
andree
Un texte avec une dizaine de fautes :
À Montpellier s'élancent des jets d'eau, se profilent des fontaines et se devine, non loin, la Méditerranée. En Bourgogne, en Bretagne ou en Provence, l'eau, multiforme, va, coule, court à travers vaux et vallons, s'insinue en méandres alanguies. Les sources susurrent ses notes cristallines. Figée en glaciers éternels, en névées immaculées, elle s'est même muée, l'hiver, en or blanc. Quoi de plus drôle, l'été, que de barbotter dedans, comme se sont plus à le faire tant de bambins, ou de lancer des cailloux dans les mares pour voir les ricochets et les ondoiments des vaguelettes! Que de joyeux espiègles y ont fait trempette et s'y sont éclaboussé à qui mieux mieux!
Que d'eau! Que d'eau! De quoi noyer plus d'un concurrent. Beaucoup ont fait de leur mieux pour ne pas se disperser dans les méandres alanguis des accords ni rester figés dans les névés éternels du doute.
Et vous, les pêcheurs zen, ne vous êtes-vous jamais installés sur des rives paisibles avec cannes et vermisseaux pour taquiner le goujon? Immuablement, l'eau envahit les rias et les fjords tant vantés par les tours-opérateurs. Elle alimente les noux, anime les marées de vive eau, draine les alluvions abandonnés. Sur notre planète terraquée, les fagnes, les bayous et les lochs rappellent sa présence. L'aiguail matinal comme les averses mêlées de grésil réjouissent grenouilles et cagouilles. Jadis, dans des jarres ocre, des amphores brun-rouge ou des alcarazas pansues, des porteurs livraient ce précieux trésor. Demain, les mesures antipollution et les poètes de l'eau vive sauveront-ils ce joyau de la plus belle eau?
andree
Sont corrects : ego - on vous aimait - treize millions - noir de jais - tyrannie - Ô bienheureux chats - votre statut enviable disparut - pénates bien chauffés - oligo-élément - vous vous êtes rendu compte - ont conçue - on vous a persécutés - force caresses qui flatte
CORRIGÉ
Amis chats, vous êtes TREIZE MILLIONS en France, de race ou de gouttière, ce qui fait de vous, maintenant l'animal de compagnie le plus répandu, devant le chien !
Votre histoire de chats domestiques commence il y a longtemps, au bord du Nil. Vous étiez très utiles car vous chassiez les rats et les rongeurs qui, autrement ; auraient détruit les réserves de céréales. C'est pour cela qu'on vous AIMAIT beaucoup, qu'on vous protégeait par des lois et qu'on vous adorait comme des dieux. A votre mort, vous étiez embaumés et enterrés en grande cérémonie.
Lorsque l'empire égyptien s'effondra, votre statut enviable DISPARUT. Et, plus tard, dans l'Europe chrétienne du Moyen Âge, on vous accusa de sorcellerie, surtout si vous étiez noir de JAIS. On vous a PERSÉCUTÉS en dépit de vos miaous de protestation et vous avez souffert le martyre. Et maintenant, c'est vous qui nous imposez votre douce TYRANNIE.
Ô ! bienheureux chats du vingt et unième siècle, qui coulez des jours paisibles en notre compagnie ! Nous vous prodiguons force caresses qui FLATTE votre EGO. Nous remplissons aussi votre gamelle d'une nourriture riche en vitamines et en OLIGO-ÉLÉMENTS que vos nutritionnistes ont CONÇUE pour vous et dont vos stars s'empiffrent sur le petit écran. Vous aimez le confort et d'instinct, vous vous êtes RENDU COMPTE, que pour votre sieste postprandiale, rien ne vaut notre canapé moelleux. Et que vous en avez de la chance, en hiver quand, assoupis sur votre coussin favori, vous entrouvrez à peine vos yeux d'agate alors que, dès potron-minet, nous quittons nos pénates bien CHAUFFÉS pour affronter les frimas et aller gagner votre pitance... et la nôtre !

