
andree
Voici un texte élaboré avec la complicité involontaire et posthume de Georges Brassens
2006 : Raymond Devos venait de nous quitter à l'âge de 83 ans
3 fautes
Elle est à toi, cette dictée, toi le Wallon qui, sans façon, nous as donné quatre bouts de bois quand dans notre langue il faisait froid ; qui obligeamment nous communiquas ta flamme quand tant de tes semblables n'avaient plus à la bouche que des VOCABLES SURGELÉS, tout droit SORTIS des fast-foods de l'occupant anglo-saxon. Ce n'était rien qu'un peu de bois — de l'aggloméré, du vulgaire contreplaqué, persiffleront les rabat-joie — mais à présent que te voilà feu à ton tour, SACHE que tu n'es pas près de t'éteindre dans nos cœurs !
Là-haut, tu n'auras daigné emporter quoi que ce soit : ni le judas qui, c'est vrai, se fut révélé embarrassant au moment de frapper en PÉCHEUR à la porte de Saint-Pierre ; ni le chien — bobtail ou teckel, la SAYNETTE ne précise pas — qui, à t'en croire, commençait à se prendre pour quelqu'un ; ni même cette « deux bœufs » des années quatre-vingt, laquelle, fût-elle dépourvue d'âge, eût été pourtant la bienvenue pour sillonner les autoroutes ÉTHÉRÉES du paradis... Mais tu es parti sans un mot, puisqu'en héritage tu entendais nous les laisser tous...
Eh bien, c'est un HOIR entre tant d'autres, un obscur, un sans-grade qui te le dit : « Mille mercis, mille fois merci ! » Du legs entier nous saurons nous montrer dignes. Tout bien pesé, ne sommes-nous pas, nous autres férus d'élucubrations langagières, tes épigones zélés ? Notre sacro-sainte dictée n'est-elle pas la quintessence de ton propre univers — EXTRAVAGANT certes, mais, pour peu qu'on lût en FILIGRANE, tellement empreint de poésie ?
andree
Voici un texte élaboré avec la complicité involontaire et posthume de Georges Brassens
2006 : Raymond Devos venait de nous quitter à l'âge de 83 ans
3 fautes
Elle est à toi, cette dictée, toi le Wallon qui, sans façon, nous as donné quatre bouts de bois quand dans notre langue il faisait froid ; qui obligeamment nous communiquas ta flamme quand tant de tes semblables n'avaient plus à la bouche que des VOCABLES SURGELÉS, tout droit SORTIS des fast-foods de l'occupant anglo-saxon. Ce n'était rien qu'un peu de bois — de l'aggloméré, du vulgaire contreplaqué, persiffleront les rabat-joie — mais à présent que te voilà feu à ton tour, SACHE que tu n'es pas près de t'éteindre dans nos cœurs !
Là-haut, tu n'auras daigné emporter quoi que ce soit : ni le judas qui, c'est vrai, se fut révélé embarrassant au moment de frapper en PÉCHEUR à la porte de Saint-Pierre ; ni le chien — bobtail ou teckel, la SEYNETTE ne précise pas — qui, à t'en croire, commençait à se prendre pour quelqu'un ; ni même cette « deux bœufs » des années quatre-vingt, laquelle, fût-elle dépourvue d'âge, eût été pourtant la bienvenue pour sillonner les autoroutes ÉTHÉRÉES du paradis... Mais tu es parti sans un mot, puisqu'en héritage tu entendais nous les laisser tous...
Eh bien, c'est un HOIR entre tant d'autres, un obscur, un sans-grade qui te le dit : « Mille mercis, mille fois merci ! » Du legs entier nous saurons nous montrer dignes. Tout bien pesé, ne sommes-nous pas, nous autres férus d'élucubrations langagières, tes épigones zélés ? Notre sacro-sainte dictée n'est-elle pas la quintessence de ton propre univers — EXTRAVAGANT certes, mais, pour peu qu'on lût en FILIGRANE, tellement empreint de poésie ?
andree
Voici un texte élaboré avec la complicité involontaire et posthume de Georges Brassens
2006 : Raymond Devos venait de nous quitter à l'âge de 83 ans
9 fautes
Elle est à toi, cette dictée, toi le Wallon qui, sans façon, nous as donné quatre bouts de bois quand dans notre langue il faisait froid ; qui obligeamment nous communiquas ta flamme quand tant de tes semblables n'avaient plus à la bouche que des VOCABLES SURGELÉS, tout droit SORTIS des fast-foods de l'occupant anglo-saxon. Ce n'était rien qu'un peu de bois — de l'aggloméré, du vulgaire contreplaqué, persiffleront les rabat-joie — mais à présent que te voilà feu à ton tour, SACHE que tu n'es pas près de t'éteindre dans nos cœurs !
Là-haut, tu n'auras daigné emporter quoi que ce soit : ni le judas qui, c'est vrai, se fut révélé embarrassant au moment de frapper en pêcheur à la porte de Saint-Pierre ; ni le chien — bobtail ou teckel, la scénette ne précise pas — qui, à t'en croire, commençait à se prendre pour quelqu'un ; ni même cette « deux bœufs » des années quatre-vingt, laquelle, fût-elle dépourvue d'âge, eût été pourtant la bienvenue pour sillonner les autoroutes éthérés du paradis... Mais tu es parti sans un mot, puisqu'en héritage tu entendais nous les laisser tous...
Eh bien, c'est un hoire entre tant d'autres, un obscur, un sans-grade qui te le dit : « Mille mercis, mille fois merci ! » Du legs entier nous saurons nous montrer dignes. Tout bien pesé, ne sommes-nous pas, nous autres férus d'élucubrations langagières, tes épigones zélés ? Notre sacro-sainte dictée n'est-elle pas la quintessence de ton propre univers — EXTRAVAGANT certes, mais, pour peu qu'on lût en filigranne, tellement empreint de poésie ?

