
andree
Voici un texte élaboré avec la complicité involontaire et posthume de Georges Brassens
2006 : Raymond Devos venait de nous quitter à l'âge de 83 ans
Environ une quinzaine de fautes :
Elle est à toi, cette dictée, toi le Wallon qui, sans façon, nous as donné quatre bouts de bois quand dans notre langue il faisait froid ; qui obligeamment nous communiquas ta flamme quand tant de tes semblables n'avaient plus à la bouche que des vocables surgelées, tout droit sorties des fast-foods de l'occupant anglo-saxon. Ce n'était rien qu'un peu de bois — de l'aggloméré, du vulgaire contreplaqué, persiffleront les rabat-joie — mais à présent que te voilà feu à ton tour, saches que tu n'es pas près de t'éteindre dans nos cœurs !
Là-haut, tu n'auras daigné emporter quoi que ce soit : ni le judas qui, c'est vrai, se fut révélé embarrassant au moment de frapper en pêcheur à la porte de Saint-Pierre ; ni le chien — bobtail ou teckel, la scénette ne précise pas — qui, à t'en croire, commençait à se prendre pour quelqu'un ; ni même cette « deux bœufs » des années quatre-vingt, laquelle, fût-elle dépourvue d'âge, eût été pourtant la bienvenue pour sillonner les autoroutes éthérés du paradis... Mais tu es parti sans un mot, puisqu'en héritage tu entendais nous les laisser tous...
Eh bien, c'est un hoire entre tant d'autres, un obscur, un sans-grade qui te le dit : « Mille mercis, mille fois merci ! » Du legs entier nous saurons nous montrer dignes. Tout bien pesé, ne sommes-nous pas, nous autres férus d'élucubrations langagières, tes épigones zélés ? Notre sacro-sainte dictée n'est-elle pas la quintessence de ton propre univers — extravaguant certes, mais, pour peu qu'on lût en filigranne, tellement empreint de poésie ?
janine33
andree a écrit :
Janine, tu ne suis pas ! 😅
Bonne réponse de GizmoXLVII 27 janvier 2025 12:54
vive-eau ?
La marée de vive-eau est une marée de nouvelle ou pleine lune pendant laquelle la différence entre pleine mer et basse mer est au maximal.
Ah merci !
Mais ta validation de la réponse de Gizmo ne s’affichait pas chez moi quand j’ai envoyé mon post
andree
CORRIGÉ
À Montpellier s'élancent des jets d'eau, se profilent des fontaines et se devine, non loin, la Méditerranée. En Bourgogne, en Bretagne ou en Provence, l'eau, multiforme, va, coule, court à travers vaux et vallons, s'insinue en méandres ALANGUIS. Les sources susurrent ses notes cristallines. Figée en glaciers éternels, en NÉVÉS IMMACULÉS elle s'est même muée, l'hiver, en or blanc. Quoi de plus drôle, l'été, que de BARBOTER dedans, comme se sont PLU à le faire tant de bambins, ou de lancer des cailloux dans les mares pour voir les ricochets et les ONDOIEMENTS des vaguelettes! Que de joyeux espiègles y ont fait trempette et s'y sont ÉCLABOUSSÉS à qui mieux mieux!
Que d'eau ! Que d'eau ! De quoi noyer plus d'un concurrent. Beaucoup ont fait de leur mieux pour ne pas se disperser dans les méandres alanguis des accords ni rester figés dans les névés éternels du doute.
Et vous, les pêcheurs zen, ne vous êtes-vous jamais installés sur des rives paisibles avec cannes et vermisseaux pour taquiner le goujon? Immuablement, l'eau envahit les rias et les fjords tant vantés par les TOUR-OPÉRATEURS. Elle alimente les NOUES, anime les marées de VIVE-EAU, draine les alluvions ABANDONNÉES. Sur notre planète terraquée, les fagnes, les bayous et les lochs rappellent sa présence. L'aiguail matinal comme les averses mêlées de grésil réjouissent grenouilles et cagouilles. Jadis, dans des jarres ocre, des amphores brun-rouge ou des alcarazas PANSUS, des porteurs livraient ce précieux trésor. Demain, les mesures antipollution et les poètes de l'eau vive sauveront-ils ce joyau de la plus belle eau?
andree
Plus qu"une faute ! 😊
À Montpellier s'élancent des jets d'eau, se profilent des fontaines et se devine, non loin, la Méditerranée. En Bourgogne, en Bretagne ou en Provence, l'eau, multiforme, va, coule, court à travers vaux et vallons, s'insinue en méandres ALANGUIS. Les sources susurrent ses notes cristallines. Figée en glaciers éternels, en NÉVÉS IMMACULÉS elle s'est même muée, l'hiver, en or blanc. Quoi de plus drôle, l'été, que de BARBOTER dedans, comme se sont PLU à le faire tant de bambins, ou de lancer des cailloux dans les mares pour voir les ricochets et les ONDOIEMENTS des vaguelettes! Que de joyeux espiègles y ont fait trempette et s'y sont ÉCLABOUSSÉS à qui mieux mieux!
Que d'eau ! Que d'eau ! De quoi noyer plus d'un concurrent. Beaucoup ont fait de leur mieux pour ne pas se disperser dans les méandres alanguis des accords ni rester figés dans les névés éternels du doute.
Et vous, les pêcheurs zen, ne vous êtes-vous jamais installés sur des rives paisibles avec cannes et vermisseaux pour taquiner le goujon? Immuablement, l'eau envahit les rias et les fjords tant vantés par les TOUR-OPÉRATEURS. Elle alimente les NOUES, anime les marées de vive eau, draine les alluvions ABANDONNÉES. Sur notre planète terraquée, les fagnes, les bayous et les lochs rappellent sa présence. L'aiguail matinal comme les averses mêlées de grésil réjouissent grenouilles et cagouilles. Jadis, dans des jarres ocre, des amphores brun-rouge ou des alcarazas PANSUS, des porteurs livraient ce précieux trésor. Demain, les mesures antipollution et les poètes de l'eau vive sauveront-ils ce joyau de la plus belle eau?
andree
Que de bonnes réponses 🙏
Reste 5 fautes
À Montpellier s'élancent des jets d'eau, se profilent des fontaines et se devine, non loin, la Méditerranée. En Bourgogne, en Bretagne ou en Provence, l'eau, multiforme, va, coule, court à travers vaux et vallons, s'insinue en méandres ALANGUIS. Les sources susurrent ses notes cristallines. Figée en glaciers éternels, en NÉVÉS IMMACULÉS elle s'est même muée, l'hiver, en or blanc. Quoi de plus drôle, l'été, que de BARBOTER dedans, comme se sont plus à le faire tant de bambins, ou de lancer des cailloux dans les mares pour voir les ricochets et les ONDOIEMENTS des vaguelettes! Que de joyeux espiègles y ont fait trempette et s'y sont ÉCLABOUSSÉS à qui mieux mieux!
Que d'eau! Que d'eau! De quoi noyer plus d'un concurrent. Beaucoup ont fait de leur mieux pour ne pas se disperser dans les méandres alanguis des accords ni rester figés dans les névés éternels du doute.
Et vous, les pêcheurs zen, ne vous êtes-vous jamais installés sur des rives paisibles avec cannes et vermisseaux pour taquiner le goujon? Immuablement, l'eau envahit les rias et les fjords tant vantés par les tours-opérateurs. Elle alimente les NOUES, anime les marées de vive eau, draine les alluvions abandonnés. Sur notre planète terraquée, les fagnes, les bayous et les lochs rappellent sa présence. L'aiguail matinal comme les averses mêlées de grésil réjouissent grenouilles et cagouilles. Jadis, dans des jarres ocre, des amphores brun-rouge ou des alcarazas pansues, des porteurs livraient ce précieux trésor. Demain, les mesures antipollution et les poètes de l'eau vive sauveront-ils ce joyau de la plus belle eau?
