
huarsy
Journée Mondiale des poèmes - poésies
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud.
huarsy
petitcanari a écrit :
Premier mai
Victor Hugo
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.
Victor Hugo, Les contemplations
Vive le mois de mai.
Toutes ces couleurs sont magnifiques, réchauffent nos 🩷
petitcanari
Premier mai
Victor Hugo
Tout conjugue le verbe aimer. Voici les roses.
Je ne suis pas en train de parler d’autres choses.
Premier mai ! l’amour gai, triste, brûlant, jaloux,
Fait soupirer les bois, les nids, les fleurs, les loups ;
L’arbre où j’ai, l’autre automne, écrit une devise,
La redit pour son compte et croit qu’il l’improvise ;
Les vieux antres pensifs, dont rit le geai moqueur,
Clignent leurs gros sourcils et font la bouche en coeur ;
L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine
Des déclarations qu’au Printemps fait la plaine,
Et que l’herbe amoureuse adresse au ciel charmant.
A chaque pas du jour dans le bleu firmament,
La campagne éperdue, et toujours plus éprise,
Prodigue les senteurs, et dans la tiède brise
Envoie au renouveau ses baisers odorants ;
Tous ses bouquets, azurs, carmins, pourpres, safrans,
Dont l’haleine s’envole en murmurant : Je t’aime !
Sur le ravin, l’étang, le pré, le sillon même,
Font des taches partout de toutes les couleurs ;
Et, donnant les parfums, elle a gardé les fleurs ;
Comme si ses soupirs et ses tendres missives
Au mois de mai, qui rit dans les branches lascives,
Et tous les billets doux de son amour bavard,
Avaient laissé leur trace aux pages du buvard !
Les oiseaux dans les bois, molles voix étouffées,
Chantent des triolets et des rondeaux aux fées ;
Tout semble confier à l’ombre un doux secret ;
Tout aime, et tout l’avoue à voix basse ; on dirait
Qu’au nord, au sud brûlant, au couchant, à l’aurore,
La haie en fleur, le lierre et la source sonore,
Les monts, les champs, les lacs et les chênes mouvants,
Répètent un quatrain fait par les quatre vents.
Victor Hugo, Les contemplations
huarsy
Marguerite32 a écrit :
Claudie BECQUES Voici le mois de mai
Voici le mois de mai
Un des mois le plus gai
Où tous les gens aimés
Reçoivent du muguet.
Voici le mois le mai
Où l’on fait ce qui plaît
On oublie les « jamais »
Et l’on panse ses plaies.
On y croit, on renaît
On refait des projets,
C’est le mois de l’année
Où l’on se sent léger.
Voici le mois de mai
Et son premier férié,
De senteurs, embaumé…
Allez, quoi ! Souriez !
Merci Marguerite 💐 et sourions 😍
Marguerite32
Claudie BECQUES Voici le mois de mai
Voici le mois de mai
Un des mois le plus gai
Où tous les gens aimés
Reçoivent du muguet.
Voici le mois le mai
Où l’on fait ce qui plaît
On oublie les « jamais »
Et l’on panse ses plaies.
On y croit, on renaît
On refait des projets,
C’est le mois de l’année
Où l’on se sent léger.
Voici le mois de mai
Et son premier férié,
De senteurs, embaumé…
Allez, quoi ! Souriez !
huarsy
Fleur star du 1er mai.”
Juste un petit brin de muguet avec ses clochettes,
Un petit peu d'amitié et beaucoup de bonheur
C'est ce que veut vous dire cette petite fleur
A qui aujourd'hui, la coutume donne la vedette.
Mais ce brin de muguet, voudrait vous dire plus.
Vous dire, que quelqu'un a pour vous une pensée,
Et qui veut vous dire comme vous êtes aimée,
Et pour vous l'offrir, il ne faut pas être crésus.
Un fleur qui apporte le bonheur et annonce l'été,
Dont les clochettes blanches sont parfum et senteur.
Une fleur simple que l'on offre avec son coeur,
Par amitié, sans jamais tomber dans la banalité.
Fleur d'amour, d'amitié que j'ai plaisir d' offrir
Un geste simple, un geste de belle sympathie,
Des petites clochettes blanches en symphonie,
Pour nous proposer autant d' espoir que de plaisirs.
Sa vie est éphémère, son parfum est délicat.
Le premier mai, j'irai sur la route en acheter,
Car comme chaque année, je voudrai mugueter
Autour de moi, des dames dans l'anonymat.
Et comme pas loin de chez moi, il y a un bois
Où ont déjà fleurit, à foison, des jonquilles
Que sont allées cueillir des jeunes filles
Qui n'oublient pas que mai, du muguet, est le mois.
Alors, acceptez ce brin muguet de l'amitié
Et avec lui un peu de joie et de bonheur.
Un brin de muguet sans aucune odeur,
Qu'en mots, pour vous, j'ai transformé.
Aramis -le-rimailleur
Bonne Fête du 1er mai 2025
huarsy
BONNE FÊTE DES PÈRES
« Papa, aujourd’hui est un jour spécial
Alors j’ai décidé de te le dire avec des mots.
Protecteur, tu as toujours été mon bouclier contre tout !
Aimant, tu m’as choyé(e) et dorloté(e).
Juste, tu as su m’inculquer les bonne valeurs.
Énergique, tu m’as toujours encouragé(e).
Tatillon, tu n’as rien laissé passé et cela m’a aidé(e).
Adroit de tes mains, tu m’as appris des tas de choses.
Impliqué, tu étais un père présent à chaque instant.
Marrant, ton sens de l’humour nous faisait tellement rire !
Et pour finir, une seule chose : regarde les premières lettres de chaque vers. »
huarsy
Bonne Fête des grand'mères pour dimanche 5 mars 2023
Ô ma grand-mère
Dont le sourire triomphant
Bercent mes premières chimères
Dans mon premier berceau d'enfant.
Donc reçois, comme une promesse,
Ce livre où coulent de mes vers
Tous les espoirs de ma jeunesse,
Comme l'eau des lys entr'ouverts !
Reçois ce livre, qui peut-être
Sera muet pour l'avenir,
Mais où tu verras apparaître
Le vague et lointain souvenir
De mon enfance dépensée
Dans un rêve triste ou moqueur,
Fou, car il contient ma pensée,
Chaste, car il contient mon coeur.
Adaptation d'un poème de Théodore de Banville 💐
huarsy
La légende du gui
Dans un pays lointain, vivait un homme aussi riche que cupide.
Sa vie était une question d'argent et il ne se souciait pas des autres.
Son entreprise prospère grâce à ses haillons.
Il avait très peu dormi parce qu'il était tellement obsédé par son argent qu'il se réveillait chaque nuit pour le compter.
Un soir de décembre, juste avant Noël, le marchand est sorti pour prendre l'air.
Le long de la route, il entendait des voix : il y avait des enfants qui chantaient, des femmes qui parlaient et des hommes qui criaient
Lors de sa promenade un homme lui a parlé en disant : « Frère, aide-moi ».
Cela a laissé l'homme sans voix, personne ne lui avait jamais parlé en de tels termes.
Poursuivant le chemin, il a entendu beaucoup d'histoires émouvantes, de douleur profonde et est devenu triste, parce qu'il avait vécu dans ce pays depuis longtemps mais en réalité il ne connaissait personne.
ému par un choc profond, l'homme regrettait son comportement inapproprié, il s'est assis sur un banc et s'est mis à pleurer, à ce moment-là son cœur a changé.
Ses larmes se sont répandues dans les buissons sous lui.
Et c'est à ce moment où le miracle s'est produit, ses larmes brillaient comme des perles, entre deux feuilles. C'est ainsi que le gui est né.
Du web
huarsy
Mort de Charlotte Valandrey : sa bouleversante lettre à sa fille Tara, sa "récompense"
Ce poème semble être tiré de son livre N’oublie pas de m’aimer, publié en 2012.
"Tara, une divinité a soufflé ton prénom.
Terre de Scarlett O’Hara.
Mère de tous les bouddhas.
Au nouveau millénaire,
tu es tombée du ciel.
En 2000 je fus mère, tu m’as redonné la vie", écrivait Charlotte Valandrey avec tendresse, en poursuivant :
"Que ces mots à jamais remplissent nos silences.
Qu’ils racontent à ton âme ce que je ne sais te dire.
Qu’ils t’enlacent comme tes mots m’ont étreinte ce matin.
'La meilleure des mamans', la plus belle des enfants."
En se projetant dans le futur auquel elle n’assistera malheureusement pas, la comédienne de Demain nous appartient a ajouté :
"Bientôt tu seras grande, ma fille, ma récompense.
Je crois en toi mon rêve dans un espoir immense."
"Je ne dors pas, je veille"
Imaginant déjà sa disparition, Charlotte Valandrey a assuré à Tara qu’elle serait
"toujours autour d’[elle], à [s]on cou, par [s]es mains".
"Je serai dans un rire, dans ton chant, jamais loin.
Dans la nuit, sous la pluie ou par un grand soleil.
Appelle-moi ma Louloute, je ne dors pas, je veille.
Aime comme je t’aime mon ange, mon paradis", a-t-elle conclu, bouleversante.
Une magnifique déclaration qui a ému de nombreux fans, mais aussi sa consœur Gwendoline Hamon, qui se souvient d’une comédienne "si forte et si sensible" qui "ne lâchai[t] rien". "Je suis très triste ce soir d’apprendre ton départ. Toi, la battante, l’amoureuse de la vie, la maman si fière de sa fille. Je t’envoie mille baisers tendres et mon admiration à jamais", a-t-elle ajouté en commentaires.
huarsy
LA MAISON DE RETRAITE PAR MICHEL JONASZ
J’ai retrouvé ta lettre où tu disais peut-être
Un jour on s'ra trop vieux
Pour s'écrire des poèmes
Pour se dire que l'on s'aime
Se r' garder dans les yeux
Tu parlais de naufrage,
D'un corps qui n'a plus d'âge
Et qui s'en va doucement
De la peur de vieillir et d'avoir à subir
L'impertinence du temps
De n' plus pouvoir s'aimer si la mémoire s'en va
Et qu'on n' se reconnaît plus
Et perdre me disais-tu le plaisir de me plaire
L' envie de me séduire
Peur de la dépendance
Et de finir sa vie dans une maison de retraite
De la fin qui commence
De l'esprit qui divague
Peur de ne plus pouvoir un jour
Rire à mes blagues
Mais tout ça c'est des bêtises est-ce que tu réalises
On s' ra jamais trop vieux
Pour s'écrire des poèmes, pour se dire que I’on s'aime
Se r' garder dans les yeux
Et je veillerai sur toi et tu veilleras sur moi
Ce s' ra jamais fini
On s' dira mon amour jusqu'à la fin des jours
Et le jour et la nuit
Et le jour et la nuit
Et leur maison de retraite ça j’ te jure sur ma tête
Nous on ira jamais
On dormira dehors, on r' gardera les étoiles
On vivra libres et dignes !
On s' tiendra par la main comme à nos 18 ans
Qu’on marchait tous les deux sur des sentiers perdus
Au début du printemps
Et on pourra toujours raconter des bêtises
Et dire n'importe quoi
On vivra libres et dignes !
Et si l'on doit partir un jour après le dernier mot
Du tout dernier poème
On partira ensemble
Tu comprends...
On s' ra jamais trop vieux
Pour se dire que l'on s'aime
Se r' garder dans les yeux
On s' ra jamais trop vieux
Pour se dire que l'on s'aime
Se r' garder dans les yeux
huarsy
«Le bonheur, c'est tout petit.
Si petit que, parfois, on ne le voit pas.
Alors on le cherche, on le cherche partout.
Il est là dans l'arbre qui chante dans le vent.
Dans le regard de l'enfant.
Le pain que l'on rompt et que l'on partage.
La main que l'on tend.
Le bonheur, c'est tout petit.
Si petit que, parfois, on le ne voit pas.
Il ne se cache pas, c'est là son secret.
Il est là, tout près de nous, et parfois en nous.
Le bonheur, c'est tout petit.
Petit comme nos yeux pleins de lumière.
Et comme nos cœurs pleins d'amour.»
Mère Teresa
huarsy
Le muguet de mai.
Recueil : Les poésies et chansons (1802)
De mon frère le lys des bois
Je n'ai pas le touchant emblème ;
Mais le gazon connaît ma voix
Et la brise me dit : « Je t'aime ! »
J'embaume les lieux où je croîs,
Et la rosée à mon front blême
Met des perles, — comme les rois
N'en ont jamais à leur diadème.
Aux premiers chants du rossignol,
Je laisse pour vous courir sur le sol
Mes petites clochettes blanches,
Qui disent à l'enfant rêveur :
« Les bourgeons étoilent les branches,
Voici le retour du bonheur. »
De moi à toi, qui suis-je ?
Le joli muguet du premier mai !
Antoine Spinelli
Je vous souhaite un beau dimanche 1er mai 2022
Offrir, recevoir du muguet signe de gentillesse, de douceur 💐