
kankou
Le JOURNAL
Qu'on l'appelle journal, nouvelles ou feuille de chou
Cette chose si utile nous rend bien des services
Notre gentil toutou vif et plein de malice
Va vite le chercher, le pose sur nos genoux
Une gorgée de thé, une tartine beurrée
Sont bien vite avalées, la lecture n'attend pas
Météos, fait divers, pronostics du tiercé
Horoscope du jour, annonces et cetera
Le journal quotidien ira de main en main
Traînera sur une table, un lit, un guéridon
Et dès le lendemain sera chez le voisin
Froissé ou arraché, laissé à l'abandon
Peut-être pour quelques jours, un mois ou une année
Jusqu'à ce qu'une allumette le caresse et l'enflamme
Ou que de belles salades, des poireaux, des navets
Se posent sur ses feuilles dans le panier d'une femme.
Michelle FLAMME
huarsy
Et "oui" la mouche @Lizea - quand elle s'y colle, elle y reste :na:
Toi la seule et j'entends les herbes de ton rire
Toi c'est la tête qui t'enlève
Et du haut des dangers de mort
Sur les globes brouillés de pluie des vallées
Sous la lumière lourde sous le ciel de terre
Tu enfantes la chute.
Les oiseaux ne sont plus un abri suffisant
Ni la paresse ni la fatigue
Le souvenir des bois et des ruisseaux fragiles
Au matin des caprices
Au matin des caresses visibles
Au grand matin de l'absence la chute.
Les barques de tes yeux s'égarent
Dans la dentelle des disparitions
Le gouffre est dévoilé aux autres de l'éteindre
Les ombres que tu crées n'ont pas droit à la nuit.
[ Toi la seule ]
Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
huarsy
Quand je suis ivre de tourment,
Gisant malade au fond du gouffre,
Je ne me meurs pas faiblement,
C’est par ma force que je souffre.
Par tant de force, et par l’essai
De calmer l’âme belliqueuse !
Qui peut comprendre cet excès ?
La douleur, c'est ce que l’on sait,
La douleur n'est pas partageuse.
Elle est notre savoir secret,
Notre silence, quoi qu'on fasse;
Si nos cris remplissaient l’espace,
Personne encore ne saurait;
La douleur, c'est le point de rage
Où le sort le plus redouté
Vient défier notre courage
La douleur, c'est la volonté,
La volonté des coeurs sans bornes,
Bondissants comme des taureaux,
Qui, le front dur, le regard morne,
L'épée ancrée entre les cornes,
Sont étonnés de souffrir trop !
- Ô volonté simple et féroce,
Que tout méprise et veut dompter,
Toi qui connais la gloire atroce
De ne pouvoir pas accepter,
C'est toi l'horreur et la noblesse
Du désir qui, triste, assagi,
Ne saigne plus quand tout le blesse,
Et qui se tait quand il rugit !
[ Poème de l'amour ]
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles
"coucou" @Kankou............................@Frimousse - tu nous manques :bisous:
kankou
La poésie c'est aider le cœur morose
À aimer le bonheur des choses.
C'est allumer une flamme joyeuse
Au fond d'une âme malheureuse.
C'est d'un minuscule sourire
Dessiner d'immenses souvenirs.
C'est cueillir l'éternel matin
Le soleil dans la courte main.
C'est élever la restreinte vie
Dans une étreinte infinie.
C'est un chemin poussiéreux
Vers des lendemains merveilleux.
C'est associer le sombre jour
A la nuit éclairée pour toujours.
La poésie c'est simplement un petit rien
Qui détient le plus grand bien.
Christian Ben BOULBA
☼ ♪●❀Tous mes voeux pour l'année 2013 ☼ ♪●❀
kankou
Premier janvier, nouveau voyage
A travers douze paysages.
Un chemin tout neuf nous attend.
Le nouvel an revient à temps
Pour les voyageurs sans bagages.
Derrière la première page
Du grand livre du nouvel âge
L’hiver et son rire éclatant :
C’est le Premier janvier ;
Un poème, un vers, une image
Seront nos guides et nos gages
Vers la joie verte du printemps.
J’aime l’été, l’automne autant,
Puis l’hiver aborde au rivage :
C’est le Premier janvier.
Jacques Charpentreau
soso92
Antoine de HAMILTON (1646-1720)
Chanson
Celle qu'adore mon coeur n'est ni brune ni blonde ;
Pour la peindre d'un seul trait
C'est le plus charmant objet
Du monde.
Cependant de ses beautés le compte est bien facile ;
On lui voit cinq cents appas,
Et cinq cents qu'on ne voit pas
Font mille.
Sa sagesse et son esprit sont d'une main céleste ;
Mille attraits m'ont informé
Que les grâces ont formé
Le reste.
Du vif éclat de son teint quelles couleurs sont dignes ?
Flore a bien moins de fraîcheur
Et sa gorge a la blancheur
Des cygnes.
Elle a la taille et les bras de Vénus elle-même ;
D'Hébé la bouche et le nez ;
Et, par ses yeux, devinez
Qui j'aime
kankou
RECETTE DE BONS VŒUX POUR L' ANNÉE 2013
Salade d'amitié sauce rigolade,
Gratin de prospérité accompagné d'un consommé bonne santé
Plateau de petits bonheurs variés
Amuse gueule de sérénité
Pièce montée aux choux d'amour
Le tout arrosé d'un magnum de BONNE ANNÉE !:cligne:
huarsy
Dernier jour de cette courte année.
Le temps a passé vite, de vous voir
Communiquer vos envies, vos peurs,
Vos bisous, vos sourires, vos chamailleries.
Dernier jour de l'année, vous vous préparez
Pour cette dernière soirée au bal costumé
Ornées de paillettes, de souliers cirés.
Vous en oubliez les isolées, oubliées de la société.
Dernier jour de l'année, vous allez vous embrasser.
Vous promettant de revenir souvent.
De ne pas passer l'année, sans vous appeler.
Comme il est bon d'être ensemble !.
Dernier jour de l'année, je ne vais pas vous quitter.
Je vais fêter, moi aussi................ce dernier et premier jour !
St Sylvestre.................................pour revenir vous souhaiter
C'est promis.................................une Bonne Année !
VB - :bisous:
huarsy
Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.
Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.
Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
Parmi des flots de sons languissamment décrus,
Blonde, tu m’apparus.
Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
D’infini, je voulus moduler largement
Un hymne de magie et d’émerveillement.
Mais la strophe monta bégayante et pénible,
Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
Vers ta Divinité.
[ À la Femme aimée ]
Poèmes de Renée Vivien -
Merci à vous - :bisous:
