de Molière..............
Le 25 août 1770, Thomas lit à l’Académie son fameux Eloge de Marc-Aurèle.
Le 25 août 1771, de la Harpe remporte les deux prix de l’Académie française. Le sujet de celui de prose était l’Eloge de Fénelon.................
Le 25 août 1773, les académiciens s’étant rendus à Saint-Thomas du Louvre, pour entendre, suivant l’usage, le panégyrique de Saint-Louis, il se trouva qu’aucun prédicateur n’avait été nommé pour prononcer ce panégyrique. De Nivernois, le président, qui aurait dû faire cette nomination, se rappela qu’il l’avait oublié tout net...................
Le 25 août 1775, de La Harpe remporte le prix de prose et celui de poésie. Le secrétaire de l’Académie, en annonçant ce double triomphe de de La Harpe, observa que c’était pour la quatrième fois qu’il était couronné dans chacun des deux genres, et pour la seconde, qu’il était couronné dans les deux genres à la fois dans la même séance, chose encore sans exemple.
Le 25 août 1779, Garat remporte le prix d’éloquence, dont le sujet était : Eloge de l’abbé Suger. Hérault de Séchelles eut un accessit.
Le 25 août 1781, Garat remporte le prix de prose, dont le sujet était l’Eloge de Montausier. Ce prix fut partagé entre lui et de Lacrételle aîné.
Le 25 août 1782, le prix de poésie est remporté par de Florian, gentilhomme du duc de Penthièvre, qui assista à la séance avec madame la duchesse de Chartres. La pièce couronnée était intitulée : Voltaire et le Serf du Mont-Jura.
Le même jour, l’Académie décerna, pour la première fois, un prix extraordinaire, nouvellement fondé, appelé Prix de vertu du peuple.
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La séance du 25 août 1785 fut illustrée par la présence d’un prince étranger (le prince Henri de Prusse), et de madame la duchesse de Chartres, qui prenait le plus vif intérêt à l’un des candidats couronnés, de Florian.
Le 25 août 1786, le prix de vertu est adjugé à la demoiselle Hurel, femme de chambre, qui nourrissait depuis quinze ans sa maîtresse tombée dans l’indigence.
Le 25 août 1787, le prix de poésie proposé par le comte d’Artois, pour l’éloge du prince Léopold de Brunswick, fut accordé à Terrasse de Mareilles, officier de la maison de la reine...................
Le prix de vertu fut décerné à la fille la Blonde, qui soutenait depuis longtemps ses maîtres dans l’indigence.
Le prix d’utilité, à de Lacroix, pour son ouvrage des Moyens de ramener l’ordre et la sécurité dans le sein de la société ;
et enfin, le prix d’encouragement, fondé par de Valbelle, à de Wailiy, auteur de plusieurs ouvrages de Grammaire, justement et universellement estimés.
Le 25 août 1788, les ambassadeurs de Typoo-Saïb assistèrent à la séance de l’Académie française. Noël remporta le prix d’éloquence, dont le sujet était l’éloge de Louis XII.
Le prix d utilité fut décerné à Necker, pour son ouvrage de l’Importance des Opinions religieuses. Le traducteur d’Ovide,
Desaintange, remporta le prix d’encouragement.
Le prix de vertu fut accordé à l’action héroïque de Catherine Valsen, de Noyon, qui avait sauvé la vie à trois hommes asphyxiés dans une fosse d’aisance : elle eut la hardiesse d’y descendre, et le bonheur d’en retirer les trois hommes, l’un après l’autre.
La séance du 25 août 1789 fut remarquable par la réception de l’abbé Barthélemy, auteur du Voyage d’Anacharsis. Marmontel, secrétaire perpétuel , annonça que le prix de poésie avait été remporté par de Fontanes ; le sujet de ce prix était le rappel des non-catholiques.
Le 25 août 1790, Noël remporta le prix d’éloquence, dont le sujet était l’éloge de Vauban.
Le prix d’utilité fut décerné à Pastoret, pour son ouvrage sur les Lois pénales,
et le prix d’encouragement fut donné pour la deuxième fois à Desaintange.
Le prix de vertu fut adjugé à Nicolas et François Potel, tous deux habitans de Boulogne, près Paris................
Cette séance du 25 août 1790 fut la dernière de ce genre que tint l’Académie française ;
elle avait proposé deux prix d’éloquence pour l’année suivante, l’éloge de Franklin et celui de J.-J. Rousseau ;
mais. Déjà grondait sur elle l’orage révolutionnaire qui avait renversé toutes les institutions monarchiques.
Elle avait proposé aussi l’éloge du maréchal de Villars.
Ces trois éloges n’ont point été faits, et n’ont pas été proposés de nouveau par la deuxième classe de l’Institut qui a succédé à l’Académie française.
Misterprof-
25 août 2015 :
Angela Merkel ouvre les bras aux réfugiés.
De janvier à juin 2015, 300 000 migrants environ seraient entrés illégalement en Europe occidentale, par le détroit de Gibraltar, la Méditerranée orientale ou la mer Égée.
Du fait de la guerre en Irak et en Syrie, le mouvement s’amplifie brutalement avec 100 000 entrées rien qu’en juillet.
Il s’agit de réfugiés syriens et irakiens qui fuient les camps de Turquie et du Liban, mais aussi de migrants de différentes origines (Sahel, Érythrée, Afghanistan…).
Ce sont en majorité des hommes dans la force de l’âge.
Débordés, les Grecs et les Italiens appellent l’Union européenne à la rescousse.
La Commission prône l’accueil de tous les réfugiés, quitte à refouler ensuite ceux qui seraient seulement mus par des considérations économiques.
Mais sa proposition suscite une violente opposition de la Hongrie et de plusieurs autres pays est-européens.
Le 24 août, à Berlin, la chancelière allemande rencontre le président français et le convainc d’apporter son soutien à la proposition de la Commission.
Là-dessus, le lendemain, Angela Merkel prévient à l’occasion d’un déplacement que l’Allemagne ne refoulera pas les réfugiés et se montre disposée à en accueillir jusqu’à 800 000.
Le 31 août, elle lance aux sceptiques : « Wir schaffen das ! » (« Nous y arriverons ! »)
Les cercles libéraux européens applaudissent, jusqu’à suggérer d’attribuer le Prix Nobel à la chancelière, précédemment honnie pour son inflexibilité face aux Grecs.
La photographie d'un enfant kurde sur une plage de Turquie apparaît comme une justification supplémentaire de son geste d'humanité.
Les gouvernants est-européens et balkaniques s’étranglent quant à eux d’indignation en évoquant l’« appel d’air » que pourrait susciter sa promesse.
Au final, l’Allemagne accueillera bien 800 000 migrants au cours de l’année et l’Europe dans son ensemble un million.
Quatre ans plus tard, le climat a changé.
Seul un quart de ces migrants a trouvé à s'employer en Allemagne et beaucoup de ceux qui ont été refoulés par les services allemands de l'immigration se seraient repliés en France.

lyvi
delphinium29 a écrit :
C'est arrivé un 24 aout !!!
Pompéi engloutie : la mort figée dans le temps
En 79 après J.-C., le Vésuve entre en éruption avec une violence que personne n’avait anticipée. Pompéi et Herculanum, deux cités prospères de la baie de Naples, sont enterrées sous des mètres de cendres et de roches en fusion en quelques heures à peine.
Le détail qui glace : les habitants n’ont pas eu le temps de fuir. Les corps, figés dans leurs derniers gestes, ont laissé des empreintes creuses dans la cendre durcie que les archéologues ont pu mouler des siècles plus tard.
Ce qui rend cette catastrophe unique, c’est sa capacité à congeler un instant de vie romaine ordinaire. Pain encore dans les fours, fresques aux couleurs intactes, graffitis sur les murs : Pompéi offre une photographie inespérée du quotidien antique.
edécouverte au XVIIIe siècle, la cité continue aujourd’hui de livrer des secrets à chaque nouvelle fouille. Mais cette date d’août n’a pas seulement vu mourir une ville : elle a aussi vu naître des empires ailleurs sur la carte.
Je suis désolée...mais non
C'est arrivé un 24 octobre de l'an 79 et non le 24 août comme on l'a longtemps cru.
Bien que la date du 24 août ait longtemps été admise en raison d'une mauvaise transcription des manuscrits de Pline le Jeune, de récentes découvertes archéologiques et des inscriptions sur les murs ont prouvé qu'il s'agissait de l'automne.
Cette date d'automne est confirmée par des graffitis, des fruits d'automne et des vêtements chauds retrouvés sur place.
La cité a été détruite en moins de deux jours par des pluies de cendres et des nuées ardentes.
https://www.vosgesmatin.fr/culture-loisirs/2020/10/24/c-est-arrive-un-24-octobre-le-vesuve-engloutit-pompei
La date de la destruction de Pompéi revue et corrigée par la découverte… d’un graffiti
L’inscription retrouvée dans une maison prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août de l’an 79, mais deux mois plus tard.
Elle devrait mettre un terme au débat opposant les archéologues à certains historiens
https://www.letemps.ch/sciences/date-destruction-pompei-revue-corrigee-decouverte-dun-graffiti
delphinium29
C'est arrivé un 24 aout !!!
Pompéi engloutie : la mort figée dans le temps
En 79 après J.-C., le Vésuve entre en éruption avec une violence que personne n’avait anticipée. Pompéi et Herculanum, deux cités prospères de la baie de Naples, sont enterrées sous des mètres de cendres et de roches en fusion en quelques heures à peine.
Le détail qui glace : les habitants n’ont pas eu le temps de fuir. Les corps, figés dans leurs derniers gestes, ont laissé des empreintes creuses dans la cendre durcie que les archéologues ont pu mouler des siècles plus tard.
Ce qui rend cette catastrophe unique, c’est sa capacité à congeler un instant de vie romaine ordinaire. Pain encore dans les fours, fresques aux couleurs intactes, graffitis sur les murs : Pompéi offre une photographie inespérée du quotidien antique.
edécouverte au XVIIIe siècle, la cité continue aujourd’hui de livrer des secrets à chaque nouvelle fouille. Mais cette date d’août n’a pas seulement vu mourir une ville : elle a aussi vu naître des empires ailleurs sur la carte.

lyvi
Le 24 août 1572
Massacre de la Saint-Barthélemy
La Saint-Barthélemy est l’épisode le plus connu et le plus sanglant des guerres de religion qui marquent le 16e siècle. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572 à Paris, les protestants sont massacrés par les hommes du roi Charles IX. Dans la semaine qui suit, entre 5 000 et 10 000 protestants, hommes, femmes et enfants, sont assassinés dans toute la France.
Ces tueries s’inscrivent dans un contexte général de tensions entre les communautés religieuses. Mais elles ont aussi des causes plus immédiates.
La sœur du roi, Marguerite de Valois, va épouser le protestant Henri de Navarre, futur Henri IV.
Catherine de Médicis persuade alors son fils, le roi Charles IX, qu’il est menacé par un complot des nobles protestants venus assister au mariage.
Profitant de leur présence, Charles IX ferme les portes de la ville et les fait assassiner en pleine nuit. L’amiral de Coligny, l’un des chefs de la minorité religieuse, est tué dans son lit.
Le peuple de Paris se joint au massacre, qui s’étend ensuite à la France entière.
Le massacre de la Saint-Barthélemy ouvre la quatrième guerre de religion entre protestants et catholiques français.
https://www.france-memoire.fr/dossiers/massacre-de-la-saint-barthelemy/
L'HISTOIRE PAR L'IMAGE